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 You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey ft. Daiko

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     Mar 13 Juin - 23:47
 
You are the one I want! Oh, oh, oh. Honey
DAIKO

Son assistante dont il ignorait le nom était une idiote, une crétine nationale, il n’en doutait pas, aux vues des remarques sournoises qu’elle balançait à son invitée, lui donnant envie de l’étrangler pour ces affronts. En prime, elle avait critiqué Alfred, juste ça, c’était passable de peine de mort. Il se demandait vraiment pour  quelle raison il l’avait embauché, probablement qu’il n’avait pas rencontré le spécimen avant le début de l’emploi, ou alors, il l’avait dégotté sur Tinder, ça ne serait pas une première, ses techniques de recrutement feraient pâlir d’envies les « pimp » du quartier… Il était profondément perdu dans sa réflexion sur ô combien elle était incompétente et sur les étapes qu’il avait raté pour qu’elle se permette d’inclure à sa description de tâche les faveurs sous le bureau, lorsque les cris menaçant de Maiko le ramenèrent à la réalité. On aurait dit une combattante en plein défi, elle poursuivait presque l’écervelée blonde en réclamant que le sang coule! Il était presque étonné que son ex belle-sœur n’ait jamais songé à combattre pour de l’argent, elle avait la fougue et la force – tous les coups qu’il avait encaissés au fil des dernières années – de gagner gros! Elle pourrait faire comme ce boxer un peu débile, et mordre des oreilles… Ne surtout pas lui donner d’idées, des plans pour qu’elle s’entrainer sur lui. Immobile, craignait presque pour sa vie, il l’avait regardé approcher, non sans que cette idée loufoque, bête même, ne lui traverse l’esprit : pourquoi avait-elle l’air si énervée?

D’ordinaire, elle se réjouissait presque qu’il côtoie de la femelle facile, et, aux vues de leurs derniers échanges, genre, ce matin maudit où elle avait mis carte sur table et très clairement laissé savoir que ses agissements d’ivrogne ne signifiaient en rien une attirance quelconque ou même, un intérêt pour cette sphère de leur complicité, il avait du mal à saisir qu’elle ne puisse pas apprécier qu’il soit passé à autre chose. Pas qu’il l’ait fait, en réalité. Il aurait bien aimé replonger dans ces anciennes habitudes, redevenir cet amant des coussins gonflables, de la flottaison, mais il n’en était rien. Il voulait plus… et c’était pourtant clair qu’avec son nom de famille et son sang, il n’aurait jamais cela. Alors pourquoi, indéniablement, le souhaiter? C’était stupide, et il aurait préféré ne jamais se poser ce genre de question, ne jamais savoir, que « plus » existait. Il aurait aimé refermer cette porte, ne pas se découvrir un cœur, ne rien ressentir… ça devait être si facile, d’être Makoto. Et pourtant, alors qu’il la détaillait, avec cet air énervé, cette pointe de fureur, il ne parvenait pas à chasser les « et si … » de sa cervelle. Plutôt que de lui demander, cependant, il s’était entêté à se répéter, comme une incantation qui le priverait d’analyser ses moindres gestes, une phrase bien simple, un rappel qu’il se fourvoyait totalement, qu’il délirait : Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse. Elle n’est pas jalouse.

Elle.n’est.pas.jalouse. Alors pourquoi cette nouvelle pointe hein? Il avait froncé les sourcils et, plutôt que de demander si son délire était véridique, il avait usé de l’humour, son éternel moyen de défense. « J’imagine… mais ça sera difficile. Pourquoi? » un sourire amusé venait d’étirer ses lèvres alors qu’il observait la demoiselle avec cet air moqueur qu’il avait plagié à son neveu, le rictus du chieur, un classique, il l’avait appris dans ses cours 101 de drague sur la jeunesse! Et qui était on ne peut plus puni par son homologue chinois, qui jugeait cet air trop arrogant et franchement dépassé pour un homme de son âge. En même temps… Xialei était un moine, alors ses conseils en drague… Et parce qu’il était un Serizawa, ou un masochiste de première, il avait décidé de creuser un peu plus sa tombe en ajoutant, non sans une pointe d’amusement dans ce regard qui ne quittait pas la jeune demoiselle : « Si tu veux postuler, je veux bien te passer en entrevue sur-le-champ. J’ai encore mon pantalon. » Son regard s’était baissé sur ledit pantalon, comme pour confirmer que malgré les attaques de blondie envers sa boucle de ceinture et sa chemise depuis longtemps tombée au combat, il le portait toujours. Il y avait quand même bien des limites à s’exhiber! Pas que ça le gène, son addiction au McDO, il en était plutôt fier. Le nom de son neveu sur son omoplate? Un peu plus.

Heureusement pour ses tibias, il avait conclus sa phrase en éclatant de rire, signe qu’il se payait sa tête, un minimum. Il avait appris à ses dépens que de draguer cette jeune danseuse, elle était farouche, et il ne souhaitait pour rien au monde jeter une nouvelle couche de complexité sur leur complicité retrouvée. Aussi, il avait pris sur lui de la sortir de ce guêpier en lui donnant l’excuse parfaite… qu’elle avait saisi plus rapidement qu’à l’habitude. Il aurait pu se sentir vexé, qu’elle clame aussi certainement n’avoir pas le moindre intérêt pour lui, et pourtant, dans son esprit, cette petite phrase revenait le hanter… « et si ». Il avait souri, en hochant la tête en ajoutant d’une voix douce, comme on accorderait un caprice à un enfant : « Évidement que non. » … puis, plutôt pour elle que pour lui, pour se convaincre que le fixe qu’il venait d’avoir sur ses lèvres et cette façon qu’avait son cœur de s’emporter n’avait pas lieu d’être : « Après tout, ça serait mal. C’est interdit par ton agence. C’est clairement prohibé par ta famille. Et franchement, sur ce continent, je suis pas mal certain que c’est illégal. Alors dieu merci, tu n’es pas jalouse. » … qui est-ce qu’il essayait de convaincre? Sa voix avait baissé en décibel au fur et à mesure qu’il verbalisait la liste de raison pour laquelle c’était interdit, improbable… raisons qui n’avaient toutefois pas réussi à chasser cette sensation de chaleur dans son buste lorsqu’il la regardait.

… L’adoration qu’il lui portait, ça aussi, ça aurait dû être interdit. Il avait tourné les talons, bien déterminé à essayer de se noyer dans la douche pour se punir d’avoir encore espérer que les choses changent, lorsqu’il avait surpris la jeune femme à l’épier… Si elle s’en fichait vraiment, aurait-elle cet air aussi étrange à le scruter? Et pourquoi se sentait-il aussi gêné qu’elle le fasse? N’était-il pas parfait selon plusieurs standards… alors pourquoi avait-il ce manque d’assurance flagrant, de ne pas être assez bien pour elle. Parce qu’elle avait toujours été tout ce qui importait. Depuis ce maudit diachylon de simba, des années plus tôt. Daisuke s’était fait violence pour ne pas suivre le train de ses pensées, pour ne pas analyser, pour ne pas s’octroyer le luxe de croire qu’elle mentait. Ça changerait quoi, c’était interdit! INTERDIT. N’avait-il pas vu les conséquences de ce genre de relation? Voulait-il vraiment emprunter la combinaison orange de Reina? Ça allait jurer avec ses cheveux pour sûr ! Et il était pas mal certain que son corps de dieu grecque ferait de lui une cible facile pour les chefs de cellule. Il ne voulait être la propriété d’aucun gros bras d’appartenance Yakuza improvisé gay en détention! Jamais!

Et en bon soldat qu’il était, il avait balancé son pantalon sur le plancher, avait allumé la douche, et s’était répété de ne pas faire demi-tour. Un bain glacé, c’est ce dont il avait besoin! Restait qu’à retirer ce boxer – sans assistance, il était capable! Et le tour y serait. Ne pas penser à Maiko, ne pas se demander ce que cachait son trouble. Rien. Il devait s’éloigner, c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, ne pas s’approcher, ne pas donner libre court au brasier qui menaçait de tout détruire lorsqu’il s’approchait un peu trop d’elle. Ne pas rompre la distance, ne surtout pas revenir sur ses pas avec une épaisseur de moins, pour l’observer. Idiot. Il avait au minimum réussi à rester dans la salle de bain, dans le cadre de porte – grand exploit, abruti! -, alors que ses prunelles sombres se posaient sur son minois à elle et que, dans un ultime effort, il s’y accrochait. Un sourire amusé avait flotté une seconde sur ses traits, il était prêt à se payer sa tête, prêt à lui faire oublier son trouble en lui donnant des raisons de le frapper. On le jure, c’était le plan! Lorsqu’elle était à son emploi, il avait souvent erré en sous-vêtement, ça n’avait rien d’inhabituel. Il avait même ouvert la bouche en pleine intention de se moquer, comme avant sauf que la voix qui s’était échappée, était beaucoup trop sérieuse. « Tu peux venir si tu veux. » Beaucoup trop, et le souffle qu’il retenait sans avoir réussi à décrocher son regard du sien… Bien pire. Il s’attendait à quoi hein? Elle n’allait pas franchir les mètres qui les séparaient et se jeter sur lui, franchement! Elle était sobre, non? Alors pourquoi se sentait-il défaillir devant elle au moins autant que s’il était ivre mort?


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     Mer 14 Juin - 9:31
You are the one I want ! Oh, oh, oh. Honey

N’apprendrait-elle dont jamais ?
Qu’est-ce qu’elle pensait ? Qu’un petit séjour de l’autre côté d’un océan empêcherait à la bouche de Daisuke de rebondir sur les perches qu’elle lui tendait ? Naïve enfant, tu n’assimileras jamais cette notion de tourner ta langue dans ta bouche avant de t’exprimer.
Et pourtant, elle avait de l’expérience dans le domaine ! Combien de fois le Serizawa l’avait eu à ce jeu-là ? Toujours une fois de trop à chaque fois si vous voulez notre avis. Poussant un soupir, la Kotani avait accueilli sa nouvelle défaite avec un petit regard lanceur de sabres laser en prime.
Et oui, si elle n’apprenait pas à réfléchir avant de parler, Daisuke, de son côté n’avait toujours pas compris qu’il ne valait mieux pas la chercher quand elle était énervée. Accordait-il si peu d’importance à son tibia ? « Désolée, j’ai peur de ne pas être qualifiée pour ce travail. » ouais, c’est ça qu’il rappelle sa pouffiasse, elle serait volontaire et prête pour les heures supplémentaires. Et l’avantage, s’ils allaient à la piscine ensemble, il aurait déjà une bouée. Pas besoin de porter ses brassards de la Princesse Leïa.

Ce ton, cette remarque et les pensées qu’elle taisait… il était plus que temps de se poser des questions. C’est vrai, pourquoi ça la contrariait tellement qu’une débile mentale en silicone touche son Daisuke… enfin Daisuke tout court ? Il avait toujours eu des femmes autour de lui non ? Ce n’était pas comme s’il était moine ou eunuque. Et pourtant, aujourd’hui, on aurait presque pensé que Maiko aurait préféré qu’il soit dans les ordres.
C’était un grand garçon, il faisait ce qu’il voulait. Ça ne la regardait pas et elle n’avait pas franchement à se mêler de sa vie sexuelle probablement scandaleuse.
Note : ne pas penser non plus à la vie sexuelle de Daisuke. Quand on l’avait déjà embrassé, plus d’une fois, on pouvait se faire des idées sur vos attentions ensuite.

« Ouais, heureusement ! Ce serait le truc le plus con du monde ! » … ah ah, elle s’en marrait d’avance tiens. C’était une chance qu’elle ne soit pas aussi stupide pour une telle connerie. Une chance que Daisuke ne lui plaise pas du tout. Un salut en réalité, particulièrement pour son ancien beau-frère qui serait immédiatement mis à mort par Yasuo au moyen des pires tortures pour s’assurer qu’il parte bien en chialant… quoique, peut-être qu’il serait trop en colère et l’achèverait d’une simple décapitation
Aaaaah, comme elle aurait aimé penser à cette décapitation plutôt qu’au reste. Parce que si beaucoup lui auraient conseillé une petite réflexion, ça ne lui ferait pas de mal, celle qu’elle tentait de ne surtout pas avoir avait été coupée par un Daisuke qui l’avait interpellé d’une curieuse manière.
Soit ça, soit le fait de se retourner alors vers lui et de le découvrir en boxer dans l’ouverture de la porte.

« …. » non mais vraiment, rien à foutre qu’il soit nu ou presque. Elle l’avait déjà vu dans cette tenue ! Ok c’était un peu scandaleux, toute cette graisse ! Mais ça ne lui faisait riiiieeeeeeeen du tout ! « Sérieusement, si t’as trop peur de l’eau pour te laver, va chercher ta pouffiasse. » quoi ? Si ce n’était pas cette pouffiasse là, il s’en trouverait une autre. Et elle, elle était une femme forte qui lui avait tourné le dos… mais toujours agacée ? Choquée, ça aurait été mieux… peut-être.
… oui, et puis peut-être aussi qu’elle trouvait son torse pas si gras que ça et qu’elle venait à présent de se mordre la lèvre pour se punir d’une vilaine pensée.
….
Laquelle ?
Oh, comme les maraudeurs, ses intentions étaient mauvaises, vous pouvez y croire. Il ne pouvait pas se couvrir quand il lui parlait ?!
… Remettre son filtre à gras et d’urgence ! Elle pouvait même l’enlaidir un peu, à ce stade, c’était une question de survie !

Elle avait un problème. Un gros problème.
… ou peut-être pas… parce qu’elle n’était pas jalouse. Oui, elle se l’était répétée à nouveau. Qu’importe la pouffiasse élue au lit de l’autre pervers aux nipples, ça ne lui faisait ni chaud ni froid.
Mais… par deux fois, sous l’emprise de l’alcool, elle l’avait peut-être un peu… embrassé ? … Plus qu’embrasser dans le deuxième cas….
Elle lui sautait dessus sous l’influence d’un vin raffiné bu comme de la piquette et aujourd’hui, voir une conne en plastique le tripoter l’agaçait… enfin… qu’un peu… évidemment… ou un peu plus qu’un peu…
Ça commençait à faire beaucoup, c’est vrai.

Reprends-toi Maiko !
Rester forte.
… ou dans le déni ?
C’était quoi le terme exact ?
Dans une longue inspiration suivie d’une expiration, elle avait tenté de se retourner sur un chemin plus droit. Elle devait commencer par chasser cette image de sa tête. Ne plus voir Pouffy tripoter sonDaisuke, ce serait un bon début. C’était passager. La pluie, cette foutue eau qui rend encore plus sexy et puis peut-être aussi le manque.
Parce que maintenant, elle admettait qu’il lui avait manqué son débile ?
… c’est vrai, plus qu’un peu….
Oublie ça.
Trouver des vêtements. Se changer. Deux priorités plus urgentes que de réfléchir… bon, peut-être mettre se calmer en tout premier lieu. Parce qu’avec l’état de nerfs actuel dans lequel elle était manifestement, elle allait tuer toutes les américaines en plastique qu’elle croiserait pendant son séjour. Enfin… plus probablement que les femmes qui avaient l’air de tripoter son ancien patron, voir de coucher avec.

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     Sam 17 Juin - 13:40
 
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Tu peux venir si tu veux. Pouvait-il sérieusement être plus con? On s’entend que côté bêtise, ça volait déjà assez haut lorsque Serizawa Daisuke était impliqué, et pourtant, en cet instant, il se sentait tellement mais tellement bête. Qu’avait-elle donc, cette harpie, de plus que les autres pour lui couper le souffle, pour faire fondre ses neurones au point où il ne savait plus distinguer une blague du harcèlement sexuel en bonne et due forme hein? Pourquoi il avait dit ça, il était maintenant sur une lancée suicidaire? Il se serait frappé. En fait, il aurait probablement été préférable pour lui de se flageller tel un moine pris de pensées impures (et dieu sait qu’il en avait!), parce qu’après un coup pareil, il n’était pas certain qu’il ait encore droit à au cessez le feu, il est certain qu’elle déchirerait le drapeau blanc qu’elle avait levée lors de son atterrissage au pays des burgers, elle allait le démolir… et avec raison! Tétanisé, il était pourtant demeuré immobile devant elle, fronçant les sourcils devant sa réaction inusitée. Il n’hallucinait pas non? La Maiko qu’il connaissait aurait frappé, insulté avec hargne après, elle aurait certainement roué de coup le débile léger qu’il était sans poser de questions…

… Alors pourquoi elle semblait si énervée? Pourquoi est-ce qu’il aurait presque pu lire dans son non-verbal, une certaine forme d’agacement face aux attouchements dont il avait été victime?! Il n’aurait su le dire… Mais tout cela ne semblait pas naturel, pas habituel même… elle devait être souffrante, plus qu’il n’y aurait cru. Il était certain que si elle avait perdu son étincelle Kotani, celle-là même qui devait la pousser à lui mettre un droit à toute remarque déplacée, il ne pourrait pas soigner ça en une semaine de vacances et une montagne de peluches. Il craignait sans doute le pire… ou du moins, c’est l’alibi qu’il invoquera en procès devant le clan, lorsque la prochaine connerie formulée seras soumis à un jury qui devra trancher sur sa castration : « Tu sais, ce n’est certainement pas la première que tu croises. Pourquoi elle t’énerve autant?   » quand il était encore en mode ancien beau-frère connard qui a trompé sa sœur, il avait pris sur lui de faire défiler sous son toit une ribambelle de femelles plus douteuses les unes que les autres… et franchement? Aucune n’avait énervé Maiko comme celle-là. Ciel! Même lorsqu’elle avait trouvé sa propre mère accrochée à son ancien patron, elle était plus zen.

Il voulait bien croire que blondie était un haut calibre de pouffe, mais de là à l’énerve autant… Il n’avait peut-être pas souhaité obtenir la réponse à sa question, ou alors, il s’était dit que s’il dissimulait son gras sous l’eau de la douche, elle ne le suivrait pas, de peur d’apercevoir le prochain tableau de salon des moumoutiers, toujours est-il qu’il avait pris une sage distance en effectuant un pas arrière. Cette discussion ne mènerait nulle part, et si elle continuait à le fusiller ainsi du regard, il allait s’imaginer les choses… des choses qu’il savait improbable, et auxquelles il valait mieux renoncer. Un soupire lui avait échappé. Il ne devait plus se prendre la tête.Il devrait cesser de réfléchir, clairement, ça ne lui réussissait pas. N’accordant pas une seconde minute de plus à la demoiselle – c’était mauvais pour lui et sa pauvre pompe à sang qui battait vite, trop vite, à son âge, la crise cardiaque était une menace réelle, il avait décidé de revenir sur ses pas et d’ouvrir la douche, à la température la plus froide, merci. Quel crétin… il revoyait cette façon qu’elle avait eu de détourner le regard… étrangement, il n’avait pas cette impression que ce n’était pas dégout.

Stop. Cesse de penser. Balançant son dernier morceau de vêtement sur le sol, il s’était faufilé sous l’eau, tentant d’encaisser le brutal changement de température et de cesser de penser à Maiko… échec cuisant. Franchement, il avait beau être en processus complexe de laver sa tignasse de princesse, s’il fermait les yeux, il ne voyait qu’elle. Elle et ce stupide et si, elle et cette expression indéchiffrable qu’il avait vu sur ses traits. Se pourrait-il qu’il l’ait déjà vu… lorsqu’elle avait trop bu, lorsqu’elle était défoncée, cette petite moue boudeuse et cette fureur à l’idée qu’il ait voir ailleurs? Il devait se convaincre qu’il délirait, qu’elle était clairement secouée par la perte de Yue, elle devait voir chez lui sa meilleure amie, pas son gras… combien de fois allait-elle devoir lui dire qu’il ne lui plaisait pas pour qu’il l’assume? Mais… elle agissait de façon tellement contradictoire!

Les minutes passèrent, sa peau devait être encore plus glacée qu’avant, mais pourtant, il ne cessait de revoir la scène. Elle avait été étrange. Il n’était quand même pas fou… Non? NON!! Bordel ou était son chinois quand il avait besoin de conseil? Mieux encore, Naoki aurait su lui décrypter l’attirance ou la haine de femelle. S’il ne l’avait pas perdu au bout du monde, il aurait pu le texter… Mais non. Fermant enfin de robinet, il s’était emparé d’un des peignoirs de l’hôtel et l’avait enfilé en prenant bien soin de le fermer avant de se diriger vers la chambre. Une chance sur deux, elle se serait enfuie. Et pourrait-il la blâmer? Il était tellement con! Il en était à secouer sa tête pour chasser les dernières gouttelettes lorsqu’il regagna la chambre. Super, le chauffeur de taxi n’était pas encore revenu avec leurs valises… Quel con. Il aurait pu demander à blondie de vérifier mais, la contacter là, maintenant, c’était suicidaire.

Il avait plutôt décidé de s’approcher fauteuil à l’autre bout de la pièce, et de ne surtout pas lui accorder un regard. Le hic, c’est qu’il avait planifié le tout en se basant sur l’hypothèse qu’elle n’aurait pas bougé d’une miette en quinze minutes. Idiot. Il s’était encore trompé! Là où il croyait l’éviter, il s’était retrouvé à lui faire face, enfin, à tomber sur elle, dos à lui, sur ce fichu balcon, à faire dieu sait quoi. Était-ce le paysage? La femme? Il n’en savait, mais son cœur s’était arrêté. Elle n’aurait pas pu être moche? Genre, super moche? Daisuke avait soupiré et, sans trop réalisé ce qu’il faisait, il s’était approché d’elle et avait noué ses bras autour de ses épaules. Il était probablement fleur bleu, débile léger, mais juste ça, juste l’avoir avec lui… il y avait tellement pensé, il avait tellement rêvé… Ça valait tous les coups. Observant le ciel, il avait même poussé l’affront jusqu’à demander, parce qu’il ne serait pas tranquille sans avoir signé son arrêt de mort : « … Tu le sais… que tu agis étrangement au moins? … Est-ce que c’est à cause de Yue? Je suis presque inquiet quand tu ne me frappes pas. »


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     Sam 17 Juin - 16:58
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Si elle n'avait pas réellement répondu, si sa tête s'était secouée, tout au plus... la question que Daisuke lui avait posé avant de disparaître dans cette salle de bain, elle l'avait pourtant entendue. Assez pour se la répéter entièrement. C'est vrai, ce n'était pas la première. Elle en avait vu des pouffes en travaillant pour lui. Elle s'était d'ailleurs fait toute une culture sur l'espèce à force d'en voir. Alors une de plus, une de moins, ça n'allait pas changer grand chose, c'est vrai. En temps normal, elle ne réagissait pas comme ça alors qu'est-ce qui ne tournait pas rond avec elle aujourd'hui ?
Parmi d'autres questions, tout s'était un peu trop répété dans sa tête alors qu'elle se retrouvait seule dans cette pièce. Elle n'était pas jalouse, oui, on avait compris.
Vraiment pas plus qu'un peu... ou pas du tout.

Si elle se mettait à y réfléchir plus longuement, c'est sûr, elle pourrait se trouver de nouvelles excuses, des mieux même, des qui pourraient justifier son comportement sans qu'on ne vienne la questionner sur son attachement à son ancien beau-frère.
Evidemment, pour ça, il faudrait mettre de côté le fait qu'il lui avait manqué depuis son départ. Il faudrait taire ses nombreuses fois où elle l'avait engueulé par la pensée d'être partie comme ça. Il ne faudrait pas non plus dire que pour un Kotani, surtout le specimen Maiko, il était plus simple d'être en colère que d'être triste... spécialement dans certains cas... surtout quand il concernait un homme qui avait été à la fois son beau-frère et son patron.

Elle avait commencé par se forcer à taire la tristesse après cette histoire avec Akane. Avec beaucoup d'obstination, elle avait essayé de le détester et d'avoir vraiment envie de lui en coller une. Parce qu'il s'était tellement foutu d'eux alors pourquoi prendre sa défense ? Il lui manquait c'est vrai, il lui avait fait de la peine... et elle aurait encore plus de mal à le reconnaître que la première vérité... mais il était tellement plus simple de se disputer avec lui que de regretter un temps qui n'avait existé que dans son coeur.
Oui, être en colère, ça faisait moins de peine... ça cachait le reste en tout cas.
Alors, quand il était parti, plutôt que d'admettre plus franchement qu'il lui manquait, elle avait enterré tout ça sur des reproches. Parce que s'attacher une deuxième fois à lui, ce n'était pas permis quand la première fois avait été un désastre. Qu'il ait joué le connard ou non n'y changeait pas grand chose, cette comédie l'avait blessée. Son départ l'avait blessé. Alors il valait mieux imaginer une cible à son effigie pour lui balancer des fléchettes.

Mais aujourd'hui, elle ne l'avait pas tant frappé que ça sa cible matérialisée en vrai. Lui laisser sa main, en revanche, elle l'avait fait.
Elle pouvait mettre ça sur le départ de Yue et Kô, mais il ne s'agissait pas que de ça...
Elle était triste... plus qu'en colère.
Mais elle était réellement en colère pour cette fausse blonde à la poitrine refaite, et pas que.
D'accord.
Elle n'était pas assez débile pour ne pas tirer de conclusions quand en plus son cerveau avait aidé dans la suggestion, n'est-ce pas ?

Tirant son téléphone portable de sa poche, elle l'avait abandonné sur le meuble le plus proche avant de prendre la direction du balcon. La porte aurait été peut-être un meilleur choix mais c'est là qu'elle avait décidé de prendre l'air.
Pour penser à autre chose... ou réfléchir ?
Tenter le première était sans succès, elle n'arrêtait pas d'y revenir, comme si le mot "jalouse" avait traumatisé ses pensées ou bousculer une excellente technique qui avait si bien marché jusque là... il fallait le croire en tout cas.
Le regard perdu sur la vue, son bras s'était tendu de longues secondes pour laisser la pluie le tremper à nouveau. L'averse semblait partie pour durer un moment. Interdiction de sortir et obligation de réfléchir hein ?

Han était Daisuke.
Han lui plaisait... c'est vrai... quelque chose l'avait séduit en dehors de la sécurité de parler à un inconnu qu'on ne rencontrait jamais.
Peut-être qu'elle devait juste se faire à la nouvelle parce que ça embrouillait tout dans sa tête.
C'est sûr, ça aurait été plus pratique s'il avait été un autre.
Pourquoi ?
Un débile, pas très plaisant à regarder et complètement nul au tetris.
Oui, ça aurait été mieux...
C'est sûr que là, elle n'aurait pas été... jalouse... un peu plus qu'un peu... Han et Daisuke associés... c'était dangereux... un combo mortel.... Parce que cet abruti n'était pas si gras, pas si abruti que ça aussi...

Peut-être qu'il aurait mieux valu choisir l'averse pour réfléchir. Avec un peu de chance, ça lui aurait éclairci les idées.
Toujours perdue dans ses pensées quand le faux gras était revenu, elle en avait légèrement sursauté quand elle l'avait senti s'approcher, peu de temps avant que ses bras ne viennent entourer ses épaules « .... » alors non, sérieusement, ça n'allait pas être possible. Son coeur n'allait pas se mettre à faire une crise cardiaque.
Cogner son tibia... ou lui faire une prise pour le faire basculer au-dessus du balcon... bonne idée, Yasuo serait définitivement fan.
... ou prendre trente secondes pour analyser un peu plus... pour une fois... si elle se concentrait sur cette étreinte et sur les battements de son coeur en écho, ça donnait une réponse comment ?

Mauvaise idée. Non, non, non. Se dégager, ça bonne idée.
L'une de ses mains s'était relevée, probablement dans cette intention, mais quand elle en était arrivée à se poser sur l'un de ces bras qui la retenaient... elle s'y était serrée avec dans l'idée de le retirer, c'est vrai, une seconde... mais elle n'avait fait qu'y rester posée.
... Cette main aussi, tout à l'heure, elle avait voulu la garder non ? Ne l'avait-elle pas serrée en retour ? « .... » Maiko... Daisuke te parle là, il t'as même posé une question. Un truc en rapport avec son manque de violence. Tu vois, même lui, il veut que tu le battes « ... hein ? » est-ce qu'elle avait seulement écouté ce qu'il venait de lui dire ?
Il y avait Yue dans la phrase... de ça, elle était certaine « ... Yue va bien... » mieux... et ce n'était pas de Yue dont il te parlait maintenant. Enfin, pas exactement. « .... » ... t'as raison, dans le doute, ne dis plus rien... « ...On dirait qu'il ne va plus s'arrêter de pleuvoir. » oh oui, bonne idée, la météo ! Un langage universel qui marchait en toute occasion ! Merci Kotani, mais Serizawa est capable de la voir la pluie, elle est au moins si discrète que toi.

...
D'un autre côté, elle n'était peut-être pas obligée de répondre.
Elle pouvait juste rester là, comme ça, proche de lui. Une minute... ou deux... sans le coup dans le tibia.
Oui... juste parce que ça l'aidait à réfléchir... histoire d'être bien certaine qu'elle n'en n'avait rien à faire de Serizawa Daisuke et qu'elle n'était pas jalouse, même pas qu'un peu.
... et pas du tout parce que c'était agréable ou qu'elle en avait envie.

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     Dim 18 Juin - 20:18
 
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DAIKO

Quel crétin… il ne faisait aucun doute qu’elle le jetterait en bas du balcon dès qu’elle en aurait la chance. Il aurait l’air malin, au moment de passer dans l’autre monde, telle une crêpe sur le sol, des étages plus bas, en tenus d’Adam. Parce que bon, il doutait sur la capacité du peignoir à survivre à une chute d’une vingtaine d’étages. Il était à New-York quand même, et le propriétaire de l’hôtel, il s’était réservé le dernier étage! Et pourtant, c’était plus fort que lui, de la voir là, toute droite, à fixer la pluie… elle avait l’air tellement bouleversée. Et elle l’était! L’absence de violence laissait présager de pire. Elle lui avait semblé tellement désemparée, tellement délicate qu’il n’avait pu réprimer ce besoin de l’entourer de ses bras, s’il avait pu, il aurait voulu la protéger du monde entier. Avant Maiko, il en venait à douter que quelque chose de pure existe en ce monde, il était sans arrêt contraint de faire face au plus laid de l’univers, à endurer les divers jeux mensongers de son rang, les luttes, les supercheries, il ne s’attendait à rien de plus. Puis il y avait eu cette peste, un peu trop prompte, définitivement honnête… et elle était devenue en un moment, une des personnes les plus précieuses à ces yeux.

… Parce qu’elle était la toute première qu’il avait choisie pour lui-même. On lui avait imposé l’amitié de Xialei dès son plus jeune âge – quoi que ça n’ait pas été une perte de temps… Naoki, c’était son neveu, et avec une bouille comme ça, comme ne pas l’aimer… Alfred? Autant dire qu’il était la figure parentale qu’il n’avait jamais vraiment eu… Mais Maiko, c’était différent, il avait pu errer dans le monde, regarder l’offre, les vitrines, les bimbos… et parmi tous ces êtres qui avaient croisés sa route, il l’avait choisis elle. C’était dommage que ça soit à sens unique. Ça aussi, c’était difficile à avaler, outre l’entreprise familiale, il n’avait jamais eu l’impression qu’on lui refusait quoi que ce soit… sauf elle, toujours elle. Alors qu’elle ne bouge pas alors qu’il venait de l’envelopper de ses bras était surprenant en soi. Elle était toujours la première à fuir. Et il l’aurait pourchassé au bout du monde, elle lui était si précieuse. Probablement trop précieuse. Dans son clan, on dirait que c’était une faiblesse…et il voulait bien leur donner raison, sa pompe à sang s’emportait plus que de raison ne serait-ce qu’à la tenir contre lui.

… C’était sans compter le début de crise cardiaque de sentir sa main de poser sur son avant-bras… et ne pas le frapper. C’était un test? Elle allait attendre qu’il baisse sa garde et le castrer? Elle allait l’empoisonner? Pourquoi diable se laissait-elle faire… Avait-il rêvé ou est-ce qu’elle venait de serrer délicatement la manche du peignoir? Il s’était pétrifié, n’osant pas rompre le contact, n’osant pas tout gâcher…C’était mal, de vouloir faire perdurer cette torture un brin? … Car c’était une torture, un nouveau rythme avait commencé à marteler sa pompe à sang, sans compter ce souffle court… et cette maudit question « et si… » dont il ne pouvait se défaire. Était-il débile au point d’halluciner? … Elle n’avait pas serré sa main plus tôt? Ça aussi, il l’avait imaginé? Ciel, était-il atteint à ce stade-là? Incurable? Un seul regard vers le minois de la danseuse le lui confirma : oui, il était incurable. Et plutôt que de demander un médecin, il l’avait attiré contre lui de plus belle, pendant qu’elle marmonnait des trucs dépourvu de sens en se prenant pour Miss Météo. La plus belle.

« … c’est si pénible? » une nouvelle question, murmurée à son oreille alors qu’il se permettait de poser sa tempe contre la tête de son invitée. Comment elle faisait ça hein? En une fraction de seconde, il n’y avait plus rien d’important, ses emmerdes, son frère, ses broutilles avec Xialei… Reina… il n’aurait pu résumer ses soucis en la tenant ainsi contre lui… Encore une fois, pourquoi diable ne se débattait-elle pas? Comment voulez-vous qu’il abandonne cette maudite remise en question si elle n’y mettait pas du sien. Des coups, des insultes, des menaces, n’importe quoi pour lui rappeler qu’elle ne voulait absolument pas le voir autrement que gras et chiant….

… Et si.
Il aurait pu se cogner la tête contre le balcon pour faire taire ces interrogations. Sa gorge était serrée d’anticipation, il s’y préparait, au moment où ce bref rêve éveillé prendrait fin. Ça allait forcément arriver non? Et pourtant, plus il tentait de faire marcher sa cervelle, plus il revenait aux mêmes conclusions : elle était différente. Il voulait bien blâmer la douleur… mais il n’y avait pas que cela. Elle pouvait hurler, il en avait vu une démonstration béton sur pouffie, juste… pas sur lui? Et si…. Encore et toujours, ces mots en rafale comme un cd grafigné qui ne demande qu’à jouer encore et encore les mêmes notes. Ses neurones s’activaient à une vitesse folle… Et si… Il plaisait à Rei. Elle le lui avait dit, ou du moins, elle l’avait grandement insinué lors de leurs échanges interminables de messages texte qui durait depuis des mois déjà. Sans compter que Rei avait, sur un coup de tête, jugé que sa présence, leurs discussions, leurs délires, ça valait un vol de dernière minute, des économies, et une rencontre. Rei… il avait dû lui plaire, pour qu’elle traverse un océan. Il le savait… ça, il n’en doutait pas une seconde. Il avait été tellement fébrile, tellement heureux d’aller la chercher… elle aussi… non?

… Mais Rei… c’était Maiko… et là, à cette constatation, son cerveau faisait un bug complet, crash de système, shut down, comme s’il ne pouvait pas concevoir qu’il puisse plaire à son ancienne employée. Délicatement, il avait défait son étreinte, la forçant même à pivoter sur elle-même alors qu’il l’attirant vers l’intérieur de la chambre, avant de finalement la relâcher. Ses prunelles sombres étaient posées sur son visage. Elle ne pouvait pas rester là, toute trempée, elle risquait un rhume… et lui? Il risquait de faire une bêtise! « Tu devrais vraiment aller te changer… je vais me faire tuer si je te renvois outre-mer avec une pneumonie. » Ou si ça se savait outre-mer, qu’il l’avait vu tout bonnement, aussi. Il avait tellement de mal à chercher ses mots, à ne pas l’observer comme un crétin, et même, alors qu’il tentait de trouver une solution aux battements de son cœur, sa main, fourbesse, traitresse, idiote qui n’écoute rien, s’était emparée d’une mèche de la jeune danseuse qu’il avait distraitement entortillé autour de ses doigts, comme pour ne pas rompre définitivement le contact. « … Il y a un autre peignoir si tu …….. » bug. Total. On a déjà vu pareil échec Daisuke… et c’était aussi illégal que maintenant, les mineurs, ça cour dans la famille. Il utiliserait cet alibi un jour… tel Reina, il n’avait eu aucune capacité cérébrale pendant un long moment. Raison pour laquelle ses iris étaient passé du visage de la demoiselle à ses lèvres et que tel un con, il avait répété, digne d’un vieil ordinateur ne supportant pas sa mise à jour. « Tu-tu-tu-tu…. » Rappelle nous Dai’ …. Ton boulot, c’est bien de parler en public? ….


electric bird.
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     Dim 18 Juin - 21:58
You are the one I want ! Oh, oh, oh. Honey

Elle ne l'entendait pas cette petite voix de la raison qu'il lui disait de se comporter en Maiko lorsque l'étreinte de son aîné s'était resserrée ? Pourquoi, en réponse, sa main avait serré un peu plus de bras ? Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Pourquoi maintenant parlait-elle de météo sans vraiment répondre aux questions ?
... est-ce que l'absence de Yue avait endommagé la partie de son cerveau qui déclenchait les réactions d'amazone ? Elle avait trop donné de coups et elle se retrouvait curieusement en panne aujourd'hui ? La pluie avait peut-être provoqué un court-circuit dans son cerveau... pour que dans celui-ci il y est un mot pensé bien étrange pour définir cette étreinte, ça devait être le cas « ...Non.... » un mot qu'elle aurait probablement dû garder pour elle en se contentant d'une réponse aussi simple et courte « ...c'est... agréable... » la pluie, la pluie était agréable ! C'est ça, elle adorait la pluie !
... qu'est-ce qui lui prenait maintenant ?
... sans même s'en rendre compte, son pouce avait glissé sur le peignoir une seconde et puis, elle s'était à nouveau murée dans le silence.

Elle avait peut-être besoin de reconnecter tout ça. Ce n'était pas une mauvaise idée de rester ici quelques temps, peut-être. Quelques jours... le temps que Daisuke redevienne simplement Daisuke.
Lequel est-ce qu'elle voulait ?
Celui qu'elle avait appris à détester ?
L'ami qu'elle avait tenté de retrouver dernièrement ?
Ou le tout premier, celui qu'elle avait adoré au delà du verbe ?
... pourquoi d'un simple adjectif dont elle se défendait, de cette jalousie qu'elle niait, c'était autant le bordel maintenant dans sa tête ?
Elle devait se reprendre. Elle n'avait peut-être pas besoin d'analyser les choses. Ce n'était pas recommandé de rester dans cette position et de tenter de déchiffrer les battements de son coeur. C'était Daisuke... Daisuke... son ancien beau-frère... juste... Daisuke...

Lorsque l'étreinte s'était arrêtée, elle n'avait pas eu le temps de se reprendre comme elle aurait aimé le faire. Le regard qu'elle avait dû poser sur lui n'avait tenu que quelques secondes avant de se tourner à nouveau vers la vue, manifestement perturbé. Quand elle aurait aimé rester un moment dehors pour remettre ses idées en place, elle s'était pourtant laissée entraîner à l'intérieur sans protester. Bêtement, ses yeux s'étaient à nouveau posés sur Daisuke et elle avait hoché la tête, preuve qu'elle était néanmoins capable de déchiffrer encore les mots qui sortaient de sa bouche.
Il ne se ferait pas réellement tuer, parce que bien sûr, Yasuo ne serait jamais qu'elle était venue ici et avec lui.... Mais ça, elle ne l'avait pas mentionné. Sa bouche s'était ouverte pour un simple « ...Hum.... » pour prouver qu'elle n'était pas muette et son regard s'était détourné une seconde ou deux en direction de la salle de bain. Mais lorsqu'il s'était posé à nouveau sur son aîné, son coeur avait décidé de devenir plus indéchiffrable encore.

ça n'allait pas du tout. Non, pas du tout. Daisuke ne fixait pas vraiment ses lèvres de cette manière maintenant. Il n'allait pas risquer un coup ou une nouvelle mesure. Et son coeur à elle ne battait pas cette mesure si étrange, trop rapide maintenant.
D'un autre côté, il s'était accéléré aussi la dernière fois et ça n'avait pas empêché aux choses de finir avec violence. Bravo Kotani, colle lui en une en anticipation.
Mais la réalité c'était qu'elle n'avait pas pensé à grand chose. Son regard était resté de trop longues secondes sur lui et pendant une fraction de seconde, peut-être un peu plus longtemps, elle avait eu à nouveau une pensée interdite qui l'avait décidé à couper Daisuke le Bègue dans un précipité « ...Je.... vais aller prendre une douche... » ... fais demi-tour jeune Kotani, les membres de ton clan ne prennent pas la fuite vers la salle de bain, ils dégomment les tibias des Serizawa. Exception faite du modèle plus jeune protégé par la loi Renesque.

Mais partir dans cette salle de bain pour s'y enfermer avait probablement été un meilleur choix, quand elle l'avait senti. Là. Dans sa poitrine. Un instant. Cette attente... comme si elle espérait que Daisuke se montre plus con.... Pire encore, ce "juste pour voir..."... si c'était elle qui faisait cette connerie... si elle l'embrassait... au moins... elle serait fixée... non ?
...
La douche sous laquelle elle s'était glissée, il valait mieux la prendre un peu froide pour se remettre le cerveau à l'endroit.
Le décalage horaire. La pluie. Alfred. Elle pouvait profiter de ce temps seule pour lister une quantité d'excuse. Elle pouvait également être plus injuste et dire que Han n'était qu'un rôle et que c'était pour lui qu'elle avait un faible, ça expliquerait parfaitement le tout.... Quand elle se rendrait compte qu'il n'existait pas, tout redeviendrait normal... comme le premier Daisuke n'existait pas ?
Elle pouvait se mentir mais... Han... et Daisuke... elle ne leur trouvait pas de points communs ?

7. C'était le nombre de fois où elle avait soupiré.
11. C'était celui où elle avait secoué la tête pour se dire d'arrêter de dériver.
5. C'était pour celui où elle avait fermé les yeux très fort comme pour revenir à la réalité.
3. Celui où elle avait pensé que ça ne tournait pas rond chez elle.
1... celui où, quand elle avait coupé l'eau, elle s'était dit qu'elle était probablement dans la merde... sans probablement... peut-être.
Et elle n'avait hésité que deux fois à finalement repartir quand ses affaires arriveraient. Ce serait pourtant pour le mieux... dangereux, c'était l'adjectif pour qualifier sa décision si elle restait ici. Pourtant, quand elle était sortie de cette salle de bain en peignoir, serviette dans les mains avec laquelle elle s'essuyait à présent les cheveux, et qu'elle l'avait pensé pour la deuxième fois, ses yeux avaient cherché son aîné avant de le trouver et annoncer :

« Je vous comprendrai jamais ! » un ton presque normal, presque Maiko « Pourquoi, vous les riches, vous avez 300 boutons dans une douche. Vous connaissez pas le modèle avec un robinet ? » ... bah quoi ? C'est vrai, c'était perturbant de se retrouver là avec tous ces boutons ! On ne savait même plus comment prendre une douche ! C'était comme... « ...Et puis sérieux, arrêtez d'avoir autant de couverts aussi ! » ... c'est vrai, c'était du grand n'importe quoi !
S'appliquant à frotter ses cheveux avec la serviette, son regard avait fait le tour de la pièce, une moue sur son visage avant qu'elle n'achève la technique "on se détend et on rend cette situation normale" d'un « Mes affaires ne sont pas arrivés ? » ... hum, c'était bien la peine de prendre une limousine. « Tu vois, nous autres les pauvres, on les transporte d'un point A à un point B sans problème. On n'a peut-être l'eau chaude moins vite mais on est toujours servis. » ... quoi ? Ce n'était tout de même pas de sa faute si elle était stupide !


 
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