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 I miss you, but you're right there ~ Mirasae ♥

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     Lun 6 Mar - 0:52
 
I miss you, but you're right there
Sae & Mirai


Lorsque Mirai a appris qu’il serait seul dans son dortoir à Eita, il était tout de même assez heureux de la situation. Après tout, vivre seul, ça peut avoir plusieurs avantages. Pouvoir se laisser trainer de temps à autre, bénéficier d’un milieu 100% à notre goût, ne pas déranger personne, pouvoir pratiquer ses textes pour prouver qu’on est prêt à faire ses débuts… fuir son amant quand la culpabilité de ne pas en être amoureux se faisait trop ressentir. Il y avait aussi des désavantages, comme payer les comptes tout seul, mais pour Mirai, le pire était la solitude non désirée. Yuudai n’était pas disponible pour faire le trajet de train pour venir le voir et Kyosuke était en camp d’entraînement pour la semaine, donc il se retrouvait avec les deux personnes qui envahissaient le plus son environnement qui soudainement n’étaient pas là. Une journée c’est bien, deux ça se tolère…. Mais cinq? C’était insupportable. Heureusement pour notre futur acteur, il avait aussi des amis, et bien qu’il n’aimait pas tant s’imposer et ne les appelait pas constamment, présentement ses deux meilleures amies lui manquaient tout particulièrement.

Certaines langues sales diraient qu’on y voit toute la preuve de sa non-hétérosexualité lorsqu’il déclare avoir deux filles comme meilleures amies. Et puis quoi? Il ne s’est jamais considéré comme étant ‘la norme’ de la masculinité non plus, il sait très bien qu’il saute constamment d’un côté et de l’autre de la clôture, même que la clôture a pris congé et a juste disparu. Ça fera bientôt deux ans qu’il est entièrement fidèle à un homme, et on lui demanderait  d’être standard et d’avoir deux meilleurs amis masculins? Il s’en fout du standard! Vous essayerez de trouver des amis de meilleure qualité que Maiko et Sae, après on en reparlera!

Bref, Mirai en était à 5 jours de solitude hors-Eita et il commençait à se morfondre. Un peu plus et il sortirait ses photos de Kiyosh- NON! On ne pas SURTOUT pas là! Aller, ouste, hors de la maison, on va se chercher à souper, tout pour être le plus loin possible de son ordinateur!

Aller à l’épicerie en allant faim est aussi une très mauvaise idée, quand on y pense. Tout est tentant, mais avec son habitude d’alterner entre son appartement et celui de Kyosuke, faire une trop grosse épicerie n’est pas le plan du siècle, ça signifie de potentiellement perdre de la nourriture faute de l’avoir mangée dans les temps. Malheureusement, il s’était laissé emporter et il avait plus qu’un seul souper et au moins trois déjeuners dans son épicerie. Bon. Ce n’était pas vrai qu’il allait se faire autant de nourriture et la manger tout seul, ça n’allait que lui ruiner le moral encore plus… Le cellulaire dans sa main gauche, lourd sac rempli de bouffe dans l’autre, il envoya un texto à Sae, lui demandant si elle voulait venir souper avec lui. Il lui semblait que cela faisait des lunes qu’il n’avait pas passé un moment de qualité avec elle, depuis qu’elle était revenue de Corée en fait, et il avait vraiment envie de la voir.

Se disait qu’il faudrait quelque chose d’assez important pour que Sae lui dise non, il prit pour acquis qu’elle serait là et commença à préparer à souper, prenant son temps pour être sûr de laisser le temps à sa grande amie de pointer le bout de son nez et tout le reste de son joli minois. Dans le pire des cas, elle ne pourrait pas venir et il aurait des lunchs pour quelques jours, mais à ce moment-là il finirait peut-être à regarder des vidéos de chatons à force de se sentir seul…


electric bird.
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     Mar 7 Mar - 2:42
 
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Mirai x Sae

Des amis, il lui fallait des amis. Elle allait virer dingue sinon, à endurer le silence, l’immaculé de son appartement, et ce maudit Joon Ha qui s’imaginait que faire la gueule était une façon acceptable d’agir en société! Pour une jeune femme qui avait grandi dans un appartement minuscule, collée sur des tas d’enfants qu’elle considérait comme ses frères et sœurs, la solitude était… étouffante. Puis, il y avait eu la Corée, ces longues années d’abandon, d’isolation, à ne pas comprendre la langue, à se faire ordonner des choses, à courir d’un bord à l’autre… non, rester seule c’était se faire encercler par ses angoisses et retourner aux souvenirs qu’elle peinait à oublier. Comment une vague nuit, une mémoire parsemée d’oublis et de nuages – ah la drogue – pouvait-elle lui faire si peur? Quelques chose d’horrible était arrivé, certes, mais elle ne s’en souvenait pas… elle pouvait le nier? Mais alors qu’elle luttait pour ne pas laisser l’angoisse gagner, son téléphone avait vibré : Mirai. Un nom, un seul, et son visage s’était illuminé d’un sourire. Il avait toujours eu cet effet sur elle…. Autant plus quand il venait en paix, et avec offrande!

Sae était un estomac sur pattes, littéralement, et c’était probablement une raison pour laquelle elle était célibataire. Mignonne, délicate, avec un estomac de cheval… rien qui fasse vraiment bonne impression au premier rendez-vous. Et pourtant, un homme, un seul, avait eu le loisir d’être son petit ami, en bonne et due forme, et il ne semblait pas se formaliser de la quantité de nourriture qu’elle pouvait engloutir. Elle l’avait vraiment aimé, son premier amour, et sans conteste le fier conquérant de son cœur… seulement, elle n’était pas dupe au point de penser que c’était réciproque. Quoi qu’il en dise, elle le connaissait mieux que ça, Mirai avait toujours préféré les poules mouillées… Mais bon, elle voulait bien le pardonner, après tout, il offrait à manger! Mieux encore ! Il la connaissait suffisamment pour savoir que l’inviter à souper était une façon certaine de voir, quelques minutes plus tard, sa petite bouille aux cheveux arc-en-ciel cogner à votre porte avec le sourire du siècle! Elle aurait dit oui à n’importe quelle proposition sociale, le silence de mort dans lequel baignaient son nouvel appartement – et son colocataire muet – était tout bonnement insupportable.

Sae avait cogné une fois, puis, comme si c’était chez elle, elle avait poussé la porte et était entrée, ils n’en étaient franchement plus à ça près avec lui…  « Honey ~ I’m hoooome. » elle avait refermé la porte, s’incrustant un peu plus jusqu’à ce que ses perles sombres se posent sur, ô magie, la plus belle merveille du japon (selon ses goûts, nous, on préfère le Pedosuke sauvage… chacun ses choix!). Une fois encore, son sourire avait retrouvé sa place alors qu’elle s’exclamant, visiblement heureuse : « Dis-moi que c’est vraie le souper! On ne rigole pas avec la nourriture » Elle avait rit doucement, ne faisant pas un pas de plus. Des années plus tôt, elle se serait jetée dans ses bras, elle l’aurait serré contre elle, après tout, ils se connaissaient depuis si longtemps… son premier baiser, sa première session de ‘’make out’’ ils n’étaient plus à un câlin près… Mais non, depuis son retour de Corée, elle refusait tout contact physique avec le sexe opposé, quel qu’il soit. « Et alors Eita? Tu vas te lancer dans un groupe aussi? Avec Maiko? Ooooh! Vous seriez super mignons! Je veux être votre photographe officielle si vous les faites. » Sae qui est mal à l’aise? Oui. Elle parle, beaucoup. Sans arrêt.


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     Dim 12 Mar - 4:12
 
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Sae & Mirai


Il se l’avait dit: il en faudrait beaucoup que pour Sae ne vienne pas le voir, il lui avait quand même proposé deux choses qu’elle était connue pour ne pas savoir résister : Lui-même, et de la nourriture. Elle n’avait clairement pas changé, le portefeuille de Mirai se souvenant encore de combien payer la facture pour les deux avait fait un trou dans ses finances lorsqu’ils avaient 17 et 16 ans. Être un bon petit ami avait clairement des impacts financiers mais il l’avait aimée suffisamment pour s’en foutre. Même aujourd’hui ça lui passait six pieds au-dessus de la tête. Si Sae avait faim, il s’assurerait qu’elle ait à manger, avant, maintenant et dans le futur. C’était la femme de sa vie, il ne la laisserait sûrement pas en plan!

Lorsqu’il avait entendu cogner, il ne s’était même pas déplacé de sa station de découpage de légumes, sachant très bien qu’il n’avait pas à aller lui ouvrir, elle s’inviterait à entrer sans aucun problème, Sae était pratiquement chez elle chez Mirai. Jetant un regard vers la porte, il lui sourit quasi instantanément dès qu’il vit les sublimes cheveux multicolores. Bon sang, elle était si belle. Encore un échec cuisant causé par son cœur en miettes. Il aurait pu la faire sienne s’il avait été capable de guérir, s’il avait su reprendre le contrôle de lui-même, il l’aurait peut-être mariée, mais non, il était un imbécile fini qui ne pouvait pas oublier un seul baiser… et il avait laissé partir Sae pour la Corée, et il avait dû être franc avec elle, il lui devait bien ça. Heureusement, elle était restée son amie la plus précieuse, de par avec Maiko.

« Bienvenue à la maison, beauté. Je ne t’aurais jamais menti sur un sujet si vital, pour qui tu me prends. »

D’un  rapide geste de la tête, il avait montré les chaudrons sur le feu, mijotant doucement et diffusant la douce odeur des bons repas faits maison. « Je n’ai pas envie de mourir si jeune. Te proposer de la nourriture et ne pas en avoir à te donner réellement? Passible de la peine capitale. » Alors qu’il riait de sa propre blague, une dure réalisation le frappa. Sae était encore à plusieurs mètres de lui. Où était son câlin, qu’avait-on fait de son baiser sur la joue?? Déconcentré par cette soudaine révélation, il s’était éraflé avec son couteau sur le bord de son doigt, le faisant siffler un juron de surprise et il mit son doigt dans sa bouche pour apaiser le mal.  Malheureusement, le voilà incapable de demander à Sae pourquoi elle ne venait pas le trouver plus près. Si elle pensait que Mirai ne la connaissait pas tant bien, elle avait assurément tort. Il savait trop bien qu’elle était dans une marre de malaise, ne cessant pas de parler et disant des choses qui ne concordait pas avec ce qu’elle savait déjà. Pourquoi?! La question ne cessait de prendre de l’ampleur dans la tête du futur acteur. Que se passait-il?

« Eita Entertainment est bien meilleur que l’Académie pour sûr. Voyons Sae, tu sais très bien que Maiko a déjà son groupe, elle a déjà fait ses débuts… c’est un groupe de filles, je ne peux pas m’ajouter! En plus que je veux être acteur, pas chanteur. Je ne t’avais pas déjà dit ça?? »

Son ton était aussi doux que s’il avait parlé des étoiles dans le ciel. Il ne voulait pas lui faire de reproches, juste essayer de la faire calmer suffisamment pour qu’elle prenne le temps de penser à ce qu’elle disait. Depuis quand elle était mal à l’aise avec lui? N’avaient-ils pas passé suffisamment de temps dans le lit à Mirai à se découvrir? Elle ne connaissait sur la majorité de ses coutures, c'était quoi ce mur entre eux?


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     Dim 12 Mar - 14:19
 
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Mirai x Sae

À sa décharge, si elle avait toujours mangé comme un ogre – et probablement ruiné son petit ami de l’époque – c’était faute d’avoir une quantité suffisante d’aliments à la maison. Sa famille était nombreuse, Fukuda-san ayant l’habitude de collectionner les enfants sans famille, et quel que soit le nombre qu’ils étaient, la facture d’épicerie ne devait pas augmenter. Du coup, chez elle, elle ne mangeait que rarement à sa faim. C’est très certainement pour cette raison qu’elle avait la fâcheuse manie de dévorer tout ce qu’on lui offrait, que ça soit lors d’un rancard ou quand elle envahissait avec plaisir la cuisine Kotanienne. Sae avait refermé la porte derrière elle, tirant un sourire des plus doux au cuisinier qui comprenait très bien que se moquer sur ses penchants grande mangeuse était un crime passible de la plus haute punition. « … Je vois que tu es passé maître dans l’art de la justice de Saeland. Félicitation honey! » Mirai la connaissait bien… et il aurait été surprenant du contraire, après ce qu’ils avaient partagé. Il avait quand même été le premier – et le seul, garçon à se tailler une place dans sa vie…et dans son cœur.

Des années plus tard, c’était toujours aussi véridique. Une petite partie d’elle-même savait très bien qu’elle ne pourrait jamais complètement l’oublier, que c’était au-dessus de ses forces de voir autre chose sur ses traits que ce type dont elle avait été éperdument amoureuse. Non mais, il n’aurait pas pu devenir moche avec le temps au lieu d’embellir? Si sa cervelle savait qu’il n’y avait aucune issue pour eux, que son ami était brisé, à attendre depuis six ans le retour du plus grand crétin du japon – sorry daisuke – elle ne pouvait s’empêcher de sentir son cœur se serrer en pensant au beau gâchis qu’était leur duo. Mirai, il avait toujours eu ce petit quelque chose de spécial, d’unique qui l’avait envouté… et sur le coup, elle s’était même dit qu’il était le bon, le sien, celui avec qui elle ferait sa vie… Ça prend toujours quelqu’un pour vous briser le cœur non?

Notre demoiselle avait fait un pas dans l’appartement, puis un autre, avant de sentir son sang se glacer alors qu’elle était encore à au moins deux mètres de son ami. Deux mètres d’un type qu’elle connaissait depuis toujours! Et voilà qu’elle se mettait à baragouiner n’importe quoi, à paniquer, littéralement! Ce qu’elle pouvait haïr son corps en ce moment, cette loque qui ne pouvait que se crisper en réalisant qu’elle était seule avec un membre du sexe opposé. Sa gorge était nouée, serrée, et l’angoisse lui retournait l’estomac. Elle n’avait presque plus faim, blasphème! Sans parler de ses petits poings qui s’étaient serrés alors qu’elle se mordait la lèvre pour ne pas trembler. Vraiment? Elle allait faire une crise de panique devant son amour de jeunesse?

« … j-je…. Oui oui, Je le savais ça… !! … Mais je me disais… tu… tu chantes très bien… tu vas chanter en théâtre aussi? … Ou pas, enfin, acteur c’est super… quand est-ce que tu fais une pièce? Je pourrai venir voir?   » … Diarrhée verbale round 2. Franchement, ce n’était pas sa meilleure soirée! Elle avait contraint son corps à faire une nouvelle avancée vers la cuisine, gardant un bon mètre entre elle et le propriétaire des lieux. C’était minable, elle se détestait tellement en ce moment… C’était Mirai! N’avait-il pas déjà fait le tour du paysage en majeure partie? Elle avait des souvenirs de leurs après-midi ‘’d’étude’’…. Il ne lui avait jamais fait de mal… loin de là d’ailleurs… Forçant les mots hors de sa gorge, elle avait ajouté un : « j-je…. je suis vraiment heureuse de te voir… » mais pas assez pour son câlin rituel? Non… Elle avait fait un pas dans la cuisine, déterminé à vaincre son angoisse…avait saisi la louche pour l’aider et avait été incapable de la tenir, elle l’avait échappé, apposant rapidement ses mains sur le comptoir en espérant qu’il ne remarque pas qu’elle tremblait comme une feuille. C’était quoi ça! … Elle aurait voulu hurler.


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     Lun 27 Mar - 2:50
 
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Sae & Mirai

Mirai s’était toujours senti fier d’avoir été choisi par une fille super comme Sae. Choisi comme petit ami, ensuite gardé comme ami, meilleur ami même, il y avait de quoi se gonfler la poitrine et se pavaner comme un paon, mais il ne faisait pas cela, non, il gardait sa fierté pour lui, comme un diamant laissé bien en sécurité dans un écrin. Il ne pouvait s’imaginer ce que serait son existence si elle n’avait pas été mise sur son chemin. Bon, plusieurs langues sales diraient qu’il aurait commencé à accumuler les partenaires bien avant, et peut-être qu’ils avaient eu raison. En même temps, on pouvait retourner la situation de bord en un instant : Si Sae n’était pas partie en Corée, peut-être Mirai aurait-il guéri de Kiyoshi, peut-être qu’il n’y aurait jamais été question d’avoir de nombreux partenaires, peut-être n’aurait-il pas involontairement ensorcelé Kyosuke comme il l’avait fait… Le nombre de cœurs qu’il briserait en raison du sien impossible à réparer, allait-il un jour arrêter?

« Je me suis suffisamment souvent échappé de la pendaison pour connaître le Code Civil au grand complet, chérie. » Il lui sourit et lui fit un clin d’œil, ignorant son doigt amoché mais ne saignant pas afin de terminer sa tâche, essayant aussi de ne pas angoisser devant le grand vide qu’il sentait entre lui et sa compagne. Il avait fait quelque chose? Pourquoi elle ne venait pas le voir? Elle était si bizarre, il se passait de quoi et Mirai ne pouvait pas mettre le doigt dessus. Il l’écoutait lui déblatérer ce qui serait des pavés s’ils étaient mis à l’écrit. Que pouvait-il lui avoir fait pour qu’elle soit comme cela?? Il pensait la connaître, il pensait qu’ils n’avaient plus de secrets l’un pour l’autre, mais la voilà qui semble vivre le plus grand des malaises en étant seule avec lui.

« Sae. » Il déposa son couteau doucement, se tournant vers elle lentement pour éviter une réaction négative. « Tu déblatères ma chérie. » Il marqua une pause pour montrer qu’il ne lui faisait aucun reproche  mais plutôt une constatation. «Ils parlent de me faire faire du théâtre plutôt que des dramas. Les Musicals ont la cote depuis quelques années, donc c’est un peu inévitable. J’ai quelques classes de chant par semaine, ils me pensent pas encore prêt pour auditionner dans quelque chose encore. Tu seras dans les premières à le savoir quand je ferai mes débuts, sois en assurée. »

La voyant échapper la louche parterre et réagir comme elle le faisait, il ne pouvait plus se mettre la tête dans le sable : il se passait réellement quelque chose. Laissant faire tout ce qu’il faisait, il alla chercher une chaise dans la salle à manger et la mit en plein milieu de la cuisine. « Assis-toi, beauté. »  Se penchant pour ramasser la louche, il en profita pour mettre tous les brûleurs du poêle en mode réchaud  et attrapa une carotte non coupée pour pouvoir donner à Sae afin qu’elle puisse gruger sa nervosité dedans.

« Je suis aussi heureux de te voir, tu m’as atrocement manquée… mais ton être en entier me crie le contraire. »

Il espérait réellement que toute son inquiétude se fasse sentir. Il ne voulait pas qu’elle prenne la fuite comme un animal blessé qui voit un prédateur. Depuis quand avait-il l’air d’un monstre avec qui elle pouvait être mal à l’aise?! Il voulait savoir, mais il ne voulait pas la brusquer non plus. Il était mieux de garder ses distances et la laisser décider ce qu’elle voulait faire.

« Sae, ma chérie, qu’est ce qui se passe avec toi? »


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     Mer 29 Mar - 2:56
 
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Mirai x Sae

Il n’y avait pas quatre chemins pour se rendre à l’évidence : elle était malade. Et probablement beaucoup plus souffrante que le laissait sous-entendre son psychiatre après leurs séances, lorsqu’il la gavait de cachets et fixait une prochaine rencontre la semaine suivante. À sa décharge, toutefois, notre bridée n’avait pas osé aborder le cœur du problème, formuler à voix haute la raison pour laquelle elle était devenue ainsi, la raison qui poussait son corps à réagir de manière aussi violente en tremblant de façon incontrôlable alors qu’elle se tenait devant une des rares personnes dont elle pouvait affirmer l’intégrité. Si quelqu’un au monde ne lui ferait jamais de mal… c’était bien Mirai. Non? Si elle avait été proche de le révéler à Haruto, son ancien thérapeute, depuis qu’on l’avait affublé de son remplaçant, un vieillard avec qui le courant ne passait vraiment pas, elle avait préféré hocher la tête, garder un silence buté et lui faire croire que son stress et sa nervosité étaient dû uniquement à l’accident de voiture qu’elle avait eu ce soir-là… Stress post-traumatique qu’il disait… Le hic, c’est que ce n’était pas d’avoir heurté un arbre qui l’avait brisé, oh non… c’était plutôt les souvenirs flous d’un verre offert…. Et de tout ce qui en avait suivi, qui la gardait éveillée, angoissée, à chaque minute la nuit.

Elle avait beau savoir précisément ce à quoi était dû sa réaction aussi brutale que d’échapper un ustensile et de forcer le cuisiner à mettre en pause son art – un crime passable de la peine capitale dans le livre des châtiments Sae-ien – il n’en restait pas moins qu’en cet instant précis, elle se haïssait. D’être si faible, de réagir sans avoir le moindre contrôle sur sa personne, ses mains posées sur le comptoir, seul appui, ne suffisaient pas à contrôler le rythme éreinté de son cœur qui lui martelait les tympans et lui embrouillait la vision. Une crise d’angoisse à son meilleur… Elle se sentait tellement minable, tellement pathétique de perdre ainsi le contrôle devant lui, n’avait-elle pas assez de regrets quand ce bridé était impliqué, comme de l’avoir laissé filé… il fallait en prime qu’elle lui prouve noir sur blanc qu’elle n’était qu’une loque dont il ne devrait pas s’encombrer? Obéissante – ou en pleine remise en question à savoir si ses jambes pourraient la supporter encore longtemps, Sae avait pris place sur la chaise, « ça… ça va… c’est rien… » Et puis quoi encore! Elle avait baissé son minois, prenant bien soin de croiser ses mains sur ses genoux, sans oser relever les yeux vers l’acteur.

Elle avait honte, une pointe cuisante de gêne lui grimpait aux joues alors qu’elle regardait obstinément ses pieds. C’était bête, vraiment bête… mais elle ne pouvait refouler ce sentiment de ne pas être assez bien pour lui, de ne plus être cette poupée immaculée qu’il avait connu, cette adolescente pleine d’innocence qui n’avait jamais connu d’autres bras que les siens… Si seulement c’était encore vrai. Que ne donnerait-elle pas pour que ses pensées moins chastes la ramènent à leur séances ‘’d’étude’’ plutôt qu’à cette chambre sombres et ses souvenirs embués… Ses doigts s’étaient serrés autour de la carotte et elle avait enfin daigné le regarder, tentant de fausser un sourire qui se perdit rapidement dans un grand regard suppliant qui s’accrochait au sien.

Il la connaissait mieux que personne, devait-il vraiment explorer sa plus grande crainte avec elle? Oui… parce que c’était Mirai, et que si elle devait pourfendre un dragon, son démon, il est certaine qu’il ne la laisserait pas faire toute seule. Sa main tremblante – bien malgré elle, avait trouvé celle du garçon et elle l’avait serré, calmant le tremblement de ce contact bien connu. Elle pouvait y arriver, et qu’importe si sa pompe à sang tambourinait. Elle voulait y arriver. Elle voulait être forte pour lui, elle ne voulait surtout pas l’encombrer. Il avait assez d’un faux-gay sur le cœur sans avoir à gérer ses craintes à elle. Délicatement, Sae avait noué ses phalanges aux siennes, relevant ses yeux sombres embués de larmes sur lui. Oui. C’était Mirai. Et elle avait toujours été incapable de lui mentir… « Je… » juste un souffle, sa gorge était nouée par l’angoisse et la peur, la peur irrationnelle qu’il la laisse tomber si elle lui avouait ça. Ses doigts s’étaient faits plus pressants, plus désespérés, alors qu’elle s’accrochait à sa main.

« … C’est pas si bien… la corée… apparement on ne va pas loin sans coucher… j’ai pas voulu m’y plier… » Voilà, elle l’avait soufflé, tout bas. Cet aveu d’avoir échoué dans ce rêve de mannequinat. Cette déception de ne pas avoir été à la hauteur, parce que oui, pour tout ça, elle se blâmait. Tellement même, qu’elle n’avait jamais osé lui demander de la ramener au pays quand tout avait tourné au vinaigre. Elle ne pouvait pas l’importuner… plus maintenant. Pas quand elle était partie et avait mis au rebus ce qu’ils avaient… pas quand elle le savait, s’accrocher à lui un peu plus aurait été égoïste… il n’avait qu’un cœur et il ne lui était pas destiné. Et pourtant, oubliait presque qu’il se tenait devant elle, elle avait murmuré, laissant la gravité de sa voix dépeindre un portrait … « … et puis il y a eu ce verre un soir… et ce type… et… et … et il … » la voix s’était faite paniquée, et l’instant d’après, elle fondait en larmes, relâchant sa main pour cacher son visage derrière les siennes. Brisée, honteuse.


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     Jeu 6 Avr - 2:56

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Sae & Mirai

Peu importe ce qu’il pouvait en dire, se déclarant pas comme romantique ou niant être guidé par l’émotif plutôt que par le rationnel, Mirai n’avait jamais été excellent pour gérer ses sentiments. La honte de l’échec le détruisait, la joie le faisait rayonner comme une étoile pendant des heures, la panique pouvait lui faire perdre les pédales complètement. Lorsqu’il était question de son cœur; que ça soit de sa famille, de ses amis ou encore de ses amours… on avait droit à la pire situation. Il avait beau dire toutes sortes d’âneries sur Yuudai lui-même, mais si quelqu’un oserait un jour faire du mal à son petit frère et qu’il en aurait connaissance, lui pourtant si peu agressif n’aurait aucun regret à leur faire leur fête, fort probablement trop emporté par la colère que la situation lui susciterait.

Justement, alors que Sae était celle qui perdait complètement les pédales et qu’il pensait être la cause, il aurait été capable de se couper volontairement un doigt avec l’imposant couteau de cuisine qu’il venait tout juste de déposer. Cependant, comme il ne savait pas ce qui se passait réellement, il n’avait pas encore opté pour une option aussi drastique. Il lui arrivait d’être rationnel et de se dire d’attendre avant de partir en peur et cette fois-ci en était une, heureusement! Ça n’aiderait absolument pas sa future carrière de se perdre des doigts… et Sae serait bien capable de lui faire la peau s’il faisait une connerie dont elle désapprouverait, vivant aussi intensément que lui ses émotions. Était-ce pour cela qu’ils étaient si compatibles? Ils étaient faits pour partager le même environnement.

Si cela n’avait pas été de son cœur déjà brisé, Mirai ne l’aurait jamais laissée partir. S’il n’avait pas déjà eu ses sentiments balayés d’un revers de la main – d’un dos tourné et d’un silence radio, officiellement - il n’aurait pas supporté de la voir partir pour la Corée, il l’aurait probablement suppliée de tenter sa chance au Japon à la place, de ne pas briser ce qu’ils avaient bâti durant deux magnifiques années à être en couple. Son cœur était déjà terni et en miettes, ce n’était pas grave s’il faisait mal encore plus. Qui était-il pour la retenir dans ses rêves alors qu’à l’époque lui-même respirait plus souvent l’air du gymnase où il jouait avec son équipe de basketball que l’air de sa chambre? Il n’avait pas le droit, et ainsi il l’avait laissée aller, sans lui dire qu’elle lui ferait une seconde blessure sur son cœur déjà en condition critique. Il ne lui avait jamais dit que son départ lui avait donné le coup de grâce le menant à ne plus pouvoir être amoureux. Comme s’il n’avait pas assez caché son état, il avait pris des mois après qu’elle ait débuté son exil en Corée pour lui parler de Kiyoshi, ce qu’il n’avait jamais fait avant. Se taire sur ce qui lui faisait le plus mal, il était bon pour ça… et elle aussi, sauf qu’elle ne pouvait pas lui cacher grand chose et ça paraissait plus que jamais.

La voir assise sur la chaise, en train de trembler de partout, la carotte dans sa main presque en bouillie, il avait l’impression qu’on lui passait le muscle cardiaque dans un presse-ail avec un acharnement sadique. La voir comme ça, c’était trop différent de la Sae qu’il connaissait et adorait. Alors qu’elle lui disait que ce n’était rien, il ne la croyait absolument pas mais il n’était pas cruel, ce n’était pas le temps de lui mettre en plein visage qu’elle disait n’importe quoi. Encore plus lorsqu’elle tendait la main vers lui. Il lui avait laissé d’instinct sa main gauche, la plus forte, la plus habile, pour être sûr d’avoir une excellente prise sur celle qui tremblait jusqu’au bout des ongles. La sentant cesser de trembler il avait relâché juste assez pour la laisser décider comment elle voulait garder contact avec lui, la laissant joindre leurs deux mains encore plus, comme ils l’avaient faits si souvent, mais dans des intentions différentes que Mirai préférait de loin à ce qu’ils vivaient en ce moment.

Il n’avait pas dit un mot tout le long qu’elle avait tenté de parler, ni lorsqu’elle avait enfin réussi à lui sortir quelque chose d’intelligible. Au début, il n’avait pas voulu lui casser ses efforts à parvenir à parler mais alors qu’il en apprenait plus, la colère montait en lui à une vitesse folle. Il était probablement rouge vif à force de contenir tout cela à l’intérieur. Il savait que c’était différent en Corée, mais à ce point? Il n’aurait jamais dû la laisser filer. Là-bas il n’avait pas pu la protéger, il n’avait pas pu s’occuper d’elle, Sae l’avait su trop tard que lui-même avait dû laisser tomber son rêve, si l’information se serait rendue plus tôt, aurait-elle décidé de revenir avant? Elle avait dû être forte par elle-même et il se détestait tellement de ne pas avoir été là…

Par contre rien ne pouvait se comparer à cette phrase cassée qui précéda les pleurs. Elle n’avait pas besoin d’en dire plus, il avait tout compris… et il hurlait à l’intérieur. Un juron insulté lui sortit d’entre les dents. Le type en question était heureux d’avoir une étendue d’eau entre lui et Mirai, ou il n’aurait plus vécu de beaux jours. Le futur acteur avait rarement si mal géré ses sentiments… jusqu’à ce le cerveau reconnecte quelques secondes plus tard – qui lui parurent pourtant des heures - au son des pleurs de la femme de sa vie et du contact disparu entre leurs deux mains.

« Sae… N’en dis pas plus… Shh… »

Pourquoi sa voix manquait à ce point lorsqu’il lui fallait être fort pour elle? Il l’avait déjà abandonnée en acceptant de la laisser aller, et il ne pouvait pas gérer les conséquences? Wow, on est loin du prince charmant! Une petite voix dans sa tête lui murmura que si l’on avait voulu qu’il en soit un, on ne lui aurait pas donné un nom comme Mirai mais Yukishige aurait plutôt été le premier nom sur son certificat de naissance, mais ce n’était pas le moment de complexer avec de telles conneries.

Doucement, lentement, il avait pris les mains de Sae dans les siennes et après les avoir serrées un petit peu de la façon la plus rassurante possible, les avait mises sur ses épaules, lui laissant le choix de se replier sur elle-même de nouveau ou de se serrer contre lui. Maintenant qu’il savait ce qui se passait, il savait très bien que ce n’était pas lui le problème, mais un énorme groupe d’individus dont il faisait partie. Il devait la laisser gérer ce qu’elle se sentait capable de faire ou non.

« Je suis là, je ne te laisse pas toute seule. Si tu sors de cet appartement c’est parce que tu l’auras décidé, sinon tu restes ici tant que tu veux. »

Il marqua une pause, une longue pause, n’osant pas la regarder avant de marmonner, un peu honteux d’admettre ce qu’il s’était refusé de lui dire aussi sincèrement depuis des années.

« Je t’aime trop pour te laisser affronter ça sans rien faire. »


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     Ven 7 Avr - 1:14
 
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Mirai x Sae

Certaines mauvaises langues diront que notre bridée n’avait jamais vraiment eu de chance dans la vie, depuis le jour un, soit celui où sa droguée de mère l’avait abandonnée en chambre d’accouchement, la condamnant ainsi à être une orpheline du système et en lui laissant fort peu de chance de s’en sortir. Et pourtant, Sae s’était toujours farouchement opposée à cette conclusion, elle s’était considérée chanceuse, de n’avoir aucune séquelle des abus qu’avait fait sa génitrice pendant les brefs 7 mois qu’avaient duré cette grossesse écourtée, choyée, de tomber sur la famille recomposée et sans arrêt en expansion de de sa tutrice, et franchement bénie de tomber sur des amis comme Maiko et Mirai. Jamais, pas même une seconde, elle ne s’était arrêté aux circonstances peu ordinaires de son entourage et de sa famille, elle se fichait bien de ne pas être gâtée pourrie, faute de moyens, et de devoir partager une chambre avec quatre autre gamins, son monde, elle l’avait toujours connu ainsi et elle ne le changerait pour rien au monde. Cet optimisme, cette volonté inébranlable à croire que le meilleur était à venir, c’était à n’en point douter la raison pour laquelle elle avait encore la force de sourire depuis son retour de Corée, le petit plus qui lui permettait de savoir, hors de tout doute, qu’elle s’en sortirait…

Et pourtant, quelles que soient ses résolutions et ses convictions, à cet instant précis, alors que ses membres tremblaient plus jamais et qu’elle luttait de toutes ses forces pour que les flashs brouillés de cette nuit-là ne remontent pas dans ses songes, elle n’était pas trop certaine que cette crise d’angoisse-là, elle aurait le courage de passer à travers. De tous les témoins qu’elle avait pu avoir, il avait fallu que ça tombe sur lui, sur Mirai… sur la seule personne au monde pour laquelle elle voulait être parfaite. Elle avait toujours voulu l’être. Que ça soit quand ils étaient gamins et qu’elle était tout bonnement incapable de l’associer aux choses horribles que font les grandes personnes amoureuses comme se tenir la main ou se lécher le visage pour la citer à sept ans – ou lorsqu’elle l’avait revu, post-kiyoshi, et qu’elle avait su, hors de tout toute, que cet être humain là, c’était le sien, c’était la pièce manquante qu’elle avait attendue toute sa vie. C’était un drôle de sentiment, et ce, depuis le premier jour, imaginer sa vie sans lui était impensable, et même aujourd’hui, alors qu’elle avait trouvé la force de glisser ses doigts entre les siens pour cesser les tremblements, elle n’aurait pu s’imaginer un jour avoir à libérer ses phalanges. Mirai, c’était son point d’encrage, c’était cette personne, parmi toutes les autres, qui arrivait à lui donner une sensation jamais éprouvée en son absence : celle d’avoir enfin trouvé son chez elle.

Il n’avait eu besoin que d’un sourire, un seul, des années plus tôt, pour qu’elle tombe irrémédiablement sous son charme. Et ça n’avait rien eu d’effrayant, bêtement, elle le savait, qu’il ne lui ferait aucun mal. Il ne lui en avait jamais fait… Adolescente, elle ne s’était pas posée mille question, elle ne s’était pas prise la tête, tomber amoureuse de lui avait été un automatisme, comme si quelqu’un avait déjà préprogrammé sa pompe à sang pour qu’elle ne batte que pour lui. Avait-il au moins conscience, que ce bug de système n’était toujours pas réglé? Juste là, maintenant, il n’avait eu besoin que d’une main pour que la douleur qui tordait ses entrailles, la crainte qui ne l’avait pas quitté depuis ce soir-là, depuis ce pays-là, se dissipe juste un peu alors qu’elle observait ce visage qui lui avait tellement manqué. Trop manqué.

Parfois, elle se demandait s’il le savait, ô combien elle aurait souhaité qu’il la retienne, qu’il ne la laisse jamais partir pour la Corée, qu’il ait le courage qui lui manquait de sauver deux années écoulées à bâtir un futur ensemble. S’ils n’avaient pas rompus le jour de son départ, une partie d’elle le savait pourtant, qu’elle ne pourrait pas revenir dans cette relation, que c’était une question de temps… Et elle avait versé des cascades de larmes à cette réalisation. Bêtement, elle croyait poursuivre ses rêves, et lui donner la liberté qu’il n’oserait jamais demander. Si elle avait su pour Kiyoshi, peut-être que ça aurait été différent, peut-être qu’elle aurait compris que le cœur en morceaux que Mirai lui avait confié, avait besoin de tout sauf du coup fatal… Peut-être qu’elle aurait pu l’aider à aller mieux, plutôt que de penser que cette distance qu’il mettait bien involontairement entre eux, que cette angoisse qui l’habitait si elle oubliait de le texter quelques jours était une vraie peur de l’abandon et non pas une façon détournée de se débarrasser d’elle. Si elle avait su, elle aurait peut-être compris pourquoi cette certitude qu’il était l’homme de sa vie, il ne semblait pas la partager… Elle aurait peut-être pu lui prouver, que personne au monde ne l’aimerait autant qu’elle pouvait le faire… Si seulement elle avait su pour Kiyoshi, peut-être que tout serait différent aujourd’hui.

Peut-être qu’ils seraient encore ensemble, et que plutôt que de chasser des souvenirs sombres horribles, elle n’aurait dans ses pensées que son sourire… Peut-être… Des peut-être, elle en avait beaucoup lorsqu’il était question de lui. Et des regrets, l’amère sensation d’avoir tout foutu en l’air. D’avoir brisé le « nous » qu’ils avaient mis si longtemps à construire. Et la culpabilité que, des années plus tard, il était encore le pilier dont elle avait besoin, la seule personne au monde capable de lui faire couiner son plus grand échec, les yeux imbibés de larmes, sans que les mots se bloquent et que la crainte triomphe. Elle l’avait même laissé poser ses mains sur ses épaules, sentant son cœur battre plus vite, entre la crainte et la peur, alors que ses sanglots redoublaient d’intensité. Elle aurait pu partir, avec n’importe qui d’autre, elle l’aurait fait. Mais pas avec lui. Plutôt que de se dégager, ses mains étaient venues se poser sur son torse, ses doigts serrant le tissus de son T-shirt dans un effort désespérés pour l’attirer contre elle alors que son minois s’enfouissait dans son cou et qu’elle abandonnait carrément toute retenue.

« … je veux pas partir... » ses doigts s’étaient fait plus insistants sur le vilain tissus, comme s’il était sa seule prise pour ne pas perdre pied, et il l’était. Elle si minuscule, même en comparaison avec celui qu’on avait longtemps traité de ‘’nain’’ – il faisait une bonne tête de plus qu’elle, elle était un modèle réduit – elle s’était collée contre lui, ne lui donnant aucun autre choix que de l’envelopper dans ses bras. Là, juste là, elle pouvait presque retrouver un rythme cardiaque normal et cesser, une seconde de pleurer. Parce qu’enveloppée dans sa présence, dans son odeur, elle s’était toujours sentie en sécurité. D’une voix basse, comme un secret, elle avait ajouté, la voix rauque d’avoir trop pleuré. « … me laisses pas Mirai… me laisse plus jamais. » elle avait plaqué son minois contre son torse en murmurant, encore plus bas : « … j’ai besoin de toi. » cette fois, son cœur avait repris un rythme frénétique et ça n’avait plus rien à voir avec la peur, ça reviendrait, certes, mais en cet instant, elle voulait bien se croire invincible. Pour la peine, elle avait même osé relever son minois humide vers lui et bredouiller un : « … j’ai jamais voulu imaginer un autre que toi tu sais… je… je pensais que ça serait toi… ma première fois… toutes les autres. J’aurais voulu… autre chose que ça…. Juste… » un soupire, un vrai, alors qu’elle concluait en accrochant ses iris aux siens. « … je t’aime, tu le sais ça hein? »


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     Dim 9 Avr - 1:49
 
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Sae & Mirai

Les cœurs brisés, Mirai connaissait cela. Le sien avait clairement élu domicile dans une zone sismique et maintenant qu’il avait déjà cassé une fois puis deux, les fissures se faisaient de plus en plus fréquentes. Kiyoshi et Sae avaient déjà été dignes de tremblement de terre de catégorie 9, et il avait fallu qu’il passe deux ans à courir après le trouble, laissant son cœur derrière parce qu’il ne lui servait qu’à faire mal… puis Kyosuke était ressorti du lot et l’avait forcé, en une seule phrase, à digérer le diagnostic de l’état précaire de ses sentiments comme un médecin force un patient en phase terminale à accepter qu’il devra aller en soins palliatifs. Or, comme un cancéreux dans ses dernières journées, aucun soin ne pouvait sauver Mirai, uniquement engourdir le mal jusqu’à ce qu’il se pointe de nouveau… et il l’avait fait, sans relâche. Malgré la fidélité que Mirai avait promise à Kyosuke, son cœur déjà meurtri était encore capable de le faire souffrir avec l’horrible réalisation de son égoïsme et de l’injustice qu’il faisait subir à son ancien capitaine d’équipe. Il n’était pas amoureux de Kyosuke. Attaché, oui, profondément. Assez attaché pour se sentir coupable à chaque déclaration d’amour, assez pour constamment répéter de se trouver mieux, de trouver quelqu’un qui le mérite… parce que Mirai, avec son cœur déjà scindé en deux et rempli de fissures, était très loin de mériter d’avoir un tel trésor que celui qui lui est dévoué. Il serait prêt à se fendre en quatre pour trouver une douce moitié compatible à celui qui aurait pu être son meilleur ami si le département des émotions ne se serait pas servi un frais buffet de drame bien préparé.

À tout compte fait, il ne pensait pas du tout qu’il aurait mérité Kiyoshi non plus. Il avait jeté l’éponge tellement vite. Et si la lettre qu’il s’était refusé d’envoyer était la bonne, celle qui aurait convaincu Kiyoshi de lui répondre? Et s’il avait été plus insistant, s’il était allé directement chez les Matsuda pour avoir une explication? Au lieu de persévérer, il s’était calé dans sa désillusion et ses blessures, se convaincant qu’on s’était moqué de lui comme quand il était petit, que le passionné de théâtre lui avait monté un spectacle à grand déploiement pour tout le temps d’un été dans le but de le faire souffrir encore plus qu’avant son exil dans le . Être capable de s’imaginer une telle chose de la personne que l’on aime, on ne peut certainement pas se vanter par la suite de mériter cette personne. Tout compte fait, 6 ans plus tard, il ne pouvait se targuer que de ne pas avoir été capable de l’oublier.

Sae par contre, elle était une catégorie complètement différente. Elle était sa princesse de l’excès, sa reine des couleurs, l’impératrice de la moitié de son cœur malade et il ne voulait rien de plus qu’être le chevalier servant prosterné au pied du trône, troquant bien son armure et son épée pour un tablier et un couteau de cuisine au moindre claquement de doigt ou grondement d’estomac. S’il avait jeté l’éponge quant à réussir à avoir l’attention de Kiyoshi et s’il savait ne jamais mériter Kyosuke, il était hors de question qu’on lui dise qu’il ne mériterait pas Sae sans qu’il n’ait pas mené la plus grande bataille de sa vie. Justement, la voilà la grande bataille. Elle était dans son cœur en train de battre si fort qu’il en avait la nausée, dans son esprit obnubilé par sa colère et son dégoût contre l’humanité. Que l’on ait osé poser une main sur la femme de sa vie, c’était passible des pires châtiments, et il méritait d’être le premier à l’échafaud pour l’avoir laissée partir. Le chevalier servant avait failli à la tâche au premier défi.

Planté là, accroupi près d’elle, la laissant le diriger comme elle le voulait, soupirant de soulagement en la sentant se rapprocher, il l’avait serrée aussi fort qu’il le pouvait, la supportant contre lui pour pas qu’elle se sente seule. Il serait là, il l’avait juré et il n’avait pas la moindre intention de faillir à la tâche. Pas cette fois. Il allait se battre, et il allait mériter d’être celui contre qui elle se reposerait, celui qui ferait tout pour la protéger de l’impossible à combattre. Autant qu’il voulait être le guerrier fier d’aller à la guerre, rien de le soulageait plus que de ne pas porter d’armure, sentant les délicates mains s’agripper à ses vêtements plus fort qu’il pensait qu’elles en étaient capables.  Sae le voulait là avec elle, et il ne voulait rien de plus qu’être présent à ses côtés.

« Alors tu restes ici, je te garde avec moi ma chérie. »

S’il avait été plus grand, il aurait été capable de mieux la serrer, s’il avait les épaules plus larges – et pourtant les siennes étaient bien développées à force de nager aussi fréquemment – il aurait été capable de mieux la soutenir, mais il faisait tout ce qu’il pouvait. Il allait mériter de pouvoir la protéger de tout, même d’elle-même au besoin, ou encore de lui.

« Comme si je pouvais te laisser… »

Sa propre voix l’abandonnait encore, la traitresse. Il était censé être fort pour elle, et le voilà qui a tellement le cœur dans la gorge et la nausée qui envahit ses cordes vocales que ses mots craquent et se fissurent. Il avait envie de pleurer avec la femme de sa vie, pleurer le résultat de quatre ans à se faire croire qu’ils ne pouvaient être rien d’autre que des meilleurs amis, à ignorer qu’ils s’étaient tous les deux créés des standards terriblement élevés sur ce que devait être la vie à deux.

« Je serai toujours là pour toi, Sae, je te le promets. »

Lentement, espérant qu’elle ne prenne pas la fuite, il avait doucement laissé ses lèvres  frôler le front de la merveille dans ses bras. C’était risqué, il le savait, quelques instants plus tôt elle avait terriblement peur de lui et le voilà qui osait lui déposer un baiser… Mas elle trouvait le moyen de le prendre de court de nouveau. Entendant la déclaration soudaine, ces mots qu’il considérait trop intimes pour être sortis ainsi aussi subitement, et de Sae en plus, il s’était senti virer au cramoisi. Il ne méritait pas cela. Il n’avait rien de spécial pour qu’elle ait tant tenu à le choisir lui , que lui, pour un moment aussi important de sa vie.

« Sae, chérie, écoute… »

Non, finalement ce fut plutôt lui qui écouta, se perdant dans les beaux yeux humides qui rencontraient les siens, le faisant fondre sur place et brisant toutes les barrières qui étaient dans ses yeux tandis qu’il étouffait son premier sanglot de la soirée, la serrant contrer lui de nouveau, se calant le nez dans ses magnifiques cheveux.

« Oui je sais, je le sais trop… Tu vas me faire mourir du cœur, Sae, bon sang… Je t’aime aussi… Tellement...  »

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     Dim 9 Avr - 1:57
 
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Mirai x Sae

Peut-être qu’elle était trop naïve, au fond, les couples, ça se brisait tous les jours, en fracas, en hurlement et en rancune, ce n’était pas une variable anormale ou une exception à la règle… Ils étaient  et pourtant, elle pourrait le dire haut et fort, sans retenue et sans réserve, qu’elle n’avait pas anticipé, pas une seule seconde à compter de celle où il était entré dans sa vie, qu’il y aurait un jour une réalité où ils ne formaient pas un tout. Depuis le premier jour, depuis le premier sourire, depuis qu’elle avait glissé sa main dans la sienne, il avait mis une étampe sur son cœur et en avait pris possession. Il y avait planté son drapeau, sa propriété, et elle était persuadée que s’il le retirait désormais, le gouffre béant de sa pompe à sang ne se refermerait jamais. Il était tout pour elle, et de le relayer au rang de meilleur ami était ridicule, minable, pas quand il avait bâti pierre par pierre les espoirs d’un futur heureux. On avait beau lui enlever le titre de petit ami, chasser d’un revers de main cette époque de leur vie, elle ne pouvait rien effacer aux souvenirs, aux rêves qu’elle avait pour eux, avec lui. Si elle avait pu se mentir aisément lorsqu’un océan les séparait, c’était fort plus complexe niché contre lui, à sentir ses lèvres se poser sur son front. Son organe vital battait à tout rompre, et c’était d’une clarté limpide pour elle : le temps n’avait pas terni ses sentiments. Pas une miette. Elle qui avait mis tellement longtemps à les avouer…

Si à première vue, elle donnait l’impression d’être un brin crédule, ou même idiote, avec sa crinière digne d’une licorne et son sourire trop doux, il était fortement erroné de penser que Sae était le genre de femme à donner aisément son cœur, ou sa confiance. Quoi qu’elle en laisse voir, à ceux qui n’avaient pas voulu prendre la peine de la découvrir. Elle était calculatrice avec ses émotions, par forcément par cruauté mais bien dans une tentative minable de préserver à son cœur, les souffrances de l’abandon. Elle ne le verbalisait jamais, et n’osait ni s’en plaindre ni se dénigrer pour cela, mais que  même ses propres parents n’aient pas voulu d’elle, ça avait suffi à lui faire comprendre que personne au monde ne reste indéfiniment à vos côtés. Les « pour toujours » ne sont pas des promesses qu’on fait à la légère, mais plutôt des engagements qu’on doit respecter, en toute circonstance. C’est probablement ce côté plus vulnérable, qu’elle dissimulait derrière des bêtises et des rires, qui l’avait bloqué, pendant deux longues années, à franchir le grand cap avec son petit ami. Ça et le choc qu’elle avait à chaque fois qu’elle réalisait que ses règles de bonne conduite avaient sauté depuis longtemps avec Mirai… elle avait en lui une confiance aveugle qui défiait toute logique.

Ses doigts avaient resserrés leur prise sur son chandail, alors qu’elle s’inclinait vers l’avant de la chaise, dans une tentative désespérée de rompre la distance désormais inexistante entre eux deux, et de le laisser l’emprisonner dans ses bras qui, quoi qu’il en dise, avaient la physionomie parfaite pour l’envelopper. Baliverne, il était parfait, son œuvre d’art juste à elle, et à voir la façon dont elle se cramponnait à lui, dans un désespoir baigné de tendresse, il y avait fort à parier qu’à ses yeux, il était inestimable. « … mirai je…   » Ça lui avait tellement manqué, cette présence, cette barrière entre elle et le monde, contre lui, elle se sentait invincible. Avait-il au moins conscience de la force qu’il lui donnait à seulement être là? Pour lui, elle voulait être forte, la plus courageuse, la plus valeureuse, elle aurait combattu mille guerres ne serait-ce que pour lui en éviter une. Ou pour chasser cette voix moqueuse qui lui répétait encore et toujours qu’elle ne serait jamais assez bien pour quelqu’un comme lui, qu’elle n’était qu’un boulet à son pied. Un second choix…. Plus que de l’affection, elle éprouvait pour l’ancien joueur de basket, une inébranlable loyauté. Elle se serait arrachée le cœur – ou tout autre organe - s’il en avait eu besoin, et joyeusement, elle n’avait jamais voulu rien de plus que d’être celle qui collecterait un à un les morceaux de son cœur, pour les remettre en place et les protéger contre vents et marrées. « … plus que pour moi… je te veux avec moi.   » Le revoir maintenant, c’était aussi prendre conscience qu’elle avait besoin de lui, il lui était mortellement nécessaire.

Ses yeux noisettes s’étaient perdu dans les siens, alors qu’elle avouait à mi-voix ce qu’elle aurait dû lui dire plus tôt. Des années plus tôt. Ce cap-là, ils auraient pu le franchir mille fois, mais quelque chose la retenait, chaque fois. Les adolescents, ça parle… et elle n’était pas sans savoir, sans avoir vu les couples de ses amies s’effriter une fois cette étape atteinte. Combien de camarades de classe avaient pleuré à se déshydrater parce que leur abruti de petit ami avait décidé de tester le marché après son premier « home run ». Trop. Et cette crainte de ne pas être à la hauteur, de la décevoir, de ne pas faire la bonne chose, d’en faire trop ou pas assez, cette crainte-là, elle n’avait jamais pu le lui dire. Elle l’avait gardé pour elle, parce qu’elle n’avait pas les mots, pour lui avouer qu’elle était persuadée de ne jamais être assez bien pour lui. Ses yeux s’étaient embués de larmes alors qu’il la dévisageait, rouge de gêne, avant de tuer définitivement ses craintes de quelques mots… Les seuls mots qui comptaient, en fin de compte. Ses doigts avaient relâché son chandail pour se frayer un chemin jusqu’à sa nuque, se perdant un instant dans ses cheveux alors qu’elle posait sa tête contre la sienne, sentant son cœur se débattre comme un diable dans sa cage thoracique. Son aveu l’avait assommé.

Au cours des derniers mois, on lui avait balancé plusieurs médicaments pour contrôler en vain son anxiété, on lui avait appris des techniques de relaxation forte peu utile, et on lui avait recommandé de contrôler sa respiration… Et pourtant, rien n’y faisait, cette pierre au creux de son estomac, cette pression sur ses poumons qui lui donnait envie de fondre en larme tant la crainte était palpable, physique comme douleur, ne s’était pas volatilisée, pas une seule seconde. Depuis des mois, elle dormait au lever du jour, lorsque les derniers lambeaux de nuit s’étaient éclipsés et qu’elle tombait dans un sommeil tellement profond qu’il était dépourvu de rêve, rêves qu’elle aurait rapidement fait tourner au cauchemar. Cette maudite nuit lui revenait en flash, à croire que son assaillant n’avait pas dosé convenablement son verre pour qu’elle en oublie le moindre détail. Ou peut-être était-ce sa faute, pour ne pas l’avoir bu assez vite… Elle n’en avait jamais parlé à personne, à part à son psychologue qui en avait oublié toute confidence – la belle affaire – et les mots qu’elle refoulait lui faisaient l’effet d’un coup de poignard, à chaque fois. Délicatement, ses doigts avaient suivi la courbe de sa nuque jusqu’à sa joie, puis sa mâchoire, l’incitant à la regarder dans les yeux une nouvelle fois. « … mirai… » un murmure, si bas, comme un secret… ou une malédiction.

« … ces souvenirs douloureux… ce type… son contact sur ma peau… » rien que l’imagine lui donnait la nausée, elle préféra se concentrer sur les yeux du jeune homme. Du bout des doigts, elle avait caressé sa joue, laissant sa seconde main se poser à nouveau sur son torse sans qu’elle ose rompre le contact visuel. Il lui avait manqué, tragiquement, c’était comme de respirer à nouveau que de l’avoir là devant elle. Et elle savait, qu’il y avait un harem d’homme en K pour lui, qu’il n’avait que des vestiges de cœur, mais à ses yeux, il était toujours le plus éblouissant des miracles. Il était cette étoile qui scintille tellement fort qu’on ne peut que la remarquer, et dans l’univers entier, elle ne voyait personne capable de chasser ses craintes aussi assurément que lui… S’inclinant vers le jeune homme, elle avait murmuré, en se nichant contre lui. « … effaces-les. Fais-le moi oublier. » Et la seconde d’après, comme possédée par un élan de masochisme, ou incapable de contrôler son être qui voulait lui appartenir tout entier, parce que c’est ainsi que ça aurait dû être depuis le début, elle avait décidé de se damner et de plonger tête première dans cette mauvaise idée qu’elle n’avait pu réprimer. Ses mains s’étaient posées sur son torse et ses lèvres avaient retrouvé les siennes. Et pour la première fois depuis qu’elle avait mis les pieds ici, inquiète, pleine de doute : elle n’avait pas hésité une seule seconde avant d’initier l’échange.


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