my friends keep asking what we are + HIRONAH ♥

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     Dim 15 Jan - 19:15

       
One, a comfortable friend. Two, a friend I get along with. You’re a girl who is a friend, but why do you look so pretty today? My heart is fluttering, why am I being like this? Hello! Nice to see you again. One, I treat you well. Two, I know your heart. I’m your boy friend. What do you think? My heart is fluttering, why am I being like this? One, two, three, action! I think I’m confused sometimes. Are we friends? Are we just something? You and I?
       

       
MINAH & HIROMU

       tenue
Ça ne lui ressemblait vraiment pas. Pas du tout, même. Ne pas trouver comment s'habiller. N'importe quoi. Hiromu mettait ça sur le compte de la fatigue. Et du stress ! Oui, voilà ! Sa carrière allait prendre un sacré tournant, et il découvrait chaque jour tout ce que son nouvel engagement impliquait. Pour le moment, il ne pouvait même pas en parler. Et aussi étonnant que cela pouvait paraître pour certains, il tenait cette promesse ! Bon, peut-être aussi un peu parce que sinon il serait renvoyé, et que ce serait bien dommage. Est-ce qu'il devrait appeler Ana pour lui demander conseil ? Pendant un court instant, le Japonais hésita vraiment. Non. L'appel allait durer et il louperait son rendez-vous. Est-ce que ça en était seulement un, de rendez-vous ? Il ne savait même pas ce qu'ils allaient faire. Boire un verre, sûrement. Elle avait beaucoup de choses à lui raconter après tout, non ? Et peut-être que lui, de son côté, ferait une petite entorse à son contrat. Pour elle, il pouvait bien faire ça, non ? Pour elle...

Minah. Combien de temps depuis qu'il ne l'avait plus vue ? Des semaines. Hiromu s'en voulait un peu de ne pas avoir compté. Non, ça aurait été trop bizarre. Passant une serviette dans ses cheveux pour les sécher d'une main distraite, il soupira longuement. L'heure avançait un peu trop rapidement. Faisant tomber la serviette de ses hanches, il finit par s'habiller. Pour se changer la seconde d'après. Ses nouveaux vêtements enfilés, il se dépêcha de ranger la pile qui s'étalait sur son lit. Et inutile de préciser que le lit du coach Sakuta était grand. Ce dernier attrapa les clés de son appartement et son porte-feuille, avant de passer un manteau acheté récemment avec son nouveau salaire. Chaussures aux pieds, il jeta un regard navré à son casque de moto. Non, aujourd'hui il serait sage. Il prendrait le métro – tant qu'il le pouvait encore.

Dehors, le froid hivernal de janvier le fit regretter de ne pas avoir attrapé son écharpe au vol, avant de sortir. Cependant, n'ayant pas la foi de remonter tous ces étages – et surtout, parce qu'il commençait à être terriblement en retard – Hiromu se persuada de pouvoir faire sans. Il inviterait Minah à boire un café. Ils avaient convenu de se rencontrer au parc Hibiya. Sur le coup, le Japonais avait trouvé que c'était une très bonne idée. Au moins, s'ils marchaient, s'il y avait un moment de gêne, ils ne seraient pas obligés de se regarder dans les yeux. C'était assez étrange, comme pensée. Ils avaient passé des heures à s'écrire des messages. Et parfois, ils s'appelaient. De nombreux amis avaient pensé qu'enfin il s'était trouvé une petite amie. Il avait toujours ri en précisant que ce n'était pas ça. Mais, bizarrement, il n'avait jamais eu le cœur de le dire à Minah. Il refusait de l'admettre, mais il avait eu peur qu'elle en explose de rire.

Une fois arrivé au parc, Hiromu chercha le point de rendez-vous indiqué par la jeune femme. C'était facile à trouver et à reconnaître, qu'elle avait dit. Peut-être auraient-ils dû se rencontrer à Shibuya, devant la statue du chien Hachiko. Non, ça faisait trop romantique. Avançant dans le parc, le coach tendit le cou. Est-ce qu'il était en avance ? Sortant son téléphone d'une poche de son manteau, il constata que non. Juste à l'heure. Lèvres pincées, il se demanda si Minah n'avait pas oublié. Mains dans les poches, il prit une grande inspiration, tentant de ne pas montrer son agacement. Peut-être avait-il été le seul à se réjouir d'enfin la revoir ? Ou peut-être qu'il ne regardait pas assez bien. Est-ce qu'elle avait changé, depuis la dernière fois qu'il l'avait vue ? Oh, et lui ? Ah bravo, au lieu de lui envoyer juste son gros pif, il aurait dû lui envoyer une photo de lui complète ! L'idiot ! Non, Hiromu espérait vraiment que Minah le reconnaisse. Mais où était-elle, bon sang ? Alors que sa tête pivota légèrement, son cœur bondit dans sa poitrine. Cette silhouette... Oui ! « Minah ! » Il en oublia immédiatement de bouder, un large sourire éclairant ses traits. Elle était là. Elle était revenue.
       
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     Lun 16 Jan - 20:52

       
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MINAH & HIROMU

       tenue
Retourner en Corée du Sud, pour se ressourcer. Auprès de sa mère ? Une idée bien stupide. Cependant, elle avait comme le sentiment qu’elle ne pouvait plus rester au Japon après tout ça. Elle y avait perdu une toute petite partie d’elle. Même à Busan, elle y pensait. Elle traînait bêtement sur internet, sur les forums de grossesse, pour savoir à quel stade elle en serait. Petit à petit, elle tentait de comprendre, de voir. Elle devait passer à autre chose. Ici, personne ne savait. Elle n’en avait parlé à personne, pas même à sa mère qui pensait qu’elle se remettait d’une vulgaire rupture amoureuse. Si seulement ce n’était que cela. Elle n’en avait rien à faire de Haruto, il pouvait faire ce qui lui chantait, elle ne l’avait jamais aimé. C’était plus compliqué que cela mais elle ne voulait plus en parler. Personne ne la comprenait. En parlant à ses amies, elle réalisait combien tout avait changé. Elle n’avait plus exactement les mêmes préoccupations. Elle pensait beaucoup, rêvait de tout et de rien, continuait à étudier ses cours de physiques dès qu’elle en avait l’occasion. Elle allait devoir refaire son année, elle le savait. Ce n’était pas bien grave. Tant qu’un jour, ses mains puissent fièrement tenir son diplôme, ce n’était pas grave.

Si elle était partie vers son pays natal pour oublier et se ressourcer, elle se surprenait à trouver tout cela au Japon. Virtuellement, elle continuait à parler à ce love coach à qui elle devrait pourtant lui en vouloir. Après tout, c’était lui qui lui avait présenté son ex gay. Cependant, il ne savait pas, elle l’avait compris et lui parler mettait toujours un large sourire sur ses lèvres. Elle était heureuse qu’il soit là, qu’au soir, il lui envoie de ses nouvelles, une photo, une vidéo un peu idiote. Elle riait bêtement à chaque fois et tentait de trouver quelque chose à rétorquer. Un selfie, une vidéo du chien de ses parents, ou du chat qui faisait une bêtise. Minah hésitait toujours, se demandant si elle l’embêtait. Peut-être lui écrivait-il simplement parce qu’il se sentait coupable ? Cette pensée la blessait un peu mais elle espérait que non. Elle l’évoquait auprès de ses amies qui le trouvaient ‘’canon’’ selon les mots employés. Elle devrait mettre le grappin dessus, il ressemblait un peu à un membre de la SM Town ! Mais elle était toujours outrée. Elle, elle préférait la YG ou la Wooliment, la SM, c’était pour les nuls.

De toute manière, tout cela fut vite mis de côté. Un fiancé. Sa mère avait eu la brillante idée, le fils d’un couple d’ami. Pas très beau, plutôt gentil, qui faisait de très grandes études et qui voyageaient partout dans le monde. Elle était sortie avec lui plusieurs fois, sans l’autoriser à la toucher. La métisse lui faisait tendrement croire qu’elle préférait attendre le mariage. Bizarrement, elle n’avait pas trouvé le courage d’en parler à Hiromu. Elle en avait eu un peu l’envie quand il lui parla une énième fois de sa meilleure amie Russe qu’elle avait par curiosité stalké sur les réseaux sociaux et qui lui avait donné envie de mourir. Elle était si belle, si sexy. Elle doutait de la sexualité de Hiromu autant que de la sienne en la regardant. Un homme hétérosexuel ne pouvait pas juste être ami avec ça.

Tout cela avait joué à son envie de retourner au Japon. Elle voulait retrouver son cousin, le seul membre de sa vie auprès duquel elle se sentait réellement bien, qui la comprenait. Ses amis, Eita, qui avait beaucoup changé ! Et Hiromu. Si elle avait prévenu Kazuya de son retour, elle avait attendu d’atterrir à Narita pour envoyer un message à son ami. Elle voulait le revoir, le plus vite possible. Le « rendez-vous » fut posé et elle ne sut pas vraiment ce qu’elle devait faire. Comment s’habiller ? Ne pas en faire trop. Sobre et élégante. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle était en chasse ou elle ne savait pas trop quoi. Elle était assez belle pour pouvoir mettre n’importe quoi et donner envie aux filles de mourir sur son passage. Elle passa fièrement sa main dans ses cheveux. Ils devaient se voir au parc. Elle allait se la jouer cool. What’s up Sakuta. Ouais, ça va. Mystérieuse. Elle pouvait totalement le faire, elle n’était pas si expressive que ce qu’on pouvait bien dire.

Avançant dans le parc, elle remonta son sac sur son épaule. Sa main frôla son ventre et la pensée furtive que le bébé devrait naître dans peu de temps frôla son esprit. Fin janvier. Non, elle ne devait pas y penser. Pas maintenant. Plutôt chercher un nez fragile qui se baladait avec son propriétaire. Elle avait bien enregistré le selfie de son nez sur son téléphone, elle le regardait dès qu’elle se sentait un peu triste et ça allait immédiatement mieux. Continuant à le chercher, les sourcils un peu froncé en craignant qu’il l’ait oublié – crime passible d’une invasion de canard dans son appartement – elle sentit son cœur faire un bond en entendant son prénom être prononcé et elle se retourna immédiatement, rayonnante. « SAKUN !!! » Et sans réfléchir, écarter les bras pour s’accrocher à son cou comme si sa vie en dépendant. Oui, mystérieuse, peu expressive, on se la joue cool. Elle avait peut-être un petit peu échoué. « Tu te cachais où ? J’ai fait cinq fois le tour du parc ! » Et niveau abus, par contre, elle n’échouait pas. Relâchait doucement le grand love coach, son sourire ne la quitta pas alors qu’elle vint doucement pincer ton nez. « Ah, il est lààà. ~ Il m’a manqué ! » Petit sourire malicieux, un brin moqueur. Elle ne parlait sans doute pas réellement que du nez.

       
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❝ But don't look back with anger ❞
Gonna start a revolution from my bed ▬ 'cause you said the brains I had went to my head. Step outside 'cause summertime's in bloom. Stand up beside the fireplace, take that look from off your face.
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     Mar 17 Jan - 13:52

       
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MINAH & HIROMU

       tenue
Il ne devrait pas être nerveux. Franchement ! N'importe quoi. Lui, Sakuta Hiromu, love coach au succès fulgurant ! Impressionné par une femme ? Non, vraiment. C'était ridicule ! Il était juste très heureux de revoir une très bonne amie à lui. Une jeune femme qui lui manquait énormément. Parce qu'il avait appris à la connaître, au fil de ces semaines. Et qu'il aimait bien discuter avec elle. Minah était aussi drôle qu'elle était belle. Comme lui. Oui, oui. Elle était juste légèrement plus intelligente que lui. Et peut-être que ça le complexait un peu. Hiromu s'était rendu compte qu'il avait peur de passer pour un imbécile. Et la seconde d'après, il lui envoyait un selfie de son nez. Bravo l'idiot. C'était qu'avec elle, Hiromu laissait tomber quelques barrières. Un peu comme avec Ana, même s'ils n'en seraient sûrement jamais à ce niveau. Non. Il y avait une raison pour laquelle ils n'avaient jamais couché ensemble. Ana savait trop de choses sur lui, et vice versa. Oui, le coach voulait encore laisser planer une part de mystère le concernant. Pas qu'il voulait la séduire... Peut-être un peu ?

Si Hiromu s'était senti coupable vis-à-vis de l'histoire avec Haruto, il n'était pas totalement sûr de son rôle là-dedans. Surtout maintenant. Est-ce que Minah lui en voulait ? Est-ce qu'elle allait se venger ? Non, elle n'en était pas capable... Leur complicité existait bel et bien, ça le coach ne voulait avoir aucun doute là-dessus. Il tenait sincèrement à elle. Son départ pour la Corée du Sud l'avait plus affecté que ce qu'il voulait bien l'admettre. Peut-être même qu'il avait été tenté de la rejoindre. Pour un petit séjour, des vacances. Seulement, son travail était très prenant, et on l'avait repéré pour un futur projet ! D'ailleurs, il avait hâte de le lui annoncer ! Mais d'abord, Hiromu voulait tout savoir sur elle. Il l'écouterait parler. Il adorait sa voix. Il était même prêt à l'entendre parler de trucs scientifiques qu'il ne comprenait pas. Bon, sûrement qu'il ne l'écouterait pas vraiment et qu'il se perdrait juste dans la contemplation de son visage parfait. Dire qu'elle était Coréenne...

La plus belle des Coréennes. De retour au Japon. C'était le pays où elle devait rester, le meilleur du monde ! Hiromu était prêt à en témoigner, rien que pour qu'elle accepte de rester ici. Après tout, la gloire l'attendait ici, il en était persuadé. Et là-bas, elle avait quoi ? Sa famille ? Pfft ! Le nom de Bae Minah devait être connu de tous ! Le Pays du Matin Calme ne pouvait pas lui apporter grand chose, alors que celui du Soleil Levant ! Oui ! Tout à fait ! C'était elle qui allait s'élever ! Et lui, il allait un peu redescendre sur Terre, et se calmer. Ce devait être le froid qui le faisait divaguer. Hiromu ne voyait pas d'autres explications. Les mains profondément enfoncées dans les poches de son manteau, il trépignait sur place, cherchant son amie des yeux. Il ne pouvait pas s'être trompé, si ? Est-ce qu'il aurait dû la rappeler ? Non, n'importe quoi.

Puisqu'elle était là. Plus belle que jamais. Le coach, si porté sur le physique des femmes, sur la mode et ce qui aidait à les sublimer, ne se rendit pas compte qu'en fait, il ne fixait que son beau visage. Minah était si belle, ça le tuait un peu. Son sourire ne retomba même pas d'un iota, en l'entendant répondre. Il ne perdait pas espoir, un jour, elle prononcerait son prénom. Pour le moment, Sakun, ça lui allait. C'était mignon. Ecartant les bras alors que son amie en faisait de même, il se baissa un peu pour mieux la serrer contre lui, se redressant en tournant un peu sur lui-même, avant de se baisser à nouveau. Sans aucun doute, quiconque assistant à ces retrouvailles voyait là un couple. Le plus beau qu'il leur ait été permis de voir. « Menteuse, j'ai pas bougé, je t'aurais vue. » Son ton était trop joyeux pour espérer passer pour sérieux. Ses bras ne lâchait pas l'étreinte, et Hiromu en ferma même les yeux, respirant la délicate odeur de ses cheveux. L'une de ses mains frotta tendrement son dos. Son cœur battait un peu trop vite, sous le coup de l'émotion. Il était si heureux de la revoir !

Relâchant enfin la jeune femme, Hiromu retrouva ce petit sourire taquin qu'il arborait si souvent. Néanmoins, il ferma les yeux, fronçant du nez alors que Minah le pinçait. Ça ne le vexait même pas, cette drôle de fixation qu'elle avait. Au contraire, ça lui faisait même bêtement plaisir. « Tu penses que je dois annuler mon rendez-vous pour me le faire refaire ? » Blague nulle, puisqu'elle savait sûrement très bien qu'il n'y toucherait pas. Il était fier de son nez. Son sourire se fit moins large, mais également moins taquin, plus sincère. Affectueux. Sa main se leva lentement vers le visage de Minah, et sa paume froide caressa doucement sa joue. « Je suis vraiment content de te revoir. T'as l'air en forme. » Son pouce caressa sa peau, avant qu'il ne la tapote doucement, se rendant compte de sa faiblesse. « On marche un peu ? Y a une échoppe là-bas où ils vendent des boissons chaudes. Ou on peut s'installer dans un vrai café. Comme tu veux ! » Il offrit son bras à la jeune femme en souriant. « T'as des tas de trucs à me  raconter, non ? » Hiromu lui dédiait de toute manière tout son après-midi.
       
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     Ven 24 Fév - 0:01

       
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MINAH & HIROMU

       tenue
Rien ne pourrait décrire sa joie de le revoir. Elle n’aurait pas pensé pouvoir s’attacher à ce love coach, en réalité. Elle se souvenait de la première fois qu’elle avait, l’impression n’avait pas été la meilleure, elle le trouvait un peu trop beau et un peu trop célibataire pour être honnête. A force, elle avait appris à le connaître, il n’était pas si superficiel que ça, au final, il était mignon, drôle, attachant. Elle l’appréciait sincèrement, il avait été sa bouffée d’oxygène durant son retour à la vie coréenne, elle avait hâte qu’il réponse à ses messages, elle les attendaient toujours avec un peu trop d’impatience en réalité ! ça lui faisait du bien, qu’il lui parle, qu’il lui raconte ses journées, ou juste des bêtises. Qu’il envoie des selfies ridicules qui la faisait rire. Ça lui changeait réellement les idées. Minah savait qu’elle avait de la chance d’avoir un Hiromu dans sa vie, même si elle ne savait pas vraiment ce que cela signifiait et qu’elle refusait encore de l’appeler Hiromu. Vraiment trop ridicule et trop japonais.

Ils avaient rendez-vous dans un parc, ça faisait un peu cliché mais ça lui plaisait. L’air de Tokyo lui avait manqué, même si elle ne se sentait pas réellement en sécurité. Elle avait peur de croiser Haruto. Pas forcément peur de lui, juste peur de ses souvenirs, de ce qui remonterait à la surface si elle le voyait. Minah ne  voulait plus penser à tout ça, à cette mauvaise période. Elle avait remonté la pente, grâce à Busan, à ses amis là-bas, mais aussi beaucoup grâce à l’homme au nez si particulier. Bien évidemment, c’était lui qui lui avait présenté Haruto, mais de quoi serait-il coupable, au fond ? D’absolument rien. Elle ne l’avait pas forcé à devenir gay, ni con, ni stupide au point d’oublier une capote ce soir là. Et elle, sa pilule. C’était du passé, elle ne devrait même plus y penser, c’était derrière elle. La demoiselle voulait aller de l’avant, continuer ses études à Eita, avancer petit à petit, faire plaisir à sa mère, mais avant tout, plaisir à elle-même. Dès mars, elle reprendrait ses études à l’université, la physique l’attendait ! Elle allait refaire son année mais ça n’avait aucune importance à ses yeux.

Non, c’était un jour heureux, hors de question d’être submergé par l’émotion ! Minah allait retrouvé celui qui était devenu un réel soutient pour elle. Un véritable ami, elle avait sincèrement hâte de le revoir, même s’il était grand, que ça allait lui faire au cou. Elle s’en fichait, elle voulait juste le revoir. En l’apercevant finalement, elle n’avait pu se retenir de courir vers lui, l’appelant de ce petit surnom adorablement ridicule alors qu’elle lui sautait littéralement dans les bras. Elle se fichait totalement de l’image qu’ils pouvaient renvoyer, elle était juste heureuse de le revoir. Fermant les yeux, elle le serait plus fort dans ses bras, s’agrippant comme elle put alors qu’il tournoyait. Elle riait aux éclats, ayant quand même un peu peur de tomber, elle devait le tenir plus fort. Retrouvant tristement le sol, elle refusa pour autant de le lâcher, elle était bien là. Il faisait quand même un peu froid ! Et Hiromu lui tenait chaud. « T’as même pas essayé de me trouver ? Scandaleux. » Libérant sa main, elle alla lui tapé le bras, revenant quelques secondes à sa place initial, finissant par le laisser, même si ça la rendait triste de s’éloigner.

Impatiente, elle retrouva ce qu’elle préférait, son nez de fragile, s’amusant un peu avec. Il était toujours aussi drôle ! Jouant un peu avec, elle fronça les sourcils quand il reprit la parole. Annuler le rendez-vous pour se le faire refaire. Comment osait-il ? « Tu le faire refaire ? » Il la prenait pour une idiote, il ne pouvait pas être sérieux. On ne pouvait pas sérieusement avoir envie de refaire ce nez, il était bien trop cool. Entrant dans son jeu, elle afficha un sourire moqueur, reprenant gaiement : « Oh ! Tu deviens un vrai Coréen, tu veux même passer par la chirurgie pour faire comme nous ! » Si l’idée le tentait sérieusement, elle savait qu’avec ça, ça lui passerait. Pouffant, elle donna un petit coup sur son épaule. Qu’il arrête d’essayer de lui faire peur comme ça.

Son regard se perdit un instant dans le sien alors que sa main passait sur sa joue. Il était si adorable, c’en était presque affolant. Content de la voir, il était content de la voir. C’était normal, mais ça lui faisait plaisir, aussi. Elle avait peur de l’ennuyer, qu’il lui parle par pitié, par culpabilité, mais cela ne semblait heureusement pas être le cas, ce qui la rassurait. Elle ne voulait pas l’ennuyer, sous aucun prétexte. « Bien sûr que je suis en forme ! Qu’est-ce que tu croyais ? » C’était une battante, elle se relevait toujours ! continuant à le fixer, elle réfléchit sérieusement à sa question. Une échoppe ou un vrai café ? Pinçant les lèvres, elle regarda autour d’elle avant de répondre : « Un vrai café ? Il fait un peu froid, et on sera plus tranquille ! » Elle entendait des enfants crier au loin et ça la stressait autant que ça l’angoissait de les entendre. « Pas tant de choses à dire que ça, en réalité ! » Sa vie n’était pas vraiment très intéressante, elle n’avait pas fait grand-chose ces derniers temps.

Sans perdre de temps, elle lui fit signe de la suivre, le froid ne la dérangeait même pas, il lui faisait du bien. Et ça faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien ! Pour rien au monde elle ne voudrait retourner à Busan actuellement, elle était bien trop bien avec lui, elle voulait pouvoir profiter de ces quelques heures. Il ne fallait pas qu’elle soit trop ennuyeuse, elle espérait bien le revoir. « Bientôt, tu pourras encore te promener dans la rue ? » Il lui avait parlé de cette nouvelle reconversion de présentateur avec sa meilleure amie, un peu trop belle. « On va te sauter dessus en hurlant ton nom ! » Elle rit un peu, bien que l’idée ne lui plaisait pas vraiment. D’ordinaire, elle aimait attirer les jalousies, mais pas là. Voyant un café, elle lui proposa d’y entrer, s’installant face à lui, elle trouva que la lumière des lieux mettaient son nez en valeur. Son visage tout court. Hiromu était vraiment un bel homme. « C’est joli… » Elle observa son profil plus que les lieux, riant d’elle-même. Cette idiote. « Ca fait du bien de te revoir. En personne. Même si je suis déçue que tu ne sois pas venu me voir à Busan ! » Elle fronça les sourcils, une pointe de reproche dans la voix, même plus pour le fun que pour de vrai.



       
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     Lun 27 Mar - 0:01

       
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MINAH & HIROMU

       tenue
Revoir Minah lui faisait plus plaisir qu'il ne le pensait. En vérité, Hiromu avait réellement attendu ce moment, fébrilement. Elle lui manquait, il n'avait pu le nier. La sentir contre lui, la rassurait bizarrement. Il tenait sincèrement à elle. Tous deux s'étaient considérablement rapprochés, ces derniers mois. C'était une douce habitude qu'il avait pris. Discuter avec elle, échanger des messages, s'appeler de temps en temps. Il ne s'était pas passé une journée sans qu'il ne prenne des nouvelles de la plus belle des Coréennes. Le love coach tenait beaucoup à leur amitié, même si son cœur n'était pas dupe. Cependant, il ne pouvait admettre de lui faire du mal. Au fond, il savait pertinemment que cette femme était trop bien pour lui. Leur relation était néanmoins différente de celle qu'il avait avec Ana. Hiromu se rendait bien compte qu'il était beaucoup plus doux, plus charmeur. Pas dans un mauvais sens. Il voulait lui plaire. Il ne voulait pas qu'elle le rejette. Avec Minah, le Japonais se contrôlait pour éviter au mieux d'avoir l'air idiot, même s'il échouait tout de même parfois.

« J'allais te chercher, puis t'es apparue. Moi j'appelle ça le destin ! » Un rire lui échappa, tandis que son regard, intense, plongea dans celui de la jeune femme. Il aurait bien voulu la garder encore un peu contre lui, à tournoyer indéfiniment dans ce parc. Mais non, ça aurait été un peu trop bizarre. Et surtout, impossible. Qu'elle le taquine avec son nez, Hiromu s'y attendait. Ça le surprenait, en vérité, qu'il la laisse faire. Si c'était Minah, ça ne le dérangeait pas. Au contraire, il trouvait mignon cette attachement dont elle faisait preuve à son égard. Répliquer avec la chirurgie était sa manière à lui de la taquiner. Il voulait qu'elle soit scandalisée et lui demande de ne surtout jamais faire une chose pareil – puisqu'il était parfait (tout comme le reste, si on demandait). Mais la jeune femme sembla plus forte à ce petit jeu. Fronçant les sourcils, il la jugea durement pour avoir osé proférer une telle ânerie. « Jamais je serai Coréen ! » Son cœur s'emballa un peu, alors que sa conscience se rendait compte que pour elle, le si fier Nippon serait prêt à l'être.

Hiromu retrouva cependant bien vite sa douceur, tandis qu'il se perdait dans les beaux yeux de la jeune femme. Elle lui avait tant manqué, c'était affreux. Mais il ne pouvait pas le dire ainsi. Son geste, il n'avait pas pu le contrôler. Sa tendresse n'était pas feinte. S'il la touchait comme ça, ce n'était pas pour la séduire. Il en avait simplement besoin, parce que oui, il était heureux de la revoir. Soulagé qu'elle soit revenue. Pour un peu, et il partait en Corée du Sud pour lui rappeler ce que le Japon avait de mieux ; lui ! « T'as intérêt à l'être, ma p'tite ! » Et il la lâcha, conscient qu'il s'était montré un peu trop faible. Un café leur ferait le plus grand bien, oui. Ils s'étaient confiés beaucoup de choses, mais Hiromu ne se laissait jamais d'entendre sa voix. Parfois, il lui faisait exprès répéter certaines choses, ou il ne la coupait jamais, lorsque c'était elle qui lui parlait une seconde fois d'un événement dont il avait déjà connaissance.

Marchant à ses côtés, un sourire flanqué sur ses lèvres, il leva un sourcil suite à la question qu'elle lui posa. « Oh oui, j'ai hâte ! » Du coin de l'œil, le love coach observa la réaction de Minah. Serait-elle jalouse ? Un tout petit peu ? « Mais t'inquiète pas, je te promets de toujours trouver du temps à t'accorder ! » Sa main tapota le sommet du crâne de la Coréenne, ses doigts se perdant peut-être un peu plus que nécessaire dans ses cheveux. « Mais ça veut dire que tu crois en mon succès ? » Il ne devrait peut-être pas afficher ce sourire niaisement fier. Hochant la tête quand Minah lui désigna un café, il la suivit à l'intérieur, s'installant à une petite table rien que pour deux. Pour être plus proche d'elle encore. Les tables étaient assez espacées pour offrir une certaine intimité aux clients de l'établissement. Son cœur rata un battement, lorsque la voix de Minah sonnait si joliment à ses oreilles. Restant l'espace d'un instant silencieux, Hiromu laissa son regard se perdre dans le sien. « Très jolie, oui. » Et soudain il eut la certitude qu'il n'y avait pas plus beau paysage que ce qui se reflétait dans les yeux de la Coréenne.

Il sourit en l'entendant rire, se sentait véritablement heureux. « Je savais pas si tu l'avais voulu, à ce moment-là... » Connaissant les circonstances de son départ. Mais Hiromu préférait le sous-entendre, plutôt que de jeter un froid volontairement. Souriant de plus belle, il hocha la tête. « Si tu veux bien m'emmener quand tu y retourneras, je veux bien découvrir la ville avec toi ! » Sous condition d'avoir un vol retour vers le Japon, bien entendu. « Je préfère aussi te parler comme ça, en vrai. » Ses mots étaient maladroits, Hiromu se sentait vraiment bête. Heureusement, un serveur les rejoignit pour prendre leur commande, déposant deux verres d'eau devant eux. Commandant un cappuccino une fois que Minah se fut décidée, il toisa le serveur qui, le love coach en était persuadé, avait un peu trop louché vers la poitrine de la Coréenne. Il avait vu sa tête, ou bien ? Il avait pas vu qu'elle était divinement bien accompagnée ? Tocard. Reprenant une expression plus douce, il sourit à Minah. « Le voyage s'est bien passé ? C'était pas trop dur de quitter ta famille ? » Et de revenir dans la ville où elle avait connue une si mauvaise expérience. Osant prendre sa main, Hiromu la serra fort dans la sienne. Sans trouver de raison vraiment valable. Laissant un rire gêné filer d'entre ses lèvres, il passa sa langue sur ces dernières, lâchant doucement la jeune femme. « J'étais un peu surpris quand tu m'as dit avoir signé avec Eita . » Posant les coudes sur la table, il se pencha un peu en avant. « Pas que je suis pas heureux que t'aies préféré le Japon, mais bon, la kpop ça reste quand même plus en vogue, non ? » Et pour que Sakuta Hiromu le dise... Voilà. Bon, peut-être qu'il n'oserait pas l'avouer deux fois. Fallait pas pousser non plus !
       
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     Sam 29 Avr - 23:26

       
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MINAH & HIROMU

       tenue
Le Japon lui avait manqué sans réellement lui manquer. Elle appréciait le calme du pays plus que sa culture ou ce qui le rendait unique. Elle n’avait de compte à rendre à personne, vivait librement sa petite vie et c’était bien tout ce qui comptait. Si elle était retournée à Busan, c’était uniquement pour se reprendre, se reconstruire. Elle ne devait pas perpétuellement penser à ce qu’elle avait perdu, penser au fait qu’elle était si naïve. Son intelligence était ce dont elle était le plus fière et elle s’était si facilement laissé avoir, par le goût de la compétition, un titre et un sourire un peu trop bien fait. Elle ne s’y ferait plus prendre. C’était bien pour cela qu’elle avait accepté des fiançailles avec un homme qui ne lui plaisaient en absolument rien. Il était stupide, absolument pas drôle et même physiquement, il n’y avait rien qui l’attirait en lui. C’était une idée vraiment géniale, elle le savait.

Hiromu l’amusait, elle était terriblement heureuse de le revoir. C’était un ami vraiment précieux à ses yeux, et le retrouver lui faisait un bien fou. Elle ne se l’avouait pas, ou tout au fond d’elle peut-être. Avoir revu Keira aussi. Elle était un peu revenue pour les Sakuta, probablement. Mais elle se l’admettait bien plus pour sa meilleure amie que pour ce love coach. Elle n’aurait jamais imaginé qu’ils puissent devenir proche. A leur rencontre, elle ne lui accordait aucune confiance, aucune crédibilité. Elle aurait pu lui en vouloir, c’était lui qui lui avait présenté Haruto. Pourtant, elle n’avait jamais eu la force de l’en tenir pour responsable. Il avait été là pour elle depuis, à chaque instant, chaque instant. Elle avait besoin de lui et au fond d’elle, elle avait si peur. Peur qu’il se sente encore coupable et qu’il la voit simplement pour ça. Néanmoins, quand il la serrait ainsi dans ses bras, c’était comme si ça lui enlevait toutes ses craintes.

Marcher dans ce parc en silence ne lui plaisait pas, alors elle parlait, toujours. Elle avait besoin d’entendre sa voix comme pour s’assurer qu’il était bien là. Là, tout près d’elle. Son cœur se réchauffait toujours à cette pensée. Peut-être que l’idée de sa célébrité future ne lui plaisait pas énormément. Bien sûr qu’elle était heureuse pour lui, si ça lui plaisait comme ça, néanmoins, que se passerait-il s’il l’oubliait ? C’était probable. Elle sourit quand il lui assura toujours trouver du temps à lui accorder, mais c’était ce qu’il disait maintenant. Hiromu ne pouvait pas prévoir l’avenir, n’est-ce pas ? « J’espère bien ! » Elle posa son regard sur elle, souriant en coin. Elle espérait de tout son cœur, il était devenu un réel repère dans sa vie, il ne devait même pas s’en douter. « Bien sûr que j’y crois. T’as vu la tête des autres MC d’émission ? Ils sont tous moches. » Donc rien que pour ça, Hiromu allait attirer l’attention par sa beauté. Elle rit un peu de ses bêtises, finissant dans un sourire un peu plus tard quand il l’approuvé. Jolie, oui.

Le beau Japonais devait venir à Busan, voir la beauté de la ville et de la culture coréenne. Elle se promettait de l’emmener un jour, même s’il faudrait qu’elle évite de prévenir ses parents. Maintenant qu’elle était fiancée, ils risquaient de ne pas comprendre ce qu’elle faisait avec un autre homme à Busan. Ils ne comprenaient pas l’amitié entre un homme et une femme. Pourtant, il n’y avait rien de bizarre à leur relation. Elle y croyait vraiment quand elle pensait cela. « Marché conclu, je t’emmène ! » Se penchant vers lui, elle afficha un sourire amusé. « Tu voudras peut-être même plus revenir après ! » Essayer la Corée, c’était l’adopter. Oui décidément, la prochaine fois, elle voulait l’emmener avec elle. Parler par message, c’était drôle une journée. Ils étaient un peu maladroit, même elle pouvait le sentir, cependant, elle était terriblement heureuse. Assise dans ce café, elle ne pouvait détacher son regard de lui, son sourire n’arrivait pas à se défaire de son visage. « Non, ce n’était pas… » Ses paroles furent coupé en sentant sa main prise dans la sienne et elle les regarda quelques secondes, ne sachant pas quoi faire, sauf le regarder à lui et reprendre un peu plus bas : « … difficile de revenir ici. » Elle déglutit discrètement, déçue quand il la relâcha. « Et le voyage s’est bien passé, oui. »

Signer avec Eita n’était que pour faire plaisir à sa mère. Elle ne voulait pas réellement devenir idole, elle voulait réussir ses études, celles qui lui tenaient à cœur. Devenir une grande physicienne, avoir son nom et ses recherches dans les plus prestigieuses universités. Pourquoi pas obtenir un prix Nobel pour une avancée incroyable dans l’astrophysique ? Elle fut un peu surprise par les questions de l’ancien love coach et elle réfléchit un instant, chercher quelle version adopter avec lui. « Oui, justement ça reste plus en vogue, c’est plus difficile aussi je pense. » Elle aurait moins de temps à consacrer à ses études, combien d’idole mettait le double d’année normalement nécessaire pour passer une simple licence ? Minah avait elle-même du mal à suivre. Avec son retour à Busan, elle n’avait pas pu passer ses examens et devra donc recommencer son année en mars prochain. Ça lui faisait un peu de peine mais elle n’avait pas réellement le choix. « C’est un peu pour faire plaisir à ma mère, elle était mannequin avant, alors c’est un milieu qu’elle adore. » Et ça le faisait toujours de dire qu’on pouvait trouver sa file tout de suite en tapant son nom sur google. « Puis, faut bien apporter un peu de qualité au Japon ! Je suis la plus jolie ! » Elle plaça ses mains autour de son visage, faisant un joli clin d’œil à Hiromu avant de pouffer bêtement. « Enfin, c’est compliqué. Tu sais bien qu’un jour, je serais pas célèbre que parce que je bouge bien mes fesses. Et Dieu sait que je bouge très bien mes fesses ! Il faudra que je te montre un jour. » Elle but une gorgée de café. « Ce sera un honneur pour toi ! » Une autre gorgée. « Même mon fiancé a pas le droit de voir. » Peut-être bien qu’elle l’avait dit très vite tout en buvant une autre gorgée de café. Pas qu’elle comptait le cacher à Hiromu mais ça la mettait étrangement mal à l’aise de lui annoncer. C’était bizarre, mais ça devait être normal. Elle ne savait pas encore en quoi, mais ça l’était probablement.


       
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     Ven 12 Mai - 0:20

       
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MINAH & HIROMU

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Si Hiromu avait hâte de toucher des doigts la célébrité – parce que, soyons honnêtes deux secondes, il serait plus fab que certains candidats – il n'en restait pas moins stressé. Un tout petit peu. Quelque chose pouvait toujours se produire, et tout gâcher. Cependant, le coach préférait se montrer optimiste. Tout allait bien se passer ! Après tout, pourquoi cela tournerait mal ? Il faisait équipe avec Ana ! Au pire, il l'empêcherait de parler. Non, Hiromu savait qu'il formerait un bon duo. Leur complicité transparaîtrait à l'écran, tout le monde serait jaloux de leur beauté. Peut-être que quelques rumeurs se créeraient sur eux ? Si la perspective d'une telle folie le faisait sourire, là, devant Minah, il n'en était plus si sûr. Et il se demanda soudainement si elle en aurait quelque chose à faire. Une partie de lui voulait savoir, et l'autre craignait que cela arrive. Pour une raison qui lui échappait, il n'avait pas envie de la blesser. Mais c'était ridicule, n'est-ce pas ? Pourquoi devrait-il s'en faire ?

Ce qui était certain, c'était qu'il ne l'oublierait pas. Du temps, Hiromu ferait son possible pour en trouver pour elle. Il ne disait pas que ça l'arrangeait pour s'éloigner de certaines connaissances qui lui pompaient l'air, mais Minah en valait la peine et le coach se promettait de lui accorder son temps libre, si elle le lui demandait. Sa réaction le fit sourire, un peu trop heureux, puis un rire quitta sa gorge à sa remarque. « Ce n'est pas très gentil pour Ana ! » Ses yeux scrutaient le visage de la belle. Y lirait-il quelque chose ? « Bon, c'est vrai qu'elle peut avoir un visage inquiétant. » Parfois, la Russe le faisait flipper. C'était peut-être bien la seule femme capable de le plaquer au sol, alors le coach se méfiait. A juste titre.

Mais assis en face de Minah, Hiromu oublia bien vite Ana. Ou n'importe quelle autre femme. Il passait du temps avec elle, donc ne devait penser qu'à elle. Mais pas trop. Rien de bizarre. C'était simplement une amie à laquelle il tenait beaucoup. Une amie qui lui avait manqué. Terriblement, malgré les nombreux messages échangés ou coups de fil passés. Lorsqu'elle était là-bas, à Busan, Hiromu avait-il parfois pensé la rejoindre ? Oui, définitivement. Le temps d'un week-end, pour voir ? Juste pour voir. Ce que la Corée du Sud avait de si attirant. A part certaines jeunes femmes. Souriant à Minah, il hocha la tête pour lui signifier qu'il était tout à fait pour ce marché. Son cœur rata un battement quand elle se pencha vers lui, et il lui fallu lutter pour ne pas en faire de même. Non, ce serait trop bête. A tous les coups, il lui donnerait un coup de boule involontaire. « Je sais pas... Faudra avancer de très bons arguments pour ça ! » Bien qu'il ne doutait pas que Minah en était tout à fait capable.

Sa main dans la sienne, Hiromu fit mine de ne pas voir son trouble. Peut-être avait-elle encore du mal avec ce genre de geste affectueux ? Pourtant, elle s'était littéralement jeté dans ses bras quand ils s'étaient retrouvés. Peut-être que ça n'avait été que sur l'euphorie du moment ? La lâchant doucement, il hocha la tête. Heureux d'apprendre qu'elle n'avait pas eu de mal à revenir, il ne trouva cependant pas quoi lui répondre sur le coup. Pendant un nouvel instant, son regard se perdit dans le sien. « En tout cas, je suis bien heureux que tu sois revenue. » Le Japon avait un bel avenir à lui offrir, Hiromu en était persuadé. Minah méritait d'y trouver le bonheur, comme une vengeance sur les mauvais moments qu'elle y avait passé. Mais il ne voulait pas évoquer – même en sous-entendu – ces douloureux souvenirs. A la place, le Japonais laissa sa curiosité l'emporter.

Le serveur arriva leur apporter leurs boissons pendant que la jeune femme exposait son point de vue. Haussant les sourcils quand elle mentionna sa mère, Hiromu se frotta le menton, cherchant dans sa mémoire s'il connaissait un mannequin coréen qui ressemblait à Minah. « Elle était connue ? » Il ne prit pas de suite conscience que sa question pouvait paraître très malpolie. Si la réponse était négative, cela soulignerait l'échec de la mère de son amie. Néanmoins, son inquiétude s'envola au milieu des papillons au creux de son ventre, quand la belle lui fit ce qu'il appelait dans son pays de … « C'était un aegyo, ça ? » Derrière son sourire taquin, Hiromu tentait de masquer son trouble. Croisant les bras sur la table, il se pencha légèrement en avant. Tournant très légèrement la tête vers la gauche – pour lui offrir son meilleur profil – il lui adressa un sourire charmeur que souligna un clin d’œil parfaitement maîtrisé. Lui aussi pouvait le faire !

« Non, je sais. Tu vas révolutionner la science en découvrant un truc extraordinaire. Genre tu seras la première à parler avec des extraterrestres ou je sais pas. La première femme à marcher sur Mars ! » Sûr que Minah rendrait la combinaison d'astronaute sexy. Pour le reste, il ne fallait pas trop lui en demander. Hiromu n'y connaissait rien en trucs de l'espace. « [color=maroon]Ça j'en doute pas ! » En fesses, il s'y connaissait beaucoup mieux. Et il devait avouer que celles de la belle Coréenne valaient le détour. Pas qu'il les avait lourdement reluqué, juste qu'il avait bien dû les observer discrètement, à un moment. Il restait un homme ! Mais alors qu'il allait enchérir, sa tasse de café stoppa net sa course jusqu'à ses lèvres en entendant la suite des propos de la jeune femme. « Ton... fiancé ? » Hiromu resta bêtement figé, à la fixer d'un regard un peu trop halluciné. Il avait beau fouiller dans sa mémoire, il était certain que Minah ne l'avait jamais évoqué avant. Un rire nerveux lui échappa. Sa tasse entrechoqua la coupelle, y renversant un peu de son contenu. « Comment ça ton fiancé ? C'est une blague ? » Hiromu avait voulu se montrer détaché, mais son ton s'était fait plus que sérieux. « Je comprends pas... Tu vas te marier ? » Pourquoi est-ce que ça l'énervait ? Pourquoi est-ce que ça le blessait ?

Vraiment ? Pauvre idiot qu'il était.
       
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     Lun 26 Juin - 12:46

       
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MINAH & HIROMU

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Minah n’évoquait absolument pas la meilleure amie de cet idiot quand il se sentit obligé de l’amener dans la conversation. Oui, elle avait une tête inquiétante. Il devrait y réfléchir. Il parlait si souvent d’elle ! Elle devait l’obsédé. De toute manière, c’était courant. Oui, enfin, l’amitié entre une femme et un homme hétérosexuels, il y avait toujours des ambiguïtés quelque part. à force que Hiromu parle d’elle, c’était bien simple, la jeune Coréenne avait l’impression de la connaitre ! Et cela l’aidait à confirmer beaucoup de choses. Elle ne l’aimait pas du tout. Mais le Japonais l’aimait sans doute. Il devait arrêter de se voiler la face et accepter la vérité. Elle l’aimait peut-être aussi, mais si Minah essayait de lui faire comprendre, il se braquerait forcément. Elle n’avait pas envie de l’énerver. Elle allait le laisser dans son déni. Avec sa meilleure amie. Oh, comme Haruto, oui ! Non, elle ne devait pas y penser. Et laisser Hiromu tranquille, vivre pleinement son amitié. Il finirait bien par se rendre compte qu’il l’aimait. Dans quatre ans, comme ce connard. Elle devrait lui demander depuis combien de temps il connaissait sa « meilleure amie ». Elle le fera plus tard.

Il vaudrait mieux ne plus penser à elle. Pour Hiromu. Il ne devait pas bien vivre le fait qu’elle avait déjà un petit-ami. Peut-être devrait-elle le prévenir. Pas que cette Russe le mette enceinte avant de le quitter comme le dernier des idiots et l’obliger à se faire avorté le plus rapidement possible avec comme seul soutient, son cher cousin totalement débordé. Elle ne savait plus le nom du type, juste qu’il était Coréen aussi. L’histoire allait se répéter, elle voyait ça venir d’ici. Et si elle sentait une drôle de colère se former en elle, c’était bien pour ce pauvre garçon, rien d’autre. Aucun rapport. Mais elle devrait arrêter de penser à tout ça. Elle se plombait le moral et gâchait les retrouvailles avec son ami au nez fragile. Il fallait qu’elle pense à autre chose. La Corée du Sud. Oh oui, un jour, elle l’emmènerait avec elle et il tombera définitivement sous le charme de ce pays. Elle se le jurait. Il ne pourrait plus s’en passer après !

« J’ai les meilleurs arguments du monde. » Elle lui offrit son sourire le plus adorable pour le charmer et lui donner un avant-gout de ce qu’il allait aimer là-bas. Elle était une très bonne ambassadrice de son pays ! Hiromu devait clairement le reconnaitre. Un jour, il mettrait peut-être la Corée du Sud comme son second pays préféré. Minah savait qu’elle ne pourrait jamais mettre le Japon K.O., peu importe ce qu’elle pourrait bien essayer pour le faire changer d’avis. Ah les hommes, ils étaient si compliqués… Et les femmes aussi. Pourquoi son cœur battait si vite quand il lui prenait la main ? C’était stupide, ce n’était rien. Rien de bizarre. Juste son ami qui lui prenait la main et semblait gêné au moment de lui rendre. Est-ce qu’elle avait fait une tête bizarre ? Et s’il le prenait mal ? Pourquoi elle était devenue comme ça ? Ce ne serait pas étonnant qu’il fuit mais sa déclaration lui fit terriblement plaisir et elle sourit comme la dernière des idiotes. « Je suis heureuse d’être revenue aussi. » Surtout maintenant qu’elle le voyait. Enfin, elle était surtout heureuse d’avoir retrouvé Keira. Evidemment. Sa meilleure amie était la principale raison de son retour, elle ne pouvait pas vivre sans elle.

Si sa mère était connue. Oh oui. Si on tapait son nom sur Google, des milliers de photos de ses années de gloire faisaient leurs apparitions. Elle s’était fait un nom de 85 à 94, comme elle le répétait souvent. Presque 10 ans, si elle n’était pas tombée enceinte. Au fond, la carrière d’un mannequin ne dure pas très longtemps et neuf ans, c’était honorable, cependant, sa mère ne l’entendait pas de cette oreille. « Non, non, elle faisait des petites photos de temps en temps, ce n’était pas si sérieux ! » Elle entendait sa mère s’offusquer au loin. Mais que pourrait-elle faire si Hiromu lui demandait son nom ? Fujiwara Kaori, pouvait-on fait plus japonais ? Il ne la croirait pas si elle lui disait qu’elle était Coréenne, malgré tout. Non, inutile d’entrer dans le sujet. Plutôt applaudir et féliciter son ami qui se souvenait d’un mot coréen. « Ouii ! Un aegyo ! Tu commences vraiment à devenir un vrai petit Coréen ! » Son sourire se fit taquin, mais elle en était vraiment très fière en réalité !

Un jour, elle sera mondialement connue pour avoir découvert des choses extraordinaires. Elle rit un peu, heureuse que Hiromu ait retenu ses petits délires qu’ils avaient eu au téléphone quand elle imaginait son avenir. Une partie d’elle voulait que cela arrive. Et surtout, qu’elle puisse le partager avec lui. C’était la première fois qu’elle incluait quelqu’un dans ses fantasmes de grandeur, sans doute parce qu’il la soutenait. « Si tu es sage, tu viendras avec moi sur mars. » Sa langue pointa entre ses lèvres. Et elle lui montrera aussi ses petites techniques de danse. Tout le monde aimait ses fesses. Hiromu aussi. C’était bien pour cela qu’elle ne doutait pas de sa célébrité à venir dans le futur.

Avant, il fallait évoquer quelque chose qu’elle ne pouvait pas éternellement cacher. Ce fiancé. Min Hae. Sa mère trouvait que c’était une bonne idée, vu combien sa carrière d’idole trainait. Elle ne risquait pas de rencontrer des hommes riches et puissants en errant dans Eita toute la journée ! Le visage de son ami la mit mal à l’aise et elle ne savait plus parler correctement. Oui son fiancé. Non, ce n’était pas une blague. Elle allait se marier. Normalement. Un jour. Pour le moment, tout cela semblait si loin d’elle. « Non, vraiment. Il s’appelle Min Hae, c’est le fils d’amis à mes parents. C’est un peu eux qui ont décidé. » Un peu beaucoup, mais elle n’avait pas protesté. Non, sans doute que ça l’arrangeait bien. Elle ne risquait plus rien, plus de tomber sur un connard, plus de tomber amoureuse, plus de tomber enceinte. « Il a l’air gentil, je ne le connais pas vraiment, on a juste diner ensemble, une ou deux fois. » Des soirées horriblement longues et pénibles. Elle se sentait si nerveuse d’en parler à son ami, sans comprendre pourquoi. Quelle idiote. « Tu vois, mes parents sont encore plus efficace qu’un love coach… » Un petit rire nerveux quitta ses lèvres. La pire des idiotes.


       
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     Jeu 13 Juil - 22:56

       
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MINAH & HIROMU

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Effectivement, Minah possédait tous les meilleurs arguments qui soient. La Corée du Sud ne pouvait avoir de plus douée, de plus belle ambassadrice qu'elle. Un simple sourire de sa part, et Hiromu avait déjà envie de se précipiter chez lui pour faire sa valise et visiter Séoul, Busan ou même des petits villages perdus au bord de la mer avec des noms bizarres comme Jukdo ou Seokgyo – enfin ça, le Japonais n'était même pas sûr que ça existait vraiment. Oui, le pays natal de la belle l'attirait bien plus lorsque c'était justement elle qui en parlait. Hiromu en oubliait presque ce sang qu'il maudissait pourtant tellement. Lui avouerait-il un jour ? Qu'en penserait-elle, alors qu'il lui avait si souvent jouer le patriote si fier de son pays du soleil levant ? Il y avait tant de choses que Minah devait encore apprendre sur lui, et Hiromu n'était pas certain de pouvoir tout lui dire. Aussi se contenta-t-il de lui adresser un sourire charmeur, histoire de montrer que lui aussi avait de bon arguments pour le Japon ou juste pour lui.

Pour elle, cependant, le Japonais voulait bien faire un peu la paix avec ce pays qu'il avait tant détesté auparavant. Après tout, Minah était une amie précieuse ! Faire des efforts pour ses proches, c'était normal après tout, non ? Hiromu sentait la pointe d'hypocrisie qui perçait dans cette argumentation, mais il préféra ne pas répondre. Juste se perdre dans le regard si captivant de la belle assise face à lui, et serrer doucement sa main. Pour un peu, et il les aurait entendu, les violons ! Pour ne pas que l'atmosphère semble bizarre, il finit par la lâcher. Voilà, Hiromu était simplement heureux de la revoir. La toucher, pour être sûr qu'elle était bien là. Minah pouvait dire ce qu'elle voulait, malgré les terribles épreuves par lesquelles elle était passé, sa place était au Japon, le coach n'en doutait pas le moins du monde. Quelque chose en elle appelait la gloire, qu'elle soit du domaine scientifique ou des lumières des stars.

Et visiblement, son raisonnement tenait la route ! Sa propre mère était elle-même connue ! Néanmoins, Hiromu eut la présence d'esprit de ne pas faire une remarque stupidement clichée sur un quelconque gène de la célébrité ou du talent coulant dans son sang. Parce qu'un peu honteusement, le Japonais avouait qu'il ne connaissait pas grand chose de la relation de son amie et ses parents. Et si un conflit opposait les deux femmes ? C'était si courant, surtout dans ces cas-là. « T'as pas une photo d'elle ? » Pour le coup, le doute était permis ; était-il réellement love coach ? Vouloir voir un cliché de la mère d'une jeune femme... Bon, pas qu'il voulait la séduire. C'était Minah. Quelle idée. Pourtant, ça n'empêchait pas Hiromu de penser que oui, elle serait définitivement la plus jolie de toutes les trainees de son agence. Elle brillerait bien lus que les deux sœurs de l'autre idiot de psychiatre homo ! Chassant les pensées déplaisantes qui commençaient à s'immiscer dans son cerveau, le Japonais préféra rebondir sur cet aegyo. Un sourire fier étira ses lèvres. « T'as vu ça ? » Buvant une gorgée de sa boisson, il se redressa un peu sur son siège. « Je suis pas ignorant à ce point, je connais ce truc-là... » Oui, il allait le faire. Serrant ses poings, Hiromu les leva à hauteur de ses joues. « Shy, shy, shy ~ » Sans se soucier des autres clients autour d'eux, il éclata de rire.

Mais avant tout, parce qu'il aimait l'entendre rire elle. Minah était si belle lorsqu'elle souriait, mais encore plus lorsqu'elle riait. Hiromu pourrait entendre le son mélodieux de sa voix rieuse pendant des heures. Il voulait vraiment la garder auprès de lui, elle comptait beaucoup. Leur rapprochement de ces dernières semaines n'avait rien d'anodin, il voulait qu'elle sache qu'elle pourrait compter sur lui. Qu'il l'encouragerait qu'importe la voie qu'elle choisirait. Idole ou scientifique, elle restait Minah. Et Hiromu la suivrait jusque sur Mars s'il le fallait ! Hochant vigoureusement la tête, il approuva donc cette idée. « On rendra la combi spatiale sexy ! » Forcément. Peut-être que ses yeux s'attardèrent un peu sur cette langue qui pointait entre les lèvres fines de la jeune femme. Et que la sienne passa sur ses lèvres à lui. Son cœur accéléra bêtement sa cadence. Ça ne se faisait pas. Mais toutes pensées déplacées qu'il aurait pu avoir alors se firent balayer par un raz-de-marée qu'il n'avait pas vu venir, ayant dévasté tout quelconque espoir qu'il avait pu secrètement nourrir jusque là. Un fiancé.

Minah s'était fiancée. Hiromu crut bien qu'une douche glacée l'avait soudainement aspergé. Il resta abasourdi face à la nouvelle, fixant de ses yeux ronds son amie. Que devait-il faire ? La féliciter ? Lui demander si elle était sérieuse ? Il devina qu'elle l'était. Alors lui demander ce qui pouvait bien lui passer par la tête. Non, c'était méchant. « Min Hae. » Un Coréen, quelle horreur. C'était comme si toute son animosité face à ses pairs était revenue d'un coup. L'idée que ce soit un mariage arrangé rassura un instant le Japonais, avant que les paroles de la jeune femme le fassent douter. « Gentil ? » Un rire moqueur lui gratta la gorge. S'il y avait un compliment bien hypocrite dans la bouche d'une fille pour désigner un garçon, c'était bien ce mot là. Gentil. La conclusion de Minah lui laissa un goût amer en bouche. Le coin de sa bouche se tordit, et il prit la pique en plein cœur. Ses yeux se baissèrent vers sa tasse, son café un peu renversé sur la coupelle. Elle avait raison, lui, il lui présentait un gay capable de la mettre enceinte.

« Félicitations. » Hiromu savait bien que ce n'était pas quelque chose que l'on était censé balancer comme une insulte. Mais vraiment, il se sentait incapable de se réjouir de la nouvelle. Relevant la tête, il plongea un regard plus dur qu'il ne l'aurait voulu dans celui de la belle. « Et de lui t'as une photo ? » Histoire de voir sa tête de naze – parce qu'il en avait forcément une. Posant ses coudes sur la table, il s'y appuya. « C'est tes parents qui on choisit, mais toi... ? » Sans afficher la moindre émotion, Hiromu fixa Minah, comme pour sonder son cœur. « J'veux dire, tu m'en as pas parlé jusque maintenant. T'as d'autres trucs à me dire à part le fait qu'il soit gentil ? » Oui, d'accord, elle le lui avait bien précisé, ils ne s'étaient rencontré que deux fois. Mais quand même ! « Il fait quoi dans la vie ? » Sûrement un fils à papa, Hiromu le voyait venir gros comme le manoir dans lequel il vivrait avec Minah. Se laissant retomber contre le dossier de sa chaise, le love coach tenta tant bien que mal de se montrer plus aimable. Mais c'était plus fort que lui ; il était passablement énervé, pour des raisons qu'il ne s'avouait même pas encore.
       
(c) crackle bones

       
 
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