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 I miss you, but you're right there ~ Mirasae ♥

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     Dim 9 Avr - 3:55

I miss you, but you're right there
Sae & Mirai

Parfois, lorsqu’il retournait passer quelques jours à sa maison d’enfance, Mirai s’asseyait avec Yuudai et ils parlaient d’absolument n’importe quoi et d’absolument tout. Avec son frère, son meilleur ami, il n’avait aucune cachette. C’était à Yuudai qu’il avait avoué avoir une attirance d’un genre comme de l’autre, c’était à Yuudai qu’il avait pleuré sa peine d’amour causée par la maudit baiser et le silence radio de Kiyoshi… et c’était aussi à Yuudai qu’il avait exprimé tous ses remords liés à Sae. Il avait toujours trouvé qu’en deux ans, ils avaient fait trop peu de choses, c’était comme s’ils n’avaient rien fait d’autre que de couler la fondation d’un couple qui serait grandiose mais en même temps, comme son petit frère lui avait fait remarquer, deux ans alors qu’ils étaient adolescents, c’était normal de ne pas avoir coché tant de choses sur la grande liste des étapes de la vie à deux…

Alors que Sae lui faisait des aveux dont il n’était clairement pas digne, son esprit avait dérapé vers une soirée où Yuudai et lui avaient discuté la vie sexuelle de l’aîné. À l’époque, une fois que la femme de sa vie l’eut quitté pour tenter de vivre ses rêves, Mirai ne pensait plus qu’à s’amuser avec des gens en qui il avait confiance, découvrant au maximum les avantages de sa bisexualité alors qu’un soir il se trouvait dans le lit d’un coéquipier et un autre soir par après il avait une camarade de classe dans sa chambre. Il se souvenait très bien avoir raconté la situation sans trop de détails à son cadet qui lui avait demandé sans aucun détour s’il aurait préféré perdre sa virginité avec Sae au lieu d’avec Kyosuke. Question imbécile. Bien sûr qu’il aurait préféré cela… mais l’occasion ne s’était jamais présentée et il valait mieux ne pas s’en faire avec ça. Sinon, si on commençait à jouer à ce jeu-là, il pourrait très bien déraper plus loin et dire qu’il aurait aimé avoir sa première fois avec Kiyoshi. Avec du recul, si on lui demandait maintenant ce qu’il en pensait, il se mettrait sûrement à rire. Si à l’époque Kyosuke en était un comme tant d’autre, maintenant sa présence dans la vie de Mirai était beaucoup plus importante… mais jamais comme Sae.

Son altesse Kiritani, souveraine du cœur démoli de Sanada Mirai Yukishige. Il n’y avait qu’elle pour lui donner la capacité d’aimer encore. Il l’avait perdue avec elle, et dès qu’elle mettait les pieds dans la même pièce que lui, il savait qu’il y avait espoir. Il lui serait toujours impossible d’effacer Kiyoshi et ses effets néfastes, mais Sae avait le don de lui faire oublier. Oublier… c’est ce qu’elle lui demandait maintenant. Elle lui demandait de lui faire oublier le drame dont elle était impossible de se départir. Comme lui, à l’époque, avait eu besoin d’oublier sa propre tragédie entre un câlin et un baiser furtif. Elle l’avait fait pour lui, pourquoi ne pouvait-il pas le faire pour elle? En fait…il n’y en avait pas de raison, pourquoi. Il allait le faire, il lui devait cela, il l’aimait trop pour lui dire non, pas après qu’elle lui ait tout déballé cela.

Elle avait voulu partager ce moment avec lui, comme lui-même avait déjà exprimé qu’il aurait apprécié cela, et l’occasion leur avait été arrachée par un être odieux et sans conscience fonctionnelle qui avait assurément traumatisé sa belle jusqu’à la fin de ses jours. Si ce que Sae voulait c’était de noyer ces souvenirs dans les bras de Mirai, il ne lui refuserait absolument pas.

« Tout ce que tu veux, ma chérie… »

Il s’en contrefichait qu’ils étaient en plein milieu de la cuisine, que la nourriture qu’il était allé chercher et qu’il avait cuisinée pour elle soit en train de trop chauffer et être bonne pour la poubelle, qu’il ne l’avait pas approchée d’aussi près depuis des années… Tout ce qu’elle voudrait de lui, elle l’aurait. C’était exactement pour cette raison qu’il l’avait laissée gérer la distance entre eux jusqu’à la supprimer par le contact de leurs lèvres.

Bon sang. Ça faisait si longtemps. Comment avait-il réussi à vivre sans cela?

Il avait sûrement les cheveux de redressés sur la nuque, il avait l’impression que toutes les veines de son corps avaient reçues une surcharge impossible à décrire autrement que par la nom de sa douce moitié qu’il retrouvait enfin. Quatre ans… et il avait toujours besoin d’elle. Il s’était juste laissé croire qu’il pourrait s’en sortir, qu’il trouverait quelqu’un d’autre qui comblerait le vide laissé par les départs d’elle et Kiyoshi… mais non. Milles baisers de Kyosuke ne battraient pas un seul de Sae. Incapable de lui résister, il lui avait doucement pris le visage entre ses mains afin de l’embrasser un peu plus fortement, lui montrant qu’il n’avait aucune intention de la laisser aller à moins qu’elle décide de créer une nouvelle distance entre eux.

« Tu m’as tellement manqué… » furent les seuls mots qu’il parvint à dire une fois qu’il dut se séparer d’elle pour reprendre son souffle, collant leurs front ensemble afin de s’assurer qu’ils restent tout près. Ses jambes lui criaient de prendre une autre position, mais elles allaient devoir endurer, il ne comptait pas briser le moment par lui-même. Bien qu’il gérait très mal ses émotions, pour le moment ça ne devait pas être à propos de lui, ça devait être à propos de Sae.

« Sae… Dis-moi ce que je dois faire. Je ne veux pas franchir tes limites plus vite que tu es capable… »

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     Dim 9 Avr - 15:59
 
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Mirai x Sae

Notre demoiselle n’avait pas grand difficulté à se remémorer le jour où elle avait jeté ses maigres possessions dans une valise et avait décidé de poursuivre ses rêves de l’autre côté de l’océan. Elle revoyait ses mains trembler – de crainte, pas d’excitation, un premier signe de la damnation À venir - alors qu’elle finissait d’entasser ses vêtements dans le bagage, elle pouvait sans soucis revenir exactement à cet état d’esprit, au bord de la panique, au bord de la crise de larmes, dans lequel elle était alors qu’elle prenait consciente que cet appartement minuscule qu’elle appelait chez elle, sa tutrice, ses amis, tout, cet univers qui l’avait enveloppé pendant la dernière décennie, elle devait le laisser derrière. Ça avait été effrayant, et même à ce moment-là, elle ne pensait pas que le jeu en valait la chandelle… alors pourquoi était-elle partie hein? Pour tenter de percer? Avait-elle vraiment besoin de changer de pays pour ça? Non… la raison pour laquelle elle avait décidé de prendre un nouveau départ, c’était Mirai, Mirai et cette incompréhension qui enveloppait leur couple. Mirai et les fondations qu’ils avaient bâtis sans jamais se lancer à construire le reste… Mirai qui, dans ses secrets, dans ce refus de lui parler du crétin qui avait disparu sans donner de nouvelle et avait laissé son cœur comme un champ de bataille, lui avait donné cette illusion paranoïaque qu’il avait besoin de liberté et d’autre chose qu’elle…. Qu’elle ne suffisait pas.

Et si elle devait lui rendre sa liberté, lui offrir cette chance de courir après ce qu’elle pensait ne pas pouvoir lui offrir, alors elle ne voulait en aucun cas être présente pour assister à cette chasse au trésor. Parce que plus que d’affronter l’inconnu, elle se refusait à demeurer muette, spectatrice d’une quête qui avait pour but de trouver un trésor plus précieux qu’elle. Elle s’était bêtement imaginée que de le laisser recoller les morceaux de son cœur avec quelqu’un d’autre, c’était au-dessus de ses moyens. Parce que son cœur à elle, ne supporterait pas de le perdre… ou de le voir regarder avec adoration quelqu’un d’autre qu’elle. Jamais de sa vie, Sae ne s’était arrêté à penser, à imaginer, qu’elle puisse succomber à quelqu’un aussi certainement qu’elle était tombé sous le charme du jeune homme. Qu’ils soient ensemble lui semblait être une telle illusion…. Belle naïveté. Trop couarde pour risquer d’avoir son cœur en morceaux, elle avait préféré la fuite. Elle s’était jetée sur le premier rêve à portée de main, et avait bien voulu y croire de toutes ses forces. Mannequin… et puis quoi encore !

Elle aurait dû savoir que ce n’était ni son minois ni ses tignasse pastelle qui lui permettrait de décrocher le monde, elle aurait dû se méfier, lorsqu’un type  vous promet mers et monde, contrat à l’appui, c’est rarement désintéressé. Mais non, elle était naïve, idiote même, et plutôt que de remettre en question ce choix, elle s’était dit qu’elle devait elle aussi tenter de se préparer un futur. Maiko s’entrainait tellement pour percer… quant à Mirai, il ne faisait à ses yeux aucun doute qu’il avait un grand avenir au Basket… Naïve, oui. Car de ces rêves d’adolescents, un seul s’était réalisé, et plutôt que de sortir grandie et accomplie de cet essai en Corée, elle n’était plus qu’une loque incapable de faire autre chose que de se cramponner à la seule et unique personne qui avait toutes les raisons de lui en vouloir. Elle l’avait abandonné, elle lui avait donné le coup fatal, et si elle ne l’avait pas remarqué à l’époque, lorsque les mots avait finalement été formulés, lorsqu’il lui avait parlé de Kiyoshi, de sa disparition minable… elle l’avait su, hors de tout doute, qu’elle l’avait abandonné alors qu’il n’avait besoin de rien de plus que de son inébranlable affection. Elle n’avait pas su être là pour le supporter dans ses pires moments… et elle osait lui demander de le faire pour elle?

Si elle n’avait pas été aussi terrorisée, et aussi choquée de découvrir que des années plus tard, ses bras étaient encore l’endroit qu’elle préférait au monde, elle aurait peut-être remis en question son choix de se confier à lui. Mais sur le coup, vraiment, elle ne pouvait rien faire de plus que de profiter de l’étreinte, de laisser ses nerfs de sa calmer et son cœur s’emporter pour autre chose que pour de la peur. Peut-être qu’elle les avait damnés tous les deux, lorsqu’elle avait quitté le pays, parce que de tous les rêves qu’elle avait pour son futur, il avait toujours été le plus prometteur. Et encore aujourd’hui, elle ne pouvait pas imaginer sa vie sans lui. Pas une seule seconde. C’était une telle agonie que de le retrouver, en sachant tout ce qu’elle savait maintenant… D’ordinaire, notre bridée accordait une grande importance à la notion de couple, de fidélité, et elle n’était pas sans savoir que son ami avait donné ce titre à quelqu’un d’autre. Mais sur le coup…

En toute franchise, lorsque ses lèvres s’étaient posées sur celles de l’aspirant acteur, dans un effort désespéré pour brouiller les flashs troubles qui lui remontaient à l’esprit, elle n’avait pas pensé à son petit ami. Sur le coup, l’univers entier avait cessé de tourner au moment où elle franchissait bêtement la ligne de l’amitié qu’ils s’étaient tous les deux tracés pour ne jamais avoir à couper tout contact. Des crétins… pour s’être imaginé une seconde que des sentiments aussi forts pourraient se volatiliser un jour. Elle en prenait conscience, à l’instant même où elle redécouvrait cette sensation sur ses lèvres, ses doigts s’étaient perdus dans ses cheveux et, lorsqu’il avait approfondi le baiser, plutôt que de prendre peur, elle s’y était abandonnée comme par automatisme.

Combien de temps avait-elle supporté ce vide-là hein? Pourquoi diable s’était-elle privée de ça… elle avait besoin de lui, plus qu’elle ne l’avait cru, plus qu’elle voulait bien l’avouer, et son cœur qui s’emportait comme un maniaque en cet instant précis en était la preuve. Un baiser, c’est tout ce qui avait fallu pour qu’elle ne succombe entièrement et qu’elle s’immole toute entière. Elle aurait dû regretter, franchement, mais pas une parcelle de sa personne ne pouvait se convaincre que c’était mal, que c’était une erreur. Pas quand il ne lui avait fallu qu’un baiser pour que son esprit entier soit incapable de formuler la moindre pensée cohérente. Le cœur battant, elle l’avait laissé reprendre de l’air, profitant de l’étreinte pour nouer ses bras autour de son cou « WOW. », Totalement subjuguée par un tel baiser, osant même l’observer un instant avant de lui sourire avec douceur, les joues encore rosies de l’effort qu’elle venait de faire. Une seconde, puis son regard s’était posé sur ses lèvres qu’elle mourrait d’envie de revisiter. « … On aurait jamais dû arrêter de faire ça… » … ça était l’étreinte, le baiser… le ‘’nous’’ qu’ils étaient autrefois. Parce que maintenant, rien n’était plus simple, il y avait Kyosuke dans le portrait et, tout en sachant ce qu’il représentait pour Mirai, ô combien il l’avait aidé, elle n’était pas certaine de pouvoir conserver un profil amical et le laisser aller dans d’autres bras. Surtout pas des bras qu’il n’aimerait pas autant qu’il l’avait aimé elle.

D’une voix basse, un murmure, une question, elle avait osé demander : « Il est trop tard pour revenir sur cette mauvaise décision ? » … elle se haïssait, de lui demander ça, de revenir en force, avec l’artillerie lourde, et d’oser réclamer son royaume… sauf qu’elle avait regretté une fois de le laisser filer, elle n’oserait pas recommencer à nouveau. Remarquant bien qu’il était contorsionné, elle avait daigné se relever en l’attirant avec elle, qu’il cesse au moins d’être prosterné devant sa Majesté Sae première. Ses iris avaient cherchés les siens, alors qu’il demeurait immobile, n’osant pas en faire trop … et n’en faisant clairement pas assez. N’ayant d’autoritaire que l’initiative, elle avait rougit jusqu’à la racine des cheveux en répondant à sa question par un bref : « … fais-moi oublier les derniers quatre ans. » … parce que tout ce qui s’était passé, depuis qu’ils n’étaient plus ensemble, ça n’avait aucune valeur.

Sae s’était approchée de lui, guidée par rien d’autre que ce besoin quasi-vital de l’avoir contre elle, de se nicher dans ses bras, de perdre la tête dans son étreinte, et avait à nouveau posé ses lèvres sur les siennes. Si le précédent baiser était hésitant – elle ne savait, à sa décharge, pas comment il réagirait – celui-là se faisait plus urgent, plus pressant, en fait, elle doutait avoir déjà su posséder cette fougue qui la poussait à réclamer son dû. Comme s’il était sa possession la plus précieuse et qu’elle devait le lui rappeler. Se hissant sur la pointe des pieds, elle avait rapidement approfondi le baiser qui n’avait, de seconde en seconde, plus rien de chaste. Tout pour éteindre cet incendie ravageur que sa simple vue avait allumé chez elle. Plus que sa présence, elle avait besoin de se remémorer ces moments où elle ne craignait rien ni personne, parce qu’elle était son trésor le mieux gardé. Des limites, en avait-elle déjà eu avec lui? Si, certaines… mais elle était jeune, et plus que de les franchir avec lui, c’était de les franchir pour la première fois qui la terrorisait. Pas la crainte qu’il la blesse. Jamais. Pas Mirai.

Délicatement, presque timidement, ses mains avaient trouvé la voie jusqu’à sa taille, se posant sur ses hanches avant de trouver rapidement le chemin sous son T-Shirt et de grimper sur son ventre alors qu’elle se pressait un peu plus désespérément contre lui. Il ne lui avait fallu que quelques secondes pour que ses doigts retrouvent cette peau qui avait longtemps hanté ses rêves, suivant lentement le chemin vers le haut, jusqu’à ce poser sur son torse un instant avant de remonter vers le tissus encombrant qui le recouvrait, dans une tentative aveugle de lui retirer ce maudit chandail. Elle voulait qu’il efface toute trace, toute bribe de souvenir, toute partie d’un autre qui aurait pu hanter ses songes. Elle ne voulait voir que lui, sentir que lui, franchement, plus qu’à n’importe quel autre moment dans sa vie, elle voulait lui appartenir.


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     Ven 14 Avr - 3:08
 
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Sae & Mirai

Si Sae n’avait pas pensé à Kyosuke lorsqu’elle avait joint ses lèvres à celles de Mirai, et bien Mirai lui-même avait complètement oublié qu’il avait un amant dès que la demoiselle s’était nichée contre lui. Bien qu’il avait de l’affection pour son ex-capitaine de basket, il n’avait été amoureux que de deux seules personnes : Sae et Kiyoshi. De pouvoir profiter des baisers et la présence d’une de ses deux personnes, de celle qui s’était laissée aimer en plus, et bien il n’en avait plus rien à faire de la notion de fidélité promise à Kyosuke. Il y avait tellement une nuance entre « si j’ai à coucher avec quelqu’un se sera toi » et « je t’aime trop pour aller voir ailleurs », du moins pour Mirai… et puis, si Kyosuke était d’accord de laisser sa place à Kiyoshi, il serait d’accord à la laisser à Sae qui était celle qui méritait le plus d’être à ses côtés.

Il ne comprenait pas pourquoi ils s’étaient obstinés à ne rien changer au statu quo d’amis lorsqu’il s’était enfin ouvert la trappe et avait parlé de ses premiers déboires amoureux. Bon, il pouvait très bien se dire que c’était parce que Sae était en Corée. Alors pourquoi ne pas mettre les points sur les i une fois qu’elle était rentrée? Kyosuke était une belle excuse, mais pas vraiment. Maiko? Nah, elle pousserait sûrement un soupir de soulagement en les traitant d’imbéciles aveugles dès qu’elle en aurait l’occasion. Il était où le problème? Voyons Mirai, réfléchis un peu, Sae vient de te dire qu’il y avait cet horrible événement qui la trouble et qui lui faisait perdre ses moyens il n’y a pas si tant longtemps. Mais en ce moment précis? En ce moment, très exactement, il n’y en a plus de problème. Surtout pas à voir les étoiles dans les yeux de Sae alors qu’elle chante les louanges des sensations que leur baiser lui avait donné.

Il ne pouvait pas s’empêcher de rire doucement en l’entendant s’exclamer comme ça. Bon sang, elle était incroyable… et il l’avait laissée aller? Quelle idée de laisser partir sa licorne dans une terre inconnue? Il n’avait pas assez vu dans les films à quel point elles étaient rares? Bel imbécile, va.

« Je ne veux pas être de mauvais goût chérie mais… c’est toi qui est partie… mais j’avoue ne pas t’avoir retenue. »

Un sourire charmeur aux lèvres, il l’avait laissée le ramener sur ses pieds, ses genoux craquant délicieusement dans une position plus confortable, s’assurant de garder Sae tout près. Tout près, c’est là qu’elle devait être. Pas ailleurs. Plus jamais.

« Je ne pense pas qu’on puisse revenir sur une mauvaise décision lorsqu’elle date d’autant de temps… mais je veux bien m’assurer que tu n’en prennes pas une mauvaise une deuxième fois. »

Tant pis pour Kiyoshi de ne pas l’avoir aimé, bien malheureux pour Kyosuke de ne pas avoir su conquérir son cœur… c’était elle sa merveille, là, maintenant. C’était elle qui faisait que la tête lui tournait et le cœur lui battait à tout rompre. Ça le ramenait si facilement à l’époque où ils pouvaient passer une soirée complète à rien faire d’autre que se découvrir encore et encore, époque où le lit de Mirai avait été témoin de leur proximité… et de cette absence de besoin à pousser la chose plus loin. Ce n’était plus tant le cas désormais. Sae lui disait carrément qu’elle voulait de lui, et ce n’était pas comme s’il était connu pour dire non aux plaisirs de petite vertu.

« Sae, ma chérie… Tu ne trouves pas que tu m’en demandes beaucoup? »  

Elle était déraisonnable, mais elle en avait totalement le droit, vu ce qu’elle lui avait révélé. Il voulait bien l’aider à oublier, mais quatre ans? Ils avaient tous les deux tellement évolué… Oui, ils s’étaient séparés, avaient continués chacun de leur côté, à leur manière, mais ce n’était pas pourquoi mieux se retrouver? N’apprécieraient-ils pas cette soirée complètement différemment si les quatre dernières années n’étaient pas arrivées? Il avait voulu lui expliquer ce que ses mots voulaient dire, vraiment il l’avait voulu, mais elle avait causé une autre rencontre entre leurs deux bouches et il en avait oublié ses paroles, une légère expression vocale mourant dans sa gorge alors qu’il fermait les yeux, les deux mains bien ancrées dans le bas du dos de sa belle pour s’assurer qu’elle n’aille pas trop loin. Une chance qu’il avait l’habitude d’aller nager et qu’il en était devenu excellent en apnée, parce qu’elle était si entreprenante qu’elle mettait en doute toute sa confiance en sa capacité de garder son souffle longtemps. Bon, il fallait dire qu’elle trichait un peu, à le toucher comme ça sous son chandail, le faisait frissonner. Hey, qu’on lui donne une chance, cela faisait longtemps qu’il avait passé autant de temps sans être sous les mains de quelqu’un… du moins, selon ses barèmes à lui!  Aussi, ça faisait longtemps depuis la dernière fois que Sae l’avait caressé ainsi. Brisant le baiser après un moment, il prit la main qui s’était tapé la mission d’intruse et déposa un baiser à l’intérieur de son poignet.

« Je ne pense pas que ce que tu veux faire est approprié à faire dans une cuisine, qu’en dis-tu? »

Lui laissant pas le temps de lui donner son opinion, elle n’importait pas en ce moment de toute façon puisqu’il lui avait donné une chance de donner des ordres et elle ne l’avait pas saisie correctement à son avis à lui, il l’avait levée de terre en fermant les bras sous ses fesses et une fois qu’il la savait bien agrippée à lui, il avait pris le chemin de sa chambre, sa précieuse charge en sécurité dans ses bras. Une fois à destination il n’avait pas fermé la porte, ne voulant pas que sa dulcinée se sente prise au piège si l’angoisse lui prenait. Il aurait eu les codes nucléaires des États-unis qu’il n’aurait pas été plus prudent.

C’est avec une douceur infinie qu’il l’avait déposée sur le lit, la guidant doucement à se coucher sur le dos, prenant le temps de s’asseoir sur le bord du matelas au cas où elle réaliserait trop soudainement tout ce qui se passait.

« Sae… Je vais faire ce que tu me demandes, et pas juste parce que tu me le demandes, mais parce que j’ai toujours voulu connaître ce moment-là avec toi. » Marquant une pause, il prit délicatement la main de sa belle et croisa leurs doigts ensemble. « Même si tu ne m’avais pas raconté les choses horribles qui te sont arrivées, j’aurais pris mon temps. Je refuse qu’on saute des étapes. » Il marqua une autre pause, regardant le plancher tandis qu’il cherchait ses mots. Heureusement qu’en étant acteur, il réciterait des textes déjà écrits et n’aurait pas à penser par lui-même à ses paroles! «Je ne peux pas effacer ce qui s’est passé ces quatre dernières années… Je n’ai pas de petite machine comme dans Men in Black… mais je peux faire en sorte que tu penses à ce soir avant que tu penses à autre chose. »

Comme pour sceller la promesse qu’il venait de lui faire, il s’était penché vers la merveille couchée sur son lit et il l’avait embrassée de nouveau, décidant de la laisser le tirer vers elle lorsqu’elle le voudrait.

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     Dim 16 Avr - 17:43
 
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Mirai x Sae

Sae était une incorrigible romantique, une rêveuse naïve qui croyait dur comme fer au prince charmant et aux ‘’et ils vécurent heureux pour toujours’’. Cette pointe de crédulité faisait son charme, certes, mais il était impossible d’en déterminer la source. Que ça soit des parents biologiques, trop défoncés lors de sa conception pour ne serait-ce qu’être certains d’être ses géniteurs, ou Fuduka-san, sa tutrice légale, qui avait converti son logement en famille d’accueil parce qu’elle désirait avoir des enfants sans endurer le mâle qui venait avec… Puis il y avait eu la mère de Maiko, piètre figure parentale, qui se reproduisait plus vite qu’un lapin et avec au moins autant de partenaires qu’un chef de secte. Après avoir été exposée à ce genre de personne, il en demeurait surprenant qu’elle puisse encore s’imaginer qu’un futur heureux et stable était une option. Le hic, justement, c’est que lorsqu’elle eut atteint un âge vénérable ou elle était en mesure de se remettre en question sur ce type d’idées préconçues… il y avait eu Mirai. Elle n’avait pas eu besoin de grand-chose, à l’époque, pour décrypter dans son regard que ça serait pour toujours… comment aurait est-ce pu en être autrement?

Elle n’avait eu besoin que d’un baiser, un seul, pour conclure que cette idée loufoque de poursuivre un rêve de mannequinat à l’étranger était vouée à l’échec dès la première seconde. Comment avait-elle pu se mentir aussi longtemps? Se berner aussi aisément et arriver à se convaincre qu’il y avait au monde, quelque chose qui comptait plus que lui? À l’heure actuelle, nichée contre lui, enveloppée par ses bras qui arrivaient à l’assurer qu’elle était indestructible, elle se demandait réellement comment elle avait pu envisager un avenir sans lui. N’était-ce pas évident, s’ils étaient brisés, incomplets, craintifs séparément, ensemble, ils étaient parfaits. Le souffle lui manquait lorsqu’elle s’était enfin détachée de lui… Et l’accusation involontaire qu’elle se faisait chaque jour : elle l’avait abandonné. La gorge nouée, elle avait un instant fixé le sol, repentante, en ajoutant, toujours à voix basse un : « C’était une bêtise… » une énorme bêtise qu’elle voulait bien passer sa vie à se faire pardonner. « … mais je ne partirai plus jamais si tu me donnes une autre chance… c’est promis. » Comme si elle craignait qu’il en la repousse, ou ne noie ce moment sous une pluie d’accusation – paranoïa quand tu nous tiens – elle avait relancé l’échange, à quoi bon discuter, mettre des mots sur les sentiments omniprésents que ses lèvres traduisaient beaucoup mieux. Elle avait besoin de lui dans sa vie, elle n’aurait voulu de personne d’autre.

Cette réalisation, trop tard, trop forte, lui avait compressée le cœur et elle s’était mise à faire du tourisme sous son fichu T-Shirt, comme si elle voulait noyer ses pensées de sensations, d’images de lui, et de la perfection qu’elle découvrait sous ses doigts. Sur le coup, elle ne s’était pas arrêtée à savoir si c’était réellement ce qu’elle voulait, elle avait juste cédé à cette pulsion qui l’enveloppait toute entière, celle de se le réapproprier et de ne jamais de laisser filer. Elle n’aurait pas la force de le perdre deux fois, et s’il la laissait tomber, elle ne se relèverait pas, elle en était trop consciente. Heureusement pour elle, son complice était plus logique, plus prudent, et il avait décidé de déménager leur séance sportive vers une pièce mieux adaptée… Ça ou c’était une excuse bidon pour lui donner la chance de changer d’avis, elle n’en savait trop rien, et vu l’incendie qu’il avait allumé en elle, elle doutait de pouvoir sérieusement se pencher sur la question. Son dos avait heurté le matelas que déjà, la distance entre eux était insupportable.

Son regard avait erré entre Mirai et la porte demeurée ouverte alors qu’elle cherchait au fond d’elle, la moindre envie de fuir, le moindre doute quant à la suite des évènements. Elle aurait dû paniquer non? D’ordinaire, la simple pensée de se retrouver seule dans une pièce restreinte avec un membre du sexe opposé lui donnait envie de hurler de peur – au point où elle envisageait sérieusement une carrière dans les films d’horreurs… Mais ce soir? Le bref coup d’œil qu’elle avait eu n’avait pas ce goût de panique, cette habitude à calculer la meilleure solution de fuite si tout tournait au vinaigre, non, plutôt que de vraiment voir cette porte ouverte comme une option, elle l’avait pris comme une délicate attention de la part de l’ex-basketteur et son cœur avait fait un bond. Mirai avait toujours été tellement compréhensif, tellement observateur, encore ce soir, il la surprenait à savoir exactement ce dont elle avait besoin avant même qu’elle ne le verbalise. Ses doigts s’étaient posés sur le couvre lit et un sourire avait étiré ses traits : il avait toujours le même. Pas étonnant sachant qu’il était encore étudiant et que l’argent de poussait pas dans les arbres… mais quand même, c’était réconfortant, de se retrouver sur le même lit qui avait si longtemps était témoins de leurs ‘’session d’étude’’. Hey. L’anatomie c’est important aussi!

Elle avait délicatement hoché la tête en sentant sa gorge se serrer d’anticipation, écoutant très sérieusement chacune des paroles du jeune homme, ses doigts enlacés aux siens resserrant leur étreinte, et un air plus que serein sur le minois. Normalement, elle aurait fait une crise de panique à ses mots, mais sur le coup, plutôt que de mourir de peur, c’est une vague de chaleur qui l’avait prise et ses joues avaient prises une teinte rosacées signe de la gêne qui l’habitait alors que les battements de son cœur reprenaient leur cacophonie frénétique. Comment avait-elle pu se passer de ça, se passer de lui, pendant des années ? Avait-elle au moins vécu, parce que l’avoir là, devant elle, et ne pas jouer à ce jeu débile ou ils prétendaient être exclusivement sur une base amicale, lui donnait l’impression d’enfin respirer à nouveau. L’apnée avait été longue. Délicatement, sa main libre s’était posée sur le joue de l’aspirant acteur, suivant du bout des doigts, avec une tendresse inouïe, ses traits qu’elle souhaitait graver dans sa mémoire, alors qu’elle l’encourageait d’un sourire, murmurant comme si c’était un secret entre eux, ou une plaisanterie. « Tu sais… à ce stade-ci de notre relation… je crois qu’on a peut-être trop pris notre temps justement… ». Délicatement, sa main s’était posée sur sa nuque à lui, ses doigts trouvant un appui sur sa peau avant de se perdre dans ses cheveux. « J’en ai envie… »

C’était probablement une mauvaise idée, une horrible idée considérant qu’au moins l’un d’eux était en couple, mais sur le coup, elle n’y avait pas pensé. Elle n’avait pas eu la moindre considération pour son amant du moment, ni pour l’abruti qui lui avait brisé le cœur. Avec toute l’information en main, désormais, et ayant donné un bon six ans d’avance au fautif, elle avait pris la décision inébranlable que ce spécimen-là, juché au-dessus d’elle, lui appartenait. Elle ne le laisserait plus filer. Jamais. Et elle était prête à mettre des années d’effort pour reconstruire les ruines qu’elle avait laissé sur son cœur. Sa pompe à sang battait à tout rompre, sans compter que plus elle le regardait, plus elle voyait autre chose que ses traits fins et magnifiques. Il était toujours aussi beau, qu’on ne se berne pas seulement, elle remarquait pour la première fois ses larges épaules – en comparaison avec elle-même, la courbe de son cou, ses bras qui avaient pris du coffre de par ses entrainements fréquents … elle avait l’impression de découvrir une version améliorée de son amour de jeunesse et la curiosité l’emportant, elle voulait découvrir les upgrades! Délicatement, sa main libre avait trouvé son chemin jusqu’à son torse, s’accrochant à son T-Shirt pour le tirer contre elle. « Moi qui voulait t’appeler agent M… » aucun sens du timing, aucun.

En même temps, il devait s’y attendre, elle n’était pas spécialement reconnue pour son bon jugement. Elle l’avait abandonné une fois après tout. Un sourire avait étiré ses lèvres alors qu’elle lui avait murmuré, non sans rougir de plus belle un : « ça serait bien… penser à toi avant tout le reste…   » les mots se bousculaient dans son esprit. « Encore mieux de penser à toi sans vêtements. J’ai quelques souvenirs mais je pense que je dois me remater la saga Mirai à poil en intégral… » … Pardon? Quoi! On ne pouvait pas vraiment l’empêcher de parler de Star Wars… C’était une mauvaise idée, ils feraient quoi après hein? Il avait un copain, ils étaient amis, Maiko les jugerait… franchement, sur le coup, elle refusait d’y penser. Et si elle avait eu des réserves, elles avaient fondues lorsque ses lèvres avaient retrouvées les siennes. Avec un peu plus d’assurance cette fois, elle l’avait tiré contre elle, lui rendant son baiser d’abord timidement, puis, sans retenue. Dieu qu’il lui avait manqué, dieu que ça lui avait manqué, cette bulle, leur monde, être isolée dans un espace-temps qui ne leur appartenait qu’à eux. Ses doigts avaient longés son torse, avant de retrouver ses hanches et de l’attirer plus certainement vers elle.

Une fraction de seconde, elle avait détaché ses lèvres des siennes, osant même poser un baiser sur son épaule, son cou, sa mâchoire, comme pour le rassurer que tout allait bien, que c’était exactement ce qu’elle désirait, qu’il était exactement ce dont elle avait besoin. Ça et éteindre cet incendie ravageur qu’il avait fait naitre dans son ventre et qui ne semblait qu’empirer de seconde en seconde. Naoto était un crétin, ça n’avait rien à voir avec le film Alien, les relations physiques, ça n’avait absolument rien de désagréable. Un sourire aux lèvres, elle avait profité de cet arrêt respiration pour tenter une nouvelle fois de le débarrasser de son T-Shirt, prenant une moue de chat botté dans un : « … T’as arrêté le repas… je vais devoir t’infliger une punition… tu connais le code civil de Saeland… » … code civil qui finissait par la peine capitale, ses doigts sur sa peau. Étrangement, c’est elle qui s’enflammait à chaque caresse. Son cœur battait à tout rompre mais franchement, elle s’en fichait alors que ses lèvres allaient taquiner son oreille et qu’elle rendait son verdict : « un châtiment corporel… hmmm mais lequel? », Ses lèvres s’étaient posées derrière son oreille pour un nouveau baiser alors que sa main qui n’avaient toujours par libéré la sienne l’avait guidée jusqu’à sa taille, comme pour lui expliquer sans mot, que c’était permis, relâchant ses doigts. Guidée par la justice qu’elle était forcée d’exaucer, sa main désormais libre s’était posée la cuisse de sa victime du jour, osant même lui offrir une caresse brève alors qu’elle grimpait vers son ventre une fois de plus. « … me quitte plus jamais. » elle l’avait murmuré très sérieusement, avant de s’emparer de ses lèvres de plus belle, bien occupée  se prendre pour Sae Colomb en pleine découverte de l’A-mirai’’ … beaucoup plus cool que l’amérique.


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     Dim 30 Avr - 17:58
 
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Sae & Mirai

Contre toute attente, si  Mirai pouvait décrire comment il se sentait en ce moment, il répondait ‘horriblement nerveux’. Oui, il avait pas mal d’expérience dans le domaine des sports de lit, il ne s’en cachait pas tant. Il avait arrêté de compter combien de personnes l’avaient touché, se contentant de se souvenir de ceux qui avaient été importants pour lui. Bon, il n’avait couché avec des inconnus, ça faisait au moins cela. Il pouvait nommer chacun chacune par leur nom autant avant qu’après les ébats. Jamais il n’avait figé et s’était demandé quoi faire. Enfin, mensonge. La première fois il avait eu l’air d’un vrai imbécile, cherchant comment se placer, cherchant quoi faire… et Kyosuke avait un peu trop de plaisir à lui rappeler, à lui dire qu’il s’était clairement amélioré. S’il s’était amélioré, comment se faisait-il qu’il se surprenait à trembler lorsqu’il voulait toucher Sae? Bon, on pourrait dire que c’était ces deux années à ne pas être dominant qui devaient lui nuire, blâmer ce grand laps de temps depuis la dernière fois qu’il avait partagé son lit avec une femme, mais la réalité était toute autre : pour la première fois de sa vie, Mirai se retrouvait sur le point de mêler son corps à celui d’une personne dont il était amoureux. En plus, il ne fallait absolument pas qu’il foire quoique ce soit ou il traumatiserait probablement sa belle pour toujours.

Bon, pour le moment elle lui semblait bien loin du trauma, entreprenante comme elle l’était, envoyant promener tous les plans du futur acteur de prendre leur temps et de ne pas précipiter les choses. En même temps, depuis quand est-ce Sae suivait les plans, hein? N’était-ce pas là une des raisons pour laquelle il était tombé pour elle, et aussi une raison pour laquelle il avait le cœur massacré?

« Ce n’est pas une raison pour sauter des étapes. Tu en auras encore envie tantôt… »

En tout cas, il fallait dire qu’elle n’avait clairement oublié ce qu’elle avait étudié au lieu de ses  notes de cours il y a quatre ans, à savoir exactement où passer sa main sur lui pour qu’il frissonne. Ça le faisait sentir soudainement minable, et encore plus nerveux… il avait l’impression d’avoir oublié de son côté. C’est ça qui arrive quand on passe deux ans à se donner à la même personne : on oublie le reste. Pire encore, il avait oublié c’était quoi d’avoir à être entreprenant. Avec Kyosuke il n'avait qu’à se laisser faire et apprécier… He ho, Mirai, c’est toi qui sait le plus comment ça marche, cette fois-ci! On s’active!  Il espérait vraiment que le fonctionnement de sa tête à vitesse élevée ne paraissait pas dans ses yeux tandis qu’il essayait de rester calme et de garder un minimum de contrôle sur ses émotions. Se sentant agrippé par le t-shirt et attiré contre la beauté sur son lit, il tenta de mettre sa tête à off et d’y aller d’instinct, c’était clairement ce que Sae faisait de toute façon.

« Tu sais que dans les films l’agent M était joué par Michael Jackson? » Qui se ressemble s’assemble, il avait pas de timing non plus avec elle, lui répondre était bien plus important que de se demander si la conversation était appropriée. Bon, ils étaient encore vêtus, ils n’avaient aucune obligation sur comment faire les choses, ce n’est pas comme si quelqu’un allait entrer dans l’appartement et exiger qu’ils plongent dans les préliminaires plus sérieusement dans les prochaines minutes! Et même si ça arriverait, Mirai n’aurait aucune gêne à les envoyer promener.

« Tu vas pouvoir supporter de voir version remasterisée tu crois? » Il ne pouvait pas s’empêcher de rire doucement alors qu’il se penchait plus afin de briser la distance entre eux et reprendre les lèvres de Sae doucement, la laissant encore un fois décider ce qu’elle voulait, il irait avec ses désirs. Il savait beaucoup trop bien que sa chère et tendre n’hésitait jamais pour avoir ce qu’elle voulait, et de la sentir le tirer encore plus vers le bas, vers elle, et bien ce n’était qu’une preuve de plus. C’était indescriptible combien son cœur lui faisait mal à force de battre fort, mais c’était une douleur libératrice, comme si tout le muscle cardiaque avait été ankylosé trop longtemps et recommençait enfin à fonctionner correctement, mais en étant totalement endolori de ne pas avoir été en service toutes ces années. Pourtant, il était un sportif, il avait joué au basket, maintenant il passait un temps fou à la piscine, son cœur devrait savoir comment pomper du sang, non?

N’avons-nous pas dit qu’il n’était pas le mâle le plus dominant de la place? Oui, on l’a dit. C’est exactement pour cela que lorsque Sae avait commencé à explorer sa peau de ses lèvres, il l’avait laissée faire, fermant les yeux et soupirant de soulagement. La main qui n’était pas occupée à le supporter de sa position par-dessus sa belle était maintenant enfouie au travers des mèches multicolores, une façon silencieuse de lui dire qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait, qu’elle avait le champ libre. Elle avait clairement compris, parce qu’elle était de retour à la charge pour le dénuder. « Tu ne peux blâmer que toi-même pour l’arrêt du souper, chérie.» Sa réponse faite claire, il s’était poussé loin d’elle le  temps de lui faire le plaisir de retirer son t-shirt, le laissant tomber à côté du lit avant de se pencher de nouveau au-dessus d’elle, se laissant embrasser derrière l’oreille non sans avoir un frisson qui lui passa d’un bout à l’autre de la colonne vertébrale. « On n’ira pas jouer sur ce terrain-là tout de suite, beauté. J’ai dit quoi sur brûler les étapes? » Minute Mirai… est-ce que tu viens carrément de dire que le sado-maso ça passe mais juste pas la première fois? Écoute-toi parler, crétin! Ne pense pas qu’avec ton entrejambe, veux-tu?

Avec la main qu’elle avait guidée vers elle était venue une idée. Mettant tout son poids sur ses genoux, il avait glissé une main sous la cuisse de Sae et l’autre dans son dos avant de se laisser tomber sur l’autre côté de son lit, l’emportant au-dessus de lui en même temps. Posant finalement ses mains sur la taille de la beauté qui le surplombait, il ne put s’empêcher de sourire. « Je ne peux pas te quitter, tu es assise sur moi, dur de me sauver, non? » Comme s’il avait envie de la quitter de toute façon. En ce moment exact il souhaitait qu’elle soit dans son lit à tous les jours. Ils avaient quatre ans à rattraper.

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     Mar 2 Mai - 3:17
 
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Mirai x Sae

Lorsqu’elle s’était retrouvée seule en Corée, coincée avec des gens qui semblaient déterminés à parler dans un dialecte qu’elle ne saisissait pas, nonobstant le fait qu’eux, parlent couramment japonais, déracinée, isolée et totalement seule dans ce monde ou rien n’allait plus, Sae avait ressenti, pour la première fois en seize ans, un vide énorme. Comme si soudainement, elle nageait dans un univers de solitude et que quoi qu’elle fasse, elle se noyait un peu plus à chaque inspiration. Les crises d’angoisses avaient lentement mais sournoisement faites leur apparition, et elle avait l’impression de trainer un gouffre béant, un vide que rien ne pourrait jamais remplacer. Et ce vide, ce n’était ni sa famille, ni ses amis. Ce vide, c’était Mirai. Parce que d’aussi loin qu’elle se rappelle, elle n’avait jamais envisagé sa vie sans lui, elle ne s’était jamais arrêté à penser à ce que serait un futur duquel il ne ferait pas parti, c’était une telle évidence qu’ils finiraient ensemble, mêmes leurs prénoms semblaient faits pour être dits cotes à côtes. Et quand même, ils décidèrent d’un commun accord de rompre, blâmant sur la distance les angoisses qu’ils avaient tous deux, elle ne put se résigner à envisager sa vie sans lui.

Il était tout ce qu’elle avait de précieux, il était cet être qu’elle avait appris à découvrir lentement, délicatement, il était ses plus beaux souvenirs et ses plus douloureux. Et elle avait chéri chacun d’eux. Que ça soit son premier baiser, contre toutes les règles de l’art – donné au début du premier rendez-vous parce qu’elle ne respectait jamais les conventions… au cœur qu’il avait fracassé en lui parlant de Kiyoshi. Tout. C’était ce qu’elle avait de plus cher… Et l’oublier, elle ne pouvait s’y résigner. En quatre ans, les invitations n’avaient pas manqué, jolie comme elle était, elle aurait pu avoir n’importe qui, vendre sa virginité au plus offrant, trouver un mec qui serait sa bouée, qu’elle n’aimerait pas, pas vraiment, mais qui ne lui briserait pas d’avantage son cœur en miette. Et pourtant, elle s’y était refusée, corps et âme, elle ne voulait personne d’autre. Et si elle avait oublié les raisons de cette décision, il avait suffi d’un baiser de sa part pour les lui rappeler. Il avait toujours eu cette façon de forcer son cœur à battre si fort, si brutalement que s’en était presque douloureux. Il arrivait à lui faire perdre le souffle plus aisément que la pire crise d’angoisse, mais surtout, elle se sentait vivante avec lui. Lentement, ses doigts s’étaient agrippés à son T-Shirt, comme si elle doutait de pouvoir tenir sur ses jambes tellement les frissons qui la parcouraient étaient grands. Nerveuse, elle l’était, elle avait peur de tout faire de travers, de ne pas s’y prendre comme il faut. Déjà, elle n’avait aucun mode d’emploi pour la chose… et il avait tellement pratiqué, que dirait-il si elle était d’une nullité cuisante?

Plutôt que de protester, elle avait hoché la tête alors qu’il proposait d’y aller lentement. Lentement, elle pouvait le faire. « … Mais Mirai.... » c’est une voix timide, vraiment gênée d’avouer ça à 21 ans, qui avait ajouté, comme un secret : « Je les connais pas les étapes moi... » et elle avait rougit jusqu’à la racine des cheveux en enfouissant sa tête dans le cou du nageur après l’aveux. Elle voulait emmagasiner dans son esprit chaque parcelle de souvenir, chaque mouvement, pour étouffer cette nuit d’horreur et ne voir rien de plus que lui, juste lui. Son cœur se débattait et elle sentait ses entrailles se tordre sous la nervosité, mais pourtant, elle ne s’était pas détachée de lui, accrochant ses iris sombres aux siens alors que ses doigts exploraient de façon incertaine ce territoire si bien connu. C’est un sourire bien fier qui avait étiré ses lèvres lorsqu’elle retrouva d’instinct les endroits plus sensible et qu’elle put sentir sa victime frémir sous ses doigts. Sérieusement, elle aurait probablement été meilleure à l’école si elle avait étudié toute seule. Elle pouvait le voir maintenant, ne serait-ce que de la façon dont ses lèvres réclamaient les siennes,

Sans trop savoir comment elle était arrivée là, il faut dire que sa cervelle avait depuis longtemps abandonné le navire – niveau bakasuke – elle s’était retrouvée allongée sur le lit, le visage de son ex petit-ami penché au-dessus d’elle, alors qu’elle ne pouvait rien faire d’autre que de sourire tendrement, limite comme une idiote. Un léger rire l’avait même secoué à sa mention cinématographique, décidément, ils avaient le pire timing. Obnubilée par lui, par ses traits qui lui avaient tant manqué, elle avait laissé une main se poser sur la joue du jeune homme, alors que son indexe suivait la courbe de sa mâchoire, ses lèvres. Dieu qu’il était beau. Elle se demandait s’il l’avait toujours été. Et auquel cas, pourquoi diable n’avait-elle pas eu besoin de combattre plus d’une pouffiasse groupie? … Probablement parce qu’il avait cette façon de la regarder comme si elle était la plus grande merveille du monde, se lui retourner les entrailles et de faire grimper en elle une telle vague de chaleur qu’elle se serait cru au milieu d’un volcan. Le souffle lui manquait, et elle se sentait fondre. Comment aurait-elle pu ne serait-ce que songer penser à un autre quand elle savait que ses iris lui rendaient silencieusement ce regard adorateur. Et s’il fallait une autre preuve qu’ils étaient compatibles en tout point… voilà qu’elle ouvrait la bouche, au mauvais moment, idiote : « Remasterisé? C’est la version longue alors? Avec scènes supprimées et bonus? Parce que si c’est le cas, je pense que je vais préférer au seigneur des anneaux… »

Que dieu leur vienne en aide, ils étaient si bien assorti parce que franchement personne ne pourrait trouver aguichant une discussion de ce type. Personne sauf eux! Lentement, délicatement, elle avait laissé ses lèvres se poser sur son menton, puis sur sa joue, avant de se décaler pour observer la merveille qui se dessinait devant lui. Il avait toujours eu bonne mine, mais là… les heures d’entrainement payaient enfin! Ça et la fin de l’époque ingrate d’adolescence. Elle se surprit à l’observer, à poser une main sur son torse et à en suivre les lignes parfaitement sculptées avant de reprendre possession de ses lèvres comme pour marquer son territoire sur cette merveille d’anatomie. Elle ne pouvait tout bonnement pas en avoir assez, pas quand un tel incendie grimpait en elle et que chaque caresse lui donnait envie d’en obtenir une seconde. Mirai… à ce jour, elle n’imaginait pas sa vie sans lui. Jamais. Elle avait une confiance absolue en lui, au point de ne sursauter qu’une seconde lorsqu’il l’installa en position cavalière sur sa personne. Elle avait toujours aimé avoir une monture… elle était servie.

Un sourire avait étiré ses lèvres fines alors qu’un regard amusé croisait celui de son complice. Il n’avait rien dit, mais elle n’avait pas besoin de beaucoup pour déchiffrer ses paroles. Elle le connaissait par cœur, depuis le temps « Chef oui chef. Les menottes c’est pour la prochaine fois. » … Idiote. Elle avait même ris, tout doucement, loin de se douter que dans ce genre de chose, il n’y aurait peut-être pas de prochaine fois. Elle était novice dans ce domaine, les relations, elle ne pouvait dissocier le fait d’être amoureux et ce genre de contact, elle aurait du lui dire, mais elle n’en fit rien. Avait-elle déjà eu besoin de lui expliquer qu’elle ne pourrait jamais se lasser de lui? Bien installée sur le bridé, elle avait posé ses mains à plat sur son torse, comme possédée, totalement dépendante de ce contact qui étrangement, était aussi agréable pour elle que pour lui. Délicatement, comme pour lui donner la permission de passer à la vitesse supérieure, elle avait pris ses mains dans les siennes et les avait accompagnées jusqu’à sa taille, un frisson lui échappant sans qu’elle n’y prenne garde. « … Tu me montres comment faire? » un murmure, alors qu’elle guidait ses mains à lui sous son chandail à elle, les déposant sur sa taille comme pour l’inciter à faire quelque chose. N’importe quoi pour arrêter cette agonie. Elle se serait damnée pour une caresse de plus.

Franchement, elle n’avait pas l’impression d’avoir déjà ressenti ça. D’avoir eu ce besoin viscéral d’appartenir à quelqu’un. Elle avait guidé ses mains plus haut sur sa peau, relevant son propre chandail avant d’abdiquer et de le balancer sur le sol. Elle n’avait pas inventé la patience… Et puis, elle avait tellement chaud qu’elle en frissonnait. En ce moment, rien n’avait plus d’importance, rien de plus que Mirai, qu’elle retrouvait enfin, et dieu qu’il lui avait manqué ! Elle avait libéré ses mains pour s’en prendre à nouveau à sa peau, ses lèvres retrouvant les siennes dans un baiser fiévreux. Si d’ordinaire elle avait un minimum de retenu, il n’en était rien, un soupire lui échappa même, comme pour l’encourager à continuer. Elle aurait dû avoir peur, penser aux vidéos de chat que lui montrait Naoto pour la terroriser des relations… mais non, rien, rien d’autre que Mirai. Il n’y avait que lui, lui et son cœur qui battait tellement fort qu’elle en avait les larmes aux yeux. Était-ce possible d’aimer à ce point? Et si elle le rebutait? Si elle était d’une nullité accablante? Voudrait-il encore d’elle? Comme une conne, il avait fallu qu’elle pose la question : « Est-ce que tu vas arrêter de m’aimer si je suis vraiment pas douée? » Sa voix tremblait, mais plus que de l’espace, elle avait besoin qu’il la rassure, qu’il la guide, parce qu’elle était en terrain inconnu! Elle était franchement nerveuse, parce qu’elle n’avait jamais fait ça et, beau comme il était, il devait avoir eu toute la pratique du monde. Elle craignait un peu, juste un peu, de n’être qu’un numéro pour lui. Ses doigts s’étaient faufilés sur les hanches du nageur alors qu’elle l’attirait un peu plus contre elle. Il était parfait, juste parfait. Et pour ce soir, il était rienqu’à elle.


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     Sam 17 Juin - 17:56
 
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Sae & Mirai

Qu’on ne se trompe pas: Mirai savait pertinemment qu’il était la description parfaite d’un désastre. Non seulement il avait laissé son cœur aller à la dérive, mais en plus, il était presque à un stade où il s’en contrefichait. Après s’être fait balayer de la main par Kiyoshi puis laissé derrière par Sae lorsqu’elle avait couru après son rêve, lui-même s’était lancé dans son propre rêve. Lorsqu’il était dans le gymnase, il en oubliait son avalanche de sentiments et son cœur n’était rien de plus que l’organe qui pompait son sang suffisamment pour qu’il soit capable de propulser ses jambes d’un bout à l’autre des limites du terrain de basketball à la même vitesse – voir même une vitesse supérieure – que ceux en qui avaient plus long que lui entre la cheville et la hanche. Durant une partie ou lors des entraînements, sa tête n’avait comme seul focus que sa performance. Il ne pensait plus à rien d’autre. C’était une thérapie, ça l’avait toujours été, son père l’avait programmé ainsi bien involontairement et ce, depuis la petite enfance.

Dès qu’il sortait du gymnase, par contre, c’était une autre paire de manches. Si son cœur recommençait à battre plus tranquillement, il avait le temps de transmettre des informations sentimentales à son cerveau et souvent, il en ressentait les effets suffisamment vite pour en être conscient dans le vestiaire. Comme s’il fallait qu’il ait un rythme cardiaque suffisamment élevé pour ne pas sentir les fissures et la douleur. À de nombreuses reprises il avait précipitamment cherché un moyen de ravoir le sang qui lui battait dans les tempes suffisamment fort pour vider sa tête, plus souvent qu’autrement avec certains de ses coéquipiers, et encore plus fréquemment avec le corps de Kyosuke qui écrasait le sien, lui permettant d’oublier encore et encore.

Oublier, ouais, bien temporairement. La seconde qu’il se retrouvait seul de nouveau, il avait tellement eu de difficulté à vivre avec lui-même. Deux ans de calvaire, à se convaincre de ne pas défoncer la porte de la maison des Matsuda – il ne s’était convaincu qu’avec l’idée qu’il terroriserait les jumelles – ou encore à appeler Sae et lui supplier de revenir. Non, il n’avait pas le droit. Il devrait respecter les raisons et les motivations des deux personnes qu’il avait aimées… Correction : qu’il aimait toujours. Il se faufilait dans le gymnase aux petites heures, incapable de dormir, faisant des paniers jusqu’à ce que ses bras lui fassent mal. Ils étaient partis, ils devaient être bien sans lui, il devait s’organiser pour être bien à son tour. Ouffff, s’il savait. Enfin, maintenant il savait. Sa conversation avec Kiyoshi l’autre jour lui avait donné des pistes comme quoi son premier amour ne filait pas le parfait bonheur autant qu’il serait possible de croire, et voilà que ce soir il avait appris que Sae avait vécu un véritable cauchemar. Des trois, il était le moins à plaindre.

« Ne t’en fais pas ma chérie, il faut bien les apprendre quelque part. »

Pour lui, ça avait été dans le lit de Kyosuke. Bon, il n’était pas vraiment à plaindre, son ancien capitaine était d’un talent hors du commun pour l’art des plaisirs charnels. Ce n’était pas pour rien que cela faisait deux ans que Mirai ne se donnait à personne d’autre! (Avant ce soir. Ahem.) Enfin, il y avait aussi la notion de l’amour que Kyosuke lui portait, mais c’était une autre histoire. Tout cela pour dire, il avait bien l’intention d’utiliser ses apprentissages pour faire l’éducation de la beauté embarrassée qui rougissait à vue d’œil, quoiqu’il ne la voyait plus alors qu’elle se cachait hors de sa vue mais plus près de lui. Il ne put s’empêcher de sourire doucement et de lui frotter le dos doucement, en réconfort et en encouragement. Si la rendre moins nerveuse incluait parler cinéma et dire des bêtises, il était parfaitement capable de le faire. Non seulement c’était dans sa nature de vouloir la faire rire et sauter tête première dans un délire dont elle était l’instigatrice, il devait aussi admettre par la bande admettre qu’il avait une certaine expérience au niveau des niaiseries dans la chambre à coucher. S’il n’était pas obnubilé par la présence de sa belle, il serait probablement capable de penser à quelque fois où il a interrompu les avances de Kyosuke en riant aux éclats. Par contre, en ce moment, son amant n’existait absolument pas dans son esprit, uniquement ses effets sur Mirai étaient encore présents. « ‘Version longue’? Non, ça a arrêté de prendre l’ampleur en même temps que ma grandeur. » Viens-tu vraiment de parler du contenu de ton boxer, crétin?! Tu veux la traumatiser pour de bon?! On comprend qu’il n’était plus tant habitué à ne pas enlever tous ses vêtements d’un coup, mais il y avait bien des limites, que quelqu’un lui calme ses hormones. Allez chercher l’eau chaude, monsieur n’endure plus tellement ses pantalons! Enfin, à le parsemer de baisers et à le toucher comme ça, elle n’allait certainement pas l’aider à se calmer!

« Tu es sûre que tu connais -aucune- étape, beauté? Je trouve que tu ne t’en tires pas trop mal. »

Elle s’en tirait suffisamment bien pour qu’il la laisse en contrôle. Bon, d’accord, admettons les vraies choses. Il n’était pas le plus grand fan de dominance – Non, sérieusement? Ça fait deux ans qu’il est bottom, on aurait jamais deviné, voyons! – et si en plus ça pouvait donner de l’assurance à Sae, c’était encore mieux. Bon, peut-être qu’elle en avait un peu trop, à parler de châtiments… À la mention des menottes, sa réaction fut instantanée : il éclata de rire, les mains qui tenaient Sae se plaquant sur sa bouche pour faire taire les sons de rigolade bien que son être en entier se secouait sous le rire, tellement que c’était ridicule qu’il tente de se faire taire, elle devait assurément le sentir sous elle. « Je m’y attendais pas celle-là! » cilla-t-il au travers de son hilarité, les larmes commençant à naître au coin de ses yeux sous la force de l’éclat de rire.

Bonne chose qu’il avait lâché sa bouche pour pouvoir parler, car ses mains lui furent enlevées afin d’être guidées exactement où il considérait les mettre. Se redressant assez pour se rendre à elle, il s’était laissé explorer, ayant eu le signal que lui-même ignorait avoir attendu. « À date je n’ai pas grand-chose à te montrer, tu es celle qui me montre à date. » Il fallait absolument qu’il lui fasse comprendre que les étapes dont il lui parlait précédemment n’étaient pas aussi précises que les étapes d’une recette culinaire. Chacun avait ses propres étapes, il fallait juste qu’elle trouve les siennes et qu’il soit capable de les marier avec celles que lui-même connaissait pour sa propre personne.

Lorsqu’elle avait enlevé son chandail, il devait admettre qu’il avait un peu figé. Oh. Il se souvenait que sa douce était bien formée et qu’elle était bénie d’une beauté exceptionnelle, mais il n’était clairement pas dérangé de se le faire rappeler. Sans parler qu’elle avait passé à une autre étape que le soutien-gorge bas marché. On dira ce qu’on voudra mais un beau corps l’est encore plus lorsqu’il est recouvert de quelque chose qui est également beau. Il cligna des yeux le temps de réaliser que ce n’était pas un rêve et il s’été jeté bouche première dans le baiser, ses mains à plat dans le dos de Sae pour la garder tout près tandis qu’il se permettait d’être celui qui faisait de l’exploration, ses lèvres formant une carte tactile du cou et de l’épaule du trésor qu’il avait retrouvé. Tant qu’à faire dans l’exploration, il semblait être motivé, à considérer comment qu’il avait subconsciemment glissé des doigts sous la bande arrière du soutien-gorge…

Son ambition ne semblait pas sur le point de s’arrêter jusqu’à ce qu’il entende la question. Son premier réflexe fut de se dire que c’était une question absolument ridicule, mais si Sae l’avait posée c’est qu’elle avait une crainte réelle et lui dire que c’était stupide n’était absolument pas la route à prendre dans un tel cas. Détachant lentement les lèvres de sa peau, ses mains s’étaient redéposées sur sa taille tandis qu’il joignait leurs fronts dans une tentative de se faire rassurant.

« Hey… Si tu n’es pas douée, ça veut seulement dire que je vais devoir t’aimer plus pour que tu le deviennes, qu’en penses-tu? »

Qui était doué les premières fois de toute façon? Il avait été d’une nullité remarquable lui-même, et bon, Kyosuke aussi. Ça faisait de quoi rire désormais, mais il se souvenait avoir été complexé un bon moment… jusqu’à ce que la pratique embarque et lui permette de finalement l’être, doué. Enfin, on lui disait qu’il l’était, ce n’était pas comme s’il le savait!

« Cesse de t’en faire, Sae. Être trop nerveuse ne va que te rendre ça plus compliqué que ce l’est réellement. »  

Quelque peu téméraire, ses mains s’étaient placées sur les fesses de sa belle afin de la manœuvrer le plus contre lui possible, changeant finalement sa prise pour délicatement lui cadrer le cou tandis qu’il l’embrassait doucement. Il ne pouvait pas se passer d’elle mais en même temps, il tout faire sauf lui faire vivre un mauvais moment. Elle était précieuse, c’était sa Sae il en avait une seule et il n’en voulait pas d’autres de toute façon.  «Je t’aime, chérie. Ne pense qu’à ça et ça va bien aller. »

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I miss you, but you're right there ~ Mirasae ♥
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