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 payback is a bitch, you owe me a coffee ft. Jae Hwa

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     Dim 29 Jan - 14:57
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Après le déni et la tristesse, Heaven plongeait vraisemblablement dans la prochaine étape de son deuil : la colère. Et ça n’avait rien à voir avec une mauvaise humeur passagère, ou même une certaine irritabilité, ô que non, elle était dans une furie noire, une hargne dont rarement elle avait cerné les limites. Elle en voulait à Daisuke, de l’avoir forcé à faire face à son … oui son ex, c’est bel et bien ainsi qu’elle devrait se référer au chanteur désormais, et, quel que soit le pincement que ça lui faisait au cœur, mais cette rancune n’était rien en comparaison à celle qu’elle avait pour Kazuya. Si elle s’était imaginée ne jamais vouloir lui faire de mal, et bien elle avait tords, elle voulait le briser en morceaux, le déchirer pièce par pièce et lui faire payer la torpeur dans laquelle il l’avait mise. Avant lui, elle n’avait besoin de personne, avant lui, elle était en paix avec sa mortalité, elle contrôlait ses démons, elle était même presque stable dans sa spirale d’autodestruction. Avant lui, elle allait bien. Et maintenant?

Bah maintenant, ses pas l’avaient guidés jusqu’à un café – un café bondé, en pleine journée, rien d’étonnant – ou elle avait peiné à donner sa commande à une barista qui n’avait de rapide que sa propagande à faire des erreurs. « Je voudrais un grand latte avec un shot d’expresso. S’il vous plait.    » Quatre fois, elle avait dû répéter sa commande quatre fois et, en passant au bout du comptoir pour attendre son café, il semblerait que quatre fois n’était pas suffisant parce que son breuvage ne semblait pas vouloir apparaître! Elle avait soupiré, tapant du pied, un air de pure fureur figé sur son minois d’ordinaire angélique. Elle voulait du café, beaucoup de café, elle risquait sérieusement de le balancer au visage du premier crétin venu si ça n’arrivait pas rapidement! AAAARG Bras croisé, elle utilisa – malheureusement – ce contre temps pour se plonger un peu plus dans son mutisme.

Elle n’était plus qu’une loque, une coquille vide, un amas de crainte et de regrets. C’était intolérable. Si elle s’était imaginée que faire le deuil de son futur, des années plus tôt, d’accepter qu’une relation durable, une maison, ciel des enfants, elle n’en aurait jamais était la plus grande déception qu’elle ait vécu, ce n’était rien en comparaison à celle qui l’affublait désormais. Il lui avait promis la lune, rien de moins, et elle avait été assez conne pour y croire. Et maintenant? Une partie d’elle était incapable, de retourner à cette vie d’isolation maintenant qu’elle avait connu mieux. Elle préférait, et de loin, enchainer les idiotes, les bêtises, recommencer à accumuler les mauvaises décisions comme se remettre à fumer, à boire … elle était presque au plus bas, aussi méprisable qu’elle avait pu l’être des années plus tôt… il ne lui manquait que les conquêtes sans suite. Pour l’instant.

On aurait dit qu’elle était déterminée à précipiter sa perte, à vivre comme s’il n’y avait pas de lendemain, et c’était probablement vrai. On aurait pu croire qu’avec son sal caractère et son assurance, elle se serait relevée de ce nouveau coup… mais la vérité, c’était qu’elle ne voulait pas se remettre. Elle ne pouvait apparemment pas se mentir et plonger dans un mariage arrangé, pas plus qu’elle ne pouvait chasser le maudit chanteur de son cœur. Et elle n’en avait pas envie, pas une seconde… elle aurait voulu oublier, juste sombrer, de plus en plus bas, et y rester. Parce que de toute façon, c’est pour lui qu’elle avait voulu se battre, en son absence… à quoi bon? RAAAH. Il l’énervait, tant, tellement. Elle revoyait la loque qu’il était devenu, un alcoolique minable, rien à voir avec l’homme qui avait volé son cœur, et pourtant, toujours capable de la faire chavirer.

Elle lui en voulait, de faire son minable, sa victime, comme si toute cette histoire n’était pas sa faute, juste sa faute. Oui, dans la portion furieuse de son deuil, elle refusait de porter le fardeau des responsabilités. Il s’était enfuit, il l’avait laissée derrière, et il osait lui balancer sa tristesse en plein visage! C’était lui peut-être qui avait passé vingt-deux heures à mettre au monde un enfant mort-né? C’était lui qui avait failli y rester, qui avait eu peur, tellement peur tout seul dans cette chambre d’hôpital? C’était peut-être lui qui avait failli crever – ou espérer crever – de peine en remarquant que personne ne le visitait… pas même celui qui avait juré l’aimait pour toujours? Non! Il n’avait rien subi de tout ça alors ses excuses, elle refusait de les entendre! Et il osait lui dire de prendre soin d’elle. Ah oui, super, lui dire ça quand il avait pourtant juré de le faire? Connard!

Comme si son envie d’étrangler la tortue ne suffisait pas à la rendre désagréable, il fallut qu’enfin, après genre quinze minute d’attente, la barista mentionne sa commande. Elle allait tendre la main pour se saisir de  la boisson lorsqu’un infâme, un horrible, et clairement un suicidaire jeune homme se saisit de l’item en question, comme si c’était le sien et pas celui qu’elle attendait depuis genre, quinze minutes. PARDON!?! Une personne normale aurait demandé ou était sa commande, aurait exigé qu’un nouveau soit préparé et aurait donné l’absolution à l’inconnu. Une personne normale, mais pas Heaven. Elle avait fait plutôt un pas vers le jeune homme, ses iris clairs brillant d’une colère à peine contenue. Qu’il soit plus grand qu’elle – une denrée rare, devoir relevé sa tête pour regarder quelqu’un – ne l’avait pas spécialement intimidée, ni même retenue de le saisir par le collet, joues rouges de colère : « Reposes.mon.café.tout.de.suite.  » ………. Il pourrait se vanter d’avoir vu son minois de près rapidement – facile – mais dans quel état!

electric bird.
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     Lun 30 Jan - 3:33
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Cela faisait un peu plus de trois ans désormais qu’il vivait dans la capitale, qu’il s’habituait à sa nouvelle vie bien qu’en soit, Jae Hwa ne cherchait pas vraiment à s’y habituer. Depuis qu’il était au Japon, il n’avait toujours pas approché son père, il ne l’avait pas revu non plus en dehors de ce qu’il voyait dans les magazines ou dans les médias. Ce qui, soyons clairs, était suffisant pour raviver sa colère, sa rancune et particulièrement cette haine qu’il éprouvait envers cet homme. Non, il n’avait pas chômé, il avait fouiné, cherché, rassemblant tout un tas d’informations qui pourraient lui servir ou non contre son géniteur. Il était encore loin de réussir à le faire tomber, à lui faire payer néanmoins lorsqu’on s’engage dans un tel objectif, il fallait savoir être patient. Jae Hwa avait attendu des années, il pouvait encore attendre un peu. Ce qu’il avait pour l’instant était infime mais il ne désespérait pas. On pouvait bien le penser stupide si on le désirait, il était loin de l’être et c’était à croire que ce trait de caractère, il l’avait hérité de son père... Ou il serait plus judicieux de dire que c’était ce dernier qui l’avait rendu ainsi. Le photographe n’avait pas peur. Il était prêt à tout, vraiment à tout, pour arriver à ses fins et si pour cela, il devait avoir les mains sales, qu’il devait passer par des manières frauduleuses, avoir des mauvaises fréquentations, il le ferait. Ce n’était pas comme s’il n’avait pas connu ça en Corée, ce n’était pas comme s’il ignorait ce que ça faisait de se retrouver enfermé entre quatre murs dans une maison ou en prison... Il savait utiliser sa tête aussi bien qu’il savait utiliser ses poings. Son casier judiciaire était déjà bien rempli pour un jeune homme de son âge, probablement que s’il retournait dans son pays, on essaierait de le remettre derrière les barreaux pour un crime qu’il n’avait pas encore payé. Des circonstances qui lui avaient permis d’apprendre à être plus minutieux, plus discret et de faire attention dans quoi il s’engageait à chaque fois, de ne jamais faire confiance à qui que ce soit puis de toujours essayer de prédire les actions des autres pour agir en conséquence ensuite. C’était triste de s’apercevoir que dans son coeur il n’y avait rien d’autre que la vengeance, que ce dernier était rempli de mauvais sentiments, qu’il était froid voir même glacial et qu’on ne pouvait rien changer à cela. Il n’avait pas d’amis, pas des vrais, pas d’amour, pas de famille non plus. Il était plus seul que jamais cependant ça lui convenait ainsi... Le cas contraire provoquerait le risque de tout gâcher, de l’empêcher d’atteindre son objectif puis de le rendre vulnérable. Chose qu’il n’était pas. Evidemment qu’il avait ses faiblesses comme tout le monde - quel homme n’en avait pas ? -  toutefois il ne les montrait pas, il les renflouait dans le plus profond de son être puis essayait d’en faire une force.

Plutôt que rester chez lui en ce début de soirée, Jae Hwa avait préféré sortir, souhaitant s’aérer l’esprit mais aussi parce qu’en plus de son travail de photographe, il avait d’autres choses à faire. Ce n’était pas en se tournant les pouces qu’il les récolterait ses informations... Et c’était plus souvent le soir, dans diverses soirées, divers évènements qu’on trouvait des choses intéressantes. Les mains dans les poches, une paire de lunette de vue devant les yeux, une légère écharpe autour du cou, il s’était aventuré dans les rues de la capitale avant de s’arrêter dans un café. Il n’était pas habitué à dormir beaucoup, non pas qu’il ne le voulait pas mais tout simplement qu’il n’y arrivait pas. Jamais. A la place, il carburait au café bien qu’à choisir, il n’aurait pas été contre de choisir un autre bar plutôt qu’un starbuck coffee au vue de comment ce dernier semblait être bondé.

Un sourire idiot sur les lèvres, il avait commandé sa boisson à une serveuse qui était plutôt mignonne soit dit en passant... Sans bouger, il attendit patiemment, ne prêtant pas attention à l’étrangère blonde devant lui qui patientait également. Il ne le remarqua que lorsque cette dernière se saisit de son col pour le réprimander, apparemment, il lui avait volé son café. Ah bon ? Le garçon leva ses mains en l’air en guise d’innocence, mimant une expression des plus paniqués alors qu’il ne cessait de s’excuser dans des « pardon », la suppliant de le relâcher.

Une fois fait, il épousseta légèrement son haut afin de défaire ses plies puis sans hésiter, il lui donna le gobelet, s’excusant de plus bel. Ses prunelles la détaillèrent ensuite discrètement alors que plus il l’observait, plus la demoiselle lui disait vaguement quelqu’un. Jae Hwa avait la chance d’avoir une excellente mémoire, rares étaient les fois où il oubliait quelque chose et une fille comme elle, avec des traits physiques qui n’avaient rien d’une japonaise, bien sûr qu’il se rappelait. N’était-elle pas la copine de cette idole ? En tant que photographe, il avait déjà eu l’occasion de travailler avec des célébrités et cette star là, il ne la portait pas plus que ça dans son coeur. Parce que Kazuya lui semblait être le portrait atypique de la personne parfaite, la personne qu’on adorait parce qu’elle savait tout faire, parce qu’elle était sympathique et chaleureuse. Son père aussi était vu ainsi et pourtant... Ca ne l’avait pas empêché de tuer sa mère. C’était stupide de mettre tout le monde dans le même panier que ce vaurien toutefois c’était difficile...

- Ca sert à rien de vous énerver pour ça, vous savez, N’avait-t-il pu s’empêcher de déclarer d’un ton qui se voulait tout aussi candide et idiot que cette esquisse qu’il affichait, Si votre copain ne vous satisfait pas correctement, c’est pas de ma faute.

Oh. Il avait osé. Certes, s’il avait voulu parler comme Je Ha l’aurait fait, il aurait assurément été beaucoup plus cru dans ses paroles néanmoins se comporter ainsi signifierait prendre le risque de révéler quelle personne il était réellement. Jouer l’imbécile, l’innocent, celui qui ne connaissait pas grand chose à la vie était bien plus sage.  


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     Jeu 2 Fév - 1:25
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Un café, avait-elle réellement pris les nerfs pour un café? Alors que ses doigts fins se serraient autour du collet de son vis-à-vis, elle réalisait combien elle était stupide, hors de contrôle, à la limite du pathétisme… elle s’en fichait. Elle voyait rouge, une tornade de rage et pour une fois, une seule, elle refusait de forcer un sourire, de sentir le souffle lui manquer et de faire comme si tout allait bien alors qu’elle avait l’impression qu’on lui compressait le cœur, encore et toujours, et qu’aucune prescription ne viendrait à bout de ce mal-là. Rien n’allait plus, elle était coincée dans une spirale infernale et elle n’avait plus la force de combattre. Chaque tentative avait aboutie que dans un cuisant échec, elle en avait assez. Boucle d’or n’avait envie que d’une chose, se rouler en boule, fermer les yeux et abandonner, ça ne faisait pas assez longtemps qu’elle essayer de gagner une guerre perdue d’avance? Si seulement ça pouvait s’arrêter, si ce désir brutal, agonisant, cette envie incessante de se nicher contre un certain chanteur pouvait se dissiper. Le manque était tellement présent qu’il en était palpable. Alors non, elle n’allait pas refouler tout ça, elle n’en avait plus la force.

De toute façon, y avait-il vraiment quelqu’un pour se soucier de l’image qu’elle renvoyait? Si elle voulait hurler sur des inconnus, se donner en spectacles, ça blesserait qui hein? Sa famille était sur un autre continent, sa meilleure amie était disparue de la circulation et ses autres amis avaient tellement de démons à combattre qu’elle se retrouvait seule, absolument isolée et prise au dépourvu. La seule bonne raison d’avoir perdu Kazuya, c’est qu’elle n’avait pas à se demander, à chaque seconde, ce qu’il trouverait acceptable, ce qui était impossible, elle n’avait pas à contrôler ses moindres faits et gestes de peur de bousiller sa carrière, il y arrivait si bien seul… Une nouvelle vague de fureur avait grimpé en elle alors qu’elle libérait le jeune homme. Elle se souvenait vivement de la loque qu’était devenu son ancien petit ami, elle l’avait vu, ravagé par l’alcool et ça… elle n’était pas prête de lui pardonner. Qu’il soit heureux, qu’il passe à autre chose, elle pourrait s’y faire… et encore, difficilement, mais le voir saboter ce qu’il avait mis une décennie à construire, hors de question!

C’est donc avec une moue boudeuse qu’elle avait dévisagé le jeune coréen qui se confondait en excuse – d’abord – avant de la provoquer d’une moquerie bien salace qu’elle n’avait ni l’envie ni la préparation mentale pour entendre. Elle avait saisi le verre de café en le dévisageant de ses prunelles claires, haussant un sourcil. D’ordinaire, elle aurait tourné sa langue, aurait refoulé des insultes ou des rétorques mais dans son état actuel… Plutôt que de tourner les talons, d’oublier jusqu’à cette mésaventure, elle l’avait fixé avec plus d’intensité – pour une fois qu’elle devait relever les yeux pour s’accrocher à un regard, et avait répond du tac-au-tac : « C’est vrai que ça affecte mon humeur…    » oh naïf victime, il avait dû s’imaginer ciel et monde, vu la façon dont elle l’observait, en déposant sa main délicate sur son avant-bras en lui tirant son plus beau sourire. Plus elle le regardait et plus ça devenait clair dans son esprit.

… Il était grand, il la dépassait même – Kazuya était petit, il avait des mains de géant, contrairement à celle plus délicate du chanteur qui hantait son cœur… et ses cheveux, en bataille, négligés, rien à voir avec la tignasse de princesse de son ex-petit ami… et ne lui parlez même pas de son sang impure de coréen, ça se voyait d’ici que c’était une racaille d’immigré… il n’avait pas la moindre ressemblance avec Kazuya, en fait, on faisait difficilement plus opposé… et c’est probablement pour cette raison qu’elle s’était faite la réflexion mentale que c’était exactement, au détail près, ce dont elle avait besoin. Sans tourner autour du pot, elle avait laissé ses doigts pianoter sur le bras de l’inconnu, longer son bras jusqu’à se poser sur son épaule alors que, dans un sourire lourd de sous-entendu, elle avait rétorqué, très sérieuse. « Mais si ça t’inquiète autant, t’as qu’à t’en occuper à sa place…    » elle avait délicatement mordu sa lèvre inférieure, avant de prendre une gorgée de son café enfin récupéré, lui souriant avec un air d’amusement et de provocation, avant de murmurer, entre deux gorgée, le minois dissimulé derrière le gobelet. « De me satisfaire.    ». Délicatement, elle avait longé à nouveau son bras, du haut vers le bas, en le libérant enfin, chassant d’une main sa crinière blonde.

Pendant une fraction de seconde, elle s’était quand même bien demandé ce qu’elle faisait là, ça n’avait aucun sens. Draguer un parfait inconnu dans le premier 5 minutes, c’était un truc que l’ancienne Heaven aurait fait, celle qui n’avait rien à perdre, celle qui n’avait personne avec qui partager ses soirées…. Au fond, elle était bien cette Heaven-là. Le manque de Kazuya était atrocement fort, et c’est avec toute sa volonté qu’elle accrocha un sourire sur son minois en se retournant vers le coréen, dans un ; « Tu viens?    », avant de lui tourner le dos et de se diriger vers la sortie du café.


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     Mar 7 Fév - 11:01
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Parfois, Jae Hwa devrait apprendre à se taire et ce même si ses paroles étaient rétorqués avec innocence, ça n’empêchait pas que ça pouvait être déplacé, ça pouvait également blessé la personne face à lui. Mais en toute honnêteté, qu’est-ce qu’il en avait à faire lui de blesser la petite amie de cette célébrité ? Ce n’était pas comme s’il la reverrait à l’avenir, ce n’était pas comme s’il lui devait quelque chose puis elle avait été la première à l’agresser pour une histoire de café. Selon lui, c’était normal de se défendre, de la remettre à sa place bien qu’il avait du se retenir de répliquer ce qu’il pensait au plus profond de lui-même. Peut-être que ses mots auraient été bien plus cruels, plus méchants et plus déplacés que ce qu’il n’avait échappé en cet instant précis. Lui aussi avait des raisons incalculables pour s’énerver contre le monde, contre chaque personne qu’il croisait cependant il se taisait, il prenait sur lui et à la place il souriait tel un idiot, il jouait aux imbéciles puis garder toute sa haine enfouie à l’intérieur de son coeur. Cette étrangère pouvait penser du mal de lui, le détester, le maudire, le frapper aussi parce que sa figure ne lui plaisait pas, Jae Hwa s’en fichait. Il ne la connaissait pas, en dehors de ce qu’il avait vu dans les médias ou entendu, il ne savait rien d’elle. Dés qu’il aurait franchi la porte de ce café, il ne la verrait certainement jamais et même si pour x-raison, sa route devait recroiser la sienne, ça ne changerait en rien son point de vue. Cela ne modifierait pas la personne qu’il était, ce garçon méprisable qu’il cachait derrière des expressions innocentes et maladroite. Il n’aimait personne donc ce que les autres pensaient à son sujet, le photographe s’en fichait complètement. Sa façon de vivre n’allait pas être différente juste parce qu’il s’était confronté à une étrangère. Il avait connu tellement pire par le passé. Des choses que grands nombres de personnes ne pouvaient guère imaginer, des choses qu’il ne chercherait jamais à révéler tant à une époque ça l’avait brisé et que par fierté, il n’avait jamais montré ouvertement ses faiblesses. Des choses qui étaient gravés fermement au fer rouge dans son coeur, des séquelles qu’il ne pourrait sûrement jamais oublier et qui lui provoquaient souvent des cauchemars si bien qu’il avait fini par ne plus parvenir à dormir une nuit complète. Donc non, ce n’était pas une misérable femme qui allait l’effrayer. Bien qu’en soit, cela aurait été tout aussi simple de se taire, lui donner son café puis attendre patiemment à ce qu’on lui en serve un autre. Malheureusement, ce n’était pas dans son tempérament. Il n’avait pas pu rester silencieux parce que la réaction de sa vis-à-vis était complètement stupide et que d’une manière ou d’une autre, il tenait à le lui faire savoir.

S’il avait su qu’une vulgaire rétorque comme celle-ci amènerait une telle suite, Jae Hwa s’en serait félicité pour en un rien de temps parvenir à emmener une femme dans son lit. Une femme qui, il lui semblait bien, n’était pas célibataire et sortait d’ailleurs avec une célébrité. A croire que cette dernière ne la satisfaisait sérieusement pas comme il le fallait.

« Pardon ? »

Ses paupières avaient papillonné face à la déclaration de son interlocutrice et il ne pouvait que forcément continuer à jouer les idiots, mimer ne pas comprendre ce qu’elle lui racontait. Même si à dire vrai, le photographe était quelque peu surpris des agissements de la demoiselle toutefois il ne serait pas celui qui irait s’en plaindre.

« De... euh... » Fit-il, faussement étonné avant de se désigner dans une expression des plus penaudes « Moi ? »

Il ne devait, pas même une seconde, oublier ce personnage qu’il s’attribuait et puisqu’il était censé être maladroit, il ne pouvait pas laisser transparaître toute cette assurance qu’il avait en réalité. La laissant s’échapper ensuite, Jae Hwa était resté volontairement quelques instants de plus à l’intérieur, observant autour de lui avant d’hausser les épaules puis de sortir à l’extérieur. Il avait prévu d’accentuer ses recherches ce soir mais à croire que c’était raté... Enfin, peut-être pas vraiment. Qui savait si cette jeune femme ne pourrait pas l’aider, elle sortait avec une idole et qui disait « idole », disait « divertissement ». Il ignorait si elle lui serait utile ou non cependant ce serait stupide de passer à côté d’une telle occasion.

- Vous êtes sûr de ce que vous voulez ? Lui demanda alors le photographe une fois dehors, la mine innocente, Enfin, c’est comme vous le désirez...

Jouez les naïf, il n’y avait rien qu’il savait faire de mieux. Il n’avait que faire de ce que cette demoiselle penserait de lui, elle était loin, très loin, de le connaître.



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     Sam 11 Fév - 22:58
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Si elle avait eu quelques neurones fonctionnelles – les dernières ayant abandonné le navire alors qu’elle prenait conscience que son petit ami ne reviendrait jamais – boucle d’or aurait eu le bon sens de ne pas répliquer au parfait inconnu qui avait, pour dieu sait quelle raison, son mot à dire sur sa vie sexuelle. D’ordinaire, elle retenait ses réparties cinglantes, par soucis de ne pas nuire à la carrière d’un certain chanteur, mais il semblerait que maintenant que cette préoccupation était hors du tableau, elle ne savait plus tenir sa langue. Ou du moins, c’est l’excuse qu’elle utiliserait pour les mauvaises décisions à suivre : le retour à la liberté était tellement ardu qu’elle ne savait plus comment agir… Comme si quelqu’un allait la croire! Elle aurait mieux fait de rester au lit ce matin-là, tout sauf aller prendre un café dans une réplique parfait d’une établissement américain! Elle aurait dû le savoir que tout irait mal si elle fraternisait avec le pays des burgers… Et pourtant non, elle n’avait pas écouté cette mise en garde qui lui intimait de ne parler à personne, de se complaire dans sa douleur et de s’enfermer dans la chambre qu’elle squattait chez Daisuke. Oh que non, il avait fallu qu’elle se déplace et vienne endurer le vol de son café durement acquis! Plutôt que de continuer son chemin sans bousiller une seconde de plus dans ce lieu de perdition, elle avait préféré laisser libre court à son franc parlé qui n’avait eu jusque-là comme avantage que de faire fuir les prétendants approuvés par son père… Apparemment, ça pouvait aussi attirer ceux qu’il détesterait. Intéressant.

Était-ce vraiment sa voix qui avait grossièrement aguiché un étranger? Elle voulait vraiment endormir sa peine pour songer à la noyer dans les bras du premier sous homme à croiser sa route?! N’eut été du public, elle se serait brutalement assommée contre le comptoir en maudissant cette journée… faute de pouvoir, elle avait souri, comme si elle était en plein possession de ses moyens… Ce sourire en coin, amusé, alors qu’elle le détaillait de la tête aux pieds en tentant de trouver quelque chose qui ne la dégoutait pas chez ce chapardeur de boisson caféine. Encore heureux qu’Heaven ne se soit jamais ventée d’être une sainte, ou une prude, parce que les obscénités qui venaient de franchir ses lèvres auraient tôt fait de démentir cette image de poupée blonde parfaite! Sur le coup, elle se demandait même quelle mouche l’avait piqué alors qu’elle avait balancé du tac au tac une invitation des plus claires à un parfait inconnu. Et pas un inconnu séduisant hein, son vis-à-vis était d’une mocheté! Trop grand, trop costaud, et sa chevelure devait même être négligée, terme… sans parler de son nez trop droit. Franchement, pas son genre! Elle ne faisait pas dans les géants, les Hagrid, très peu pour elle…  

Elle ne doutait pas, que pour certaines femmes, il devait avoir un charme certain, pour certaines greluches myopes oui… elle… autant dire que son cœur se serrait à la simple idée d’en approcher un autre, dans ses songes, il n’y avait qu’un visage, un nom, à croire qu’il l’avait gravé si brutalement sur sa pompe à sang qu’elle ne pouvait trouver le repos ou la beauté nulle part ailleurs que sur ses traits. Maudite tortue! La douleur était palpable, à croire qu’elle cherchait à la raviver à lister mentalement toutes les différences entre son petit ami et celui qu’elle venait apparemment de greffer du rôle de nouveau jouet…. Notre blondie avait affiché un sourire des plus amusés en voyant la réaction du géant. Il était vraiment surpris? Et puis quoi encore ! S’il hésitait vraiment, elle était une vierge! Autant dire que cette prétention devait être aussi véridique que le sourire innocent du coréen. Avec une gueule comme la sienne, elle ne croirait pas une seule nano-seconde qu’il possédait encore une bribe de pureté, pas une once! Qu’il soit bon acteur ou pas… Boucle d’or avait observé de haut en bas sa nouvelle distraction, laissant ses doigts fins effleurer l’avant-bras du jeune homme alors qu’elle ajoutait, d’un ton sérieux et pourtant un brin moqueur : « Tu m’as parfaitement entendu… je ne vois personne d’autre ici.  ». Longeant son bras de ses phalanges jusqu’à attendre son poignet et de se reculer un brin en lui faisant signe de la suivre alors qu’elle se dirigeait vers la sortie.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne manquait pas d’amour propre, elle ne s’était même pas retournée pour voir s’il la suivait. Une toute petite partie d’elle en venait même à prier qu’elle soit tombée sur le seul gay de la place, qu’il en franchirait pas la porte et que cette mauvaise idée bercée par la colère était un faux pas rapidement oublié… Une autre, plus sournoise, n’avait pas douté une seconde qu’il la rejoindrait, après tout, elle avait beau avoir une âme, quelque part sous la douleur, le manque était tellement vif, tellement flagrant, qu’elle ne serait que déçue de ne pas rendre au quintuple au chanteur, la douleur dont il l’avait affublée… Elle n’eut pas besoin de se poser la question très longtemps que le géant moche réapparu. Avec ce même air ahuri, ciel!

Si son minois s’était éclairé d’un sourire de prédateur, elle retenait un soupire exaspéré. Pourquoi il jouait aux prudes hein? Les hommes devaient prendre le contrôle, elle n’avait qu’à se souvenir du soir ou elle avait rencontré Kazuya, il avait beau être un gentleman – ou avoir été – il n’avait certainement pas baissé le regard devant sa silhouette en petite tenue. C’était un homme, un vrai…. Elle ne doutait pas un instant qu’être ainsi déshabillée du regard par un autre ne lui plairait pas autant… Elle pouvait à peine imaginer être attirée par un autre spécimen d’être humain… ARG !! Tout la ramenait à cet abruti, c’était insupportable, tellement qu’elle avait tenté de contrer le feu par le feu et de dissiper ces souvenirs en les noyant sous de nouveaux. Elle avait fait un pas vers le jeune immigré, s’accrochant à son bras dans un sourire complice. C’était tellement désagréable de devoir lever la tête pour le regarder… Et pourtant, elle s’était approchée de son oreille pour y murmurer, le ton lourd de promesses. « Je sais parfaitement ce que je veux…  » et ça n’avait rien à voir avec lui! « … la question est de savoir si tu vas jouer aux puceaux innocents encore longtemps.  » un rire lui avait échappé alors qu’elle posait ses lèvres sur la mâchoire du coréen. Sa peau n’était clairement pas aussi douce que ce à quoi elle était habituée… Dans quel merdier c’était elle embarquée! Elle regrettait presque alors qu’elle entrainait sa nouvelle victime vers…

En fait, elle n’avait pas la moindre idée d’où elle voulait aller. Elle était SDF non? Elle s’était juste mise en route, en tentant de ne pas trop se rebuter à la silhouette de géant de son partenaire temporaire. Lorsqu’elle avait enfin réalisé ou ses pieds les avaient conduits, elle se retrouvait devant la porte de l’appartement du plus grand crétin du japon! Sérieusement? Ici? Elle avait beau avoir encore la clé, elle s’était retenue, ce n’était ni chez elle, ni chez eux… et il ne voulait clairement pas la voir. Même bourré, il avait été incapable de lui dire qu’il l’aimait… ou qu’il l’avait un jour aimé. Une nouvelle vague de fureur grimpa en elle et fini de la convaincre d’ouvrir la porte et de pénétrer dans l’appartement heureusement vide, le géant à sa suite. L’attirant à l’intérieur, elle avait délicatement refermé la porte derrière eux avant de pivoter vers lui, chassant d’une main sa tignasse blonde pour mieux le dévisager de ses perles océaniques. Cet appartement, combien de fois y avait-elle mis les pieds… Elle revoyait cette salle de bain ou elle avait avoué à Kazuya pour sa santé, et ce divan, ou il l’avait endormi en discutant des couleurs de la chambre de leur enfant………..tout ici lui rappelait cette époque révolue ou elle était heureuse, elle voulait tout arracher, tout démolir, ça ne reviendrait jamais, alors ça pouvait bien brûler. C’est probablement pour cette raison que, plutôt que de fondre en larme, elle avait fait un pas, puis un autre vers le jeune homme, un sourire joueur sur ses traits, ne laissant que peu de distance entre eux. Quitte à démolir toute trace de son ancien petit ami, elle pouvait bien commencer par sa propre personne. Dieu seul sait dans combien de bras elle devrait se jeter pour ne plus ressentir ce manque agonisant, mais il fallait bien commencer quelque part… Et le colosse sur lequel elle posait ses yeux clairs était un bon début, elle pourrait chercher pour l’éternité et ne jamais trouver une once de Kazuya chez ce païen…. Ce matin, c’était un avantage. Heaven avait délicatement posé une main, sans gêne aucune, sur le torse de son nouveau jouet, grimpant délicatement jusqu’à son épaule en rompant le peu de distance qu’elle avait bien voulu laisser entre eux. Elle avait accroché ses perles océaniques aux siennes, en murmurant avec un ton amusé et moqueur :  « … T’es plutôt silencieux. Je vais finir par croire que tu es vraiment sans expérience...  » elle s’était mordue la lèvre en penchant la tête sur le côté, provoquer le mâle, une recette gagnante depuis des décennies. Elle avait bossé dans les bars hein, elle savait jouer la fille facile.  


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     Ven 17 Fév - 3:27
 
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JAE HWA & HEAVEN

Cela faisait des années que Jae Hwa adoptait ce rôle, qu'il jouait en fonction des personnes qu'il avait face à lui et qu'il improvisait. Certaines étaient plus difficiles à apprivoiser que d'autres, cela se saurait si c'était si simple donc il s'adaptait. Il se montrait subtile, discret et avancer pas à pas. De plus, ce n'était pas parce qu'on avait un physique avantageux que le reste devait impérativement coller. Il y avait aussi le caractère, l'expérience, la vie qu'il avait pu mener par le passé et qui le menait à être extrêmement timide, nerveux ou encore à perdre ses moyens devant une situation hasardeuse. On n'était pas censé savoir ce qu'avait traversé une personne et s'il avait souffert autrefois, s'il avait été victime d'harcèlement ou tout simplement qu'il avait toujours été une masse de timidité, pourquoi ce serait différent sous prétexte qu'il était beau ? Certes, rien de tout cela n'était arrivé et de l'expérience, il en avait plus qu'à revendre mais il tenait à se justifier. Cette jeune femme lui paraissait méfiante, ne pas trop le croire dans sa comédie et il pouvait le comprendre. A sa place, il ne se croirait pas non plus. Elle était belle femme, étrangère, avec un physique qui était loin d'en déplaire et n'importe quel homme, timide ou pas, se devait d'être intéressé. Pour se faire plaisir mais aussi rien que pour le fantasme, rien pour pouvoir se dire qu'au moins une fois, il avait testé cela avec une occidentale. N'était-ce pas le fantasme de chaque homme ? Comment aurait-il pu reculer devant une telle opportunité? Puis, c'était proposé si gentiment... C'était bizarre comme situation, le photographe ne nierait pas le contraire et il était d'autant plus méfiant, seulement il n'avait pas l'intention de fuir non plus. Qu'elle ne le croit pas maintenant ne signifiait pas qu'elle ne le croirait toujours pas après. Il était un maître en la matière... Depuis le temps, il avait appris à jouer un rôle, il avait appris à devenir totalement quelqu'un d'autre et sûrement qu'il aurait pu faire un excellent acteur s'il l'avait voulu. Il ne cherchait même pas à manipuler cette femme, elle ne lui était pas réellement utile hormis pour quelques plaisirs personnels. Il n'avait pas l'intention de lui demander quelconques informations bien que, malgré tout, il ne se gênerait pas pour poser ses yeux de partout afin d'accentuer sa curiosité et qui savait, peut-être qu'à ce moment là, il découvrirait quelque chose de vraiment intéressant. Dans tous les cas, il ne comptait pas arrêter sa comédie, principalement pas alors que sa vis-à-vis avait l'air de douter de lui... Il continuerait d'interpréter son rôle à la perfection jusqu'à ce qu'elle finisse par se dire qu'en effet, peut-être elle s'était trompée. Que peut-être elle l'avait trop vite jugé à son apparence et qu'au bout du compte, cela n'en signifiait rien. Certainement que s'il n'avait pas eu ce passé là, Jae Hwa ne serait pas ce genre d'homme à l'heure actuelle, qu'il ne considérerait pas les femmes comme des bouts de viandes et qu'il aurait gentiment refusé l'invitation de cette demoiselle. Il était turbulent, bagarreur mais il n'avait jamais fait de mal aux filles de son école, pas même à celles de son quartier... Il était le premier qui les protégeait et qui frappait ces garçons qui osaient les approcher d'un peu trop près. Combien de fois s'était-il créé des ennuis juste parce qu'il avait désiré aider des personnes sans défense, parce qu'il avait choisi de prendre le blâme à leur place ? Il n'avait que faire des répercussions ensuite, il ne pouvait tout simplement pas ignorer lorsque quelqu'un était dans le besoin. Voilà le genre de garçon qu'il était... Comment aurait-il pu devenir si mauvais ? Si sa mère était restée à ses côtés, si on ne l'avait pas condamné à rester enfermer pendant si longtemps, augmentant ainsi toute cette haine qu'il éprouvait, il ne serait pas devenu cet individu froid, frivole qui n'avait d'yeux que pour la vengeance.

Lorsqu'elle l'avait touché, par réflexe, le photographe avait fait un pas en arrière, mimant avoir été surpris par ce geste alors qu'un air penaud persistait à prendre forme sur sa figure.

- Je... Non... Je ne suis pas puceau ! S'était-il exclamé en fronçant les sourcils.

Et on était tous ravi de le savoir, tout comme ses passants autour d'eux qui avaient relevé la tête avant de rire doucement en guise de moquerie. Mal à l'aise, affichant une expression embarrassé, le jeune homme avait baissé la tête dans un faible soupir. Oui, il était timide, et alors ? Est-ce que ça posé un problème par ici ? Si cela n'avait dépendu que de lui, il se serait emporté en leur demandant s'ils souhaitaient sa photos puis certainement qu'il aurait fini par se battre parce qu'il avait le sang chaud... Encore heureux qu'il avait appris à se contrôler et ne pas montrer ne serait-ce qu'une once des véritables émotions qu'il éprouvait.

En silence, sans rien ajouter d'autres, Jae Hwa s'était laissé entraîner dans un appartement qui devait être celui de la jeune femme. Il n'avait pas rechigné alors que, observant les alentours, il s'était déchaussé. Le logement était assez spacieux, ni trop grand, ni trop petit. L'ambiance semblait chaleureuse de part tout cet amas de décoration mais le concernant, ça lui donnait plus le tournis qu'autre chose, ça le mettait mal à l'aise et l'opressait quelque peu. Si on visitait sa maison, elle ne contenait que le stricte nécessaire. Evidemment, il avait ajouté des éléments pour embellir chaque pièce mais ce n'était pas "trop". Il n'aimait pas s'encombrer et la plupart des objets qui était disposé chez lui était pour correspondre à son personnage, pour cacher des choses beaucoup plus importantes... Il n'aimait pas réellement cette atmosphère qui régnait ici puisque au final, tout lui semblait faux. Un traumatisme qui était encore resté, qui l'avait marqué de part son passé et puisqu'il se rappelait de cette maison dans laquelle il vivait, où tout était correctement disposé et qu'une ambiance agréable abritait chaque pièce... Ce n'était pas réel. Rien n'était réel et il ne parvenait pas à croire qu'ici, en ces lieux, c'était différent. Quelque chose de plus sombre se dissimule toujours derrière une perfection. Le photographe n'avait jamais cessé de se persuader à ce sujet et c'était mauvais, puisqu'il mettait tout dans le même panier, ne songeant pas même une seconde que la vie des autres n'était pas forcément similaire à la sienne.

Coupé dans ses rêveries, ses prunelles s'égarèrent sur cette main posée contre son torse avant de se redresser en direction de son interlocutrice puis de la contempler de cet air perdu et un brin intimidé.

- C'est que... Je ne sais pas trop ce que je dois faire, Dit-il dans une esquisse mal à l'aise, Je n'ai jamais fait ça...

Ce qui était possible, et qu'on arrête de comparer avec son apparence, cela ne voulait strictement rien dire. Ses phalanges secouant ses cheveux, signe de son embarras, il lui sourit timidement de plus bel.

- Je veux dire... Avec une inconnue.

Voilà que maintenant, il jouait les saints et les respectueux. Comme s'il était réellement le type d'hommes qui ne faisait ça qu'avec les personnes qu'il aimait et avec qui il comptait se marier. Il n'était jamais tombé amoureux, pas même ressenti une quelconque attirance néanmoins il n'avait jamais fait ça avec n'importe qui. Abruti. Hors, il était vrai que tout cela, sa vis-à-vis n'était pas censé le savoir et ce qu'il racontait était plus que crédible. Complètement.

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     Dim 19 Fév - 15:37
 
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S’il y a une personne responsable de la spirale de mauvaises décisions dans laquelle s’était lancée notre blondie, c’était sans conteste Serizawa Daisuke. Lui et ses idées de merde de la mettre face à face à son ancien petit ami dans une tentative désespérée de recoller des pièces à jamais fractionnées. S’il n’y avait jamais eu cette soirée, ce baiser échangé avec une loque alcoolique, dernier vestige de l’homme qui avait volé son cœur, elle aurait pu se complaire dans un mariage arrangé, se contenter d’une stabilité barbante et laisser son esprit se perdre à jamais dans la marre de souvenirs que rien n’avait encore terni. Avant ce maudit tour de bateau, elle avait cette certitude ancrée au plus profond de son âme que le chanteur avait réellement eu pour elle de tendres sentiments. Elle s’était même dit que s’il avait pris la fuite, c’était parce que le poids de la réalité était trop dur à porter, jamais, pas une seule seconde, elle ne s’était questionnée sur son affection… Jamais avant ce soir-là. Maintenant, toutes ses secondes qu’elle chérissait, ces moments avec lui, étaient brumées par la grande question : l’avait-il même aimé?

Parce que ce soir-là, alors qu’elle le mettait au lit et l’empêchait de suicider son image publique un peu plus qu’il ne l’avait déjà fait, Heaven avait eu un besoin vital, brutal, d’entendre le chanteur lui avouer au qu’au moins, cette partie d’eux n’avait pas été un mirage, un mensonge. Il n’avait rien dit. Et son silence en avouait plus que toute formulation adorable. Ça lui broyait le cœur, enfin, si elle en avait encore un, et la douleur était tellement cuisante, tellement brutale, qu’elle avait décidé de ne rien ressentir, rien de plus qu’une colère grimpante. Comment avait-il osé se jouer d’elle hein? Il avait fait tomber toutes ses réticentes, toutes ses barrières, il l’avait sorti de son mode de vie je m’en fiche pour lui faire croire qu’elle pouvait avoir plus, pour faire miroiter devant elle un futur tellement magnifique qu’elle y avait cru……..jusqu’au jour où il en avait eu marre de lui mentir. Il l’avait renvoyé, brisée, à la case départ.

Et elle lui en voulait pour ça, elle avait une telle envie de lui faire ressentir tout le mal qu’il lui avait fait, toute la trahison qu’elle avait dû endurer, qu’elle n’avait pas vraiment réfléchit avant d’amener un parfait inconnu sous son toit. Ça aurait pu être n’importe qui, franchement, elle avait attrapé le premier moche sur sa route et l’y avait conduit. Dans cet endroit qu’elle haïssait tant, dans cet appartement qui avait longtemps été leur petite bulle de bonheur. Combien de fois l’avait-elle attendu, le soir, quand il bossait tard, juste pour profiter d’une petite heure dans ses, juste pour écouter comment avait été sa journée. N’avait-elle pas été une petite amie exemplaire? Elle avait sa vie, ses occupations, elle ne lui demandait rien, jamais, alors pourquoi diable n’était-ce pas assez hein? En tant que personne – mis à part sa maladie – elle n’avait pas l’impression d’être un boulet… Son regard bleuté s’était posé sur les lieux, elle aurait voulu y mettre le feu, s’assurer qu’il ne pousse jamais l’odieux jusqu’à en amener une autre ici. À quel moment était-elle devenue aussi mesquine hein? Coincée entre sa douleur et ses mauvaises idées, elle avait pivoté vers l’infâme coréen qu’elle avait attiré là et, c’est avec un sourire joueur qu’elle s’était approchée de lui, avait posé sa main sur son torse, lentement. En vrai, elle n’avait pas spécialement envie de toucher un autre homme…mais en même temps, elle voulait juste sentir des bras autour d’elle, et se mentir, un moment, se faire croire que c’était Kazuya…

Elle avait laissé ses phalanges explorer le torse ferme de son vis-à-vis, alors que ses prunelles bleues se perdaient dans son regard perplexe. Elle n’était pas spécialement du genre à faire confiance, elle était même plutôt méfiante, à vrai dire, mais le jeune homme ne semblait pas trahir la moindre assurance, la moindre bribe d’arrogance… peut-être qu’elle s’était vraiment ramené un puceau? Ou pas, ne l’avait-il pas affirmé haut et fort dans un café? Elle se serait presque sentie mal d’être aussi fourbe en ce moment, le pauvre, il ne méritait pas ça… Mais toutes les méthodes étaient bonnes pour faire payer à Kazuya son abandon. « … Ne fait pas cette tête…  on va apprendre à se connaitre….  »  Sa voix s’était faite plus douce, plus rassurante alors qu’elle laissait son autre main se poser sur la joue du géant. C’était tellement étrange d’avoir à lever la tête pour regarder un homme… Ewww. Ses doigts avaient suivi sa mâchoire alors qu’elle accrochait ses perles océaniques aux siennes. « Et puis… Je vais t’apprendre.  » elle avait murmuré cette dernière phrase, effleurant délicatement son oreille de ses lèvres. Sa main sur son torse avait lentement suivi sa course, grimpant, alors qu’elle s’accrochait à son chandail pour le tirer vers elle avec un sourire joueur. « Embrasses-moi.    »

… N’aurait-elle pas pu trouver un mec qui savait y faire? Pour ne pas être celle qui initiait, pour que ça ne soit pas sa faute? En même temps, c’était sa mauvaise idée d’être ici, sa connerie… Son autre main avait glissé sur sa nuque alors qu’elle faisait un pas vers lui, appuyant son buste contre lui. Elle voulait juste fermer les yeux, ne rien voir, ne rien entendre, et penser pour une fraction de seconde que les bras qui se refermeraient autour d’elle seraient ceux de l’être aimé…


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     Lun 20 Fév - 3:45
 
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JAE HWA & HEAVEN

Si cela ne tenait qu’à lui, cette jeune femme serait assurément déjà dans son lit à l’heure actuelle. Parce qu’il était ce genre d’homme qui n’avait que faire des principes, qui n’avait aucun respect pour personne et qui se contentait simplement d’assouvir ses envies. Elle ne servait qu’à ça, donc pourquoi devrait-il s’embêter à la respecter ? Au fil des années, Jae Hwa avait appris à ne compter que sur lui-même, à ne devoir rien à personne. Il ne souhaitait pas se perdre avec des futilités et s’il était froid, que si on lisait dans ses pensées, on le qualifierait d’insensible, de sans coeur, il n’en avait que faire. Il était ainsi, il le vivait plus que bien et si ça ne plaisait pas, on avait qu’à franchir la porte de sortie pour s’en aller. Evidemment qu’il était obligé de cacher qui il était, si qui que ce soit le découvrait, sûrement qu’il aurait quelques ennuies puis ne pourrait pas finir ce qu’il avait commencé : se venger de la personne la plus abjecte qui soit. Il ne devait abaisser son masque devant personne, il ne devait jamais laisser entrevoir le fin fond de ses pensées et montrer qu’il n’était pas aussi sympathique qu’il ne l’exprimait. Bien qu’il s’en fichait de se retrouver seul, si on commençait à douter de lui, il ne pourrait jamais atteindre son père alors il devait faire attention. Constamment. La solitude ne l’effrayait pas, il l’avait connu pendant tant d’années et aujourd’hui encore, il la vivait... Après tout, interpréter un personnage, mentir aux gens qui nous entourent, leur faire croire qu’on est de bons amis alors que tout ce qu’on raconte sur notre vie n’est qu’un amas de mensonge... D’une certaine façon, n’était-ce pas être terriblement seul dans le fond ? Il n’avait personne à qui se confier, avec qui être lui-même à cent pourcents sans avoir besoin de se cacher, il n’avait jamais eu ce genre d’attachement et peut-être que quelque part, très très loin dans son coeur, ça le pesait sans qu’il ne soit capable de s’en rendre compte. On pense toujours être satisfait de ce que l’on a jusqu’à ce que le destin se ramène et nous prouve qu’on avait tort depuis le début, que notre existence se retrouve entièrement chamboulé et on remet en doute des tas de choses. Pour le moment, habité par cette rage qui le rongeait depuis des années, par toute cette haine, le photographe n’en était pas encore à ce stade là... Il était beaucoup trop aveuglé pour s’apercevoir que dans la vie, si on s’en donnait la peine, si on accordait un peu plus d’intérêt aux petites choses, on pouvait vraiment être heureux. Sauf qu’en guise de réponses, Jae Hwa déclarerait qu’il n’en avait que faire d’être heureux, qu’il souhaitait juste venger sa mère puis seulement ensuite, il pourrait mourir en paix. Le reste n’avait aucune importance. Il ne vivait que pour ça après tout.

Ses paupières ne cessaient de se cligner, mimant être surpris, principalement perdu et intimidé par les paroles ainsi que les gestes de sa vis-à-vis. Elle était plutôt entreprenante comme nana ! C’était assez drôle à observer bien que c’en était d’autant plus intriguant. Etait-elle en manque à ce point ? Non parce qu’au vue de son attitude, c’était à s’en poser la question. Ses lèvres s’entrouvraient à plusieurs reprises, le garçon tentant de parler, prononcer un quelconque mot mais par le malaise qu’il interprétait, il n’en sortit aucun. Il était déstabiliser, tout du moins, c’était ce qu’il s’entêtait à faire croire. Et son expression abasourdie se fit encore plus grande à l’ordre de la demoiselle alors que volontairement, il avait échappé un « Je... Vous... T’embrasser ? » tout en se reculant pour accentuer sa surprise. Ses pupilles avaient papillonnés de plus bel, comme si la femme en face de lui, lui avait demandé la lune. Au vue de sa comédie, c’était un peu normal de penser que celui-là était puceau hors qui avait-il de mal à être timide hein ?

Doucement, lentement, un brin hésitant, ses doigts s’étaient posés le long de son bras, remontant avec délicatesse et dans un mouvement plutôt chaste avant de se poser à l’arrière de son cou. Sans bouger, ses prunelles se noyèrent au creux des siennes, la contemplant en silence jusqu’à ce qu’il ne se décide à s’approcher, tout aussi lentement que ses gestes précédents, puis de déposer un vif baiser contre ses lèvres.

- Comme ça ? L’interrogea alors Jae Hwa de cet air penaud dont seul lui avait le secret.

Il ne s’était pas décalé, sa main restant niché sur la peau de sa nuque, une fine esquisse, embarrassée, se dessinant sur son visage.

- Mais... Comment on est censé apprendre à se connaître ?

Il n’était pas idiot. Il avait parfaitement compris le sous-entendu et il était tout à fait d’accord de se découvrir de cette manière toutefois, puisqu’il était censé être un jeune homme innocent, c’était normal de s’interroger sur le sujet. N’aurait-il pas pu simplement se taire puis l’embrasser de plus bel ? Peut-être qu’au fond de lui, il trouvait ce jeu amusant. C’était bien la première fois qu’une femme le draguer de la sorte, il voulait en profiter et surtout, voir jusqu’où cette demoiselle comptait aller.


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     Dim 26 Fév - 16:13
 
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D’ordinaire, elle aimait la chasse, l’excitation de traquer un homme séduisant, de le voir faiblir petit à petit devant vous et de savoir, hors de tout doute, qu’il brûlait de désir pour elle. Elle ne s’en était jamais caché, la séduction, c’était un jeu qui lui plaisait, qui lui avait toujours plus … jusqu’à Kazuya. Avec lui, ça avait été différent, elle aurait pu sortir le grand jeu, les yeux de biches, les courbes alléchantes, mais ce qu’elle souhaitait obtenir de lui, ça n’avait rien à voir avec son corps – qu’elle avait obtenu assez aisément soit dit en passant – c’était son cœur. Ça avait été un autre type de chasse, un autre sport, et ça ne l’avait pas laissé indemne. Quelque chose était définitivement brisé en elle, et elle doutait d’un jour avoir la capacité de recoller les morceaux. Et même maintenant, alors qu’elle laissait ses doigts grimper sur le torse d’un autre, alors qu’elle jouait de sourires enjôleurs pour convaincre sa victime de tomber dans ses filets, elle avait l’esprit ailleurs. Elle pensait à cette maudite tortue, elle pensait toujours à cette fichue tortue de toute façon, et elle avait l’impression qu’une centaine d’aiguille acérées s’enfonçaient dans sa pompe à sang. C’était si mal, de vouloir que ça cesse? Une minute, une heure, elle prendrait l’accalmie qu’on voulait bien lui offrir, mais elle voulait juste cesser de se sentir aussi misérable… aussi… morte à l’intérieur. Son cœur battait encore non?

C’est précisément dans ce but qu’elle s’était rapprochée du coréen, réprimant sa vague de dégoût, refoulant le hurlement de sa pompe à sang qui clamait plus bruyamment que jamais combien c’était mal de faire ça. Elle le savait, chaque parcelle de sa peau hurlait son refus et pourtant, c’est un sourire enjôleur qui éclairait ses traits, c’étaient ses mains qui s’étaient mises à explorer le torse de son vis-à-vis, et c’était sa voix qui s’était élevée pour lui ordonner de l’embrasser. Elle aussi, elle savait jouer la comédie… si seulement elle avait su, qu’elle avait devant elle un plus grand menteur que sa personne, ça aurait peut-être soulagé la culpabilité, cette impression de profiter d’un puceau innocent. S’Il était pour être aussi idiot, qu’il se rende utile! Lorsque ses doigts avaient glissés sur son cou, saisit sa nuque, elle avait clos ses paupières, cherchant la moindre similitude entre ce contact et celui que chaque brin de chaire en elle réclamait : Aucune. Et elle haïssait que cette tangente que prenait son esprit, elle détestait que le frisson qu’il lui avait arraché s’apparentait plus à un cri ultime de sa conscience qu’à la moindre forme de flamme…

Puis il y avait eu ce baiser maladroit. Minable. Pendant une fraction de seconde, elle s’était franchement demandé à quoi elle jouait. Un niveau aussi abominable de savoir en terme de rapprochement était du jamais vu depuis Gabriel… Et elle avait donné son corps à cette cause-là, les puceaux maladroit, pourquoi diable retourner dans ce qu’elle savait être une guerre perdue d’avance. Au mieux, ça serait un deux minutes horrible, au pire… elle ne souhaitait même pas imaginer le pire scénario. Pour l’amour de dieu, elle espérait ne pas avoir à lui indiquer comment procéder… La voix de son vis-à-vis l’avait tiré de ses songes alors qu’elle ouvrait les yeux et le scrutait de ses prunelles océaniques. « Pas exactement…  » sa voix n’avait été qu’un murmure, il n’était pas encore trop tard pour avorter ce plan merdique non? … Non. Seulement, plutôt que de se fier à son bon jugement, elle avait laissé ses mains glisser sur la taille du jeune homme, se frayer un chemin sous son T-shirt, effleurer son ventre alors qu’elle l’attirait un peu plus contre elle. « … Chuuut. Je vais t’expliquer.  » Et apparemment, cette explication se passait de mots.

Ses mains, braves exploratrices avaient longées sa taille pour se poser au creux de son dos alors qu’elle l’attirait vers elle avec une certaine détermination, une certaine urgence. C’était maintenant ou jamais, si elle ne franchissait pas ce pas, cette étape, elle ne le ferait jamais. Et elle avait besoin de le faire. Besoin que son corps oublie la sensation de son ex-petit ami, besoin de ne plus réclamer ses mains sur son corps, son souffle sur sa peau. Besoin de l’oublier, lui. Et la seule solution qu’elle ait trouvé, c’était de s’emparer de ses lèvres avec une fougue peu contenue. Elle l’avait embrassé franchement, fiévreusement, rien à voir avec le baiser chaste qu’il lui avait offert un instant plus tôt. Tout ce qu’elle espérait, c’est qu’il capte que le rythme avait changé, qu’elle n’était certainement pas ici pour discuter de son enfant, ses rêves ou ses intérêts. La seule chose qu’elle voulait apprendre à connaître, c’était ce qui se cachait sous ses fringues.

Ses mains avaient grimpées sur le dos du coréen, explorant cette peau qu’elle trouvait moins douce, moins envoutante que celle du propriétaire de l’appartement. Tout était juste… moins bien. Elle avait cette crainte, que la déception, l’insatisfaction soit permanente. À bout de souffle, Heaven s’était reculée, l’observant d’un regard au moins aussi brûlant que la braise. Sauf que ce qu’elle voyait, au moins en esprit… c’était un homme beaucoup plus petit et délicat. Oh diable. Ses doigts avaient longé sa peau, ses cotes, pour retrouver le chemin de la lumière, par-dessus ses vêtements. Elle avait ensuite brusquement attrapé son chandail.

« Allez. Viens.  » La seconde suivante, elle s’était accrochée à son T-Shirt et l’avait tiré en marchant à reculons, vers la chambre. Oui, elle avait un but précis en tête, noircir chacun de ses souvenirs dans cette pièce, de ses souvenirs en général, pour arrêter d’avoir ô… si mal. Elle avait trainé sa victime vers le lit ou elle s’était assise, l’attirant vers elle une seconde fois en l’embrassant fiévreusement. Idiote. Quelque part, elle s’était dit, sur cette plage perdue en amazonie, que Kazuya serait le dernier. Qu’il n’y aurait personne après lui parce que c’était… spécial. Belle connerie. Heaven était incapable de se convaincre qu’effacer toute trace de passage de son ex dans sa vie était la solution. Mais des solutions, elle en avait marre. Elle voulait juste se perdre. Aussi idiot soit l’inconnu dont elle dévorait les lèvres en ayant sérieusement entrepris de lui retirer son chandail, il avait l’utilisé de lui embrouiller les idées… Et ça, après des semaines de douleur, de tristesse, c’était un luxe.

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     Ven 3 Mar - 0:03
 
payback is a bitch, you owe me a coffee
JAE HWA & HEAVEN

Franchement, cette femme n’avait rien à lui apprendre et ça avait un côté amusant de voir à quel point elle semblait motivé à lui enseigner, rien que pour obtenir ce qu’elle désirait. Qu’elle ne s’inquiète pas, Jae Hwa n’avait pas non plus l’intention de passer une nuit minable. Si c’était le cas, il se serait simplement contenté de décliner l’invitation puis d’aller voir ailleurs s’il le désirait. Il jouait un jeu, oui, et il continuerait de le jouer après. Mais, ce n’était pas parce qu’on était un brin intimidé, qu’on ne savait pas forcément s’y faire au lit. Certains avaient un don innés pour ce genre de choses, ils l’avaient simplement dans le sang. Devoir apprendre pour savoir coucher avec quelqu’un, n’était-ce pas un peu minable ? Il suffisait d’écouter les dires qu’on pouvait entendre des autres ici et là, leurs expériences, s’inspirer de certains films, qu’ils soient interdits au moins de dix huit ans ou non d’ailleurs. Il fallait être stupide pour ne pas savoir... Après, embrasser bien ou mal, il doutait que ce genre de choses s’apprenaient réellement. Soit tu t’y connais, soit pas du tout, non ? Et puis, il l’avait déclaré à sa partenaire. Il n’était pas puceau, il avait également de l’expérience juste qu’il n’était pas habitué à le faire avec des inconnus - mais bien sûr - donc ça l’intimidait. Une fois qu’ils seraient au lit, toutes mauvaises pensées étaient censés s’effacer pour laisser place au désir qui dominerait leur être. Le photographe ne comptait pas rester idiot et inexpérimenté aussi longtemps. Il en avait dans le sang et on ne pouvait pas dire que son comportement n’était pas logique. Il l’était. Disons que le concernant, il avait besoin de temps avant que la machine ne se mette en marche, que son corps ne s’échauffe puis qu’il s’arrête de réfléchir.

Sans dire un mot, le jeune homme s’était contenté d’hocher la tête, son expression mimait ce qu’il était censé ressentir alors qu’une main se promenait sur son torse. Il lui montrait, à présent, qu’il était en train, lentement, de succomber à ce qu’elle souhaitait faire de lui et que c’était la raison pour laquelle, il en avait perdu ses mots. Un faible, très faible, hoquet de surprise s’enfuit de sa bouche lorsque son corps se rapprocha brusquement du sien et le garçon ne pouvait s’empêcher de sourire intérieurement. Cette femme était plus qu’entreprenante, et ce n’était pas spécialement déplaisant à observer. Toutefois, comme chaque homme, il avait lui aussi ses limites et il ignorait s’il la laisserait agir de la sorte encore longtemps ou pas.

Le baiser qu’elle lui donna, pas même une seconde, Jae Ha ne riposta, y répondant doucement au début avant d’accentuer peu à peu la cadence. De cette manière, il lui faisait comprendre que dans le fond, il n’était pas aussi nul que ce que lui-même était apparemment censé croire. Puis, toujours sans broncher, il l’avait suivi dans la chambre avec encore un brin d’hésitation dans son regard néanmoins, il avait volontairement changé quelque chose puisque désormais, le désir se reflétait également au creux de ses prunelles.

Naturellement, une fois dans la chambre, il s’installa à ses côtés, partageant un nouvel échange bien plus endiablé que les précédents tandis que ses mains timidement en premier lieu, puis plus sensuellement au fil des secondes, s’étaient glissées sous son haut, le lui retirant à son tour. Ce n’était que lorsqu’il se recula afin de reprendre un tant soit peu son souffle, que sans un mot, Jae Hwa lui adressa un fin sourire, gêné. Hors, cela ne le fit pas s’arrêter pour autant. Cette fois-ci, il prendrait l’initiative. Ses phalanges remontèrent le haut de son dos, se nichant suavement sur l’arrière de sa nuque tandis que de ce geste, il l’obligea à se rapprocher de lui puis d’unir leurs lèvres dans un nouveau baiser. Sa main libre se posa machinalement sur la cuisse de la demoiselle, la lui choyant charnellement, à la même allure que cet échange qu’ils partageaient puis sans attendre, il l’allongea sur le lit. Ses doigts quittèrent leur place précédente pour s’abandonner au niveau de ses hanches, montant lentement à son ventre alors que de plus bel, le photographe se recula, noyant ses yeux au creux des siens. Il lui arbora une nouvelle esquisse, cet air de gêne dessiné sur ce masque qu’il lui accordait puis d’un mouvement un peu hésitant au début, il se rapprocha d’elle, embrassant son cou à plusieurs reprises, doucement, sensuellement, pour créer un chemin jusqu’à son épaule, le creux de sa poitrine, son ventre avant de revenir retrouver du plaisir contre ses lèvres. Toutefois, s’il pouvait se plaindre de quelque chose... C’était quand même un comble d’être étrangère puis d’avoir de si petits seins. Certaines japonaises en avaient plus qu’elle, ne se sentait-elle pas malheureuse pour cela ? Ah, cet abruti. Il n’était pas un homme pour rien.

Hors, oui, ce n’était pas ce qui le motiverait à s’arrêter. Au contraire, il avait continué. Jusqu’au bout. Ils s’étaient embrassés, caressés, tellement plus encore et se retrouvaient à présent à partager le même lit, entièrement dénudés. Il n’avait pas prévu tout ça pour aujourd’hui néanmoins il ne s’en plaignait pas pour autant. Qui irait se plaindre d’avoir eu l’occasion de s’envoyer en l’air avec une belle blonde ? Seulement, Jae Hwa n’avait pas oublié qui il était, ou plutôt quel personnage il était censé être alors même s’il avait fait les choses correctement, il n’avait pu s’empêcher de jouer les embarrassés. Tout à coup, il avait plaqué son avant bras contre ses yeux, comme si ce geste lui permettrait de camoufler son malaise, et de murmurer un « Mon dieu, je l’ai fait... » tandis qu’il reprenait lentement sa respiration. Oui, il était choqué, ce n’était vraiment pas son genre de le faire avec des totales inconnus alors il y avait de quoi être gêné !

Il attendit plusieurs minutes, le temps de récupérer soit disant ses esprits pour retirer son bras de son visage et de se tourner vers la jeune femme, une lueur incertaine brillant dans ses pupilles.

- Est-ce que ça veut dire que... On va apprendre à se connaître maintenant ?

Et bien oui, sinon il ne l’aurait pas fait, voyons. Sauf que ni l’un ni l’autre ne semblaient s’attendre au pire, n’ayant pas entendu la porte de l’appartement claquer et encore moins ses pas qui se dirigeaient lentement vers la chambre.



electric bird.
 
payback is a bitch, you owe me a coffee ft. Jae Hwa
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