Bienvenue sur TTK ! Le groupe Tokyoïte est fermé jusqu'à nouvel ordre, favorisez les autres groupes heart heart

 

 This will be a beautiful death |#| JIERENA ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mar 10 Jan - 21:27
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Une belle chemise blanche en guise de vêtement, et rien de plus. Celle du plus beau Chinois porté par cette terre, du plus beau, simplement de cet univers. Un sourire flottait sur ses lèvres alors qu’elle quittait la salle de bain, une douche après avoir fait l’amour avec son petit-ami, dans l’appartement qu’elle partageait avec lui depuis quelques temps, par obligation d’une certaine façon, comme il n’avait plus d’argent, mais cette situation l’avait pleinement satisfaite. Il fallait se montrer discret, elle était désormais connue et reconnue, la grande leader du premier Girl’s Band Japonais de la grande agence Eita Entertainment. Hanabi se portait bien, avec ses quatre membres, si belles, parfaites, qu’on adorait regarder, aduler. Oui, elle avait bien de la chance, de faire partie du premier groupe major, loin d’elle déjà, le souvenir de BAG et de ses membres. On parlait d’elle, souvent de manière positive, elle était souriante, agréable, on lui trouvait un côté piquait qui plaisait. De quoi se réjouir, tout était parfait dans le meilleur des mondes.

Entrant dans le salon, elle accorda un sourire à son cher et tendre qui trônait sur le canapé. Sans rien dire, elle s’en approcha, s’installa à ses côtés pour lui voler un baiser, peut-être deux. Il avait un visage si fin, si parfait, si bien dessiné. Y avait-il plus belle œuvre d’art ? Elle ne pouvait rien trouver à redire, personne n’était comme lui, personne n’avait des yeux aussi perçant, un sourire aussi charmeur, une distinction naturelle dans tout ce qu’il faisait. Sa main glissa le long de son bras, si fort, mais qui pouvait se montrer si doux. Erena ne put s’empêcher de venir ses perdre sur son torse qu’elle aimait tant admirer. Ses lèvres se posèrent délicatement sur sa joue. Oui, il avait absolument tout d’une beauté parfaite. Il faudrait pouvoir la conserver, la garder précieusement. Le cryoniser, peut-être. Après tout, c’était possible. Mais délicat. Il faudrait l’envoyer aux Etats-Unis. Et justement, elle voulait le garder ici, près d’elle. Pour toujours.

Zhang Jie allait mourir. Elle lui avait fait la promesse. S’il osait retourner en Chine, elle le tuerait. Elle le préférait mort près d’elle que vivait loin d’elle. Il était prévenu. N’écoutait-il donc jamais ce qu’elle disait ? Erena en était profondément chagriné. Doucement, elle s’écarta de son bien-aimé. Ce soir, il allait mourir. Un poison puissant, qu’on ne pouvait que difficile détecter dans le corps humain. Avec de bonnes adresses et beaucoup d’argent, tout devenait facilement accessible. Elle le lui avait promis. Il ne l’avait pas écouté.

Pourtant, Erena allait mieux. Elle méprisait toujours le monde entier, en étant un tantinet plus ouverte, autant qu’elle pouvait être lassé par les gueux qui l’entourait. Plus calme, sereine, parfois moins calculatrice, elle ne se préoccupait plus autant du malheur des autres. Jusqu’à ce qu’il ose. Jusqu’à ce que Jie énonce l’idée folle de retourner en Chine. Déshérité par ses parents, cette vie lui semblerait invivable. Alors, autant ne plus vivre du tout ? Elle savait que c’était mieux pour lui. Elle le retrouverait demain matin dans le canapé, sans vie. Elle était allée se coucher, déposant un doux baiser sur ses lèvres. Elle lui avait même dit de ne pas tarder ! La soirée s’était passée normalement, ils avaient dîné dans un joli restaurant, étaient rentrés aussitôt, avaient fait tendrement l’amour puis avaient passé un peu de temps ensemble avant qu’elle ne tombe de fatigue. Tout allait si bien ! Cependant, il était vrai que Jie était un peu travaillé, il avait beaucoup de problème. Elle faisait tout pour l’aider, mais il se renfermait sur lui-même. Elle s’en voulait tellement de ne pas avoir été là, elle aurait peut-être pu le sauver !

« Tu veux un peu d’apéritif au wasabi, wo de airen ? » Délicatement, elle ouvrit le paquet devant lui, versant un peu du contenu dans un bol avant de le poser devant lui, allant tranquillement se loger contre lui. Chaque chose en son temps. Elle en profitait encore un peu, avant de lui dire adieu pour toujours. Elle l’aimerait toujours, il devait le savoir, au fond de lui. Il était de toute façon trop bon pour ce monde. Un peu comme elle ? L’idée de le suivre lui traversait l’esprit. Pourquoi pas, si les choses tournaient mal pour elle ensuite. Mais pour le moment, là n’était pas la question. Jie d’abord. Jie avant tout, comme toujours.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

_________________


Give me a whisper, And give me a sigh. Give me a kiss before you tell me Goodbye. Don't you take it so hard now, and please don't take it so bad. I'll still be thinkin' of you and the times we had. — .

Guns And Roses - Don't cry
— I'M MADE IN CHINA —
— I'M MADE IN CHINA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Sam 14 Jan - 23:30
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Naître dans une famille comme celle des Zhang n'était pas sans conséquence, et Jie l'avait appris à ses dépens. Très tôt déjà, on avait requis de lui qu'il soit parfait, qu'il fasse preuve d'un esprit de compétition et d'entreprise particulièrement aiguisé. Mais à mesure que les années s'étaient écoulées, l'intérêt qu'il avait pour l'affaire familiale s'était émoussé pour laisser place à d'autres désirs bien plus personnels. Parmi ceux-là se trouvait celui de rester au Japon, en compagnie de celle qu'il y avait rencontré et dont le prénom le hantait nuit et jour : Erena. Pas un jour ne s'écoulait sans qu'il pense à elle, sans qu'il essaie de percer la couche de mystère dont elle semblait constamment entourée. En vain. Elle demeurait hermétique, impénétrable comme le saint des saints d'un temple. Cette obsession n'était cependant pas du goût de tout le monde et, maintenant que ses parents lui avaient coupé les vivres, Jie n'avait d'autre choix que de se reposer sur cette chère Erena. Une dépendance qui trouvait bien peu de grâce à ses yeux.

Devoir rentrer en Chine ne l'enchantait pas, mais si cette situation perdurait, il y serait bien forcé. Il devrait abandonner au Japon ses rêves et ses amours, abandonner les objectifs qu'il s'était fixés et qui tombaient à l'eau les uns après les autres. Depuis le changement de direction de l'académie, il n'était rien de plus qu'un simple trainee. Les Jewels avaient pris fin aussi rapidement qu'ils avaient commencé, et pendant que certaines des membres avaient eu l'occasion de débuter, il s'était retrouvé dans les mauvais rangs : ceux des incapables qu'on préférait laisser dans l'ombre plus longtemps. C'était, en tout cas, l'interprétation qu'en faisait le fils Zhang. Ce qu'il ne s'expliquait pas, en revanche, c'était la façon dont cet imbécile de Choi avait réussi à obtenir une place dans un nouveau groupe. Une preuve du racisme des nippons envers les chinois ? Cet argument était démenti par la présence d'un autre chinois dans les rangs. Décidément, il ne comprenait pas. Tout semblait programmé pour faire échouer ses projets. Quoi de plus désagréable ?

Heureusement, en attendant, il lui restait Erena. Il vivait avec elle depuis quelques temps déjà, même si cela le dérangeait pour certaines raisons. Il détestait cette vulnérabilité, cette impression qu'elle avait le dessus sur lui. C'était une partie perdue d'avance, et même s'il aimait les jeux, il était très mauvais perdant. Avec elle, dans cet appartement, il se sentait comme un animal traqué, et ce malgré les sentiments qu'il éprouvait pour elle. Tout ça parce qu'elle ne lui obéissait pas, parce qu'il était celui qui devait écouter et, ça, c'était une chose qu'il détestait du plus profond de son être.

Dans un silence presque religieux, il regarda Erena revenir de la salle de bain, appréciant la vue, un fin sourire aux lèvres, tandis qu'il recevait son baiser. Il s'était toujours plu à l'observer, à l'étudier. Elle était si belle. Un rien l'habillait, même si elle n'en avait pas besoin. Et lorsqu'ils étaient unis, il ne doutait pas qu'elle était la seule capable de lui donner à ce point le sentiment d'être vivant. Un regard d'elle suffisait à faire de lui le maître du monde, ne serait-ce que pour un instant.

« Je veux bien. » Ce n'étaient pas ses préférés, mais il s'en moquait bien. Il n'avait plus le droit d'exiger quoi que ce soit, depuis que ses parents avaient décidé qu'il se débrouillerait pas ses propres moyens. À défaut d'en avoir, il employait ceux d'Erena, qu'il avait soigneusement informée concernant ses intentions de rentrer à Shanghai dans le courant des semaines suivantes. Il ignorait ce qu'elle en pensait exactement, mais elle n'avait pas d'opinion à donner, de toute façon. Laissant ses doigts se mêler aux cheveux de la belle, il plongea pensivement l'autre main dans le bol de nourriture, en portant un peu à ses lèvres, paresseusement, avant de reposer les yeux sur Erena. « J'espère que tu viendras me voir à Shanghai, quand je serai rentré. Je doute que mes parents apprécient l'idée, mais nous trouverons bien un moyen. Puis-je compter sur toi? »

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Dim 5 Fév - 18:43
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Comment osait-il imaginer pouvoir la quitter ? Elle avait tant sacrifié pour lui, tant accepté et voilà qu’il voulait repartir, pour quelques raisons absurdes ? L’argent était donc plus important qu’elle ? Une honte, un scandale absolument inadmissible. Ne savait-il pas la chance qu’il avait ? De l’avoir, elle, à ses côtés ? c’était pourtant évident, elle était l’être le plus parfait de ce monde, doté d’infiniment plus de qualités que ces idiots et les entouraient au quotidien, qui lui donnait envie de vomir rien que d’y penser. Elle était parfaite, même pas humaine. Tout le monde pouvait forcément se l’accorder. Mise sur terre pour une mission divine, elle se savait d’une race supérieur, inconnu, puisqu’elle était la seule. Même Tamaki, n’était pas tout à fait de son rang. Jie s’en approchait, elle l’aurait pensé tout à sa hauteur, mais au final, il était tout aussi décevant. Ça lui brisait vraiment le cœur, il allait malheureusement devoir payer.

Mais elle se consolait, cette dernière soirée avait été magique, elle n’était pas prête de l’oublier. Jie était si beau, si intéressant. Elle se désolait de se dire qu’il lui serait impossible de converser avec lui à nouveau. Ce n’était rien. Un jour, elle le retrouverait, et ils reprendront où ils en étaient. Il n’aurait pas à attendre longtemps, Erena savait qu’elle ne resterait pas longtemps sur terre. Ce n’était pas son destin. De base, elle s’imaginait déjà s’en aller pour ses dix-huit ans. A l’époque, elle avait rencontré Jie et elle avait été intimement convaincu qu’il s’agissait là d’un signe l’obligeait à rester encore un peu. Elle se doutait qu’elle ne finirait probablement pas l’année. Sans lui, à quoi bon. C’était stupide et inutile.

Tranquillement, elle chercha les apéritifs proposés, les servant dans un joli bol qu’elle avait acheté quelques jours plus tôt en sa compagnie. Préparant le tout, elle alla simplement se caller contre son cher et tendre Chinois, le bol placer entre eux. Qu’il évoque ce sujet sensible ne la déstabilisa absolument pas. Qu’il était idiot et naïf. Savait-il seulement que leur dernier séjour à Shanghai fut la dernière fois que ses beaux yeux sombres voyaient sa terre natale ? Plus jamais il n’irait là-bas, plus jamais il ne se perdrait dans les immenses rues de Shanghai. Il lui appartenait, c’était tout à fait logique qu’il reste auprès d’elle pour toujours.

« Venir te voir ? » Un fin sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle tourna légèrement la tête vers son petit-ami. Ce serait une solution qu’elle aurait pu envisager. Après tout, ce n’était pas si loin et elle avait largement les moyens de se payer un billet d’avion pour la Chine dès qu’elle aurait un peu de temps libre. Avec les activités d’Hanabi, elle savait néanmoins que cela ne se ferait que trop rarement. « Bien sûr. Tu ne crois pas que je vais te laisser t’en aller si facilement ? » Elle rit à ses mots, allant doucement se coller davantage à lui. Comme si elle pouvait le laisser partir. Ne pas savoir ce qu’il ferait, où il était, était tout simplement inenvisageable. Elle ne pouvait pas tolérer une chose pareille. Se redressant un peu, elle posa délicatement ses mains sur ses joues, l’embrassant doucement, se faisant rapidement plus passionnée, sensuelle, avant de le relâcher avec lenteur. Adieu, ce serait le dernier qu’elle pourrait lui donner. « Je vais nous préparer des cocktails, j’ai vu la recette sur internet, ça semblait divin. »

Calmement, elle quitta le canapé pour se rendre dans la cuisine, elle prépara deux verres, sortie le shaker dans lequel elle versa les ingrédients vus sur internet. Erena le secoua avant de le déverser dans le premier verre. Le second demanda davantage de minutie. Quelques milligrammes de cyanure en plus, en moins de cinq minutes, avec à peine une gorgée, il ne serait plus de ce monde. Erena se surprenait de la facilité avec laquelle elle avait mis la main sur ça. Secouant également, elle le servit, prêtant attention à ne pas déborder dans son verre, avant de l’amener à Jie. « C’est peut-être la dernière fois qu’on pourra trinquer ensemble avant un moment. » L’éternité. « Demain, on commence à enregistrer l’album d’Hanabi, et comme tu pars bientôt… » Tristesse. D’ici cinq pauvres minutes. « A nous ? » Son sourire se fit un peu plus grand alors qu’elle levait doucement son verre.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

_________________


Give me a whisper, And give me a sigh. Give me a kiss before you tell me Goodbye. Don't you take it so hard now, and please don't take it so bad. I'll still be thinkin' of you and the times we had. — .

Guns And Roses - Don't cry
— I'M MADE IN CHINA —
— I'M MADE IN CHINA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Ven 10 Fév - 16:50
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Il se rappelait de leur rencontre comme si c’était la veille. Le premier regard qu’il avait posé, incertain de la façon dont il s’exprimait dans cette langue éloignée de la sienne et si proche à la fois. Il s’entendait encore bafouiller parce qu’il n’était pas capable de trouver ses mots, parce qu’il n’était qu’un étudiant arrivé de Chine, avec pour seul vocabulaire ce qu’il avait appris auparavant et qui, pour une situation réelle, n’était que pure théorie et presque inutilisable. Erena avait directement attiré son attention ; elle était particulière, possédait une différence qui, même s’il ne parvenait à lui donner un nom précis, lui donnait une plus grande valeur que celle de toutes les filles qu’il avait croisé auparavant dans sa courte vie. La nipponne était belle, une beauté froide comme on en croisait si peau. Il ne parvenait à dire ce qui, exactement, lui conférait un tel charme et la rendait aussi attirante. Immédiatement, il était tombé sous le charme de sa camarade et s’était intéressée à elle de plus près.

Les choses n’avaient pas beaucoup changé depuis. Le fils des Zhang, si puissant habituellement, se sentait profondément faible, désarmé face à la beauté et l’attitude de cette femme qui avait fait battre son cœur et avait si souvent troublé son esprit. Elle arrivait à lui faire perdre ses moyens, à ronger cette patience qui, pourtant, était exemplaire, et qu’il avait démontrée en de très nombreuses occasions. Elle était l’une des seules qui parvenait aussi bien à se jouer de lui, à passer outre ses défenses, à profiter des moments où, bêtement mais sûrement, il baissait sa garde et révélait l’être humain qu’il était derrière les apparences et les manières qu’il portait à merveille. Car malgré les manières et l’éducation qu’on lui connaissait, Zhang Jie était bel et bien humain, vivant, et capable de sentiments.

Ces mêmes sentiments lui donnaient désormais du fil à retordre, et pas du plus malléable qui soit. L’idée de rentrer au pays lui empoisonnait l’existence, car il savait parfaitement qu’au pays, Erena n’y serait pas. Jamais il ne la reverrait, s’il abandonnait cet endroit où il avait si souvent passé du temps à discuter avec elle, où elle lui avait fait découvrir des choses par dizaines. Évoquer ce retour lui arrachait la langue. Malheureusement, il était presque inévitable, désormais. Ses parents étaient de meilleurs joueurs qu’il ne l’était lui-même, et il avait perdu. Lamentablement. Il se retirerait dans l’honneur.

Cette soirée était peut-être la dernière qu’il passait avec sa chère et tendre Erena. Assis sur ce canapé, il la regardait encore, un fin sourire aux lèvres. Elle lui semblait si belle après l’amour, plus encore que le reste du temps. Une beauté qui le rendait triste lorsqu’il songeait qu’il allait une fois de plus l’abandonner et qu’à son retour, une fois que tout serait réglé, elle ne serait peut-être plus là pour l’attendre. Les jolies fleurs trouvaient bien trop facilement preneur, et elle était de celles-là. Un rose magnifique, couverte d’épines et à manipuler avec les plus grandes précautions.

« On ne sait jamais, tu es très occupée avec ton nouvel emploi du temps, wo de ai ren. » Son rire sonnait faux, mais il ne voulait rien laisser paraître et essayait encore de cacher sa frustration. L’envie de reprendre l’affaire familiale s’amenuisait à mesure que passaient jours et semaines, sans qu’il puisse changer quelque chose au destin qu’on lui avait malheureusement promis. Il s’y faisait pourtant, au départ ; avant que la danse ne devienne plus importante dans sa vie, avant qu’il ne retrouve Erena, la seule femme qu’il aimerait jamais. Ses bras se refermèrent autour du corps si fin de sa petite amie quand elle se rapprocha. « J’espère que tu trouveras un moyen. » Il garda les paupières closes alors qu’elle l’embrassait, roulant les lèvres l’une contre l’autre lorsqu’elle mit fin au baiser. Ils lui manqueraient, eux aussi, lorsqu’il aurait quitté le Japon. Rien ne parviendrait à égaler la créature enchanteresse que son cœur avait choisi sans demander d’avis. « D’accord, je te fais confiance. » Et cette confiance, même s’il se convainquait du contraire, était presque aveugle.

« As-tu besoin d’aide ? » demanda-t-il en se redressant un peu, prêt à la suivre. Mais la jeune femme avait déjà disparu dans la cuisine, ce qui avait toute l’allure d’un non et le poussa à se rasseoir en silence, en jouant distraitement avec le bol dans lequel se trouvaient les apéritifs au wasabi qu’elle lui avait proposés plus tôt. Tant de choses allaient changer, lorsqu’il serait parti. Tant de bons moments seraient à oublier pour éviter la nostalgie. De tous les projets qu’il avait pu imaginer, il ne resterait qu’une poussière que la vie quotidienne balayerait. Comment pouvait-il être devenu aussi dépendant d’une femme ? Perdre à ce point ses moyens lorsqu’il la voyait ? Erena n’était pas une humaine comme les autres, si humaine elle était.

Ses doigts se refermèrent sur quelques apéritifs et il les porta à ses lèvres, se servant de l’autre main pour retenir les miettes qui menaçaient d’en tomber. Ce goût était définitivement trop fort pour lui, et la nourriture chinoise n’était pourtant pas des plus fades en ce qui concernait les épices. Il repoussa le bol sur la table avant de tourner la tête pour voir Erena revenir avec à la main les deux verres, dont la couleur était des plus attirantes. « Merci beaucoup wo de ai ren. » En un sourire, il saisit le verre qu’elle lui tendait, écoutant avec une grande attention chaque mot qui venait d’elle. Ils avaient tant de raisons de trinquer. Ce ne serait pas la dernière fois.

Doucement, il approcha ses lèvres de celle de la jeune femme pour lui voler un baiser qu’il appuya un instant avant d’écarter son visage, murmurant un bref « Wo ai ni » qu’elle méritait plus que quiconque. Elle était une petite amie si attentionnée, si douce lorsqu’on passait au-dessus de quelques réactions bizarres. Peut-être était-il le plus étrange, à aimer une fille comme elle ? Il s’en moquait parfaitement. Ensemble, ils étaient au-dessus de tout le reste. Ils étaient meilleurs. Levant son verre à son tour, il lui adressa un franc et fin sourire, reprenant là où il l’avait interrompue. « À nous deux. » Et ce pauvre naïf de porter lentement son verre à ses lèvres, se préparant à en prendre une gorgée.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Sam 25 Mar - 15:22
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Bientôt, Jie n’existerait plus. Il ne serait qu’un simple souvenir qui s’évaporerait, qu’on allait oublier. Sauf elle. Jamais elle n’oublierait, sa beauté, son charisme, sa voix. Il resterait encré en elle pour toujours, il resterait son plus beau souvenir, sa plus belle bataille. Qui allait prendre fin ce soir. Il avait fait usage de la mauvaise stratégie. Comment Erena pouvait-elle tolérer ça ? Non, impossible. Son petit-ami comprendrait sa décision, il devait savoir qu’elle était possessive. Son but était de le garder près d’elle pour toujours, il n’y avait rien de mal. En lui offrant son cœur, elle considérait qu’il lui avait concédé sa vie. C’était normal, après tout. Erena ne prenait pas la moitié, elle voulait l’entièreté, la totalité de sa personne.

Un sourire s’étendait toujours un peu plus sur ses lèvres. Son emploi du temps si chargé ne serait bientôt qu’une lointaine histoire, plus personne n’y penserait. Il était vrai que la jolie Kamiya avait beaucoup de projet. Elle ne voulait pas se faire oublier, elle ne voulait pas finir comme Tamaki. Après quasiment un an et demi, plus personne n’en parlait. Il n’était qu’un souvenir lointain, céleste. De même pour Loqhi. Son accident de voiture avait fait grand bruit pendant quoi, un mois ? Sa disparition n’aurait marqué aucun esprit. Pauvre petit. Elle avait presque oublié sa tête, à force, cela signifiait que cet homme n’était pas vraiment important. Pas du tout, même, il fallait se l’avouer, il fallait être honnête avec soi-même.

« On aura toujours un moyen de se retrouver. » Elle lui sourit, se collant doucement à lui quelques secondes avant de filer à la cuisine. Il était temps. Erena ne voulait pas éterniser cette soirée, elle était déterminée. Elle devait le faire, il ne pouvait pas continuer comme cela. Plus elle attendrait, plus Jie allait lui échapper et cette idée était tout bonnement intolérable. Les deux verres face à elle, elle prépara tranquillement le cocktail pour son cher et tendre. Son dernier. Aucune émotion ne transparaissait sur son visage, aucun sentiment particulier. Elle sourit par automatisme en entendant sa voix plus loin. « Non, j’ai presque fini ! » Saisissant les verres, elle retourna dans le salon de l’appartement qu’elle devra rendre pour vivre à Eita, dans ces dortoirs horribles. C’était la règle. Peut-être qu’elle pourrait y échapper, qui sait ? S’installant à ses côtés, elle le fixa, souriant quand il vint l’embrasser. Un baiser d’adieu. Elle approfondit un peu l’échange, elle voulait pouvoir sentir ça correctement. C’était la dernière fois qu’elle y aurait droit. Levant son verre, elle se prépara à trinquer avec lui. Il allait boire, très bientôt. Bientôt, il serait mort. Son sourire s’était abaissé, elle redevenait plus froide en attendant qu’il porte ce verre à ses lèvres. Il devait disparaître, elle voulait voir ses traits se détendre, ses muscles se raidir. Ses yeux ne quittaient pas ce verre qui s’approchait de ses lèvres.

Un bruit sourd raisonna dans l’appartement, son cœur s’était remis à battre soudainement, ses yeux s’étaient fermés avec force. Le liquide coloré se répendait sur le sol sans qu’elle ne puisse y faire quoique ce soir. Le verrait ne s’était pas brisé, par chance, elle n’en savait rien, elle s’en fichait. Son attention n’était pas portée sur le verre, mais sur Jie, sur elle. Elle paniquait, elle ne savait pas ce qu’elle avait fait. Si, elle savait. Elle avait tout foutu en l’air en se jetant sur lui avant qu’il ne puisse boire et il avait lâché ce verre. Ses bras autour de lui, elle se serra contre son petit-ami, se maudissant intérieurement d’être faible, d’être idiot. « Tu vas me manquer… » Oui, intelligente. Pourquoi ne l’avait-elle pas laissé boire alors que quelques secondes auparavant, elle était prête à mettre son plan en action, à appeler les secours ? Peut-être que le poison ne lui avait plus semblé être une si bonne idée que cela. Oui, elle avait réalisé que c’était trop repérable, probablement. « Désolée pour ton verre, je crois que c’était pas si bon de toute façon. » Non, ça avait un léger goût de cyanure. « Jie, s’il te plait, ne retourne pas en Chine. » Son regard s’était planté dans le sien avec sérieux. Elle ne le supporterait pas. Elle ne pourrait pas le tolérer.



✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

_________________


Give me a whisper, And give me a sigh. Give me a kiss before you tell me Goodbye. Don't you take it so hard now, and please don't take it so bad. I'll still be thinkin' of you and the times we had. — .

Guns And Roses - Don't cry
— I'M MADE IN CHINA —
— I'M MADE IN CHINA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Lun 3 Avr - 19:33
this will be a beautiful death
Jierena ♥


autant que lui en avait envie ? Elle possédait cette façon d’être si froide qui le déstabilisait de temps à autres, contre laquelle il ne pouvait rien. C’est pour cela qu’il l’aimait : parce qu’elle semblait inaccessible tout en tombant pour lui, parce qu’elle était distante, mais qu’elle lui montrait son affection malgré tout. Il n’y avait adversaire plus impressionnant en ce monde que la divine Kamiya Erena.
Et maintenant, il devait la quitter.

Qui pouvait dire ce que leur offrirait la vie, à partir de là ? Qui pouvait imaginer les différences supplémentaires qui allaient naître entre eux ? Peut-être allait-il être contraint d’épouser une fille de bonne famille. Une petite chinoise sans intérêt, avec à peine plus de conversation qu’un filet de maquereau en conserve. Ce n’était pas de ce genre de femme qu’il avait besoin, qu’il avait envie. Jamais il ne pourrait être heureux en compagnie d’un ornement humain. La beauté des perles ne valait rien, si elles étaient creuses et faites de plastique. Erena avait bien plus de substance.

Voilà pourquoi il l’aimait, entre mille autres raisons. Elle était une énigme, une question qu’on lui posait et à laquelle il ne pouvait répondre. Était-elle heureuse ? Malheureuse ? Gentille ? Mauvaise ? Excellente question. Vivre avec elle et l’observer vivre n’avait pas aidé le danseur à y répondre, en dépit de toutes ses tentatives. Le mystère demeurait intact. La seule certitude qu’il avait, c’est qu’elle était différente de bien des façons. Une différence qui le séduisait, l’appelait, qui le poussait à revenir à chaque fois, comme un amateur d’art retourne au musée pour comprendre une œuvre à l’explication obscure. Et de l’œuvre, elle n’en était pas si loin : son corps était aussi parfait que le reste.

« J’ai envie d’y croire. » Avoua-t-il avant de la laisser disparaître, encore. Plus que tout au monde, il souhaitait que leurs chemins se croisent à nouveau, sans que rien n’ait changé. Il voulait son amour, son avenir, tout ce qu’elle pouvait lui offrir. Hélas, les chances qu’il revienne au Japon à l’avenir étaient minces, et s’il le faisait, ce serait pour affaires. Jie ne se faisait aucune illusion sur les plans que ses parents avaient pour lui. Il revoyait ce fauteuil, ces graphiques, et entendait la voix de son père qui, fièrement, lui indiquait les prochains projets de l’entreprise Zhang. C’était un chemin tout tracé, fléché. Cette soirée était sans doute la dernière qu’il passait libre de ses choix. La dernière avant longtemps. Il voulait en profiter.

Ses lèvres retrouvèrent celles d’Erena avant qu’il ne lève son verre en leur nom. Un toast en leur honneur. Un hommage au couple qu’ils formaient et qui allait une fois de plus être brisé par la volonté d’autres personnes. Cette pensée l’insupportait. Pourtant, il porta à ses lèvres souriantes le verre que lui avait servi la belle, sans remarquer ce changement chez elle, sans se méfier une seule seconde du piège dans lequel il avait sauté à pieds joints. Jusqu’à ce que le verre ne se retrouve au sol, brisé, baignant dans la flaque d’alcool qui s’était renversé. « Tu vas me manquer aussi, Erena… » Ses bras entourèrent la taille de la jeune femme, son regard fixait encore les débris qui jonchaient le sol. Quel gâchis. Fermant les yeux, il glissa ses doigts dans la chevelure d’Erena, profitant de sa douceur en espérant ne jamais l’oublier. « Je reviendrai te voir… » Son regard, plus triste, se plongea dans celui de sa petite amie, et il vint caresser sa joue du bout des doigts avant de reprendre d’un ton désolé. « Tu sais que je n’ai pas le choix… » Un soupir plus tard, il se redressa et contourna ce qu’il restait du verre. « Regarde-moi ce désastre…Je vais chercher un torchon pour nettoyer ça, et nous préparer de nouveaux verres. Ne bouge pas. » Esquissant un fin sourire à l’adresse de sa petite amie, il lui déroba un baiser avant de s’éloigner pour rejoindre la cuisine, espérant qu’elle se laisserait servir, cette fois. « Te faut-il quelque chose d’autre ? » Se doutait-il seulement de ce qu’il venait de se passer ? Du drame qui aurait pu avoir lieu ? Il était trop aveugle pour l’imaginer.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Jeu 27 Avr - 23:04
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Jie la rendait faible, bien trop faible. C’était exactement pour cette raison qu’il n’avait plus le droit de vivre. Erena n’avait pas le droit à la faiblesse, elle devait garder son humeur égale, garder sa ligne de conduite. Froide, imperturbable. Fidèle à ce qu’elle était depuis toutes ces années. Le Chinois changeait quelque chose en elle, et elle haïssait ce sentiment du plus profond de son cœur. Elle détestait tous les sentiments, dont la haine elle-même. Elle avait sa ligne de vie, sa ligne de conduite, elle voulait observer, décortiquer les personnes qui l’entouraient. Les sentiments humains la fascinaient. L’amour, la haine, la joie, la douleur, le trouble, l’incertitude, la souffrance… Elle voulait pouvoir décortiquer chaque émotion, mais pour rien au monde elle ne voulait le ressentir elle-même. Jie l’en empêchait, Jie venait tout bouleverser. Jie ne pouvait continuer tout ça.

Peut-être était-elle déjà trop atteinte. Le bruit du verre qui se brisait contre le sol fut comme une révélation. Elle ne devait pas se battre uniquement contre lui, mais aussi contre elle-même. Sinon, elle n’aurait pas éviter sa mort, qu’elle avait elle-même souhaité engendrer. Il ne devrait plus être de ce monde, il devrait avoir cessé de respirer. Mais non, elle pouvait sentir son souffle dans son cou alors qu’elle se blottissait déséspérément contre lui. Une idiote, voilà ce qu’elle était. Elle mériterait de boire son propre poison pour excès de faiblesse. Ses yeux se fermèrent alors qu’elle respirait son odeur.

Elle allait lui manquer aussi. Très bien. Non. Il n’aurait pas le temps d’y penser, il n’aurait pas le temps de partir. Elle le serra un peu plus fort, de peu, elle donnerait l’impression de vouloir l’étouffer. Il fallait qu’elle trouve quelque chose d’encore plus rapide. Quelque chose qu’elle ne pourrait, au moment venu, empêcher. Erena allait devenir sa propre ennemie. Elle ne voulait pas qu’il s’en aille, qu’il retourne en Chine, qu’il la quitte. C’était hors de question. Mais si elle traînait trop, il s’en irait, elle ne pourrait alors plus rien y faire. « J’espère que tu reviendras souvent. » Au fond d’elle, elle savait qu’il s’agissait d’un mensonge. Il avait mis si longtemps à revenir la première fois. Trop longtemps. Elle lui en voulait encore d’être revenu. Peut-être bien qu’elle n’aurait pas tous ces problèmes. Qu’elle l’aurait oublié. Du moins, qu’elle aurait fait semblant de l’avoir oublié.

« On a toujours le choix… » Un soupir quitta ses lèvres. Il y avait toujours une solution, Jie avait choisi la facilité. L’argent plutôt qu’elle. Une honte, un drame. Elle tenta de retrouver un peu de calme, se décidant à le lâcher. Elle lui rendit son baiser, le laissant simplement rejoindre la cuisine. S’il lui fallait autre chose ? « Non, ça ira. Je n’ai besoin de rien. » Péniblement, elle se leva, allant chercher de quoi ramasser le verre et éponger le sol. Une fois cela fait, elle se redressa, pinçant les lèvres. « J’aimerais juste que tu reviennes ici. Que tu restes près de moi ce soir. » Comme tous les autres, sinon, ce serait le dernier. Attendant qu’il revienne, elle retourna simplement contre lui. Un jour, elle finirait bien par l’emporter.


✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.

_________________


Give me a whisper, And give me a sigh. Give me a kiss before you tell me Goodbye. Don't you take it so hard now, and please don't take it so bad. I'll still be thinkin' of you and the times we had. — .

Guns And Roses - Don't cry
— I'M MADE IN CHINA —
— I'M MADE IN CHINA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Dim 7 Mai - 17:52
this will be a beautiful death
Jierena ♥


Partir du Japon la première fois avait été un moment particulièrement déchirant pour le chinois. Il se rappelait encore des pensées qu’il avait eues, en abandonnant le logement où il avait vécu sur l’archipel, en disant au revoir à toutes les personnes qu’il avait rencontrées lors de son séjour et qui, quelques années plus tard, ne seraient plus que de vagues souvenirs prêts à disparaître, emportés par le temps et les nouveaux visages qu’il allait croiser. S’il partait à nouveau, ce départ était bien différent, en ce qu’il était, il en avait la conviction, définitif. Revenir ne serait plus possible, une fois qu’aurait mis les pieds en Chine et discuté avec son père, qui sans y manquer allait lui expliquer sa manière d’envisager le futur de leur famille. Le futur des Zhang et, de la même façon, le sien.

Cette pensée, Jie ne l’acceptait pas. Il avait appris avec attention les règles qui régissaient la famille dans laquelle il avait grandi. Il savait à qui parler, devant qui se taire, et toutes les raisons pour lesquelles il ne devait jamais, jamais essayer de se dresser contre ses propres parents. Pourtant, cette envie, cette pulsion lui tordait les tripes à chaque fois qu’arrivait le moment de leur parler, de les écouter expliquer ce qu’il lui restait à faire avant de rentrer à la maison et de retrouver la vie confortable, mais terne qu’il vivait à Shanghai, dans cette grande maison qui manquait de la seule chose que ses parents ne pouvaient lui fournir : l’amour de sa chère Erena.

Profiter d’elle ce soir était donc tout ce qu’il pouvait faire. Observer son visage, écouter le son de sa voix, sentir son odeur si particulière et apprécier la douceur et la blancheur lactée de sa peau. Elle était sienne, il lui appartenait de la même façon. Depuis le moment même de leur rencontre, il avait compris qu’elle était différente, qu’elle était celle qu’il aimerait ; la seule qu’il aimerait. Personne n’avait, depuis, réussi à lui faire entendre raison. L’emprise de la japonaise était totale et, lui, il était sans défense.

« Aussi souvent que possible. » Déjà, l’impression de mentir lui nouait le cœur. Quelle valeur avaient ces mots ? Celle d’une promesse ? D’une idée ? Il ignorait jusqu’à leur sens. Aussi souvent que possible, quelle fréquence cela représentait-il ? Jie ferma les yeux et garda Erena contre lui, appréciant les secondes qu’il passait à ses côtés, avant de s’éloigner d’elle pour rejoindre la cuisine, emportant avec lui les mots qu’elle venait de prononcer. Il s’interrompit d’ailleurs, à quelques pas de la porte, et se retourna pour lui faire face en la détaillant silencieusement. Pouvait-il l’abandonner comme ça ? L’imaginer seule suffisait à le rendre malade et à ébranler ses plus profondes convictions. Un mot d’elle suffisait à l’influencer, peu importe combien il pensait le contraire. Après quelques secondes, il brisa à nouveau le silence. « Je reste près de toi… »

Il fit quelques pas dans sa direction, s’approchant d’elle avant d’ouvrir les bras pour l’accueillir contre lui et se réinstaller dans le canapé en sa compagnie. Ses parents détestaient leur couple, leur amour et tout ce qui s’y rattachait. Elle était japonaise, une ennemie qu’ils refusaient d’accepter à leur table, tant pour cette raison que pour son compte en banque qu’ils estimaient moins approvisionné. De bien des façons, elle ne lui convenait pas, avaient-ils dit. Pourtant, Jie, têtu et acharné, restait convaincu du contraire. « Je ferai tout ce qui est en mon possible pour revenir à tes côtés, Erena. Même si je dois leur tourner le dos. »

Pour un fils aussi dévoué que Jie, c’était chose difficile à dire, mais c’était aussi une certitude. Il lui fallait juste trouver une façon de rester au Japon ; une façon qui ne le contraindrait pas à s’abaisser au rang de tous les autres travailleurs car, il le savait, il était incapable d’accomplir ce genre de travail. « Je ne veux pas partir loin de toi à nouveau. » Ses doigts se glissèrent doucement dans la chevelure de l’idole, ses lèvres contre son front. Il en était plus convaincu que jamais, désormais. « Je ne peux pas. »

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
 
This will be a beautiful death |#| JIERENA ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Top 15 Most Beautiful Roads in the World
» BEAUTIFUL FA GOLDEN SUN
» Beautiful Fold DONUTS
» Small is beautiful
» Black is beautiful,mon premier strap carbone

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
E. Entertainment :: Wonderful Tokyo :: Chûô-