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 You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey ft. Daiko

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     Ven 10 Mar - 22:00
 
You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey
DAIKO

Il n’avait jamais voulu aborder ce sujet avec Maiko, son ex-femme, ce divorce houleux pour lequel il prenait tout le blâme. Dieu seul sait le nombre de fois où Xialei lui dit détester son épouse, la trouver superficielle, profiteuse, et annoncer tel un visionnaire, que jamais son minois adorable et ses faux airs d’ange ne seraient capable de lui gagner le cœur d’un Serizawa (déjà, elle était majeure!). Son ami d’enfance y avait vu tellement clair… il l’avait prédit : il n’y avait pas un univers où il aurait pu tomber amoureux d’une diva capricieuse, pas quand il avait surtout besoin de quelqu’un qui l’aiderait à partager le poids du monde qu’il portait déjà sur ses épaules… Akane n’aurait jamais été cette personne… Mais était-ce une raison pour la trainer dans la boue après coup? Oui, lorsqu’il s’était jeté dans ce plan minable pour donner un peu d’air à Naoki et faire oublier le scandale Reina, il l’avait su, qu’il épousait sa fréquentation du moment non pas par affection, mais parce qu’elle était utile, paraissait bien, et pouvait remplir à merveille le rôle qu’il lui donnait… Le hic? S’il avait d’abord apprécié sa fausseté, ses airs de reine arrogante, il ne s’était pas attendu à ce que ses sentiments, du moins au début, soient sincères. Il s’était imaginé qu’elle n’acceptait que pour la taille de son serpent, portefeuille. Et lorsqu’il l’avait su? Il n’avait toujours pas changé d’idée… il était un connard à ce point-là. Alors oui, elle avait eu des écarts de conduite, était allée chercher ailleurs ce qu’il ne pouvait lui donner avec une carte de crédit illimitée… mais ne restait-il pas le gros méchant dans ce conte-là? Soupirant, il avait pourtant décidé de poursuivre sur un ton las, autant s’y plonger… « …Je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit à comprendre… tout comme je ne pense pas que ta sœur aurait apprécié que ses actions soient dévoilées… je lui demandais déjà le divorce, la moindre des choses… c’était de ne pas lui prendre sa dignité en même temps… »

… Alors pourquoi l’avoir épousé? La question de sa cadette lui torturait l’esprit et faisait grimper en lui une vague immonde de culpabilité. Il ne voyait pas de quelle façon il pouvait expliquer ça, cette famille Dallais, ou ô combien il avait merdé avec l’histoire Reina, sans avoir l’air d’un connard de la pire espèce. « C’est compliqué… » … et autant il aurait aimé se dévoiler à elle, lui raconter cette partie moins jolie de son existence… il y avait Naoki. Et Naoki n’aurait pas apprécié qu’on avoue ainsi ses vieux démons. Serrant la main de sa jeune complice dans la sienne, comme pour invoquer la force qu’il lui manquait, il avait poursuivi, de ce ton calme, plat, qui n’attendait ni excuses ni absolution, il ne pouvait même pas se pardonner lui-même après tout… « … je l’appréciais, à ma manière…et ça me semblait suffisant pour l’épouser… c’est ce que j’ai toujours connu que … ne pas avoir envie d’arracher les yeux de quelqu’un… c’est suffisant pour bâtir… alors … ça n’excuse rien mais Akane… » … Akane méritait mieux, beaucoup mieux. Et il en était persuadé,  tout comme, il était heureux, en un sens, qu’elle ait décidé d’aller voir ailleurs, il l’aurait été d’avantage si elle y avait trouvé un homme capable de vraiment l’aimer, plutôt qu’un homme marié qui la relaierait au rôle d’amante… « Je pensais vraiment que l’affection que j’ai pu avoir pour elle, c’était ça, aimer quelqu’un… » … Aimer… dans son monde, n’était-ce pas un nouveau mensonge pour parader un bibelot parfait à son bras? Ses parents ne s’aimaient certainement pas, son frère et son bloc de glace d’épouse? Non plus. Et même Xialei… ne venait-il pas d’accepter un mariage avec la dernière des idiotes… certainement il ne l’aimait pas. C’était comme ça et c’est tout.

Ne pas s’attacher, ne jamais laisser un désir vous aveugler, trouver un partenaire aussi utile que mignon, et ne surtout pas se faire prendre si on dérogeait aux règles de la fidélité. Son monde, c’était ça. C’était ce qui était attendu. Alors prendre une épouse dans le « peuple » une femme qui ne lui correspondait pas, mais qu’il avait lui-même choisis, avec eu le mérite d’affoler la famille suffisamment pour accorder à son protégé le temps nécessaire à goûter à sa liberté… À se remettre de ce qu’il croyait encore – des années plus tard – avait été le résultant d’un mari jaloux et violent… Mais il s’était pourtant mis en tête que, quel que soit la limite de ses sentiments pour son épouse, elle serait la seule. … Parce que cette promesse qu’il s’était fait à lui-même, d’être fidèle à une femme qu’il n’aimait pas, de lui donner tout ce qu’elle pourrait matériellement désirer, de tenter, ou du moins de faire semblant, d’être le mari idéal… il n’avait pas pu la tenir. Il s’était pourtant juré que quitte à l’avoir manipulé, il lui donnerait son conte de fée… et il aurait pu, avec n’importe qui d’autre… le hic avec Akane… « … jusqu’au jour où je suis tombé amoureux de quelqu’un d’autre. » … c’est qu’elle pouvait voir, comparer sans soucis, la façon conquise dont il avait toujours regardé la danseuse dont il serrait la main en cet instant…

Ne donnant pas d’avantage de précision, c’était déjà un net effort pour lui, que d’en être arrivé là sans que sa pompe à sang n’ait explosée, il l’avait attiré vers la file pour les limousine, sentant à la fois son cœur plus léger d’avoir enfin avoué cela… et plus lourds, parce que maintenant que les mots étaient sortis, c’était difficile de s’envelopper dans son cher et tendre déni. Parce qu’il était suicidaire aujourd’hui – ou parce qu’il avait enfin gagné à la loto : ne pas se faire frapper par une kotani, sauf le tibia – il avait osé pousser l’affront jusqu’à caresser sa joue, et crever directement l’abcès, le mur de faux-semblants, en attaquant la source du problème. Les mensonges, les fausses déclarations, n’avaient-ils pas fait le tour? Il était las de jouer à ce jeu-là… La franchise de Rei avait été un vent de fraicheur et il en avait développé une dépendance. Son pouce avait délicatement choyé la joue de la demoiselle, alors que ses iris sombres étaient accrochés au sien, son estomac noué par l’angoisse… et s’il avait dit un truc mal? « Maiko? » … Il avait certainement gaffé, sinon pourquoi est-ce qu’elle le fixerait comme si elle voyait double hein? Il s’était préparé au coup, lorsque c’est… une question adorable qui avait franchi ses lèvres. Ses iris s’était illuminée d’une étincelle amusée alors que ses lèvres se retroussaient en un sourire un brin moqueur. «  … Est-ce que c’est un compliment? » … un rire avait même réussi à lui échapper alors que ses traits prenaient une forme plus sérieuse, devant l’air vraiment mitigé de la demoiselle. Délicatement, sans réfléchir – il était un crétin après tout – il s’était incliné et ses lèvres avaient trouvé leur chemin jusqu’au front de la jeune danseuse, où il apposa un doux baiser avant de se reculer en murmurant un : «  … penses-y vite. »

La minute suivante fut une tentative détournée de contrôler les battements de son cœur, de reprendre le contrôle, de ne surtout pas se laisser avoir par la faiblesse. Elle avait été claire, elle voulait un ami, et il ne pouvait pas se permettre de franchir cette ligne … surtout pas quand elle était aussi brisée. « Allez, viens. » Il avait repris sa main et l’avait fait grimper dans une limousine avant d’y prendre place et de donner l’adresse au chauffeur. Franchement, il n’était pas à une centaine de dollar près, il pouvait se le permettre et puis, rien que pour voir l’air choqué qu’elle ferait, ça valait la peine. Déterminé à gagner son cœur avant qu’elle ne soit majeure sur la terre de Lady Liberty, il avait pivoté vers elle, et dans un sourire, avait annoncé : «  … On commence par la boutique de peluche? Comme ça tu pourras en prendre une pour Yue et aller lui porter en main propre. » Il avait froncé les sourcils, comme s’il tentait vraiment de mettre de l’ordre dans ce qu’il connaissait de NYC. «  … J’avais prévu autre chose mais c’était sans connaitre vraiment ce qu’une inconnue voudrait faire… pour toi… » Son visage s’était illuminé alors qu’il venait de se souvenir. «  …  si tu m’as laissé la vie sauve d’ici demain… il y a le roi lion sur broadway. »

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     Lun 13 Mar - 12:56
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Elle était probablement trop stupide pour les comprendre tous ces trucs de riches. Mais ils se compliquaient tellement la vie. Et même avec les explications qu’elle obtenait maintenant, elle ne parvenait pas à tout saisir. Ne valait-il pas mieux rester seule plutôt que de se mettre avec quelqu’un qu’on pensait apprécier un peu plus que les autres ?
Fronçant les sourcils, elle l’avait regardé pour secouer la tête « Je ne sais pas s’il y a quelque chose à comprendre… mais je crois que je ne le comprendrai jamais de toute manière. Vos trucs de riches, c’est trop compliqué pour moi. » « come to the gueux side, we have love » … oui, et des cookies. Mais pour le coup, elle se le disait vraiment qu’il valait mieux être Kotani que Serizawa. Il avait beau avoir plus de dix ans de plus qu’elle, pour certaines choses, elle avait l’impression d’être l’aînée. Et avec ce que Han lui avait raconté. Oui, elle aurait un peu de respect pour la fierté masculine cette fois mais, c’était vrai, elle avait de la peine pour lui. Parce qu’elle détestait la solitude et qu’elle savait dans le fond qu’elle n’était pas en droit de s’en plaindre autant que celui qui se trouvait en face de lui.
Alors, même si elle l’avait regardé intrigué, même si l’espace d’une seconde une question à faire rougir lui avait traversé l’esprit à l’écoute de la conclusion de son aîné, les mots qui avait quitté ses lèvres l’avaient enfin donné… ce pardon...

« C’est pas grave.... Je te pardonne. J’ai pas forcément besoin de comprendre hein ? » non, elle avait juste besoin de lui faire confiance à nouveau… comme avant… « Mais la prochaine fois que tu épouses ma sœur, reste le Daisuke que je connais... et je choisirai la personne à qui j’en voudrai le plus… d’accord ? » l’une de ses sœurs était mariée et l’autre n’allait pas l’épouser de nouveau ceci dit. Mais ce n’était qu’une image… une image pour lui faire promettre de ne plus chercher délibérément à la décevoir.
Oui, oui, cette fois c’était sûr, ça commençait à faire réellement longtemps qu’elle ne l’avait plus frappé ce pauvre homme.
C’était bizarre… ou pas vraiment… mais grâce à Han, elle avait l’impression de le connaître mieux. Pourtant, une Maiko plus jeune en avait été réellement proche.
Il lui avait manqué. Elle l’avait probablement pensé en sentant cette tendresse sur sa joue. Elle aurait dû se reculer, probablement le frapper mais peut-être que ces mots que la fierté Kotani devait refuser normalement… peut-être qu’ils l’avaient touché… assez pour qu’elle ne lâche un compliment que son ancien beau-frère n’avait pas manqué de souligner.
Quelques secondes, elle avait abandonné le reste, ce qui n’était pas supposé marquer son visage et ce qu’elle niait sous un masque de fille forte, pour lui sourire.

« Peut-être… » oui… il était vraiment cool quand il le voulait cet abruti… « Mais peut-être seulement… » et elle était vraiment abrutie quand elle en avait envie de son côté. Mais cet air malin s’était effacé à ces lèvres sur son front. Un léger sursaut, et le bug. Réflexe habituel, le cogner. Réflexe du jour, relever vers lui un air surpris « Ah… oui… » c’était fourbe, l’attaquer dans un jour de faiblesse. Evidemment, ce n’était que pour ça que son cœur avait loupé un battement, deux… pas plus… ou la surprise, oui la surprise marchait aussi. Et puis, personne n’était capable de dire que, pendant quelques secondes, peut-être, il avait battu un peu plus vite… rien qu’un peu.
Puis, son regard s’était baissé vers cette main qui avait repris la sienne et, avant même qu’elle ne puisse protester, elle s’était retrouvée dans cette limousine.
Ne pas trop penser à la famille qu’une telle voiture pourrait nourrir… une bonne idée pour ne pas se sentir trop mal à l’aise dans ce véhicule sur lequel son regard s’était promené. Sans rire, pourquoi les gens avaient besoin d’une voiture aussi grande de luxe ? Quand on avait besoin d’espace, il y avait une camionnette comme celle que conduisait Yasuo. Et si on était nombreux, il y avait le bus. Les riches avaient vraiment de drôles d’idées… mais pas tous …

« Oui… d’accord… » une peluche pour Yue… elle avait bien entendu la proposition suivante, mais son regard s’était porté vers le paysage. Pensive de trop longues secondes, elle avait revu cette première peluche que lui avait offerte son amie un jour. Et puis, il y en avait eu tellement d'autres. Elle avait au final une armée dans sa chambre. Et si elle prétendait être un vrai bonhomme qui ne faisait pas ce genre de trucs… elle adorait les peluches… Yue l’avait toujours gâtée avec ça. Quand elle allait dans une ville différente ou même sans occasion particulière. C’était une plaisanterie courante entre elles d’inventer des histoires à cette petite armée mignonne.
Elle adorait les peluches… mais ce qu’elle adorait encore plus, c’était Yue… « ça lui fera plaisir… » ses yeux lui piquaient mais ils s’étaient obstinés à fixer le paysage qui défilait pour lui laisser le temps de se reprendre « Elle m’en prenait souvent… ce serait bien, si je pouvais lui en trouver une bien… la mieux… »
Elle avait pris sur elle. Elle s’était tournée ensuite vers son aîné pour lui sourire, espérant que son regard embrumé ne se voyait pas « C’est une bonne idée… » le Roi Lion ?
Les peluches… Yue… oui « Pour le reste… Rei et moi, on va te faire confiance. »

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     Dim 26 Mar - 12:46
 
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DAIKO

Toute cette histoire avec Akane n’avait été qu’une accumulation de décisions plus douteuses les unes que les autres. Il en était pleinement conscient, il s’était lancé les yeux fermés dans un mariage scandaleux uniquement pour détourner le courroux familial de son neveu et de ses penchants prononcés pour les cours d’anglais. Est-ce qu’il se sentirait moins coupable aujourd’hui s’il avait pu affirmer avoir réellement aimé son ex-femme? S’il n’avait pas volontairement choisis de remédier à ses problèmes plutôt que de se demander s’il finirait par la blesser? Peut-être… toujours est-il que dans l’état actuel des choses, il devait vivre avec le savoir honteux qu’il l’avait sacrifiée, qu’en pleine connaissance de cause, il avait choisis son neveu. Et que si c’était à refaire, il ne changerait rien. Akane… il lui avait peint un conte de fée, un époux parfait, en sachant dès le premier jour qu’il ne pourrait jamais être cette personne, aussi fort eu t’il essayé. Ces conneries là, il n’était pas prêt à se les pardonner, ni même celles qui étaient venues après : mentir au clan qui l’avait si chaleureusement accueilli, embêter la plus jeune des amazones uniquement pour la repousser, pour qu’elle cesse de poser trop de questions et de se rapprocher de la vérité… Toutes les infamies qu’il lui avait dites, toutes ses fois où il lui avait faussement avoué n’en avoir rien à faire d’elle… Il ne méritait pas l’absolution pour ça. Il aurait dû savoir, que Maiko faisait difficilement confiance, et que bousiller ce cadeau, cette amitié, avait été une infamie ! Ça, c’était probablement son plus grand regret.

Il avait fait son deuil – ou du moins, il essayait – de cette idée saugrenue qu’elle puisse un jour lui pardonner. Ne l’avait-il pas dit à Rey, justement, qu’il avait pris la grande et noble décision de cesser sa chasse au gibier mineur, à laisser son ancienne employée se concentrer sur la carrière qu’elle menait à bien de façon fort impressionnante – pas qu’il en ait un jour douté – et de remettre un peu d’ordre dans sa propre existence? Entre Xialei en exil, Naoki porté disparu et même Alfred qui lui faisait la gueule pour avoir laissé filer ‘’La seule deuxième femme qu’il accepterait de voir emménager sous leur toit’’ …. Il y avait tout un bordel à arranger! Et franchement, la motivation y était, quelques instants plus tôt … Seulement, voilà, la voir elle, descendre de cet avion lui avait coupé le souffle, et avait fait voler en éclat toutes ses belles résolutions. De la voir si près… il ne lui avait pas fallu longtemps pour réaliser que la laisser aller était au-delà de ses capacités. Pas quand la première femme à lui tirer un sourire, à lui donner l’espoir que quelqu’un sur cette terre puisse suivre ses délires… soit exactement celle qu’il tentait de fuir. C’était comme perdre deux personnes d’un coup et, pour la peine, il s’était attend au pire… lorsque c’est plutôt l’inverse qu’elle avait formulé. « » Je te pardonne.

Comme un idiot, il avait cligné des yeux, la dévisageant comme s’il se demandait sérieusement à quel point il était intoxiqué pour halluciner ces paroles. Venait-elle vraiment de lui accorder ces mots-là? Incertain, n’osant presque pas croire que cette fourbe guerrière fière serait celle qui lèverait le sort et adoucirait un brin sa culpabilité, il était demeuré immobile à l’observer comme s’il tentait de valider que ses lèvres avaient bel et bien formulés les mots que ses oreilles avaient traduites. Sur le coup, sa gorge était nouée, sa pompe à sang s’était affolée mais surtout, un poids qu’il pensait avoir à porter jusqu’à sa tombe venait de s’envoler de ses épaules, juste un temps, juste assez pour qu’il lui adresse un sourire des plus doux. Cette absolution-là, il n’osait même pas en rêver, parce que comme tout ce qui émanait de Maiko, il n’en était pas digne, il ne le méritait pas. Il aurait voulu lui dire que ce pardon était un terrain glissant, que ces mots qui allégeaient son âme lui donnaient tour à tour cette étincelle d’espoir qu’il voulait étouffer… mais il n’en fit rien. Parce que cette fois-ci, cette Kotani-là, s’il était mis devant le même choix déchirant, il est certain qu’il ne déciderait pas aveuglément, égoïstement de la blesser. Elle était beaucoup trop pure pour qu’il la souille de ses soucis familiaux. Non. Celle-là, qui arrivait à le libérer d’un des plus grands regrets de sa vie, il était hors de question qu’il ne la brise.

Plutôt que de la remercier, ou de lui donner des raisons de reprendre ses mots, Daisuke l’avait attiré à l’extérieur, puis vers un moyens de transport qui aurait fort probablement pu nourrir le Cambodge – il devrait partir une fondation. Daisuke n’avait aucune intention de parler pour l’embêter, ou de relever qu’elle lui avait presque fait un compliment! Sans compter qu’elle ne l’avait pas encore affublé de coups! Ça faisait quoi… dix minutes? Un record! Il devrait envoyer un message de remerciement à Naoki, faire les yeux doux aux femmes était clairement une arme fabuleuse pour s’éviter la violence habituelle! S’il aurait pu louanger ses progrès comme Casanova – NOT – ou alors ses brillantes idées d’activités, notre bridé avait plutôt décidé de regarder du coin de l’œil la jeune danseuse qui semblait bien maussade, une fois le véhicule en marche.

Du coin de l’œil, il observait la jeune femme, elle-même envoutée par le paysage et pas trop emballée. Il avait beau avoir de sérieuses lacunes dans le langage émotionnel, de la voir comme ça lui comprimait le cœur, vraiment, et il avait un moment conservé un silence buté en cherchant dans son attitude et dans les discussions qu’il avait eu avec Rei’, la source de cette déprime et surtout, comme y mettre un terme. Notre bridé n’avait pas grande expérience dans les amitiés, ou dans le manque, on lui avait toujours dit de refouler ce genre de faiblesse, de ne surtout pas la laisser paraitre, mais il était hors de question qu’il serve ces ordres Serizawa à une Maiko en détresse. Jamais. Sa poitrine s’était comprimée, sous les douloureux battements de sa pompe à sang, alors qu’il l’écoutait, n’osant pas interrompre ses confessions. Sans qu’il ne le réalise vraiment, ses phalanges avaient trouvées les siennes et il avait délicatement serré sa main, enlaçant sans vraiment réfléchir ses doigts aux siens, comme pour l’encourager à continuer de parler.  « On lui trouvera la plus chouette! » … Ok, belle remontée? « Et après, on pourrait lui envoyer des photos de touristes avec, comme Amélie Poulain avec son nain! » .. Tu veux vraiment te lancer dans des idées dignes de 5 ans d’âge mental basées sur des films étrangers? … Ne cherchons plus.

S’il avait tenté de conserver une distance prudente entre eux, cette résolution s’était volatilisée lorsqu’il avait vu ses yeux s’embuer. Sans vraiment réfléchir, ou simplement, parce que cette vue lui comprimait le cœur et que c’était une véritable torture, sa main de libre s’était fait un chemin jusqu’à l’épaule de la demoiselle, qu’il avait d’abord serré dans un premier temps, avec hésitation, avant de l’attirer contre son torse et de l’enlacer aussi près que possible, posant son menton sur le dessus de sa tête à elle. En partie pour la consoler, en partie pour l’immobiliser si la trêve de violence était terminée. « C’est légitime qu’elle te manque tu sais… » il ne savait pas trop comment s’exprimer, surtout que là, comme ça, si près de sa tignasse, l’odeur suffisait à lui compresser de cœur et à lui donner une nouvelle envie de ne jamais la laisser filer. Sa voix était basse, rauque, comme si c’était un secret pour elle seule. « Et il n’y a rien de faible à l’avouer… tu peux te plaindre autant que tu veux….   » Sa main avait délicatement relâché celle de la demoiselle et il avait mis un peu plus de distance entre eux, sans toutefois la relâcher puis, fouillant dans la poche de son veston, il en avait extirpé un bout de papier qu’il lui avait tendu… un coupon un peu décoloré avec les années, mais qui disait très certainement ce qu’il venait de lui accorder. « Tu as ton cheerup coupon après tout … ». Lentement, délicatement, sa main avait glissé de son épaule à sa nuque, et c’est sans trop le réaliser qu’il s’était mis à lui caresser les cheveux, comme si ça pouvait l’aider à aller mieux… C’est une femme Daisuke, pas un chien!


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     Ven 31 Mar - 14:06
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« Hum… la plus chouette… » baissant les yeux vers leurs mains, elle avait soupiré. Aucun commentaire Kotanien n’était venu et sa tête s’était hochée doucement à plusieurs reprises. Yue méritait sans doute bien plus que la plus chouette, elle méritait un magasin de peluches entier. Mais si sa peluche pouvait être celle qu’elle se serait achetée, celle qu’elle aurait préféré, alors ce serait déjà bien.
A la mention du film, elle avait relevé un regard étonné vers son aîné. Evidemment, elle savait de quel film ils parlaient. Après tout, Rei et Han l’avaient regardé en synchronisé il n’y a pas si longtemps. Oui, elle avait même fait du pop corn qu’elle avait proposé de partager à distance. Et quand elle y penserait, il lui faudrait un temps d’acceptation. C’était bien avec son ex beau-frère qu’elle avait fait tout un tas de trucs niais… est-ce qu’elle brûlerait en enfer pour ça. Sans d’abord répondre, ses doigts avaient joué quelques secondes avec ceux qui venaient de se mêler aux siens. Son regard avait retrouvé ce lien qu’ils avaient déjà partagé dans le passé. Et enfin, un léger sourire s’était dessiné sur ses lèvres avant qu’elles ne s’ouvrent pour formuler des mots « C’est un peu niais non ? » elle n’était plus à ça près ! La semaine dernière, elle lui avait bien envoyé une photo de cookies à partager. Rei était si niaise parfois… « mais… ce serait en fait assez cool… » Amélie et son nain… oui, elle avait bien aimé. Partager des films avec Han, elle adorait ça. Et bizarrement, ce film plus « féminin », ce n’était pas elle qui l’avait conseillé. Ceci dit, le bonhomme qu’elle prétendait être avait bien aimé « On le fait ? » oui, imaginer une peluche sur des clichés devant les lieux à voir de New York, et les envoyer ensuite à Yue, elle trouvait ça assez sympa…

Elle aurait peut-être ajouté qu’un Serizawa était capable de bonnes idées finalement, trouver quelque part la foi de la taquiner, s’il n’avait pas commis l’un des crimes qui provoquerait sa mort dans d’atroces souffrances des mains de Yasuo « … » si elle cherchait son texte, c’était généralement le moment où elle n’était pas supposée en avoir. Enfin, sauf si la violence était considérée comme un texte. Ça manquait de coups et ce tibia maltraité commençait à remonter à trop loin.
Mais le pire n’était probablement pas le manque de communication violente non. Le pire, c’était qu’à un moment de cette étreinte, ses yeux s’étaient fermés dans un soupir. Et juste quelques secondes, elle avait pensé qu’elle pouvait bien se laisser réconforter. Oui, rien que quelques secondes pour oublier la fierté Kotani. Rien que quelques secondes dans les bras de… elle ne savait même plus trop le définir… il n’était plus exactement le démon. Il n’était plus exactement Daisuke… ou peut-être l’avait-il toujours été. Du moins, il n’avait cessé de l’être que dans les apparences. Pour un temps, il s’était transformé en Daivador mais le Han qu’elle avait rencontré plus tard avait bien quelques points communs avec son ancien ami… ou ami… pourquoi c’était toujours un épisode de Dallas avec lui ?

« … » et elle n’avait encore rien dit quand il s’était éloigné, elle n’avait même pas eu le temps de l’insulter. Trop tard, la pierre blanche était déjà posée sur ce jour. Et ce n’était pas en baissant les yeux vers ce fameux coupon qu’elle aurait l’occasion de montrer la hargne Kotanienne « … » le mutisme était plus facile visiblement.
Heureusement, après quelques secondes à fixer ce cadeau qu’elle lui avait fait il y a des années, sa voix avait connu le miracle de se faire entendre à nouveau « … c’est ton cadeau à la base… » un parmi d’autres qu’elle avait pu lui faire dans le passé… et elle n’arrivait vraiment pas à croire qu’il les ai gardé. Encore aujourd’hui, ça la laissait sans voix…. La poubelle, c’était la fin qu’elle leur avait imaginés pendant longtemps « … et puis, ça te va bien de dire ça, toi aussi tu te retiens au lieu de te plaindre… » Rei était bien placée pour le savoir… Han parlait plus à Rei que Daisuke à Maiko… mais elle ne pouvait pas le lui reprocher non plus quand Rei parlait plus à Han que Maiko à Daisuke… « … sauf pour des trucs idiots… » oui là Daisuke… il pouvait avoir un diplôme « … alors tu peux l’utiliser si tu veux, y’a pas de raisons… » oui, pourquoi ce serait elle qui aurait le droit d’être cheer up pendant la durée de son séjour quand Daisuke avait des problèmes qui lui causaient plus de soucis qu’elle ? « … je trouve même normal qu’il te revienne… »

Et sur ces mots, la Kotani avait volé le coupon des mains de celui qui aurait dû déjà les avoir de coupées pour faute de tendresse depuis un moment « … vous venez juste d’utiliser un coupon Serizawa Daisuke. Il ne sera ni repris, ni échangé, ni remboursé. A partir de maintenant, je fais de votre sourire ma priorité ! » … c’est vrai, c’était plus simple d’être un bonhomme. Oui, elle était trop fière…. Mais il était aussi vrai que son ancien patron avait besoin d’être reboosté. Ce cadeau, elle l’avait fait sérieusement, et il était plus que temps que Daisuke en face bon usage.


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     Dim 2 Avr - 13:26
 
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Maiko n’était pas quelqu’un qui se laissait abattre facilement, ou du moins, c’était l’image qu’il avait toujours eu de cette petite furie, trop fière pour s’effondrer, trop têtue pour abandonner…Avait-il eu tords? Dans cette voiture, à la regarder scruter le paysage d’un air perdu, il se remémorait les confidences de Rei. Sous le prétexte de l’anonymat, elle lui avait parlé de cette solitude cuisante qui l’habitait, de ces amis qui avaient soudainement changés de ville… et de toute cette pression de vivre son rêve toute seule, isolée. Peut-être qu’elle n’était pas indestructible, finalement, et cette réalisation faisait grimper en lui une nouvelle vague d’inquiétude qu’il tentait de refouler en serrant cette main offerte. Cet air tourmenté, sur le visage de son ancienne employée, était une torture sans nom, ça arrivait à raviver ce sentiment de compassion, quelque part dans les méandres de son âme, dont il pensait être dépourvu. Ses parents ne seraient pas spécialement fiers, que des années de conditionnement, d’assimilation à la doctrine familiale selon laquelle les émotions sont pour les faible et qu’il ne faut se soucier de rien d’autre que du nom prestigieux de son clan, n’aient pas réussi à le ternir et à en faire un automate sans émotions… Ils pourraient au moins se consoler en regardant le monstre parfait qu’était son frère ainé. Ses yeux sombres s’étaient mis à détailler la demoiselle, alors qu’il tentait encore de relier les fils entre Rei et Maiko.

… La femme avec laquelle il avait tant conversé, cette amie à qui il s’était confié, cette personne sans visage qui était devenue pour lui une porte insoupçonnée vers l’honnêteté, ça avait été elle, tout ce temps? Et si c’était le cas, comment pourrait-il la laisser filer hein? Elle était à elle seule les deux personnes capables de lui tirer un sourire, d’accéder à cette parcelle de lui qui avait envie d’autre chose que d’un manoir vide et des relations d’affaires sans intérêt. Il avait eu besoin de toute sa motivation pour grimper dans cet avion, des mois plus tôt, il savait qu’il n’aurait jamais la force de la laisser partir désormais. Pas quand, à chaque regard, il ne pouvait que confirmer cette petite voix dans son esprit qui le narguait… elle était parfaite, sur tous les aspects. Encore plus lorsqu’elle acquiesçait à un de ses plans débiles et qu’un sourire éclairait ses traits. Elle était tout bonnement irrésistible. Et s’il avait fallu qu’il l’initie à un ‘’film de fille’’ pour qu’elle pense que ses propositions étranges étaient des paroles de guru, alors soit! Il l’assumait son rôle de bottom. Il penserait à demander à Naoki des conseils pour retrouver ses testicules, clairement il les avait égarées quelque part. Et si Akane les avait prises dans le divorce?! … Pourquoi elle devait toujours remettre en question sa virilité? N’avait-elle pas souvenir d’avoir eu un contact assez direct avec son côté masculin un beau matin d’hiver et… AHEM. C’est avec des pensées comme ça qu’on finit en prison… Reina aurait pu lui en apprendre sur le sujet. « Tsss. Par niais, tu veux dire absolument génial, je le sais. Évidement qu’on le fait! »

… Il aurait tellement rêvé que ‘’le faire’’ se résume à aucune chose que de prendre des photos d’une peluche à travers la ville (sauf si c’était un truc qui l’allumait elle, alors auquel cas, il était plutôt ouvert d’esprit… OK OK Je sors.) mais… il voulait bien faire avec ce qu’elle lui offrait. Ce qui ne signifiait pas qu’il abandonnait l’autre signification de l’expression, celle à laquelle il pensait un peu trop souvent depuis que son cœur emballé pour une peste l’avait contraint à l’abstinence… Dans un effort presque désespéré pour lui tirer un sourire – c’était devenue sa drogue, de voir son expression réjouie, et il aurait fait n’importe quelle connerie pour qu’elle en conserve un, heureusement pour lui que les débilités, c’était sa spécialité – il avait extirpé un coupon de sa poche en lui présentant, offrant sa compagnie comme clown personnel pour la journée. En toute franchise, il aurait accepté d’être son punching bag mais, comme elle semblait avoir un moment levé le drapeau blanc dans ce combat d’ordinaire acharné qu’elle menait avec ses tibias, il n’allait pas raviver cette flamme guerrière! La faire rire plutôt …  C’était un plan excellent, sauf qu’une fois encore, il avait oublié de considéré parmi les variables l’entêtement d’une amazone. Du coup, avant qu’il ne puisse vraiment protester, elle lui avait extirpé le coupon des mains et avait donné le speech de motivation le plus adorable depuis le jour béni ou Naoki lui avait révélé, à cinq ans, qu’il était son oncle préféré (pas que la compétition ait été féroce de ce côté-là!). Son regard s’était une seconde attendrie alors qu’il prenant le coupon de ses mains, faisant gaffe à y aller un peu trop lentement, juste pour effleurer sa peau d’une caresse tout sauf subtile. Ce crétin gagnerait vraiment à apprendre du Rital en personne!

« Avoir su que ça ne prenait que ce coupon pour que tu sois aussi dévouée… j’en aurais échangé plus tôt quand tu bossais encore pour moi… » un sourire amusé de chieur, dans le genre arrogant, ô non, le genre vraiment doux du type qui se délecte de sa blague « Sérieusement, c’est quoi les limites sur les vœux? Même le génie l’a dit d’avance à Aladin! … Et je crois me souvenir qu’un Hobbit me doit encore une balade en forêt. » … on comprend que ces deux individus ont une différence d’âge, certes, on en sait simplement pas lequel des deux est le plus jeune. Tout sourire, il avait rangé le coupon, puis il avait donné les instructions au chauffeur : faire des tours de bloc pendant qu’ils iraient trouver une peluche puis, les reprendre ici. Oui, vraiment, il n’était pas à plusieurs centaine de dollar près. Au nombre d’argent qu’il avait pu dépenser sur Kotani Senior, lors de leur union, il faisait des économies à s’approprier une limousine pour la journée. Attrapant la main de la demoiselle une fois le véhicule immobilisé, il l’avait attiré vers la sortie, se retrouvant sur un trottoir bondé du centre-ville. Directement devant ce qui semblait être le paradis des enfants et…. Une boutique de peluche sur plusieurs étages. « Nous voilà arrivés! » Elle avait décidé de lui remonter le moral, ok, mais il n’avait pas dit son dernier mot. Coupon ou pas, elle avait toujours été sa priorité. . « Maintenant, pas de diversion soldat Kotani, on doit trouver l’élu de la prophétie des peluches. Celle qui saura chasser le temps gris à Maikoland. » Sans lâcher sa main, il était pénétré dans cet endroit en songeant qu’il aurait vraiment du y amener Nao’ quand il était gamin… Était-il trop tard? Il avait beau faire le pitre, quelque part en lui, cette inquiétude pour son neveu ne voulait jamais se dissiper… ou qu’Il soit, c’était la première personne dans ses songes… Il faudrait une multitude de coupon pour qu’il cesse de se demander là ou il avait échoué comme oncle.


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     Dim 9 Avr - 11:53
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Il y a quelques heures, elle était encore dans cet avion à se demander à quoi ressemblait le fameux Han comme une imbécile. S’il aurait été tentant de choisir la facilité en lui donnant les traits du grand Solo, son imagination lui avait bien donné un tout autre visage. Evidemment… plutôt séduisant… pour des raisons évidentes qu’elle n’était plus tellement en droit de dire maintenant. C’était assez étrange que l’homme avec lequel elle parlait depuis des mois soit son ancien beau-frère et patron, ça l’était encore plus en confessant qu’elle avait peut-être développé une affection pour lui légèrement au-dessus de celle amicale…
Mais il y avait bien une raison au fait que Han était grand dans sa tête… parce qu’elle aimait les grands, tout simplement.
Plutôt masculin, avec de belles mains parce que bizarrement c’était quelque chose qu’elle regardait chez un homme, ça et le sourire avec une mention spéciale sur les lèvres. C’est vrai, au niveau de ses critères, elle avait plutôt gâté Han en prenant le risque d’être déçue à l’arrivée.
Mais si elle prenait juste une minute pour comparer son portrait imaginaire avec le modèle grandeur nature et réel en face d’elle… elle serait bien forcée d’admettre que Daisuke était largement plus beau gros. Vraiment beaucoup plus gros. Du genre à faire égérie de Mac Donald, définitivement.


Bref, il y a quelques heures encore, elle était en train d’imaginer la rencontre avec un inconnu qu’elle avait appris à apprécier de plus en plus au fil des jours.
Et maintenant, elle était là, dans cette limousine, avec son ancien patron qui essayait de lui remonter le moral en lui offrant un « cheer-up » coupon qu’elle lui avait offert des années plus tôt. Combien est-ce qu’il y avait de chances pour qu’un truc comme ça arrive ?
Probablement aucune. Il n’y avait aucune logique à ce que Daisuke soit Han. Il n’y en avait aucune non plus à ce que le sith qu’il avait joué conserve ce coupon… mais il y en avait à ce que son ancien ami le fasse malgré le pitoyable cadeau que c’était matériellement parlant pour lui.
Et tandis qu’elle proposait d’user de ce coupon en lui rendant l’utilisation qu’il était supposé avoir de base, son regard s’était posé sur ses mains pour constater du regard ce que sa peau avait senti.

C'était bizarre.
Parce qu'une partie d'elle savait qu'elle était supposée le cogner ? Pour ça ou pour les mots suivants.
Ou parce qu'une autre partie avait presque envie de laisser son ancien beau-frère lui remonter le moral ?
Elle s'était peut-être cognée la tête contre un hublot dans cet avion... « Alfred m'a dit que t'aimais pas ma remplaçante... » répondre plutôt qu'elle était une employée parfaite au lieu de balancer ce pauvre Alfred, oui, une autre fois....
Il y avait ceci dit quantité d'autres choses que Alfred lui avait dites. Et au moins, de celle-là, elle n'en n'avait pas parlé maintenant « Et puis toi, t'étais bien le pire patron qu'on puisse avoir ! » rattrape toi aux branches Kowgli.
Ceci dit, elle marquait un point ! C'est vrai qu'il était pénible avec ses demandes étranges, perverses et on en passe. Disons qu'il était particulièrement doué pour ternir son image.

Mais au final, oui, c'était peut-être mieux de parler des coupons idiots d'une gamine pour le beau-frère de l'année « Je préfère décider sur le moment, je suis un génie plus fourbe. » un génie fourbe et surpris. Inutile de chercher à comprendre paysanne. La location de limousine n'est semble t'il pas du gaspillage dans le joyeux monde de Dallas. Et si elle n'avait pas pleuré pour la famine causée dans un pays, elle s'était en plus de ça laissée entraîner sur le trottoir. Pire encore, sa main était restée dans celle qui la retenait une fois dans la boutique.
Ou plutôt dans le paradis des peluches.
« ... » sans voix, ses yeux s'étaient promenés un peu partout sans qu'elle ne soit d'abord capable de faire un seul pas. C'était un peu comme Belle et sa bibliothèque.
Ce genre d'endroits existait vraiment ?
Fallait croire. Ou alors elle était en train de faire un rêve un peu étrange qui donnerait sujet à interprétation à son réveil. Parce que rêver que Han, l'homme qu'elle appréciait plus que bien, était en réalité son ancien patron, on pouvait sérieusement se questionner en ouvrant les yeux.

Mais l'heure n'était clairement pas au sujet compliqué. L'heure était aux petites choses mignonnes et à l'oubli complet du côté guerrier des Kotani. Autrement, elle n'aurait pas relevé les yeux vers Daisuke dans un « Un lapin... ou un autre rongeur... peut-être une souris... c'est vers là que j'aurai orienté mes recherches à la base parce que Yue m'a toujours fait penser à un rongeur beaucoup trop mignon...  » définitivement pas très Kotanien non... « ... mais y'en a tellement... je voudrai trouver celle faite pour Yue. Pas juste une peluche sympa. Celle où quand je la verrai, je me dirai : celle-là elle est pour Yue et pour personne d'autre ! »

Qui êtes vous et qu'avez vous fait de Maicky Balboa ?
... qu'importe, le Serizawa devait se tenir prêt à retourner la boutique.

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     Mar 18 Avr - 18:10
 
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DAIKO

Plusieurs évènements auraient pu le choquer aujourd’hui, à commencer par le fait de tomber nez à nez avec son ancienne employée dans un aéroport au bout du monde, et de réaliser que cette fourbe n’était autre que sa correspondante secrète des derniers mois. Parce que oui, cette femme à laquelle il s’était tant attaché et qu’il avait franchement envisagé d’inviter à sortir même si elle était moche comme un âne se retrouvait à être précisément l’incarnation de ses fantasmes. Et une inconnue, elle n’était pas, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle avait fait connaissance de façon très directe avec… l’ensemble de l’homme. Puis, si le choc de cette surprise ne suffisait pas, il aurait pu se rabattre sur le fait que l’amazone violente qu’il avait appris à apprécier malgré la maltraitance qu’elle se plaisant à faire subir à ses pauvres tibias, ne l’avait pas encore violenté en quoi… trente minutes? Ça devait être un nouveau record! Mais non, tous ses déroulements impromptus avaient perturbé de façon for peu dévoilée son masque d’indifférence. Il jouait avec le feu après tout, sur ce terrain-là. Il ignorait s’ils étaient en froid, ou s’ils étaient amis à nouveau, l’avait-il un jour su? Qu’il soit incapable d’imaginer sa vie sans Rei ne rachetait pas sa relation avec Maiko, il était bien conscient, que même le pardon qu’elle avait offert plus tôt, ne couvrait pas l’ensemble de l’œuvre. Il avait été un vrai connard avec elle…

Mais ce masque de type en contrôle, pas le moins du monde pris au dépourvu par le déroulement des évènements s’était effondré lorsqu’elle avait mentionné Alfred. De quel droit se permettait-il ne passer des commentaires comme celui-là à Maiko hein? Est-ce qu’ils se voyaient en secret? Entretenaient-ils une liaison clandestine? Alfred était bel homme… Il aurait mis sa main au feu quant à l’allégeance du vieil homme mais, devant les nouveaux faits portés à son attention, le doute persistait. Prenant un air outré, comme si cette information top secrète n’aurait jamais dû atteindre les oreilles de la Kotani, il avait quand même rétorqué, une tentative minable pour sauver son égo : « … c’est parce qu’elle n’arrive pas à me passer les tableaux plus difficile à Tetris. »  … ou un effort surhumain pour être le pire des cons. Oui parce que, le sauver des niveaux trop difficile était une des tâches de Maiko, ça et l’endurer, c’était une description de tâche variable selon son humeur… C’était à se demander s’il travaillait. Oui, souvent. Mais à sa décharge, il avait engagé son ex-belle sœur plutôt pour lui fournir un salaire décent… Il ne l’avouerait jamais, évidement.

C’était tellement plus simple de se disputer pour des coupons… et de négocier les termes de son entente de génie. « … Je l’ai toujours su que t’étais Jaffar! » un sourire amusé aux lèvres, il avait quand même ajouté un : « mais en plus mignon, quand même. » avant de délicatement passer une main sur sa tête, une caresse distraite, avant de se mettre en route pour leur mission du jour. Arrivé devant la boutique, il s’était force à afficher un sourire, déterminé à être celui qui la ferait rire elle, parce qu’elle en avait besoin, parce que les confidences de Rei, il ne parvenait pas à les chasser… ça le perturbait. À vrai dire, ça l’inquiétait. Une Kotani ne baisse jamais les bras, jamais, alors pour qu’elle laisse voir qu’elle avait le cœur en miette… Ça suffisait à lui retourner l’estomac et à faire grimper en lui une envie viscérale de la protéger de toute source de tristesse. C’est probablement pour cela qu’en lui tenant toujours la main, il s’était dirigé vers l’entrée de la boutique en amenant la conversation sur leur nouvelle mission : trouver une offrande pour Yue. Franchement, si ça ne prenait que Yue pour la faire sourire, il était prêt à envisager la polygamie, ou à l’adopter, ciel, à l’acheter (mignon comme dépense corporative) et à la séquestrer dans son placard, tout pour que Maiko n’ait plus cet air ravagé sur les traits… Fronçant les sourcils, il avait dévisagé la demoiselle devant son explication, ne trouvant pas grand-chose de mignon chez les rongeurs… « … Un… rongeur? »  le doute était bien senti dans sa voix alors qu’il prenait un air songeur, occupé à endurer une profonde réflexion (un effort bien rare pour sa cervelle…) avant d’hausser les épaules. Si elle voulait un rongeur, elle aurait son rongeur. « Bon. Un rongeur ça sera alors. ».

Il avait tiré sur sa main, en pénétrant dans le sanctuaire de la peluche. Comment ils allaient trouver LA peluche dans un tel environnement relevait de l’exploit. Les murs, les allées, tout, partout où il regardait il y avait des peluches. On se serait cru dans un nuage… ou sur un trip d’acide, au choix. « Allez viens. On va avoir besoin d’équipement. »  Se dirigeant vers l’attroupement de paniers style épicerie, il en avait attrapé un et l’avait mis devant Maiko, « Pousses ça. » libérant sa main pour la déposer sur la poignée du dit panier. Il prenait cette chasse au sérieux. Trop sérieux. Bientôt, il s’achèterait une bagnole noire, forcerait Xialei à quitter son emploi, et deviendrait le plus canon du duo de Winchester de la peluche. Prêts à tout pour regrouper tous… Posant une main à l’avant du panier, il avait commencé à le tirer en explorant les allées, jetant dans ledit panier tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un rongeur. Au pire, ils les achèteraient tous. « … Ok rongeur rongeur rongeur… »  

Que personne ne soit surpris ici qu’il prenne un malin plaisir à regrouper des peluches. Gamin, il n’en avait jamais possédé, chez les Serizawa, on vous offre un instrument classique, pas un jouet. Alors maintenant qu’il pouvait se le permettre… il n’était que trop heureux d’accumuler les trucs du genre, et sur ses heures de boulot en prime. Franchement, il ne devait pas avancer beaucoup sans Maiko pour le forcer à éliminer un minimum de paperasse. Pendant de longues minutes, il avait attrapé plusieurs peluches et les avait balancées sans vraiment trier, avant de remarquer, sur une rangée du bas, un écureuil qui avait deux points positifs : il était absolument ADORABLE avec sa crinière arc-en-ciel, il était le seul de son espèce…. mais en prime, il portait un énorme « Y » brodé sur le ventre. « … Oh regarde celle-là! » …Mais enfer, damnation, alors qu’il tentait d’apporter l’élu vers sa demoiselle en détresse pour lui montrer, il remarqua une tentacule… humaine, accrochée à l’autre bras de la peluche. « … eh? » . Son regard passa de jouet à la main, au bras, pour finalement se poser sur un gamin de maximum huit ans, qui le fixait d’un air menaçant en lançant un : « Lâches ça vieillard! Je l’ai vu d’abord! ».

Vieillard? Lui? Avait-il des cheveux blancs?!? Passant une main dans sa chevelure sous l’impact de l’insulte, il avait resserré sa prise sur le saint Graal poilu en argumentant – comme le crétin qu’il était : « Hors de question. Elle a une mission! » … un argument logique, certes, mais mal reçu par son rival qui s’empressa de profiter du laxisme Kotanien pour infliger le coup de pied rituel sur son tibia. « J’ai dit. TU ME LA DONNES. » . Daisuke ne put que pousser un grognement, avant d’être la cible de coup de pieds répétés. Clairement, Yasuo avait des espions partout.


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     Sam 22 Avr - 8:53
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Tu vois Maiko, c'était trop bizarre d'être Kotani et de partir à la chasse au rongeur !
Parce que ce n'était pas bizarre d'être Serizawa et d'aider une Kotani à trouver la peluche parfaite ?
Qu'importe lequel était le plus bizarre des deux, face au scepticisme de son aîné, Maiko avait fait la moue avant d'ajouter malgré l'honneur du clan « ... bah... pour avoir un copain rongeur... » D'accord... elle ne faisait plus si peur que ça maintenant et elle aurait dû mal à faire croire qu'elle et son clan avaient écrasé leurs adversaires pour dominer leur territoire et asseoir leur autorité sur les faibles... quelque chose comme ça.
Quelque part, elle devait bien en avoir conscience puisque son regard avait dérivé ailleurs, sur le plus proche rayon, pour avoir le droit d'adopter l'air "comme si de rien était".
Oui, sauf qu'elle l'avait fait pour ajouter sans en avoir l'air et sur le ton le plus bas possible :

« Et puis un rongeur s'entendrait mieux avec le Sergent Nuts, le Colonel Drake et tous ses petits copains... » hein ?
Non rien.
Elle l'avait murmuré plus à elle-même. Il était interdit pour le Serizawa d'avoir entendu. Et inutile pour elle d'insister dans ce plaidoyer alors que son ancien patron abdiquait pour l'entraîner en des lieux que Yue et elle auraient probablement défini comme le paradis.
Elle était certaine que ça lui aurait fait plaisir à sa meilleure amie de visiter cet endroit.... En fait, on les aurait lâché toutes les deux là-dedans, elles auraient fait des ravages. Les rangs de leur armée de peluches auraient été multipliés et dormir dans son lit aurait été un exploit de tous les jours.
C'était un peu leur truc... les peluches. Entre autres choses.... Parce qu'avec le temps, elles en avaient plus d'un. Mais les peluches... oui les peluches, ça rentrait probablement dans le top 3 des toutes ces choses qu'elles avaient partagé... à leur manière un peu particulière.
Combien d'aventures est-ce qu'elles avaient imaginé pour Nuts, Drake, Arlo, Fievel et tous les autres sergents, caporals, ... ?
Pas assez. Il n'y en avait jamais assez le jour où on se rendait compte qu'il n'y en aurait plus.
Ou plus autant. Plus comme avant.

Mais ça n’empêchait pas que ce petit rongeur là aurait une longue vie dans l’armée. Il était peut-être déjà dans ce chariot qu’elle poussait, elle n’en savait rien. En fait, sur le coup, sa concentration avait été captée par un Daisuke un jour de soldes. Ce n’était pas un peu excessif ?
Si sa bouche s’était bien ouverte pour souligner qu’ils n’avaient besoin que d’une seule peluche et pouvaient bien la choisir dans un rayon plutôt que de déranger le magasin que des pauvres employés sous-payés devraient ranger, elle était restée étrangement close, une fois de plus.
Encore un peu de temps comme ça, et le Serizawa allait penser qu’elle nous couvait quelque chose. Il était grand temps de le frapper pour le rassurer.
Mais plutôt que de faire preuve de violence, son regard s’était promené sur les rayons. A quelques reprises, elle s’était perdue à imaginer la tête de sa meilleure amie si elle était avec elle pour voir tout ça. A plusieurs reprises, elle s’était reconcentrée sur la chasse aux rongeurs.

Probablement un peu trop difficile, elle n’avait eu aucun coup de cœur jusque là. Et sa recherche avait été interrompue par l’interpellation de son aîné.
C’était à peine si elle avait eu le temps de voir la proposition de son partenaire de quête que la scène s’était transformée en… est-ce qu’il y avait un mot pour ça ?
« ... » on l’avait définitivement perdu…. Ceci dit, sa voix s’était bien faite entendre un instant « Ah Daisuke, on peut en… » « trouver un autre » ? C’était probablement comme ça que sa phrase se serait terminée sans le déchiffrage du mot « vieillard » qui avait précédé le coup « ... » et là, on l’avait perdu à nouveau.
Est-ce que Daisuke était en train de se faire taper par un gosse pour remporter un écureuil à la chevelure un peu spéciale ?
Oh non, elle s’était tout simplement infiltrée dans un rêve de Yasuo, rien de plus.
Tu sais Maiko, en général c’est là où tu interviens pour sauver la demoiselle en détresse « ... » non, vraiment, il faut faire quelque chose maintenant.
Ou rire. Oui, c’était une bonne idée ça, se mettre à rire. Mais peut-être qu’elle n’était pas obligée de le faire autant. Pas au point de devoir poser une main sur son ventre parce que ses abdos étaient en plein travail intensif.
Ce qui avait d’abord commencé comme un léger rire discret, qu’elle avait probablement tenté de cacher par politesse, n’avait pas tardé à se transformer en éclats plus francs.

Sérieusement Maiko, t’es supposée l’aider. Genre pour de vrai.
Mais plutôt que de voler au secours de sa princesse, elle en avait causé la chute. Profitant de la confusion qui régnait, le gamin avait administré un ultime coup dans le tibia de son adversaire avant de partir en courant dans les rayons.
Lui courir après. Lui lancer la première insulte américaine dont elle se souviendrait. Demander à Daisuke s’il n’avait rien. Quelque chose. Une réaction plus logique que ce rire qu’elle avait eu la politesse tardive de « dissimuler » en se tournant vers le rayon, faisant mine de regarder une peluche de plus près.
Presque parfait si son dos ne bougeait pas de cette manière typique qu’on pouvait aisément assimiler au rire.




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     Lun 1 Mai - 21:20
 
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Notre bridé avait haussé en sourcils en entendant marmonner la danseuse, posant sur elle un regard mi-amusé, mi curieux. Qu’on se le dise, il était le dernier homme au monde à juger une collection de peluches, si Alfred ne s’y était pas farouchement opposé, il aurait reconverti la chambre de Xialei en salle de jeu pour ses figurines Star Wars pas plus tard que le mois passé… Alors, qu’elle donne des noms à des peluches, il aurait très bien pu faire celui qui n’avait rien entendu… non? « Sergent Nuts? Colonel Drake? » Non. Comptez sur Daisuke pour relever les informations non pertinentes, ou pour répéter à voix haute une confidence qui ne devait très certainement pas être entendue. Et il n’allait pas laisser tomber aussi facilement, si elle avait des peluches de tel grade, levait-elle une armée? C’était quoi son truc? Est-ce que ses peluches bougeaient? Il avait vu Toys Story… il savait, que parfois, les jouets n’étaient pas des plus dociles. Vraiment curieux, il avait osé demander, en bon crétin qu’il était : « Tu lèves une armée? Genre, les Avengers des rongeurs? » … finalement, probablement que le gosse qui venait d’agripper son très convoité écureuil gay était le plus mature du lot. Et pas probablement, alors que notre homme pourtant d’âge mur, avait resserré sa prise, prêt à chiper le jouet d’un gamin si sa princesse l’exigeait! … Ou à se battre, bec et ongles – sauf qu’il était loin d’imaginer la suite…

Il n’y avait qu’une seule explication plausible pour le fiasco qu’était sa vie : le tout puissant était jaloux de sa beauté légendaire. Fort certainement, le créateur avait commis une grave erreur de conception en lui donnant autant de charme et un cerveau fonctionnel – parfois – au point où, maintenant qu’il était trop tard pour changer la composition de Serizawa Daisuke, il faisait tout en son pouvoir pour lui rendre la vie misérable. C’était la seule explication! Sinon, rien de tout ce qui déroulait aujourd’hui ne ferait de sens. Il était improbable que, sur les quelques milliards d’êtres humains, il ait décidé de correspondre en ligne avec une inconnue pour oublier une fourbe bien spécifique… pour se retrouvé encore et toujours en face à face avec le fruit interdit. Et s’il n’y avait que ça! Il avait mis des efforts considérables pour la faire sourire, depuis des heures, accumulant mauvaises blagues, mots doux et même, ô blasphème, l’offrande de son oreille compatissante! Tout, et rien n’y faisait pour ramener un peu de vie sur les traits de la demoiselle qui était même trop démolie pour songer à le brutaliser – ce dont il ne se plaignait pas du tout, tout compte fait.

Il avait épuisé ses options, en entrant dans cette boutique en quête d’un rongeur – un RONGEUR – pour rejoindre l’armée que levait son ex belle-sœur, et il était sur le point d’abandonner lorsque son rire angélique se fit entendre en même temps que son grognement de douleur. Sérieusement? Il devait recevoir des blessures physiques pour qu’elle se marre? Et elle était loin de faire dans la subtilité! S’il s’était préparé à poursuivre le gamin et à le pendre par les pouces au donjon – une torture fort éprouvée à Poudlard – il fut tout bonnement pris de cours par le rire de la demoiselle. Son cœur n’avait fait qu’un tout et il l’avait dévisagé un long moment, subjugué par ce son dont il ne pourrait jamais se lasser. Ce hoquet étouffé, ses épaules qui sursautaient sans un mot, il trouvait cela au summum du mignon. Adorable même, tellement qu’il n’osa pas la couper dans son élan. C’était rassurant de l’entendre rire, de voir qu’elle y arrivait encore, après tout ce que Rei lui avait raconté, après la solide qu’elle lui avait confessé, ce simple son suffisait à mettre un baume sur son cœur et, tel un abruti, un sourire avait même étiré ses lèvres. « Bouges pas. Je reviens. » Sans attendre sa bénédiction, son regard avait passé d’une allée à l’autre, repérant le voleur.

En héros – ou en manique tout juste bon pour la prison, il s’était élancé d’un pas rapide – à la limite illégal – vers le mioche qui semblait bien déterminé à le fixer d’un air plein de défi, fort fier du combat remporté. « Halte là papi. Qu’est-ce que tu me veux encore hein? T’a perdu ta canne? » un grognement lui avait échappé et sa main s’était tendue pour agripper une des pattes du super écureuil arc-en-ciel qu’il avait décidé d’adopter. Il aurait pu en prendre un autre dans l’étalage, faire un adulte raisonnable de lui-même (la bonne blague!) tout sauf intimider un enfant qui avait resserré sa poigne. Mais non. Jamais. Parce que c’était ce rongeur-là, aussi flamboyant que le coréen qu’il s’imaginait être le petit ami de son neveu, qui avait réussi à faire rire Maiko. Cet écureuil gay était SON écureuil gay… Au fond, il aurait probablement pu se mettre des oreilles et une queue arc-en-ciel, parce que le côté gay, il y était presque… Comment déjouer un gamin de dix ans? Là était la question! Il avait en face de lui un redoutable adversaire! Mais son cerveau fonctionnait en puissance dix, alors qu’il pensait aux gamins de dix ans qu’il avait connu. Naoki … Nobuo… Minoru. MINORU.

Que cet infâme pervers soit loué, il venait de lui donner la solution. Lâchant la peluche d’un coup, il avait pris une tête surprise et éblouie en pointant derrière le gamin. « Oh mon dieu! La vendeuse doit bien avoir un bonnet double D! » … la prophétie des soutif eut raison du jeunot qui détourna la tête une seconde, plein d’espoir, pendant que son ainé agrippait la peluche et retournant en courant vers sa complice. Quelques minutes plus tard, à bout de souffle, il rejoint Maiko et passa un bras autour de ses épaules en déposant son trophée dans ses mains. « Je l’ai récupéré. » … Avait-elle dit vouloir cette peluche? Non. Mais il avait décidé pour elle! Et pour la peine, il n’avait pas réalisé que sa main sur son épaule s’était faite plus douce et que dans un réflexe, il l’avait attiré contre lui. Ne voulait-il pas simplement la surprendre? Alors pourquoi l’attirer dans ses bras avec un petit sourire doux aux lèvres? … Parce qu’elle avait ris, et qu’elle était tout bonnement adorable quand elle riait. D’une voix basse, un peu comme une plaisanterie ou un aveu, il avait conclus : « J’espère que tu la voulais, je me suis coltiné un mec deux fois ma taille pour l’avoir. » Elle était là Daisuke, elle était là. Elle a vu le gamin! Bah…. Il était encore possible de sauver son égo? Non? Non.


electric bird.
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     Mar 2 Mai - 14:51
You are the one I want ! Oh, oh, oh. Honey


« Non... » évidemment que non ! Elle n’avait clairement plus l’âge d’avoir une armée de peluches et… il fallait vraiment qu’elle murmure la précision suivante ? « Y’a pas que des rongeurs... » … non parce qu’il y avait aussi des dinosaures, des petits chats, une girafe ou encore Amiral Pic… le rhinocéros.

Non mais c’était mignon les peluches aussi…
D’accord, la prochaine fois, elle mentirait pour ne pas perdre toute sa crédibilité de guerrière !
D’un autre côté, niveau crédibilité, on ne pouvait pas dire qu’elle était la pire. Parce que celui qui en perdait le plus, c’était bien le Serizawa Ewing en guerre avec un gosse pour l’obtention d’une peluche écureuil à la chevelure très… colorée !
… normalement, il n’était pas supposé faire ça pour du pétrole ? Enfin un truc de riche quoi !

Bonne question. La plus juste maintenant était toutefois de se demander si elle n’était pas en train d’halluciner cette scène venue tout droit des rêves de son frère aîné. Oooh comme Yasuo aurait aimé voir ça. Sans nul doute, il aurait immortalisé la scène pour pouvoir se la passer au cours des jours les plus gris. Ça ou il aurait aidé le gosse.
Mais Maiko, elle… elle n’était d’aucune utilité, pour aucun camp. Non, parce que tout ce qu’elle faisait c’était rire. Rire au point qu’elle avait même été obligée d’essuyer le coin de ses yeux. C’était quand la dernière fois qu’elle avait eu un fou rire au point d’en pleurer ?
Avec Yue. Elle s’en souvenait bien oui. Parce que joyeuse, elle ne l’était plus vraiment depuis le jour où sa meilleure amie s’était éloignée géographiquement. C’était un peu ridicule. Oui, dans le fond, elle le savait bien qu’elle l’était.
Et elle l’était tout autant maintenant à ne pas être capable de contenir ce rire. Pire qu’une gosse qu’on amuse en s’auto administrant des claques. Comme quoi, les techniques les plus simples étaient parfois les meilleures.

Et pour le coup, on avait bien envie de plaindre ce pauvre Daisuke qui, pour toute réponse, avait eu le droit à une Maiko hochant la tête dans un sérieux forcé pas du tout convaincant. Sourire trop présent. Rire contenu qui menaçait de refaire surface. Est-ce qu’elle avait seulement écouté ce qu’il venait de lui dire ?
Il revenait ? Non ? Quelque chose comme ça. En tout cas, il était parti, laissant une Kotani tentait quelques efforts pour retrouver son sérieux. Une main sur les côtes, un brin de concentration et quelques minutes plus tard Daisuke avait trouvé ce qu’elle savait faire de mieux. Parce que oui, soyons honnête, il y avait toujours un sourire, un air amusé sur ses traits. Maiko, c’est très vilain de se moquer des adultes !

« ... » elle aurait bien félicité le héros qui s’était battu avec tant de bravoure, si une peluche entre les mains accompagnée d’une tendresse surprise ne l’avaient pas réduites au silence les premières secondes.
Relevant les yeux de l’écureuil pour les poser sur son aîné, le sourire qu’elle lui avait rendu alors sonnait probablement plus vrai que les précédents. Oui… vraiment, son ancien beau-frère était un idiot. Mais c’était son idiot… il lui avait manqué… et pour retrouver enfin le rôle qu’il n’aurait jamais dû quitter en cherchant à se faire détester, il méritait bien quelques félicitations, un mot gentil « ... tu sais, en fait je préférerai un lapin.... Yue c’est plus un lapin. » … elle n’avait pas dit rongeur ? Non parce qu’un écureuil c’était un rongeur, est-ce qu’elle voulait le rendre fou ? « ... ce serait bien deux lapins. Comme ça on en aurait un chacune… » ça c’est un peu niais…
D’accord… mais un Monsieur Lapin et une Madame Lapine… oui, ça se serait vraiment bien. Même s’ils n’avaient parlé que d’une peluche à la base et que Daisuke s’était battu à mort pour lui ramener un écureuil efféminé.

Oui Maiko. Il s’est battu pour lui. Tu peux le regarder, éprouve les remords de l’avoir laissé risquer sa vie pour rien …

« ... Oh mais il est vraiment très mignon cet écureuil. » … oui, mais elle ne le voulait pas… « ... le truc c’est que maintenant, il ne me fera jamais penser à Yue. » parce que Yue était un lapin, ça va Daisuke a compris, il aurait probablement aimé le comprendre avant mais passons « ... il me fera surtout penser à toi… » savoir qu’un écureuil à la chevelure multicolore serait son lui en peluche ferait probablement plaisir au Serizawa....

Ils ne leur restaient plus qu’à le ramener à ce pauvre gamin maintenant.
Ou pas. Parce que si elle comptait le reposer, il faudrait d’abord le lâcher cet écureuil qu’elle retenait contre elle.
Rei le voulait ce souvenir…
Et pas Maiko ?
Peut-être que Maiko aussi… un peu….

 
You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey ft. Daiko
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