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 Just a spoonful of sugar - Naomi ♥

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     Sam 17 Juin - 22:22

just a spoonful of sugar
Naomi

Bien sûr qu'au fond, Mikio avait conscience qu'il n'y avait rien de raisonnable à être si proche de Naoki quand il avait autant de fièvre. Il n'était sûrement pas médecin mais il savait que la grippe était contagieuse... Mais il refusait de laisser son protégé seul dans cet état qui semblait le ronger plus que n'importe qui. Il n'avait pas seulement une forte fièvre... C'était bien plus qui poussait le chanteur à rester près de lui malgré les alertes censés du plus jeune. Beaucoup diraient qu'il était idiot, mais il rétorquerait comme le meilleur des prétextes qu'il était près de lui depuis ce matin alors un peu plus un peu moins... Quitte à tomber malade, il préférait le faire en étant près de lui.
Mais il ne tomberait pas malade. Non. C'était tout aussi hors de question que de s'éloigner de Naoki. Parce qu'il le voyait bien... ça le préoccupait. Il ne ferait que l'inquiéter et donner une raison de plus à l'étudiant de se torturer. Il n'avait pas besoin de ça... Alors oui, Mikio irait bien. Son coeur s'était accéléré tandis qu'il hochait la tête pour le lui promettre encore... et surement se le promettre aussi à lui-même.
Oui, il était sûrement idiot. Prendre un cachet et vouloir très fort rester en bonne santé suffirait-il vraiment à lui éviter la maladie ? En tout cas, il n'avait jamais autant espéré que l'un des dictons de sa mère se révèle vrai... Ceci dit, il pouvait presque s'y fier : c'était vrai que son idiot de fils tombait rarement malade.

Mais alors, avait-il le droit de blâmer Nao quand ce dernier semblait aussi compter sur sa force de volonté pour se remettre rapidement ? L'aîné ne présentait encore aucun symptôme... ce n'était pas le cas de Naoki. Pourtant, il semblait vraiment le vouloir, guérir aussi vite. Peut-être même qu'il y croyait sincèrement... et cette idée comprima la poitrine du chanteur. Nao venait de passer de la raison à une perte de tout bon sens... et Mikio se sentait sincèrement désolé d'essayer de le ramener à une dure réalité. Ses yeux le fixaient quelque peu désemparé quand sa bouche ouverte n'osait émettre aucun son. Oui, même s’ils faisaient encore semblant, il y avait des illusions qu’il ne pouvait vraiment lui accorder. Mais comment lui expliquer quand il semblait tant y tenir ? Il aurait adoré que Naoki soit doté d'une capacité de guérison aussi miraculeuse mais il était évident que s'il avait pu guérir de par sa simple volonté, il ne serait pas dans ce lit à cet instant. Mikio ne l'aurait même jamais retrouvé dans cette salle de bain... Son protégé semblait abhorrer l'idée d'être malade. La preuve... le seul mot était prohibé de sa bouche.
Finalement, tout ce qu'il craignait de ces promesses c'était que Nao ne se force et que rien ne s'arrange. Et que l'histoire se répète... Mais ils ne pouvaient plus continuer comme ça à présent. S'il n'avait plus eu le coeur de le contrarier pour le laisser s'exprimer péniblement, Mikio se jurait intérieurement de ne plus le laisser faire de connerie avec sa santé.

Il l'avait encouragé silencieusement. S'il aurait pu s'attendre à de nouvelles divagations , Mikio avait pourtant senti que c'était une chose plus sérieuse, plus importante que Naoki luttait à lui livrer... Mais il ne s'imaginait pas une seconde recevoir de tels mots. Des mots que son coeur désespérait d'entendre pourtant depuis des semaines... et il lui tombaient dessus, comme ça... si brusquement... et pourtant, une telle soudaineté ne lui avait jamais fait autant de bien. Cela avait été comme une libération. Un poids en moins sur son coeur qui avait de nouveau pu produire des battements qui lui étaient interdit jusqu'alors. Ce n'était que trois mots et pourtant, ils avaient indéniablement un pouvoir... celui de faire disjoncter la raison du Coréen. Celui d'envoyer balader tout le reste, oubliant de cette larme dissidente qui avait roulé sur sa joue jusqu'à ce baiser déraisonnable par bien des aspects qu'il lui avait volé. Quelle peine pour le coin de ses lèvres ? C'était un délit, inconscient, égoiste, fou, stupide... mais pas un crime. N'est-ce pas ? Sur l'instant, il s'en était moqué entièrement. Il n'avait peut-être même pas dû réalisé...
Parce que tout comme cette étreinte, il ne l'avait pas contrôlé. C'était son coeur, dont chaque battement semblait désormais être dévoué à Naoki, qui était derrière tout ça. Parce qu'à ces mots, il avait voulu donner une réponse... mais il n'avait pas su s'exprimer autrement que par ce besoin de récupérer ce qu'il considérait comme entièrement à lui. Naoki.. son protégé. Ce besoin grondant et viscérale d'anéantir ce qu'il espérait être les dernières distances qui les séparaient...
C'était à se demander, comment ils faisaient à chaque fois pour se rapprocher toujours un peu plus et faire ensuite toujours plus de pas en arrière. Ca n'avait pas de sens, c'était injuste et ça le rendait fou. Est-ce que cette fois, il y arriverait ? Garder Naoki dans ses bras... l'empêcher de s'éloigner un peu plus ? Il n'en pouvait plus. Etre à la fois près de lui et si loin... C'était une torture lancinante à laquelle il voulait mettre définitivement fin. Pour ça, lui non plus ne devait plus faire d'erreur... mais tout ce qu'il pouvait faire pour l'instant, c'était laisser son coeur parler à sa place. Ces caresses, ces baisers... cette étreinte... Oui, c'était sûrement ça les remerciements de son coeur.
Et il avait encore plus envie de lui dire merci en sentant Naoki se resserrer contre lui et mieux se laisser aller à cette étreinte. S'il en avait eu la lucidité, il se serait peut-être rassuré quant au fait que Nao n'avait pas l'air fâché à propos de ce baiser... La vérité, était sûrement qu'il aurait dû se punir lui même pour ce geste ou ne pas le faire. N'abusait-il pas encore une fois de l'état de celui qu'il considérait comme son protégé ? C'était un autre débat et on déciderait de sa peine carcérale plus tard quand il aurait repris ses esprits... ce qu'il n'était visiblement pas prêt de faire pour l'instant.

Ce n'était pas de sa faute. Il en avait besoin... de cette proximité là. De cette chaleur souhaitable quand il faisait pourtant déjà trop chaud en cette saison. Son coeur n'avait que mieux crié sa joie en sentant son cadet chercher lui aussi le contact de son côté, provoquant quelques frissons chez le Coréen qui ne l'avait que mieux rapproché de lui. Ses doigts s'étaient doucement resserrés dans ses cheveux quand les autres n'avaient que mieux pressés sa peau. Sa tête ne s'était pas montrée plus modéré en pressant davantage celle de Nao, s'enivrant de son odeur comme s'il pouvait de nouveau respirer dans une étreinte pourtant étouffante.
C'était juste que... oui, ça faisait du bien. Beaucoup de bien. Ce n'était plus seulement qu'un instant de tendresse volée mais... un soulagement, voulait-il croire.
Est-ce qu'il n'était pas trop optimiste ? Qu'est-ce qui lui permettait d'affirmer que dans quelques minutes, Nao n'essaierait pas de nouveau de remettre de la distance entre eux ?
Rien. Seulement son coeur. Et cette conviction qu'il n'y croirait plus. Et si doutes il y avait, alors il ne voulait pas bouger. Ils pouvaient rester comme ça... et se mouvoir uniquement pour mieux le couvrir de baisers et lui rappeler que lui aussi, il l'aimait. De tout son coeur...
C'était au cas où, cette étreinte ne le traduisait pas suffisamment.

Dans sa poitrine, un sursaut s'était fait ressentir à l'instant où dans un éclair de lucidité, il s'était dit qu'ils auraient quand même besoin d'un peu d'air. Mourir dans les bras l'un de l'autres... le symbole était peut-être beau mais certainement trop tôt. Seulement, il y avait eu cette résistance... cette main qui s'était raccrochée à son épaule et qui avait fait passer un message aussi clair que troublant. Ne pas desserrer son étreinte... encore un peu... Oui... il voulait bien aussi. Alors, bien sûr, Mikio n’avait pas résisté à accéder à sa requête en resserrant ses bras autour de lui. Est-ce que ce baiser sur son crâne était également un signe d'acceptation ? Peu importe, ce n'était pas la seule chose condamnable. Il y avait aussi ce sourire qui s'était formé au coin de ses lèvres... Mikio ne pouvait pas dire qu'il était fou de joie parce qu'il était encore inquiet pour Naoki... mais il y avait tous ses sentiments, tous ces gestes qui faisaient palpiter son coeur d'une façon plus agréable depuis quelques minutes.... C'était comme si, dans cette obscure brouillard étouffant, il venait de retrouver la lumière au loin et entamait d'en prendre la direction pour sortir enfin de cette errance épuisante. Ils étaient sur la bonne voie, tous les deux, n'est-ce pas ? Alors, il n'avait pas réussi à ne pas s'en réjouir un peu...
Et lorsqu'il s'était enfin détaché, juste assez pour pouvoir regarder son protégé, son sourire n'avait pas disparu. S'il n'avait pas cherché à le cacher, il ne s'attendait pas à ce que Nao le note de cette façon... et une nouvelle fois, son coeur s'était affolé, jouant de fausse mesure dans sa poitrine. Un frisson l'avait parcouru lorsque ses doigts s’étaient mis à doucement glisser sur les lèvres du chanteur... Son sourire et son regard s'étaient aussi troublé mais il n'avait pas protesté car si le geste le surprenait toujours, il n'avait rien de déplaisant. Même son coeur qui était mis à rude épreuve ne s'en plaignait pas....  
En dépit de cette légère perturbation durant laquelle son regard n'avait cessé de tenter de capturer le sien, Mikio parvint à souffler tous les mots qu'il voulait.
Ou plutôt, même ceux qu'il ne voulait pas. S'il ne réalisa qu'à la fin de sa réplique, il se maudit aussitôt.

Bébé... Mais qu'est-ce qu'il lui passait par la tête ? Personne n'avait envie de savoir sûrement. Mais lui... il avait conscience que c'était la troisième fois aujourd'hui ? Il devait se reprendre, arrêter ses conneries. On n'appelait pas son colocataire "bébé" !
Malheureusement pour lui, son rattrapage éclair fut inutile. Encore plus que le premier qui était tout aussi pathétique. Si Nao avait encore de la fièvre et que la fatigue le terrassait, il semblait être revenu suffisamment à lui pour consentir à un nouveau délire. A ce niveau, c'était plutôt Mikio qui devenait fou. Et ses yeux qui le dévisageaient en silence à présent en était la preuve. «  » Et désormais, l'embarras marquait clairement le visage du Coréen, paniqué à l'idée de savoir ce qui tournait à présent dans la tête de Naoki... Il allait finir par trouver ça bizarre, gênant... Il allait lui demander d'arrêter... Il devait arrêter !

Mais durant de longue secondes, seul les battements affolés de son coeur retentirent dans le silence. Nao ne prononça aucun mot au point que lorsqu'il émit un premier mouvement, Mikio manqua de sursauter comme si l'heure de la sentence avait sonné. Cependant, le geste effectué fut d'une bien bête simplicité ce qui fit douter un instant le chanteur... avant qu'une partie de lui ne se montre encore plus désespérante en ne pouvait s'empêcher de trouver Naoki mignon à tirer la couette sur eux. Désespérément désespérant. Et la volonté de s'occuper de lui pris même le pas sur la panique : « Tu as froid ? » Même s'il s'en était enquit d'une voix douce, il trouvait ça surprenant. Nao était encore habillé, la chambre n'était pas aérée... Ce devait être la fièvre. Il ne s'était donc pas posé plus de question tandis que sa main avait retenu la couverture dans son dos, aidant d'une pression dans celui-ci, son cadet à mieux se caler contre lui comme il sembla chercher à le faire.
Si lui en avait plutôt chaud, il n'empêcha qu'un frisson le secoua lorsque les doigts du garçon vint directement trouver la peau sur sa hanche pour y courir. Evidemment, ça n'avait pas été sans conséquence pour son rythme cardiaque mais il l'avait laissé faire, sans le quitter des yeux. Alors il pensa que Naoki ressemblait vraiment à un môme qui recherchait un meilleur confort contre son doudou...
......
....... Comment Mikio était-il censé arrêter de le traiter comme un "bébé" avec ça hein ??

Et pour ne pas l'aider, Nao lui renvoya sans la moindre forme son crime à la figure, frappant en plein contre sa poitrine où son coeur s'assomma. «  » Il déglutit et remercia le fait que Nao préférait son cou à la vision de son visage puisque ce dernier venait de virer cramoisi. Oui, au cas où il en doutait encore, il l'avait bien redit. Merci Naoki pour cette précision... peut-être que Mikio allait enfin répondre de ses actes !
Sa bouche s'ouvrit mais il fallut bien une longue seconde pour qu'un son n'en sorte : « Je… » ... D'accord, peut-être cinq pour qu'une vraie phrase puisse être entendue. « P-pardon... Naoki, je ... Tu trouves ça bizarre ... ? » Evidemment ! « Je… » vais arrêter....
Mais il n’avait pas eut le temps de le déclarer officiellement, la voix de Nao s’était de nouveau faite entendre pour une suite inattendue... quand son coeur, lui, avait semblé vouloir aidé son cadet à illustrer son propos se mettant à battre plus fort.
Si fort… Oui… C’était un peu - beaucoup - comme ça que ça faisait contre sa cage thoracique. Nao aussi… ?
Dugum dugum ?
De réponse, il n’avait pas su en formuler tout de suite. Nao n’avait pas l’air d’en attendre non plus… Alors, incapable de calmer son coeur détraqué, il avait laissé les mots de son cadet chauffer davantage ses joues… mais ses lèvres s’étiraient légèrement à la mention de ce sourire « spéciale ». Il ne sut pas très bien pourquoi cette esquisse se reforma, pas plus qu’il ne réalisa resserrer son étreinte autour de Naoki. « … Oui… ? » Il était si spéciale que ça son sourire … ? Et pourquoi cette idée l’élargit un peu plus ? Parce qu’il avait semblé plaire à Naoki….Baissant bêtement le visage un peu gêné alors que le garçon ne se trouvait même pas à sa hauteur, ses doigts s’emmêlèrent distraitement dans ses cheveux sombres. « C’est toi… C’est toujours toi qui fait ça… » Toujours… Ces sourires là, il n’y avait que Nao qui savait les déclencher. Tout comme son coeur n’avait jamais battu de cette façon pour quelqu’un d’autre… « C’est parce que… tu sais… ces mots et… enfin… » Cette fois, c’était bien lui qui était en difficulté pour s’exprimer. Il pouvait bien accuser son coeur de battre trop fort pour parvenir à s’entendre penser, ou Naoki pour le troubler de cette façon… Ce n’était pas si compliqué pourtant : « Tout ça, ça fait du bien… » Tout simplement. Et, sans s’en rendre compte, son sourire s’étira encore avant d’ajouter : « Tu dois être le seul à les voir… c’est sûr même… » De spéciale, il n’y avait que Nao pour lui… Après tout, n’était-ce pas la parfaite définition pour leur relation… spéciale ?

Seulement, Naoki ne sembla pas avoir terminé de le surprendre. Le laissant bouger à sa guise dans son cou, il ne se douta pas de ce qu’il avait en tête si bien que lorsqu’il sentit ses lèvres se poser pour le seconde fois de la journée dans son cou… Un frisson presque électrique traversa son échine. « Yeobu… » Son soupire, il ne l’avait pas vraiment retenu… pas plus que cette main qui se serra ensuite mieux dans ses cheveux, loin de réclamer qu’il prenne ses distances…. Ses yeux s’étaient clos quelques secondes avant qu’un nouvel aveu ne franchissent ses lèvres : « Oui… ça m’a vraiment manqué tout ça… » Est-ce que Nao se rendait compte à quel point ?

Alors oui, à nouveau, il avait tout simplement savouré cet instant… Oubliant presque sa bourde, il s’était laissé aller aux caresses de son protégé et la main dans ses cheveux l’avait imité. Doucement, tendrement, elle plongeait dans ses mèches à un rythme régulier… Si le geste se trouvait être aussi apaisant pour le Coréen, son coeur ne sembla pas d’humeur à décélérer… Ce n’était pas très grave : ces battements là n’étaient pas douloureux.
Il y aurait peut-être mis plus d’efforts à les calmer s’il avait su que Nao les relèverait. A moins que ce soit que les siens…. Cependant, même s’il ne s’attendait pas à réentendre ce mot, la panique ne l’envahit pas. Il resta même étonnamment calme et un souffle rieur s’échappa de ses narines. « Oui… dugum… très fort… mais ils sont agréables ceux-là… non ? » Et l’idée que leur coeur puisse battre à l’unisson à cet instant ne les rendit que plus appréciables…
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     Dim 18 Juin - 14:46
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EXORDIUM.
« ... » on s'y attendait, malgré son trouble, il se contenterait de secouer la tête. Ou alors, il nierait plus franchement avoir froid. Mieux encore, il rajouterait qu'il n'était pas malade et qu'il était grotesque d'avoir froid en cette saison « ...oui... un peu... » .........................................................
............... est-ce qu'il venait vraiment d'admettre qu'il avait froid ?
Oui... un peu.... Mais il y avait bien un oui avant cette minimisation de son état non ? On ne l'avait pas rêvé. On ne l'avait pas halluciné. Est-ce qu'il suffisait un baiser, un "bébé" et de la tendresse pour qu'il mente un peu moins ?
Non... sauf si elle venait de Mikio. Evidemment, ça ne pouvait être que lui l'homme à accomplir des miracles sur celui qui comptait de nombreuses façades et s'y accrochait bien trop. S'il n'admettrait jamais se sentir mal... ne pas être bien... il venait, sans s'en rendre compte, de faire un progrès. Mikio ne le saurait jamais mais, à cet instant, pour la première fois de sa vie, il avait admis une faiblesse à haute voix quand son père ne devait être que le seul à les voir. Et il ne s'en était même pas rendu compte. Pire encore, il s'était collé davantage à son coréen tandis que ce dernier retenait la couverture sur eux. Sa joue s'était frottée un peu plus contre lui et il avait cherché de la chaleur comme un enfant avec son ours en peluche préféré.

Ce n'était pourtant pas bien. Si lui avait froid, ce n'était probablement le cas de Mikio habillé sous une couette en plein été. Encore moins quand on avait un italien bouillant sur nous qui ne semblait pas vouloir descendre de son perchoir. Bien sûr, il pourrait se servir de l'excuse qu'on l'avait placé ici. Mais il ne pourrait pas prétendre qu'il ne voulait pas contrarier Mikio. Encore moins quand cette couette, il ne l'avait pas tiré sur eux que pour le froid.
Le confort. Oui. Il se sentait si bien contre lui maintenant que, sans s'en rendre compte, il avait appelé un peu plus de douceur pour se sentir mieux encore.
Depuis quand est-ce qu'on se soignait comme ça ?
Toujours pour les autres.
Lui. Jamais. C'était bien la première fois de sa vie qu'il cherchait à profiter de la tendresse, de la douceur dont il avait pourtant toujours manqué. Pour être plus précis encore... ça ne lui était jamais arrivé de se laisser réconforter dans des cas comme celui-là.

Non. Jamais.
En général, toujours, il se débrouillait tout seul. Il se faisait violence pour pouvoir quitter le lit le plus rapidement possible et n'affichait jamais aucune faiblesse. C'était comme ça que ça marchait avec lui. Il ne pouvait pas en être autrement.
Et pourtant... il avait froid et cherchait de la chaleur auprès de celui qui lui donnait envie de l'accepter pour la première fois de sa vie.... Maintenant... alors que ses faiblesses se voyaient trop.
Qu'est-ce qu'il avait ce Mikio là ? Pourquoi est-ce qu'il était aussi magique ? Est-ce qu'on pouvait vraiment encore dire qu'il était humain ?
... Pour Naoki, c'était impossible.
Il était sa lumière.
Son rêve.
Un miracle dans sa vie.
Un magicien qui colorait tout ce qu'il touchait.

Et c'était ce magicien là qui lui avait donné ce surnom qu'il avait pourtant détesté dans une autre bouche. Pourquoi maintenant est-ce qu'il réagissait comme ça à l'entendre à nouveau ?
C'était la première fois. Oui, pour lui, pour son coeur, il ne l'avait jamais entendu. Il n'y avait rien de comparable. Parce que c'était la voix de Mikio et qu'il avait une manière différente de dire les choses. Comme un ensorceleur qui essayait de voler de plus en plus son coeur alors qu'il n'était déjà rien qu'à lui. Est-ce qu'il en avait seulement conscience qu'il n'y avait aucune partie de son coeur qui ne battait pas pour lui ? Un simple "je t'aime" ne suffirait jamais à le dire.
« ... hum... » une bien curieuse manière de répondre après avoir fait preuve d'un trop grand sadisme qui semblait désormais gêner son coréen. Sa réponse manquait de clarté et il était impossible de savoir s'il trouvait ça bizarre ou non. S'il demandait en un son à Mikio d'arrêter. Ou s'il espérait l'entendre à nouveau. Pourtant, sa tête avait fini par se secouer et il avait ajouté sans chercher à faire preuve de clémence... non, c'était juste sa voix qui tentait de traduire des battements complexes dans son coeur, complexes et trop nombreux pour lui qui n'avait pas l'habitude de battre autant « ... Non... j'aime bien... » bien seulement ? Non... beaucoup plus que bien ... « ...de toi, ça me plaît... » oui.... ça lui faisait tout drôle dans sa poitrine mais... « ... vraiment... » ... mais, ce n'était pas grave n'est-ce pas ? Parce que... il l'avait dit Mikio ...
« C'est une bonne chose alors. Ton coeur qui bat si fort.... ça veut dire que tu es vivant. »
... il s'en souvenait bien ... et bêtement, il avait répété des mots comme un enfant qui avait retenu sa leçon « ... je suis... vivant... » un instant, rien qu'un, son coeur s'était serré avant de s'affoler à nouveau. Comme s'il se demandait comment il allait faire maintenant ? Comme s'il ne savait pas... comment est-ce qu'on faisait pour être vivant ? Est-ce que lui il saurait ?

Un sourire. Parfois, quand un sourire était vraiment beau, il suffisait de le regarder pour oublier une angoisse qui ne demandait pourtant qu'à naître. Et celui de Mikio était si beau maintenant que sa main s'était desserrée de sa chemise pour rester néanmoins posée sur des battements qu'elle ne voulait pas perdre.
Sa tête s'était hochée pour confirmer la différence de ce sourire et il l'avait regardé un peu plus... vraiment... si beau... il n'en connaissait pas de plus beau. Il l'aimait si fort ce sourire... il l'aimait si fort son Michan...
« ... moi... » évidemment, on ne pouvait pas attendre d'un italien que Rome se construise en un jour. Ses sourcils s'étaient froncés sous l'incompréhension, il avait cherché à voir davantage le visage de Mikio et puis, il était finalement revenu à son sourire. Lui... faire ça... avec trois mots.
Légèrement, sa tête avait bougé sans s'en rendre compte pour chercher plus de ces caresses dans ses cheveux et il s'était recalé sans perdre des yeux les lèvres du coréen. Mikio souriait parce qu'il lui disait je t'aime alors est-ce que... est-ce que ça marchait tout le temps ? « ... J'ai vu... » ... oui... un peu... ne l'avait-il pas vu comme un cadeau ce sourire-là ? « ... lui... » ... il avait vraiment quelque chose de spécial... et son coeur avait soufflé la folie qu'il lui était adressé... « ... je crois... » une chose aussi belle pour lui....

Un jour, il était né pour être un objet qu'on contrôlait et qu'on lançait contre des murs pour voir s'il pouvait se fissurer davantage en restant obéissant. Ce n'était pas grave, on n'était pas né pour connaître plus. On n'avait pas le droit d'espérer.
Mais vingt ans plus tard... on rencontrait un coréen et il se mettait à vous donner tout un tas de choses, toutes trop belles pour vous, et on ne trouvait aucune logique à cette chance.... Depuis quand est-ce qu'on rêvait... nous qui n'avions jamais su comment faire avant ?
« ... Ils sont vraiment beaux tes sourires... » ça, Mikio allait finir par le savoir... « ... c'est l'une des choses que je préfère chez toi... » entre autres... parce qu'il y en avait tellement. Mais ce sourire là était une excellente excuse pour se perdre dans son cou un instant. C'était probablement mal mais il n'avait pas pu retenir ses lèvres de se poser à l'endroit où elles s'étaient posées pour la première fois un jour en Italie. Oui, sans doute que ce cou entrait dans les choses qu'il préférait chez lui. Est-ce qu'il ne serait pas plus simple et plus rapide de lister ce qu'il n'aimait pas ?
...
Oui, la liste se terminait en quelques points imprécis où son coeur ne savait rien trouver.

Laissant un soupir franchir ses lèvres pour cette main dans ses cheveux, la raison n'avait pas repris le dessus et il ne s'était pas éloigné. Comment aurait-il pu quand son coréen savait trop bien le rendre faible maintenant ? « Je t'en referai... si tu veux.... » même malade ? « ... un peu ... » on espérait qu'il ne se demanderait jamais pourquoi ce surnom de "bébé" s'était échappé un jour de la bouche de Mikio. Parce qu'il y avait des circonstances atténuantes. Comme son attitude maintenant... celle dans laquelle il s'était probablement déjà perdu parfois de manières différentes.
Et pourtant, personne sauf Mikio ne le comprendrait ce surnom.
Parce qu'il y avait le Naoki des autres. Et le Naoki de Mikio. Parce qu'il était différent avec lui et qu'il l'était parfois un peu trop.... Quand il se laissait aller... il était... est-ce qu'il en avait seulement conscience ?
Un peu... sans doute... mais il était difficile de trouver des réponses à la confusion que Mikio mettait toujours dans les battements de son coeur.

Coeur qui ne voulait pas se calmer à présent. Sa main ne pouvait que le sentir qu'il n'avait pas terminé de s'exprimer quand l'autre n'était plus capable d'épargner cette hanche qu'il voulait caresser sans jamais s'arrêter. Alors qu'il voulait cacher ses faiblesses plus tôt, maintenant il n'avait qu'une seule envie, se serrer fort contre son Michan, ne pas le décoller et retenir toujours plus ce rêve où... oui... son coeur battait d'une manière "agréable" ... « ... Hum... oui... c'est juste... vraiment beaucoup... » oui... vraiment très beaucoup pour lui qui n'en n'avait pas l'habitude. Il n'était toujours pas certain que son coeur soit capable de tenir la distance mais il serait le dernier à s'en plaindre. Mourir d'avoir reçu trop d'amour... lui... mourir d'avoir tant aimé... oui, Mikio l'était vraiment... un miracle dans sa vie... un tour de magie un peu trop fabuleux, trop beau... trop impressionnant et qui vous aveuglait tellement il brillait. C'était normal d'en être aussi fou ?
... oui... parce que s'il ne savait pas en faire, il aimait la magie... et plus exactement celle qui entourait Mikio.

Remontant un peu mieux sous ce t-shirt, câlinant un peu plus cette peau, il était resté silencieux un moment à simplement profiter de cette étreinte. De longues minutes, sa main avait tenté de compter les nombreux battements de son coeur avant que l'autre ne se perde trop haut et ne les sente... eux qui étaient si beaux.... Sa tête s'était reculée assez pour voir le visage de Mikio en entier et puis, son regard avait fait son chemin jusqu'à son torse avant qu'il ne lui vole à nouveau la couette le temps de glisser sa tête dessous, se calant plus bas sans pour autant descendre de son coréen.
Caché par la couverture, il avait reposé son oreille contre le torse de son aîné et il avait simplement écouté tandis que sa main retrouvait sa hanche pour reprendre ses caresses là où elle les avait arrêtées.
Oui... là aussi... ça battait beaucoup. Mais il fallait être réaliste, c'était beaucoup plus joli ce son là chez Mikio. Et il s'y était perdu de longues minutes sans avoir l'air d'éprouver le besoin de prendre de l'air en dehors de la couette. On n'allait pas le chasser n'est-ce pas ? Il avait peut-être toussé quelques fois, mais ça n'aurait rien changé à l'air libre. Et puis... il était bien... contre les battements de ce coeur qu'il aimait tant.

De l'air, il n'en n'avait pris que pour son autre main quelques minutes plus tard, après avoir écouté de nombreux battements. Elle avait glissé sur le bras d'un coréen pour sortir de sous la couette, trouver une épaule, et finalement se mettre à caresser doucement son cou.
De longues minutes, il ne savait pas exactement combien, il était resté comme ça, ses mains et ses doigts dévoués à des caresses dans lesquelles il avait perdu toute conscience. Il voulait simplement rester là, contre son coréen, et rêver... toujours plus... rêver en lui donnant cet amour qu'il n'exprimait plus assez depuis trop longtemps. Il avait complètement oublié son coeur qui se comportait étrangement au profit d'un son beaucoup plus beau pour lui et il aurait très bien pu se laisser bercer comme ça.
En fait, sans s'en rendre compte, le sommeil l'avait probablement menacé de trop près. A plusieurs reprises, ses yeux s'étaient fermés et il s'était senti glisser avec trop de douceur. Parce qu'il voulait rêver si fort, il s'était accroché à la tendresse de son coréen, dormir maintenant... c'était quitter ces bras qu'il ne voulait jamais quitter.

C'était un peu cruel de devoir le faire pour ne pas s'endormir et c'était la raison pour laquelle il avait couru le risque de sombrer. Mais quand sa main avait quitté un instant cette hanche pour se frotter les yeux, il s'était maudit d'être aussi fatigué aujourd'hui.
Quelques minutes de plus, il avait tenu. Et il aurait lutté encore si de microbes qu'il avait tenté de chasser dans ses pensées, la suite ne lui était pas venue « ... Michan ? » la couette parlante avait attendu quelques secondes avant d'ajouter « Tu veux que je te donne quelque chose ? Tu sais... des médicaments... ? » oui, pour ne pas que tu tombes m-a-l-a-d-e. Ce fameux mot interdit qu'il n'avait pas prononcé. En tout cas, pas dans ce cou que ses doigts avaient persisté à chatouiller malgré la fatigue ou sur cette hanche qu'il ne comptait pas quitter avant des années visiblement.




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     Lun 19 Juin - 2:20

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Naomi

Hum. Cette réponse vague avait résonné très clairement contre le coeur du Coréen. Evidemment que Naoki trouvait ça bizarre ! Personne n’appelait son colocataire a priori hétéro « bébé » ! Même pour rire, ça ne devait pas se faire. Même leur jeux stupides étaient moins stupides que ce surnom qu’il s’entêtait pourtant à donner à son cadet depuis des mois. S’il parvenait en général à le garder au fond de lui, il avait bien trop commis d’erreur en à peine une journée. C’était inadmissible et sans le moindre doute très gênant pour le principal intéressé. Il n’osait pas lui dire plus franchement mais il n’en avait pas besoin : Mikio comprenait parfaitement. Au fond, il le savait… ce n’était pas normal de penser ça de son « ami », même s’il était plus jeune que lui et que ses expressions étaient par moment clairement plus redoutable que celle d’un gosse… Naoki avait 21 ans. Quand est-ce qu’il se le mettrait en tête ? Il sentit son coeur se briser dans sa poitrine tandis qu’il tentait de se condamner à ne plus jamais le penser pour éviter un nouveau dérapage…
La tâche était impossible. Même s’il se concentrait de toutes ses forces sur l’Italien et toutes ses autres expressions scandaleuses, il ne pouvait ignorait cette vision plus forte et permanente à l’origine de cette obsession à toujours le protéger et le garder pour lui…
Mais alors qu’il se débattait avec ses propres sentiments contradictoire, il fut surpris par cette tête secouée. Quoi ? Il se trompait ? Il devait aussi arrêter d’être aussi obnubilé par lui, c’était ce qu’il essayait de lui dire ?
Non, à moins que Nao ne sache lire dans les pensées et encore… les mots qui suivirent démentiraient cette supposition. Et avec autant de douceur que la fois précédente, c’est à dire aucune, il se reçut cette nouvelle réponse comme un direct du droit dans la poitrine. C’est que sa pompe à sang allait finir par lâcher à la fin… « . »
Il… Il aimait bien…. ?
… de lui … ?
Une longue secondes, Mikio s’était retrouvé en plein bug système. Dans sa tête, les paroles de Naoki furent analyser au moins cinq fois avant d’en conclure qu’il avait bien compris… ou pas. Cependant, il ne niait pas aimer ce discours qu’il croyait comprendre…. même si son coeur venait de terriblement s’emballer. En mémoire lui revint alors ce même mot qui faisait polémique à  cet instant, prononcé par une bouche qu’il aurait voulu agrafer pour bien des raisons. Ce « bébé », il n’était pas le premier à le prononcer, peut-être que l’affreuse docteur non plus… mais le sien, bien qu’il fut probablement le moins légitime de tous, était, pensait-il sincèrement, différent des autres. Pourtant, comme il avait détesté celui qui était sorti de cette bouche tout aussi détestable, il avait aussi craint que le sien soit mal interprété… Peut-être y avait-il de quoi… Mais non, ce n’était pas pareil… là… Nao aimait… vraiment bien… ? Déglutissant, Mikio avait serré quelque peu nerveusement la couverture entre ses doigts. « … V-vraiment…. Tu…. tu trouves pas ça bizarre… ? » Puisqu’il te le dit… ! Sa lèvre fut maltraité quelques secondes durant laquelle son cerveau tourna à peine régime pour cette simple phrase…. Ca voulait dire que… qu’il pouvait continuer … ? Ses bras se resserrèrent autour de Nao sans vraiment s’en rendre compte, toujours plongé dans une intense réflexion où son coeur participait sûrement un peu trop. « Bébé… » Un soufflé, une tentative, une confirmation…. Est-ce qu’il était vraiment assez idiot à essayer de le redire pour en évaluer les conséquences… ? Plus ou moins… ça lui avait échappé et bien qu’il fut encore un peu incertain, il ne l’avait pas dit sans une discrète esquisse à la perspective d’une telle autorisation. Pourtant… il le savait que c’était mal, non ?
Pourquoi… ? Si Nao aimait bien… Il n’en abuserait pas, il le promettait.
Mouai.

Et tandis que sa main s’était affairé à le réchauffer encore par des caresses appuyées dans son dos, son discret sourire ne le fut plus tant. C’était à cause des mots prononcés par Nao, doucement familier quoique surprenant… et pourtant, il avait trouvé ça adorable. Oui, Naoki était vivant. Il le sentait à ce coeur qui tambouriner contre sa poitrine, semblant chercher à rencontrer le sien qui cognait tout aussi fort. « Oui… moi aussi… » C’était une évidence. Une belle évidence que lui rappeler son organe en maintenant un rythme fort et soutenu.

Ce rythme-là, il le devait bien évident à son protégé. Tout comme ce sourire qui semblait si particulier à ses yeux. Si les paroles du garçon avait troublé le chanteur, la réciproque semblait désormais s’appliquer après que ce dernier y ait répondu honnêtement… Oui, ces sourires n’apparaissaient que pour et grâce à lui, c’était un fait. Nénamoins, connaissant Naoki, Mikio s’était attendu à des protestations, encore. Secouer la tête, dire qu’il se trompait…. mais non. Rien. Pas le moindre mouvement négatif si ce n’était un trouble apparent chez l’étudiant. En fait, il sembla même assimiler l’information et … l’accepter.. ? Mikio retint inconsciemment son souffle. Au moins, il ne la nia pas ce qui constitua en soi une petite victoire que son coeur fêta par quelques battements supplémentaires quand ses lèvres soufflèrent à travers une douce esquisse : « Oui, toi. Pour toi. » Que les choses soient bien claires…

Cependant, il ne s’attendit pas une seule seconde à recevoir ce compliment. C’est vrai qu’il avait retrouvé un peu le sourire mais… Que Nao bloque autant dessus avait eu le mérité d’en figer un pendant que son coeur menaçait une nouvelle fois d’exploser. Ses joues furent charriées par un afflux sanguin sauvage et sa bouche, perdant malheureusement son sourire, s’ouvrit dans une expression confuse mais aucun son n’en sorti…
Cette confession-là… Si elle était troublante, elle résonnait si tendrement dans sa poitrine… Si elle était troublante, elle restait l’un des plus beaux compliments qu’on ne lui avait jamais fait… Sûrement parce qu’il venait de Nao et qu’il impliquait une chose à lui que le garçon aimait… Oui, il était atteint à ce point pour s’en réjouir si fort… Mais tentant de contrôler une émotion disproportionnée, tandis que ses doigts balayaient tendrement ses cheveux et son regard brillait d’affection pour Nao, le Coréen retrouva sans mal un même sourire avant de parvenir à répondre : « Oui ? Ca me touche… J’ai envie de te promettre de le faire toujours pour toi alors… » C’était vrai. Si Nao aimait ça, si Nao se plaisait à le voir sourire, s’il pouvait le rendre un peu heureux ne serait-ce qu’en étirant ses lèvres alors il souhaitait le faire toujours. Mais évidemment, ses plus beaux sourires ne seraient destinés qu’à Naoki et Naoki seul… parce que son coeur ne pouvait tout simplement pas en produire pour un ou une autre.
Avalant une nouvelle fois sa salive en dépit des tambourinement dans sa gorge, ses doigts glissèrent sur son front puis sa joue dans une tendre caresse. Une lueur plus triste voilà néanmoins son regard une seconde : « Retrouve vite le tiens aussi Nao, il me manque… » Il l’avait soufflé très doucement. Sans trop même s’en rendre compte. C’était un autre souhait que son coeur avait exprimé à sa place… Des sourires, il voulait en offrir tous les jours à Nao… mais son coeur, il voulait en recevoir au moins autant de sa part.

Et puis, comme si Naoki voulait être certain de malmener son coeur jusqu’au bout, il l’avait achevé de cette sensation électrisante sur sa peau. Un frisson qui avait pris sa source là où les lèvres de son protégé s’étaient posées. De son cou et tout le long de son échine pour imploser dans sa cage thoracique. C’était trop bon pour qu’un soupire ne lui échappe pas. Trop fort pour que ses doigts ne se resserrent dans ses cheveux qu’il venaient de retrouver… Si Nao aimait les sourires de Mikio, savait-il à quel point ce dernier aimait ses baisers ? Même s’ils n’étaient jamais raisonnable… du premier au dernier, Mikio les avait tous aimé. Même s’ils faisaient détaillés son coeur, jamais… Du plus chaste au plus scandaleux, en passant par celui qui laisser une marque…. jamais il n’en regrettait un.
Alors, à cette proposition soufflé contre son cou… Comment était-il supposé ne pas y faiblir ? Les yeux clos, il avait tenté d’en retenir les derniers picotement grisant sur sa peau avant de céder : « S’il te plait… » Oui, il en revoulait. Tant pis si Nao était malade, il n’avait pas le droit de se priver quand ses lèvres étaient si douces sur sa peau… « Ca aussi pour moi, c’est une des choses que je préfère…. tes baisers… » Est-ce qu’il était bien raisonnable de l’avouer ? C’était seulement une réponse trop honnête quand il ne pouvait pas mentir sur cette sensation ensorcelante que procurait ce contact dans son cou, son visage, ses mains… sa bouche…
Oui… même celui-là, s’il admettait n’avoir été qu’un con, il ne pouvait pas le regretter.

Dugum Dugum… Comment pouvait-il oublier ? Ce son qui l’avait fait fondre une première fois. Qui, finalement, n’avait plus cessé d’habiter sa poitrine. Si fort. C’était de la faute de Nao… Ou plutôt grâce à lui. Oui, si c’était éprouvant, ce n’était pas désagréable.
Mais à la confirmation de Nao, le Coréen senti sa pompe à sang s’affoler un peu plus. Lui aussi, c’était « vraiment beaucoup »… Une idiote confusion embrouilla son esprit. Si son coeur à lui battait si vite, il n’y avait bien sûr qu’une raison : il aimait Naoki. Si fort… Au delà de la raison et sûrement à un point qui ferait peur à la folie, il le savait… Leur rythme similaire pouvait-il signifier que Nao l’aimer à ce même degrés ? Il aimait Mikio, ce dernier le savait… mais autant que lui….
Et puis une autre pensée plus cartésienne lui traversa l’esprit, interrompant ce débat intérieur qui n’avait que plus affolé le coeur du chanteur. Et s’il était à côté de la plaque et que Nao lui faisait un truc du genre tachycardie pendant qu’il s’interrogeait comme une gamine de 14 ans… ?!  Pressant maladroitement l’épaule de Nao, Mikio chercha à le regarder une lueur un brin inquiète dans les yeux : « C’est une bonne chose mais euh…. enfin, au cas où si ça va pas dis le moi hein… ? » Ah, il avait l’air malin maintenant. Il ne voulait juste pas passer à côté d’un problème parce que son coeur faisait des siennes…. Nao avait toujours de la fièvre et si la toux semblait le laissait tranquille pour l’instant, il y avait toujours la fatigue et sûrement d’autres maux dont l’étudiant souffrait que Mikio ne pouvait pas déceler. Mais après une longue considération, il lui sembla que sa poitrine n’en était pas la cause ou du moins pas de ce genre de mal.

Tout ce dont Nao semblait avoir besoin pour l’instant, c’était de rester contre le chanteur. Loin d’être contrarié à cette idée, Mikio l’avait laissé faire dans le calme en continuant ses caresses de son côté. Peut-être un peu trop calme d’ailleurs, si bien que l’aîné craignit un moment que Naoki ne replonge dans le sommeil. C’était triste… d’avoir peur qu’il s’endorme quand il lui souhaitait avant tout du repos… Mais c’était sûrement encore trop tôt pour le renvoyer aux pays des rêves qui n’en était pas… Le malade avait besoin de réconfort, de chaleur et d’affection… ce qui ne semblait pas y avoir dans ce monde que le plus jeune en venait à souhaiter noir. Heureusement, il n’eut pas besoin de s’arracher le coeur pour maintenant Naoki éveillé, la main sur sa hanche parcourant sa peau le rassurant.
Avant qu’elle ne fasse plus certainement frissonner le Coréen tandis qu’elle s’aventurait plus haut, soulevant dans son voyage, son t-shirt. Un peu surpris, il tenta d’ignorer les battements confus de son coeur et n’émit aucune protestation… Si c’était ce dont Nao avait besoin, alors il voulait bien s’improviser doudou. Ce qu’il semblait déjà être depuis plusieurs minutes en vérité.
Malheureusement pour lui, il put difficilement persuadé son coeur de ne pas s’emballer quand son protéger décida d’explorer son torse, faisant frémir un peu plus le chanteur avant de rencontrer plus sûrement le rythme de cardiaque affolé de ce dernier. Et s’il avait fait de son mieux pour ne pas se troubler, c’était clairement un échec quand au creux de la main de Naoki, son coeur frappa deux fois à l’instant où l’étudiant relevait le visage vers lui.
Est-ce qu’il avait l’air beaucoup perturbé ?
Est-ce que Naoki le remarquerait ? Il espérait que non… ce n’était rien après tout qui méritait d’être arrêter. Ce contact, au fond, il le trouvait plus agréable que gênant… C’était juste que son coeur le trahissait bien trop. Mais il ne pouvait certainement pas le refuser à Nao, connaissant ce besoin qu’il avait de toujours le toucher, ainsi que cette singulière passion pour les mesures de son coeur.

« Tu as besoin de quelque chose ? » l’interrogea-t-il en constatant que Nao semblait réfléchir ou chercher quelque chose. Il n’était pas sûr. En le voyant se préoccuper de la couette, il songea que Nao avait encore froid mais il n’eut pas le temps de décider d’une action que la suite lui fit écarquiller les yeux. « Ah… ! » Qu’est-ce que… ? Est-ce que Nao venait de disparait sous la couverture… ? « N-Naoki… ? » En le sentant tout près de lui, et plus particulière de sa poitrine, celle-ci se fit un peu plus harceler comme si son coeur avait chercher à embrasser cette figure qu’il avait senti se poser contre. A cet instant, le son produit ne devait en rien avoir l’air d’une mélodie apaisante… Ce n’eut pourtant pas l’air de déranger celui qui se prenait pour une marmotte puisque Mikio ne le vit plus émerger. Considérant de longues secondes la forme qui se dessinait sous la couette, il resta bêtement les bras loin de lui comme s’il n’osait pas le toucher. Sa bouche, ouverte depuis trop longtemps, osa cependant enfin émettre une phrase correcte : « Tu...tu vas avoir chaud… » C’était peut-être le but de Naoki après tout. Mais quelqu’il soit, il ne sembla pas vouloir sortir de là. Un instant, l’aîné s'inquiéta de son état… mais de nouveau les caresses sur sa hanche lui assurèrent qu’il était bien vivante et éveillé. Alors Mikio dû se rendre à l’évident : est-ce qu’il avait vraiment le coeur de l’en déloger ?
Non, bien sûr.

Alors, il l’avait laissé là, sans plus protester. Un moment, il s’était contenté d’observer la couette se relever et redescendre au rythme de sa respiration qui lui sembla assez régulière pour ne pas l’inquiéter. Ses mains toujours orphelines. Et puis, il dû considérer que la literie n’était pas suffisante pour le couvrir puisqu’il infiltra ses bras à l’intérieur pour mieux le reprendre contre lui, sans chercher à l’étouffer. Un soupire lui échappa tandis que ses mains couraient déjà dans son dos. C’était assez inattendu, c’était le moins que l’on puisse dire… Mais Naoki avait l’air de s’y plaire dans ce nouveau cocon. Un sourire attendri se dessina sur les lèvres du chanteur, laissant l’une de ses mains trouver ses cheveux qu’il entama de caresser doucement.
S’il s’étonna un court instant que Nao n’étouffe pas là dessous, il ne pu s’empêcher de faire à plusieurs reprise la même réflexion : il était mignon. Adorable. Totalement inconscient pour se montrer si irrésistible avec le Coréen qui ne maitrisait pas sa faiblesse face à son attitude enfantine… Mais il n’arrivait même pas à le blâmer. C’était comme si un petit chat s’était roulé en boule contre son torse… Voilà. Impossible de résister.
Et la toux perturbatrice ne suffit pas Mikio pour l’inciter à ressortir. Certes, appuyer ses caresses n’avait aucun effet… Mais Nao avait l’air si bien là… Alors il s’arrangea pour bouger un peu à l’entrée parfois, histoire que de l’air puisse pénétrer dans sa cachette mais il ne l’avait pas plus embêter.

Naturellement, il avait aussi réprimé l’envie de le bercer même s’il avait conscience que le faire aurait été si simple. Il s’était persuadé de ne pas le faire en se convainquant que, si Nao ne dormait pas, il pouvait trouver un peu de repos contre lui de cette façon. Il n’en avait aucune idée en vrai, peut-être que cela s’avérait même plus difficile pour lui… mais là encore, Mikio n’avait rien fait pour le dissuader de rester là, si ce n’était que surveiller les mouvements réguliers et tendre de cette main sur sa hanche.
Il fut cependant surpris d’en voir une autre faire son apparition hors du terrier. Haussant les sourcils, il la suivit du regard puis son corps se chargea d’en tracer le chemin par la suite en frissonnant. Un nouveau soupire lui échappa, ravie par cette distribution d’affection… Sur le coin de ses lèvres, un sourire s’était logé et en réponse à ses doigts si doux dans son cou, les siens s’était appliqué à mieux s’emmêler dans les mèches du plus jeune, ou taquiner davantage sa peau qu’il avait retrouvé sous sa chemise.
Si dans sa poitrine son coeur jouait toujours un rythme fort et rapide, le Coréen eut pourtant l’impression de se sentir plus apaisé au grès des frissons grisants que Nao lui procurait. Une net sensation de détente l’avait gagné au point qu’il avait fermé les yeux et qu’il aurait très pu lui aussi s’endormir comme ça… mais il avait tenu bon en se concentrant sur les tendresse que lui avait à fournir, savourant néanmoins cette nouvelle ambiance qui s’était instaurée entre eux. Comme une bulle… Douce, chaleureuse sans être étouffante pour la saison, intime… Il n’y avait qu’eux. Mikio et son bébé. Naoki et son doudou. Ils étaient bien là, tous les deux… Nao, lui, il avait l’air d’aller bien… Alors, il n’y avait aucune raison d’y mettre fin.

Il ne sut pas exactement combien de temps s’écoula avant que ses yeux ne se recentre sur la bosse devenu mouvante. En fait, il fut même surpris quand il entendit une voix en provenir : « Oh mon dieu, une couette qui parle ! » plaisanta-t-il avant de souligner affectueusement du pouce ce qu’il devina être sa tempe. Au moins, il était rassuré, Nao ne s’était pas endormi. Ou s’il l’avait fait, il n’avait pas fait de cauchemar… mais c’était en demander un peu trop sûrement pour le moment. « Oui, Yeobu ? » Sans cesser ses caresses, il laissa patiemment Nao s’exprimer. Sur le coup, il ne comprit pas tout de suite et arqua un sourcil… mais il fut rapidement éclairé par la précision du malade devenu infirmier. « Oh. » Des médicaments… C’est vrai qu’il avait promis. Il s’était dit qu’il le ferait en se levant mais puisque Naoki le proposait maintenant, c’était sûrement le moment. Il se sentirait moins mal de le déloger. Et puis, son protégé avait peut-être besoin d’une pause s’il la tendresse devenait trop difficile à gérer quand Morphée le menaçait encore… Alors, inutilement parce que Nao ne pouvait pas le voir, il hocha la tête : « D’accord, je vais chercher la trousse alors. Tu as besoin de quelque chose en particulier ? » Le mieux c’était encore de la lui ramener et Nao verrait.
Il jeta un oeil aux médicaments encore sur le lit, en se faisant la réflexion qu’il n’avait aucune idée lui-même de quoi prendre. Si Nao n’avait pas proposer, il aurait peut-être regarder sur internet. Ou plus sûrement renvoyé un message à Haruto pour lui poser la question… Mais Nao avait l’air aussi de s’y connaîttre. Si l’idée lui déplaisait, il sentit que donner ces cachets à son aîné lui tenait à coeur… Probablement voulait-il se faire pardonner d’une manière ou d’une autre. Et puis, même s’il était une catastrophe pour sa santé, il était avant tout gentil et Mikio savait qu’il s’inquiétait réellement pour la santé du chanteur. S’il s’était demandait s’il pouvait vraiment faire confiance à Nao, la réponse lui parut plus évidente quand la question le concernait. Le doute demeurait juste quant à sa maladie… Il pouvait se tromper avec la fièvre… non ? Il n’aurait qu’à vérifier lui-même…

Il attendit cependant que Nao le libère et se relève un peu pour permettre à Mikio de sortir du lit. Même s’il avait chaud, il le quitter à contre-coeur… Néanmoins, il ne bougea pas tout de suite lorsque Nao émergea et se contenta de le regarder un instant. Pourquoi…. Pourquoi il était aussi mignon ? Incapable de réprimer son sourire, il attrapa les pans de la couette qui le recouvrait plus tôt pour le rabattre sur la tête de son cadet afin de lui former une large capuche. Il ferma la cape sous son menton pour garder son protégé emmitouflé. Est-ce qu’il jouait ? Pensait vraiment à garder Nao au chaud ? Ou bien avait-il juste envie de se faire du mal en rendant Nao encore plus craquant ? Le semblant de rire un peu niais qui lui avait échappé en indiquait long sur la réponse.

« C’est en étant aussi adorable que tu menaces ma santé, j’espère que tu le sais. »

Adorable parce qu’il voulait s’occuper de lui ou adorable parce qu’il avait envie de le bouffer dans cette « tenue »… ?
Là encore, la réponse eut pour indice cette doucereuse impulsion qu’il donna au plus jeune en le ramenant vers lui, tirant doucement sur la couverture, pour que la lèvres du chanteur atterrissent sur son front chaud. « Merci de t’occuper de moi quand même Yeobu… t’es un ange. » Et il ne fallut qu’un sourire trop tendre suivit d’une même brève caresse sur sa joue pour que son coeur possessif ne fasse un caprice : « Mon ange. » A lui, rien qu’à lui. Toujours.
 
made by black arrow[/quote]
 
Just a spoonful of sugar - Naomi ♥
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