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 You're my kryptonite ft. Kanna

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     Mer 3 Mai - 0:57
You're my kryptonite
Kanna &
Philip


Malgré son âge, notre américain ne semblait pas remettre en question son mode de vie, pas une seule seconde. On lui avait dit plusieurs fois, sa sœur la première, qu’avec les années il aurait envie de stabilité, de se poser, d’avoir une vraie relation avec quelqu’un, et qu’à ce moment-là, il regretterait de ne pas avoir su apprécier le modèle de douceur qu’était son épouse… Et pourtant, plus le temps passait, plus il se complaisait dans ses habitudes : conserver sa femme sur un autre continent et ne lui donner signe de vie que lors des réunions familiales obligatoires… et explorer ce qui se faisait de mieux dans le rayon de la femelle à l’échelle mondiale. Il trompait impunément son épouse, sans le moindre remords, et il va sans dire qu’il en faisait de même avec son boulot. La fidélité, la loyauté, voir l’intégrité, très peu pour lui. Il n’aimait pas les règles et les contraintes. C’est probablement pour cela qu’il se refusait à s’investir dans son mariage depuis plus de dix ans… et qu’il avait repris sa pratique clandestine de la médecine dès qu’il eut remis les pieds au Japon. Il était comme ça après tout, tordu, déficient de la pompe à sang, condamné à ne s’attacher à personne et à prendre tout à la rigolade. La seule chose qui le faisait ressentir quelque chose, c’était les actes prohibés, la crainte d’être surpris suffisait à lui donner cette sensation addictive d’être vivant.

Alors non, il n’allait pas changer de sitôt. Après tout, le seul hic dans son mode de vie, c’était la chasse continuelle. Parfois, il n’avait pas envie de faire d’effort, de sourire à une femme qu’il trouvait emmerdante à mourir, de lui vendre du rêve, parfois, il voulait simplement tirer un coup sans avoir à jouer au prince charmant! Si l’épouse qu’on avait choisie pour lui n’avait pas été aussi dépourvue de charme et d’attrait, sans parler de son buste aussi plat que sa personnalité, Philip aurait probablement passé plus de temps en sa compagnie. Détrompez-vous, ça n’aurait pas été par affection, loin de là, mais si elle avait pu être un minimum appréciable, il aurait eu un objet facile, ne nécessitant pas trop d’entretien, pour les soirées où il n’avait aucune envie de conquérir une membre du sexe opposé. Ça lui aurait aussi évité de se retrouver assis aux côtés d’une femme en apparence attirante, qui suffisait à lui faire l’effet d’une douche froide dès qu’elle ouvrait la bouche. Déjà quinze minutes qu’ils sirotaient un verre, assis à une table rectangulaire énorme avec en son centre, un grill et un cuisinier privé, en attendant que le reste des inconnus avec lesquels ils partageraient l’espace arrivent. S’Il pouvait se dépêcher, que la nourriture soit servie, il pourrait en enfoncer non-stop dans la bouche de sa compagne.

L’esprit ailleurs – probablement à se demander comment il pourrait bien la bâillonner en conservant un sourire charmeur et en hochant la tête cycliquement pour qu’elle s’imagine qu’il l’écoutait, Philip fut tiré de ses rêveries par le main de son rencard qui se posait sur son avant-bras : « Ça te fait rêver aussi hein… le mariage, les enfants… je ne voudrais pas précipiter les choses mais, si on continue à s’entendre aussi bien, on pourrait faire ça dans la prochaine année. » Pardon? Il avait souri, crispé, en prenant une grande gorgée de son verre. Cette fille était folle. Absolument folle. Déjà, il était hors de question qu’il se marie à nouveau, c’était certainement la seule utilité de Takara, de lui éviter ça… Et alors les enfants… En théorie, il en avait un, quelque part, et il se plaisait à ne pas y penser, alors hors de question d’en avoir d’autres. Aussi mignons seraient-ils avec ses gênes! Il allait sérieusement se frapper la tête contre le grill lorsqu’un groupe d’individus – nettement plus jeunes que lui, s’approchèrent de leur table et y prirent place. Une seconde, il observait avec une fausse attention la bridée à sa droite – son rendez-vous, et l’autre…. Ses iris s’étaient immobilisés sur la nouvelle voisine à sa gauche. Une bridée qu’il connaissait bien… plus que bien même.

Elle n’avait pas changé d’une miette, mis à part le mollusque qui prenait place à côté d’elle non sans avoir maladroitement tenté de lui tirer la chaise. Kanna avait un rencard? Ici? Ce soir? Quelles étaient les chances pour que ça se produise comme ça, à la même table! Il en aurait presque rit, d’ailleurs, un sourire moqueur avait étiré ses traits. Avec lui en comparaison criarde à ses côtés, elle ne pourrait que regretter l’étalon qu’elle avait longuement chevauché… rien à voir avec le mec coincé – il rêvait ou est-ce qu’il portait un nœud papillon? – avec elle. Il allait ouvrit la bouche lorsque la larve qui l’accompagnait lui posa une main sur son épaule en se penchant vers l’autre moitié de la table. « Bonsoir. Je suis Kato-san … Si jamais vous avez besoin de condiment durant le repas… » Rire qui se voulait mignon, et qui donnait envie à Philip de l’étrangler. Au moins elle lui avait rappelé son nom… « Sinon, soyez sans crainte que mon petit ami et moi ne vous importuneront pas. »

Petit ami? À quel moment avaient-ils brûlés autant d’étapes? Il avait toussé, manquant de s’étouffer avec de l’air en la dévisageant, il devait faire des efforts surhumains pour se contrôler. . « … petit ami? » Grave erreur, elle avait souri, réjouie, cette débile… rien de rassurant. « Je l’ai lui dans mon horoscope, que je rencontrerais l’homme de ma vie. Pas de doute, c’est écrit dans les astres que nous sommes faits l’un pour l’autre! » … Il avait envie de fuir, loin, très loin, trop loin. Et pourquoi ne retirait-elle pas sa main de son bras? Pour la premières fois de sa vie, il n’avait pas envie de sauter cette manique. Des plans pour qu’elle perce le condom et qu’il se retrouve ENCORE père de famille. Elle avait une gueule à vous attacher dans un placard. Elle était clairement dérangée. Non, décidément, elle ne l’attirait pas plus qu’un moucheron… la femme à sa gauche, en revanche… Il avait tenté de passer son traumatisme, en l’observant du coin de l’œil et en suivant ses longues jambes du regard, oui, celle-là, il en aurait bien pris une seconde portion…

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     Mer 3 Mai - 10:35

Philip & Kanna

You're my kryptonite


"Allez Kanna, tu vas pas rester chez toi le jour de ton anniversaire ! 26 ans, ça se fête !", il y avait eu ça mais aussi "De toute façon t'as pas le choix, c'est un Kadnapping" ou encore "Tu l'écriras un autre jour ton bouquin ! De toute façon on a déjà tout organisé"
Voilà entre autres ce qu'elle avait entendu une heure plus tôt. Elle, tout ce qu'elle voulait, c'était passer une soirée tranquille. Un verre de bon vin, un paquet de bonbons et les personnages de son roman. Elle leur avait promit, ses 26 ans, elle les fêterait avec eux. Parce qu'ils ne l'avaient jamais déçu, qu'elle les aimait fort... et qu'elle était une pauvre ermite qui n'avait pas tellement envie de sortir. Et puis... elle adorait vraiment ça les bonbons !
Mais adieu fraises tagada ! Adieu tours de magie et Château Margaux. Ce soir parce qu'elle avait la chance d'avoir des amis, elle devrait endurer une soirée. Oh, elle avait bien essayé de faire résistance. ça oui. Elle avait coupé son téléphone en vile rebelle et s'était installée derrière son ordinateur, fermement décidée à passer la soirée qu'elle s'était choisie.

Mais une heure plus tard, elle avait été victime d'un kidnapping odieux. D'accord, ridiculement, elle avait sans doute imploré quand une amie l'avait traîné à la salle de bain avec pour ordre de se préparer. Et oui, même après avoir déclaré forfait en se faisant jolie, elle avait tenté le tout pour le tout dans la voiture en prétextant qu'elle ne devait pas rentrer trop tard parce qu'elle se levait demain.
Pourtant, une fois devant le bar où ils avaient décidé de prendre un verre avant de se rendre au restaurant d'à côté, elle avait rapidement compris qu'elle était condamnée quand on lui avait présenté Voldy.
... ok, il avait un vrai prénom, mais elle l'avait rapidement surnommé. Il avait suffi qu'il se vante un peu, en réalité beaucoup, dans un discours incroyablement pompeux pour qu'elle s'imagine sur une autre planète. Et puis, après quelques remarques hautes en machisme, il était devenu "L'Avocat-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom". Intérieurement, elle n'avait cessé d'appeler à l'aide.
Personne ne viendrait la sauver.

Comment ses amis avaient-ils pu s'imaginer que ce serait le perfect match ?
Ce type détestait clairement Harry !
Ennuyée, envisageant même la fuite alors qu'elle se savait pourtant trop aimable et stupide pour en arriver là, elle avait passé un apéritif à voyager dans sa tête. Elle n'était pas avec Voldy et ses amis. Non, elle, elle avait été invitée à manger chez Bilbo avec une troupe de nains. Et ils n'étaient même pas passés à table qu'on la tirait de sa rêverie pour l'entraîner au restaurant.
Seulement ? C'était quand l'heure de rentrer à la maison ? Est-ce qu'elle pouvait attraper subitement la varicelle ?
... est-ce qu'elle avait déjà eu la varicelle ?
En même temps, ils n'étaient pas supposés le savoir.

Ce qu'elle ne savait pas elle en rentrant dans ce restaurant, air désespéré sur le visage tandis qu'elle repérait les issues de secours, c'était qu'elle se retrouverait assise à côté de son ex.
Et il avait bien fallu qu'elle s’assoit pour que sa tête se tourne vers son voisin de table « ... » est-ce que c'était vraiment Santa ? La délivrance enfin là ? Philip ? La délivrance ? Sérieusement, à 26 ans, il était temps d'arrêter de croire aux fées « B-bonsoir. » Elle n'avait pas beggayé c'était faux... ou alors un peu... sous la surprise. Et pour ajouter à la répétition, le terme "petit ami" avait été répété dans ses pensées sous les présentations de celle qui accompagnait le Calaway.
... réflexe inutile, et qu'elle regrettait déjà, son regard s'était baissé vers les mains de son voisin.
Evidemment qu'il n'avait pas d'alliance ! L'avait-il seulement déjà porté quand ils étaient ensemble ? Non « Enchanté, Maître Nomura. » c'était Nomura ? Marrant, elle aurait parié sur Noguchi. Il était vraiment obligé de dire d'emblée qu'il était avocat ?« Ne vous en faîtes pas. Nous sommes des voisins très calmes. » D'accord, le sien était très chiant. Mais en même temps, la sienne n'avait pas l'air mieux.

Sérieusement Kanna ? T'es encore plus allumée qu'elle ! « Hum... tous ces trucs d'astrologie, personnellement je n'adhère pas du tout. » évidemment, il n'avait jamais dû croire au Père Noël lui « Je suis sûr que Kanna sera d'accord avec moi de dire que ce n'est qu'un attrape-ménagères. » Kanna quoi ? Kanna s'en fout ! « Bonsoir. » Elle n'avait pas déjà dit bonsoir ? Si... réflèxe à l'entente de son prénom.
Est-ce qu'il venait de l'appeler par son prénom ?
Ils se connaissaient assez pour ça ?
ça aussi on s'en foutait. Le plus important était d'arrêter de dévisager Philip comme un revenant. Oui, il était bien revenu à Tokyo. Et non, elle n'avait pas le droit de le pincer juste pour être sûre. C'était d'ailleurs très malpoli de dévisager les gens, raison pour laquelle elle avait détourné les yeux vers... oh, c'était de très jolies baguettes.
« Je suis avocat. Et vous, qu'est-ce que vous faîtes dans la vie ? » ... dommage qu'on ne puisse pas se pendre avec des baguettes.

Voldy ou le type le plus ennuyeux du monde qui allait passer sa soirée à dire de dix manières différentes qu'il était avocat.

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     Mer 3 Mai - 12:58
You're my kryptonite
Kanna &
Philip


Si elle avait mis quelques minutes avant de le remarquer– blâmons cela qui les années qui avaient tout fait sauf l’enlaidir – il l’avait reconnu à l’instant même où elle s’était approchée, à la seconde exacte ou son regard clair s’était posé sur elle, il faut dire que cette silhouette-là, elle avait hantée ses pensées de nombreuses fois au fil des années – elle était, et de loin, son meilleur coup jusqu’à ce jour -, quoi qu’il ait fait pour l’en chasser définitivement, la preuve la plus flagrante de cet échec étant qu’à peine avait-il mis les pieds dans la capitale nipponne qu’elle avait été la première personne qu’il avait contacté. Diable! Il n’avait même pas daigné supprimer son numéro et ça faisait quoi? Un bon six ans qu’il ne l’avait plus vu en face à face! Et comme si voir apparaître un fantôme de son passé, ou une succube, au choix, parce qu’elle était l’infâme créature à laquelle il n’avait jamais pu dire non, elle franchissait toujours ces cercles de sels y compris quand il les traçait spécialement pour l’aguicher d’un jeu de rôle digne des frères Winchester, il fallait qu’en prime, elle prenne place à sa table, là, maintenant, ici!

C’était une tentation injuste, fourbe, digne d’un GD voleur de gâteau, son âme d’ancienne pédophile de 23 ans ne pouvait résister…, et il n’était pas malheureux d’avoir eu un été entier d’entrainement à l’indifférence pour ne pas laisser paraitre la moindre parcelle d’intérêt pour sa nouvelle voisine, beaucoup mieux roulée que l’ancienne. Devant sa salutation un peu trop singulière, il avait murmuré, à son intention unique, de cette voix un brin joueur, et toujours aussi amusé, celle avec laquelle il avait toujours apprécié la charrier avant de se faire pardonner avec ce sourire de tombeur qu’il venait d’ailleurs de décrocher « Bonsoir. » … et de ce mouvement discret de pivot qui lui avait permis d’effleurer sa jambe de la sienne. Ok. Il était peut-être plus atteint qu’il n’y croyait….

Ou alors, il faisait exactement ce qu’il fallait pour sauver sa peau des griffes d’une véritable maniaque déterminée à l’épouser! Maniaque qui semblait assez conne pour ne pas remarquer une seule seconde qu’elle avait perdu tout intérêt au moment même ou la jeune bridée avait pénétré dans le restaurant. Kanna… Peut-être qu’elle était vraiment un ange, venue tout droit du paradis pour le sauver de ce rencard minable. Peut-être. C’est certainement avec cet espoir un peu naïf qu’il l’avait dévoré du regard, comme si elle lui appartenait encore juste une fraction de seconde, sans la moindre gêne pour son idiote de voyante de compagne qui semblait beaucoup trop occupée à s’incruster dans une tablée en s’autoproclamant petite ami. Et puis quoi encore… Ça faisait exactement trente minutes qu’il la connaissait, dans une heure, ça serait quoi, ils magasineraient une maison? Et comme si cette dégénérée ne suffisait pas à lui couper l’appétit, il avait fallu que le mollusque se présente… « ... » Maître? Il avait froncé les sourcils devant cette attitude merdique. Il ne se présentait pas comme étant Docteur Calaway lui, c’était quoi ce nabot? Il avait eu un rictus assez dédaigneux devant ce minable, reportant son attention sur la bridée à sa gauche pour lui adresser son sourire le plus chieur. Vraiment? Elle l’avait remplacé par ça? Elle méritait d’être correctionnée, et sous la douche en prime, cette pècheresse. Sauf que Débile-san avait eu la brillante idée de s’extasier devant l’avocat dans un : « Maître? Ohlala! Un avocat! Quel métier noble, quel valeureuse carrière. Je suis presque intimidée! Je ne mérite pas d’être assise là… oh mon dieu… »

Elle était sérieuse? Il avait roulé des yeux en soupirant, s’enfonçant un peu plus sur sa chaise alors qu’en grand besoin de support pour survivre à cette soirée, il l’avait trouvé en laissant son pied taquiner celui de son ex – tout en abordant le sourire le plus innocent du monde. Qu’on l’achève. Mais l’abominable Palpatine continuait à les éduquer sur les merveilles de la vie… en usant de façon fort définitive le prénom de sa voisine. SA voisine. Une petite partie de lui n’était pas spécialement d’accord pour qu’elle ait se niveau d’intimité devant lui. Ou jamais. Mais il ne disait rien, parce qu’il avait décidé qu’il se fichait éperdument de cette peste qui avait fait la grave erreur de le déranger dans ses révisions huit ans plus tôt…. Et de disparaitre de sa vie il y a six ans. Six année difficiles, pendant lesquelles il avait tenté de se convaincre que ce plan cul là, il fallait y mettre fin, parce que s’il y avait une personne sur terre qui méritait mieux que le connard menteur, marié et manipulateur qu’il était, c’était bien elle. Il ne le dirait jamais à voix haute… mais elle était spéciale, il l’avait apprécié, à sa façon… Et il ne l’avait pas laissé pour qu’elle fonce dans les bras d’un mollusque.

Philip avait tourné son minois vers l’écrivaine avec parfait rictus de : Vraiment?, avant d’ouvrir la bouche : « Kanna … » pourquoi tu dis ça d’une voix grave, on est pas cons, t’as utilisé cette voix dans d’autres circonstances… Et il pourrait encore, il l’avait bien vu fixer sa main gauche…. Elle n’avait pas changé. Il avait reporté son attention sur le moins que rien, avec cet air énigmatique puis, il s’était retourné vers elle, Kanna, un air de parfait chieur aux lèvres alors qu’il prenait le ton le plus sarcastique du monde pour poursuivre. « Je trouve ça fantastique que vous puissiez deviner ces opinions. Tout homme devrait être capable de contrôler les idéologies parfois païenne de sa compagne, ça évite qu’elle s’imagine avoir droit à son propre opinion. ». Et le sourire innocent qu’il venait de tirer à l’avocat, un grand classique.  Ce type l’énervait. Vraiment. Qu’il ose être aussi intime avec son ex, ça ne passait pas, qu’il puisse s’imaginer avec la seule opinion valable, beaucoup moins. Il aurait pu argumenter des heures, aussi d’accord soit-il avec l’abomination qu’était l’astrologie, sauf que nunuche avait encore une fois ajouté – elle, d’ailleurs, elle devrait être interdite de s’exprimer. « Oh Philip! Je le savais qu’on avait des valeurs en commun. Je rêve d’un homme qui me dise quoi faire! » … qu’on l’achève.

Il était déjà blasé de cette soirée, de cet endroit, il voulait prendre la fuite et aller déguster ce burger, partir loin, loin de ces tarés, et du type qui était avocat et semblait déterminé à le dire à tout le restaurant. Du tac au tac, avec le ton le plus sérieux du monde, il avait répondu un : « Je suis acteur porno. » … Et t’en est fier ? Abruti! Rougissant jusqu’à la racine des cheveux, Kato-chan s’était redressée en toussant, un rire nerveux lui échappant : « Hahaha. Oh mon chéri. Quelle bonne blague! Il plaisante, il plaisante! Il est médecin. Chirurgien même! Et il se préserve jusqu’au mariage! » Il avait à nouveau soupiré, profitant de la commotion générale pour laisser sa main, jusque-là posée sur son genou à lui, se faufiler jusqu’à celui de Kanna, alors qu’il lui tirait ce sourire en coin lourd de promesses … genre lui prouver qu’étant marié depuis des lustres, il avait cessé de se préserver, et que franchement, pour elle, il se ré improviserait acteur porno. Il était toujours aussi faible finalement. Qu’avait donc cette démone pour qu’il ne puisse abdiquer sur l’idée qu’elle lui appartienne ?

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     Mer 3 Mai - 13:51

Philip & Kanna

You're my kryptonite


Philip, son ex.
Son ex, Philip.
C'était fou comme dans les deux sens, ça marchait, oui. Mais ça ne répondait pas à la question. Qu'est-ce qu'il faisait dans ce restaurant ? Et surtout pourquoi est-ce qu'il avait ce sourire sur les lèvres ?
Réponse simple et évidente : parce que c'était Philip. La véritable question était pourquoi se le demander de son côté ? Pourquoi devoir espérer que ce léger sursaut qu'elle venait d'avoir n'avait été remarqué de personne ?
Parce que le grand frère de sa meilleure amie jouait bien trop, à des jeux dangereux qui méritaient un planter de fourchette et non pas un regard qui se baisse pour ensuite retrouver le sien.
Non Kanna, cette sensation sur sa ta jambe c'était juste une illusion ou de la maladresse. T'as raison, accorde lui encore le bénéfice du doute après tout ce temps. Si Philip avait encore le droit de faire l'enfant Jesus dans la crèche au prochain Noël, Voldemort deviendrait lauréat du prix du sourire le plus charmeur décerné par les lectrices de Sorcière Hebdo.
... oui, probable que Voldemort avait plus de chances.

Et puisqu'on parlait de Voldy, elle s'était efforcée de faire preuve de politesse en retenant un soupir à la mention première de son métier. Plus encore, elle s'était efforcée de ne pas devenir sourde à la réponse de la "petite amie" de son ex. Est-ce qu'on pouvait vraiment avoir une voix aussi aigue ? Est-ce que Philip sortait avec une banshee ? Et surtout, est-ce que c'était bien son pied qu'elle sentait désormais contre le sien ?
Non Kanna, c'est Jesus qui est sorti de l'étable et découvre la vie et le bonheur d'embarrasser les gens. Car oui, elle avait eu bien du mal à garder une expression concentrée et pour le coup sa voix avait légèrement sursauté en début de phrase lorsqu'elle avait essayé de répondre pour donner signe de vie « C'est fou, ce restaurant a l'air plus petit vu de l'extérieur ! » merci Kanna pour ta participation très utile, reste donc dans la tente des Weasley, ça vaudra mieux.
Oh, elle ne demandait pas mieux que de rester dans sa tente, prendre le thé avec des sorciers. Mais son voisin, le séduisant, pas l'ennuyeux, avait eu la ravissante idée de prononcer son prénom avant d'aborder cet air qu'elle lui avait déjà connu.
Ce repas ne serait pas compliqué, non. C'était une épreuve envoyé par des forces supérieures pour déterminer si elle était assez digne de rentrer dans sa 26ème année.

« …. » évidemment aussi que Philip allait faire ce genre de choses. Le plus étrange en réalité c’était qu’il soit le seul à se rendre compte qu’il se foutait de leur gueule parce que Voldy avait hoché la tête pour plussoyer à ces mots pourtant clairement « je-me-fous-de-ta-gueule-sans-aucune-discrétion ». Ceci dit, elle ne savait pas ce qui était le pire entre lui et Madame Irma. Et si un instant son regard avait fait le tour de la table comme pour chercher à savoir si elle était la seule à trouver ça ridicule, il avait rapidement retrouvé celui de son ex après avoir constaté que tout le monde était trop occupé à sa propre conversation. Ce n’était pas plus mal. Si ses amis constataient le faible intérêt qu’elle portait au « rendez-vous idéal » qu’ils prétendaient lui avoir trouvé, elle aurait le droit à un magnifique « on devrait leur laisser un peu d’intimité » pour forcer des choses qui ne se feraient jamais.

Dieu merci, elle n’était pas en train de boire lorsque Philip avait indiqué son métier. Et d’un autre côté, elle avait été entraînée à entendre ce genre de choses quand Maître Voldy avait dévisagé l’homme malgré la révélation de sa banshee de petite amie.
C’était dommage qu’elle ne soit pas un lapin. Personne n’aurait rien dit si elle était partie se planquer dans son terrier maintenant « Médecin hein ? » c'était quoi ce ton ? Sûrement que Voldy pensait entamer un combat de coqs version carrières. Génial. Et il n’y avait même pas de vin sur cette table « La Comté me manque…. » hein ? Quoi ?
Où était donc passé Bilbo et ses nains si amusants ?
On ne savait pas vraiment mais à priori, Philip pensait probablement les chercher sur ton genou. Si elle s’était redressée, elle avait néanmoins tenté de garder un air tout à fait normal. Elle était parfaitement bien placée pour révéler à la banshee que Philip était loin d’avoir attendu le mariage. En fait, elle pourrait même lui révéler deux-trois trucs qui la feraient rougir la Sainte Irma. Elle aurait pu commencer par lui parler du talent de son petit ami d’un soir, c’est vrai… si elle n’était pas trop occupée à tenter d’avoir l’air de quelqu’un qui n’avait pas une main trop connue sur le genou.
Est-ce que Heaven savait que son frère était fou ? Très probablement.

« Personnellement, c’est une carrière que je n’ai jamais envisagé. Enfin, il en faut. » ouais, genre pour sauver des vies « Mais je trouve qu’on leur accorde parfois trop d’admiration. » c’est clair, les avocats c’était les nouveaux héros de nos jours « Kanna écrit des bouquins. » bouquins ? Kanna ? Peut-être bien que lui aussi pensait qu’elle était muette. En tout cas, lui n’était clairement pas aveugle. S’il pensait qu’elle n’avait pas remarqué qu’il avait déjà « contrôlé » sa poitrine à plusieurs reprises, il se trompait. Est-ce qu’elle avait fait quelque chose de mal à ses amis ? Pourquoi n’avait-elle pas le droit d’être une célibataire qui écrivait son « bouquin » ? Parce qu’elle avait été une vilaine fille, que le Calaway était un sadique acteur porno médecin et que le Père Noël n’existait pas.

AVENGEDINCHAINS
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     Ven 5 Mai - 0:11
You're my kryptonite
Kanna &
Philip


Philip était quelqu’un d’observateur, de méticuleux, pas le choix avec un boulot comme le sien, si son attention entière n’était pas accordée à ce qu’il faisait, il risquait de causer des morts. Ainsi, il était rare que quelque chose lui échapper, que ça soit le manque flagrant de chimie entre mollusque et son rencard – fait qu’il semblait être le seul à avoir remarqué autour de cette table de débiles – ou un tressaillement de sa voisine de gauche. Et il se félicitait d’avoir été l’investigateur de cette réponse probablement plus honnête que le silence pensant dont l’affublait son ex. S’il n’en laissait rien paraitre, parce qu’il avait plus de talent dans le contact femelle et spécialement de cette femelle-là, plus que le probable puceau à leur table, il ne ratait pourtant pas un seul des mouvements. En huit ans, combien de temps avait-il passé à la dévorer du regard sans se faire prendre, à aborder cet air blasé, indifférent, alors qu’il crevait d’envie de suivre le mouvement bien entamé à cette table et de poser un regard appréciateur sur les monts Murakami. Il avait plus de classe que ça… Et puis, c’était un peu leur truc, elle qui perds ses moyens et lui qui sourit comme un chieur, en faisant semblant qu’il est imperméable à cette fourbe qui, pas une seule seconde depuis qu’il la connaissait, ne l’avait laissé de marbre.

C’était la limite bien floue de sa moralité d’habitude, ne pas se faire les copines de sa sœur. Une règle qu’il n’avait transgressé qu’un millier de fois…. Et toutes avec cette peste à sa gauche. Il aurait été mal placé pour conclure qu’après tout ce temps, il avait envie d’autre chose que de clamer haut et fort qu’elle était sa propriété. Et ce soir-là avait un amer sentiment de déjà-vu alors qu’ils se tenaient à la même table, qu’elle ensorcelait très certainement le plus barbant des cancres, le genre à mériter un procès pour son comportement, et qu’elle aussi, ne semblait plus accorder d’attention à personne d’autre sauf lui. Grave erreur, il était loin d’être un enfant de cœur… Il avait bien remarqué que, quoi qu’elle se soit redressée au contact de sa jambe contre la sienne, elle n’avait pas vraiment tenté de fuir. Et pourquoi l’aurait-elle fait? Elle était plutôt bien placée pour savoir qu’il ne lui ferait pas de mal, loin de là même. S’il avait espéré que les abrutis à leur table disparaissent, ou que le maigrelet lui propose de régler ça dehors suite à sa remarque pleine de sarcasme, il n’en fut rien. Non seulement il approuvait une telle ignominie mais en prime, il fallait que la banshee à sa droite couine son approbation. Que quelqu’un la frappe, sérieusement, elle n’attendait que ça!

Il avait un instant croisé le regard de l’écrivaine, l’air de dire dans un silence pourtant lourds d’accusation «… ils sont complètement débiles? ». Ce type l’énervait en puissance mille, ça et le fait que sa voisine ne l’ouvre que pour lui parler de la comté et de la taille du restaurant. Si elle voulait vraiment mesurer des trucs, il lui fournirait du matériel à examiner mais pour l’amour de dieu, elle était le seul être doté d’une cervelle ici, ne pouvait-elle pas l’utiliser pour abréger leurs souffrances? … Au moins, si Voldy avait un côté positif, c’était de subjuguée sa date du soir et de l’éloigner temporairement de lui, histoire de lui permettre d’explorer ce genou du bout des doigts. Parce que c’était naïf de penser qu’il s’en tiendrait à un contact innocent, ô non, ses doigts s’étaient mis à caresser cette peau, comme pour confirmer si elle était toujours aussi douce, un questionnement d’une grande importance. Il avait toujours cet air de pure indifférence, ce sourire moqueur aux lèvres alors que, non sans laisser un soupire blasé lui échapper, il avait observé l’avocat qui semblait déterminé à devenir un crétin de classe mondiale. Toujours ce ton lourd de sarcasme, c’est ce qu’il faisait de mieux en ajoutant : « Je comprends. Peu de gens l’envisagent. Après tout, il faut de certaines notes pour être admis. Mais avocat, c’est bien, très bien même, ça en prend pour défendre les chirurgiens quand… je sais pas moi… quand un patient meurt quand on essaie de sauver leur vie. »

Et comme pour donner un second souffle à sa fureur, son exaspération devant ce type, ce moche, cet abominable créature, il avait laissé ses doigts grimper un peu plus haut, se poser sur la cuisse de la nipponne comme pour réclamer ce terrain trop connu qui lui avait appartenu. Ne pouvait-elle pas se rendre utile? Le sortir d’ici? Lui épargner Irma qui avait été jusqu’à poser une main sur l’avant-bras de l’avocat, en extase, dans un : « Vous avez tellement raison maître! Les avocats sont de tels champions! Si quelqu’un dis le contraire, soyez certaines que… comment vous dites? Je m’y oppose! » … Il délirait? C’était quoi cette tentative minable de drague? À quel moment avait-il perdu son sex-appeal au profit d’une larve à peine humaine? Il n’aimait certainement pas sa compagne, mais il aimait encore moins la perdre au profit de cet énergumène. Et comme pour passer sa frustration – on dit que caresser un chat rend zen – il avait décidé de caresser une nouvelles fois cette cuisse, Kanna était ce qui ressemblait le plus à un félin ici de toute façon.

Il y avait quelque chose chez ce mec qui lui donnait envie de l’étrangler, vraiment. Cette façon qu’il avait de présenter sa compagne comme un objet, Philip l’avait peut-être traitée comme telle, toutes les fois où, il était allé voir ailleurs, mais il ne l’avait jamais déshumanisée, pas elle, il avait été assez attaché à cette peste pour planifier sournoisement ses amantes ailleurs, dans d’autres villes, dans d’autres continents… Elle pourrait même se vanter d’être une des seules femmes à avoir eu son numéro de téléphone. Et à l’avoir attisé pendant deux années. Deux, huit, il était clair qu’elle avait toujours cette emprise sur lui, y avait-il un moment où elle ne l’avait pas eu? « Des bouquins? » il le savait, alors pourquoi cet air surpris? Oh, parce qu’il était chieur, son sourire s’était élargis alors qu’il posait à nouveau son regard ardent sur le visage de la bridée à sa gauche. « Et tu en vis? Ça doit être un sacré succès alors. C’est un monde surprenant dans lequel on vit, il y a tellement d’écrivain de nos jours qui gagnent plus que des professions … genre avocat. » le mépris dans sa voix était palpable. Une partie de lui espérait presque que l’ignoble lui propose de se battre. Il ne rêvait que de lui en mettre une. Ou deux, pour la forme.

Cette soirée semblait interminable, vraiment… Heureusement qu’il y avait cette peau immaculée à explorer pour le ramener à de meilleurs sentiments. Il avait tiré son sourire le plus doux, le plus innocent à Kanna. Si elle pouvait retrouver sa cervelle et les sortir de là, ça serait super.  De sa main libre, il avait attrapé son portable dans sa poche et avait commencé à pianoter sur le clavier d’une main, dissimulant l’appareil sous la table, alors qu’il envoyait un message à l’aide. Il n’allait pas survivre, pas ici. Surtout pas quand Ursula avait à nouveau agrippé son bras. Il appuya sur envoyer, en espérant que sa voisine ait accès au matériel de communication qui pourrait très certainement lui sauver la vie. Son message était clair : « Sors nous d’ici ou je vais faire un truc outrageux sous cette table. »

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     Ven 5 Mai - 0:14

Philip & Kanna

You're my kryptonite


Un bunker. Voilà ce qu'elle aurait dû se choisir comme habitation. Avec un bunker, ses amis n'auraient pas été capables de s'infiltrer chez elle. Maintenant, elle ne serait pas ici mais en compagnie de ses personnages avec un verre de vin et des tagadas... ou des nounours... qu'importe les bonbons, elle avait besoin de douceur.
N'en n'avait-elle pas actuellement contre sa jambe ?
... si, et ça la perturbait probablement beaucoup trop.
C'était mal. Si mal. Ils étaient amis aujourd'hui non ? ça, ce n'était pas un geste très amical. Enfin, ça l'était sans doute trop. Une autre, à sa place, aurait probablement pris le temps de lui demander un "t'as encore oublié de mettre ton alliance ? Quelle tête en l'air tu fais !". Elle, son coeur commençait à battre un rythme trop rapide et elle sentait bien que ses joues la chauffaient malgré tous les efforts qu'elle mettait à ne pas devenir brusquement trop rouge.

Le côté positif dans tout ça c'est que Philip avait bien plus de répartie, bien plus d'audace qu'elle... clairement. Et si elle n'était pas capable d'envoyer promener Voldy autrement que dans son imagination, Philip, lui, se foutait de sa gueule avec une discrétion moindre « C'est le problème des médecins de nos jours. On ne peut plus leur faire confiance. On entre à l'hôpital en bonne santé et on ressort avec une maladie. Le pire, ils ne connaissent plus leur métier et diagnostiquent au hasard. Vous n'imaginez pas le nombre de médecins qu'on voit entrer dans les cabinets d'avocats aujourd'hui. » est-ce qu'ils allaient se battre ? Non parce que ce serait sauver une vie que dire à Voldy qu'il n'avait pas assez fréquenté les salles de sport pour ça. Ce n'était pas vraiment un nain mais il était clairement gringalet. En d'autres termes, mentalement comme physiquement, ce n'était pas son style. Peut-être que ses amis s'étaient mis à la drogue ?

Une question qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de se poser.
Non, elle ne s'était pas mordue la lèvre pour retenir une phrase de défense sur son "territoire". La banshee pouvait très bien lui voler le Seigneur des Lawyer, elle ne l'avait jamais regardé. Si elle s'était mordue la lèvre, c'était pour cette main qui commençait à devenir trop scandaleuse. Elle n'avait pas frissonné, elle le niait. Parce que c'était vilain, c'était mal et dans son regard la question "qu'est-ce que tu fais ?" était bien passée avec une pointe de pannique « Ahah, je suis content de voir qu'on a des admirateurs. » trop occupée à se répéter que c'était mal, très mal pour deux si grands "amis", elle n'avait même pas prêté attention à la suite... « Tu ne te sens pas bien ? Tu es toute rouge ? » ... jusqu'à ce que Voldy ne pose une main sur son front et qu'elle ne sursaute « Tu es un peu chaude. » mais pas du tout !!!! « N-non, c'est..c'est le vin ! » elle n'en n'avait pas bu... si un verre, dans le bar, plus tôt.

Reprends-toi Kanna. Tu as 26 ans. Maintenant tu vas te lever de cette table, souhaiter une bonne soirée à tout le monde, et rentrer chez toi adopter un hamster. Pourquoi un hamster ? Elle n'en savait rien mais c'était le genre de choses qu'elle aurait adoré être capable de faire plutôt que d'avoir l'air d'une idiote. ça ne prendrait pas long avant qu'elle ne se mette à raconter n'importe quoi. Philip était vraiment certain de vouloir lui poser une question ? Parce qu'elle allait créer un gros malaise, voilà une spécialité qu'elle savait mettre en pratique, même embarrassée... particulièrement quand elle était embarrassée d'ailleurs « Ah... oui... » "ah oui" ?
... c'est que, il le savait déjà ce qu'elle faisait.
Pas officiellement « J'écris aussi quelques scénarios... » c'est ça, qu'ils fassent réellement comme s'ils ne se connaissaient pas comme ça, elle terminerait la soirée en faisant les mêmes conneries qu'il y a 8 ans au vue de la manière avec laquelle la main de Philip semblait aborder des retrouvailles amicales.« C'est pas bien... » d'écrire des scénarios ? Non, d'être un vilain Calaway ! « C'est surtout pratique quand on est une femme pour rester et s'occuper de la maison. » ... au moins, cette remarque hautement débile avait eu le mérite de détourner son attention du problème qui se posait en dessous cette table.

Pas plus. Un message consulté, une main trop audacieuse et Kanna... se comportait comme une Kanna. 5 secondes. Peut-être même 12, c'était à peu près le temps pendant lequel le silence le plus total s'était fait entendre dans le restaurant.
Etait-elle obligée de se relever aussi brusquement ?
Sa chaise n'avait pas fait tant de bruits que ça... si ?
Elle était au sol quoi...
« ... » dis quelque chose gourde au lieu de rester muette et aussi rouge « ... il faut... que je sorte fumer. » tu fumes pas... c'était quoi cette diversion pitoyable ? N'était-elle pas visiblement supposée sauver le Calaway ? « Je t'accompagne. » génial, il fumait. Elle qui rêvait de prendre l'air... « Non, en fait... j'ai arrêté.... » ????? « J'avais oublié.... »
Résultat de la manoeuvre, elle s'était rassise sur une chaise ramassée et placée par son preux avocat, plus rouge que jamais.


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     Ven 5 Mai - 0:15
You're my kryptonite
Kanna &
Philip


Y avait-il en ce monde une créature plus sublime que Murakami Kanna? Il en doutait. Il revoyait ce jour d’été où Heaven, au comble de l’hystérie d’être enfin allée chercher son amie à l’aéroport, l’avait trainée jusqu’à la cuisine familiale en sautillant de bonheur, cuisine où les quatre frères Calaway – et le rebut de bâtard qu’était le fils de sa belle-mère, Akira, étaient forts occupés à déjeuner, ou du moins, à tenter de déjeuner, parce la simple vue de l’intruse avait fait cesser tout mouvement. Elle était canon, absolument parfaite dans chaque centimètre cube de chaire qui la composait, et quoi qu’il n’en ait dit mot et ait reporté son attention sur le journal en signe d’un parfait désintérêt, plus rapidement que le flot de questions lancé par un Ezra qui avait décidé que cette femme-là porterait un jour son nom. Il avait réprimandé les plus jeunes, subjugués par la sirène dans leur cuisine, en chassant cette vague étrange d’énervement par un sourire de tombeur qu’il lui avait adressé en la saluant, en tout bien tout honneur… et même pas un coup d’œil sur son buste digne des meilleurs chirurgiens. C’était l’amie d’Heaven et donc, un territoire à proscrire, sans compter qu’il devait en théorie être heureusement marié même si son épouse et son alliance manquaient à l’appel.

Ce parfait désintérêt, il avait décidé de le répliquer ce soir, alors que son regard était posé sur elle et qu’il ne laissait poindre aucune attirante, rien de plus que ce regard de braise et ce sourire en coin, profondément fier de son coup, de constater qu’après toutes ses années, il suffisait qu’il pose la main sur elle pour qu’elle rougisse aussi furieusement. Elle n’avait pas oublié… En même temps, lui non plus,  et il avait beau y avoir une petite voix dans sa tête, qui lui rappelait que c’était mal, que replonger dans cette spirale avec Kanna, cette où il la déçoit et où elle lui pardonne sans condition, c’était le début de la perdition. N’était-il pas déjà perdu pour ne serait-ce qu’avoir apposé une main sur sa cuisse, et déjà, souhaiter renouer avec l’intégral du paysage? Il n’allait pas se mentir, il savait que c’était mal, le pêché incarné, et pourtant, comme toutes les fois où il avait eu la chance de s’emprisonner dans son étaux, il ne voulait pas la laisser filer. Elle était probablement la seule chose qu’il ait eu envie de posséder à ce point. Parce qu’elle était à elle seule cet interdit qui l’allumait tant.

S’il y avait une qualité dont il pouvait se venter, c’était de sa patience à toute épreuve, de sa capacité à conserver un calme plat en toutes circonstances, après tout, la vie avait mis sur son chemin un lot incroyable d’épreuves qui lui faisaient toutes tester les limites de son self-control. Limites qu’il avait apparemment atteintes dans le bref moment qu’il avait passé entre le zombi sans cervelle et la ghoule qui lui servait de conquête d’un soir. Son sourire s’était fait plus venimeux, plus meurtrier alors qu’il reportait ses iris clairs sur l’avocat. Il était sérieux dans ses affirmations? Déjà que Philip n’était pas du genre doux, d’ordinaire, ce type lui mettait clairement les nerfs à vifs. Et il passait, comme toujours, son agressivité dans un commentaire faussement moqueur, le sourire dangereux à l’appui. Ce mec était barge, pour ne pas réaliser ô combien il se fichait de sa gueule? Sans quitter une seule seconde la jambe qu’il venait de redécouvrir, il avait pris un ton on ne peut plus amuser pour tester les limites de l’intelligence du macaque à sa table. « Vous avez parfaitement raison, mais le hasard est un bon guide, mon mentor m’a toujours dis : Philip, en cas de doute, retire plus d’organes que nécessaires, ça ne peut pas nuire… Et vous savez, il n’y a pas que dans des hôpitaux où on entre en parfaite santé et on ressort malade. J’ai connu des avocats à qui c’est arrivé…. Dans un restaurant grill. » Parce que oui, si il continuait à parler, il risquait de se retrouver avec une chirurgie esthétique maison réalisée avec des ustensiles d’occasion!

Il avait été presque impression de voir l’air choqué sur le visage de l’avocat et de sa compagne, qui avait préféré se rapprocher de l’infâme, comme pour corroborer ses dires. « … Oh mon dieu Maître !! Quelle infamie. Heureusement que des avocats comme vous veillent à punir ces médecins mécréants! » Ils étaient cons ou quoi? Quel genre de chirurgien s’amuse à couper pour le plaisir à l’aveuglette? Lui apparemment, selon ce que leur cervelle pouvait en déceler. Il devait fuir, loin, rapidement, avant qu’il ne songe à mettre le feu à leur table. Et il aurait probablement opté pour cette solution s’il n’avait pas senti un frisson bien familier sous ses doigts. Il l’avait à peine touchée… Un sourire victorieux passa sur ses traits à la constatation que son plan était infaillible. Miser sur le fait que Kanna ne puisse pas lui résister était toujours vainqueur. Notons quand même qu’il s’était indigné pour elle, du peu d’Intérêt que semblait porter son cher et tendre à ses accomplissements. Les femmes indépendantes, il adorait, elles étaient moins chiantes et plus facile à utiliser. Contrairement à son inutile d’épouse…« Des scénarios… c’est récent? » comme s’il l’ignorait, il avait quand même suivi ses progrès, traqué son nom dans les divers œuvres littéraires…

Pour la peine, il avait protesté contre l’infâme mollusque qui venait de poser une main sur son ex, en laissant la sienne explorer de nouvelles contrées en se décalant de quelques centimètres vers le haut. Elle n’avait pas autant de self-control. Il le savait. Nullement. Et il voulait bien lui donner encore deux minutes avant de hurler ou de lui sauter dessus. Il approuver les deux alternatives. Ce sourire de chérubin pur aux lèvres, il s’était incliné vers elle pour lui murmurer, d’une voix qu’elle devait bien connaître de par son intonation : …« Effectivement, c’est très… » nouvelle ascension …« … très mal. ».

Il allait étrangler ce mec, ou lui envoyer Takara en express poste, apparemment, il lui fallait une postiche sans cervelle pour lui obéir au doigt et à l’œil. Idéalement sourde, mais débile comme sa femme, ça ferait l’affaire. 3…2…1. Fort satisfait de la tournure des évènements, lorsque toute la tablée se retourna vers une Kanna qui venait carrément d’envoyer valser sa table, se méritant un sourire des plus innocents – chiant  - de la part du médecin, il n’avait pu réprimer un rictus amusé. Il était génial…. Jusqu’à ce qu’elle ouvre la bouche. Elle délirait. En même temps, plus d’une femme avait perdu la tête après avoir eu un contact rapproché avec lui. Pouvait-on vraiment lui en vouloir? Il l’avait dévisagé, prétendre qu’elle fumait, puis l’horrible avocat qui voulait l’y accompagner. Il avait fini par soupirer en se redressant dans un : …« Je crois surtout qu’il vous faut un peu de calme… un peu d’eau sur votre visage, vous êtes bien rouge… je crains à une fièvre. Faites-moi plaisir et guidez moi jusqu’aux salle de bain, je suis nouvellement au Japon et j’ai du mal à lire les écritaux… » … Nouvellement? Genre, depuis ses 6 ans? Il était probablement plus fluent en japonais que maître connard ici présent.

Sans trop lui donner le choix, il lui avait désigné le chemin, avec un regard sa équivoque, la guidant jusqu’aux dites salles de bain avant de s’assurer qu’ils étaient hors de portée des regards indiscrets – et de l’attirer dans celles des hommes en soupirant. Puis, une fois seuls, il pivota vers elle, son sourire le plus charmant aux lèvres : « Je savais bien que je pouvais compter sur toi! La fausse fièvre, le rougissement, tu devrais être actrice… à moins que tu en pinces encore pour moi? »  puis un éclat de rire, franc cette fois, alors qu’il ajoutait. « Moi. Je file par la fenêtre. Tu viens? » 36 ans… quelle maturité!

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     Ven 5 Mai - 0:16

Philip & Kanna

You're my kryptonite


Elle avait beau être celle à l’ouest en général, dans son petit monde, sur son petit nuage, selon bon nombre d’expressions, elle n’avait pas l’impression maintenant d’être la personne la plus déconnectée de la réalité. Parce que ses amis, ses précieux amis qui l’avaient traîné ici ce soir, ils avaient le nez plongé dans la carte des vins et ne semblaient même pas avoir remarqué qu’un Dr Sexy VS Maître Voldy étaient en train de se dérouler.
Le regard de l’écrivaine qui était passé une fois de plus sur eux avait compris avec désespoir que personne ne viendrait mettre fin à tout ça. Pourquoi était-elle venue ici ce soir ?
Visiblement pour subir les épreuves du passé et rencontrer le parfait petit ami de son futur selon ses amis. Vraiment, fêter son anniversaire, c’était dangereux. Sortir de chez soi était dangereux. Chez elle, les doigts rivés sur son clavier, il n’aurait rien pu lui arriver. En tout cas, elle n’aurait pas attrapé un coup de soleil en plein restaurant. Elle n’aurait pas le cœur battant si vite maintenant « C’est une menace ? » oh oh… c’était bien sa veine… son rencard avait en plus de ça des sacrés problèmes de vue. N’avait-il pas remarqué que son opposant était plus large et plus grand ?
« Dites, vous saviez que Tolkien s’était probablement inspiré des snergs pour les hobbits ? » les quoi ? « Quand on regarde leurs similarités, on peut effectivement se poser des questions. » non sans rire… les quoi ?
Personne n’avait lu ce livre ?
… elle ne connaissait pas d’autres méthodes pour échapper au stress et détourner le sujet ?


Est-ce qu’elle se rendait compte que même la banshee avait eu tous les droits de la juger ? Et pourtant, elle semblait avoir un sacré niveau. Si elle tenait temps à cirer les pompes de Voldy, Kanna était prête à lui donner de bon cœur. En fait, elle pouvait même payer pour ça. Et l’idée lui était bien venue entre snergs et hobbits….
Et tandis qu’elle notait une certaine fierté sur le visage de Voldy, elle s’était demandée si normalité voulait dire baver sur un homme qui se vantait d’une grande carrière. Elle n’avait jamais bavé sur Philip parce qu’il voulait devenir médecin. D’accord, y’avait bien eu ce jeu… ou ces… non juste une fois… enfin bref, de toute manière, ça n’avait rien eu de cupide… ça non… c’était plus un intérêt sexuel et ludique oui.
Kanna, tu t’égares ! Et si tu veux notre avis, t’es déjà bien assez rouge comme ça.
Se concentrer malgré cette main outrageuse « Hum… oui… » oui... c'était récent. Ça faisait un moment, tous les deux. Ils avaient eu l’occasion de passer à autre chose en 8 ans… de devenir des amis, même si la situation pouvait portait à confusion… et intérieurement, elle s’était demandée s’il avait déjà ouvert un livre avec son nom sur la couverture. Elle ne lui en voudrait pas vraiment, après tout, elle l’imaginait mal plonger dans ce genre d’ouvrages.

Non, mais il pourrait très bien être l’auteur de « comment mettre Kanna mal à l’aise en 3 étapes »… et encore, il en était peut-être capable en une seule. Se mordant la lèvre à cette réponse aussi scandaleuse que cette main selon elle, elle l’avait peut-être imploré du regard. Peut-être qu’il était devenu fou.
… ne l’avait-il pas été toujours un peu ?
… plus jeune, n’avait-elle pas connu un jeu de ce genre ? Si, et il lui semblait bien que son teint devait se rapprocher à celui d’aujourd’hui. Le contraire aurait été étonnant quand même Voldy s’inquiétait de sa température.

Evidemment, ce qui devait arriver arriva.
Pour le coup, on pouvait même applaudir sa retenue jusque-là. Elle en avait de l’entraînement. Sa chaise aurait tout à fait pu se retrouver par terre plus tôt. Et elle risquait de le faire une seconde fois si on ne laissait pas devenir fumeuse en solitaire pour lui accorder le droit de prendre un peu d’air frais.
Heureusement, ou malheureusement pour elle, elle avait ce soir un ex petit ami prêt à lui venir en aide. Quand il était le responsable de tout ça, c’était la moindre des choses vous nous direz. Pourtant, trop gentille pour le faire remarquer ou le fusiller du regard au minimum, elle avait hoché la tête dans un « Oui… c’est vrai… c’est vous le médecin ! » mais Kanna, est-ce que tu es sûre que te rendre aux toilettes avec Philip soit une très bonne idée ?

Non. Oui ? Pas vraiment… Joker ! Mais vraiment, l’eau fraîche, elle trouvait que c’était une excellente idée. Autrement, pourquoi regarder tentée ce robinet une fois dans les toilettes ? Ou plutôt, pourquoi ne pas en user alors qu’elle en avait clairement besoin de se rafraîchir les idées ?

« Evidemment que non ! Je simulais. » pour tout ?
« S’il te plait, ne pose pas cette question », c’était bien cette pensée qu’elle avait eu le temps d’implorer avant la suite « C’est que… mes amis vont m’en vouloir si je pars comme ça…. » sérieusement… elle n’avait pas envie de fuguer très loin d’ici ? N’avait-elle pas été kidnappée contre son gré ? Ne possédait-elle pas d’autres amis qui ne l’auraient jamais entraîné eux à un rendez-vous arrangé pour ses 26 ans ?
Si…
Partir par cette fenêtre. Ou rester. Son regard était passé sur les deux options… malheureusement, elle n’avait pas un angelot et un diablotin sur les épaules pour l’aider à prendre une décision….
La mauvaise, c’était de suivre un Calaway. Voilà une règle qu’un bon ami à elle aurait pu lui souffler.


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     Ven 5 Mai - 2:27
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Kanna &
Philip


Ce type était un crétin s’il pensait vraiment allumer Kanna avec ses discours barbant sur sa carrière minable. Parce que oui, s’il y avait une vérité que Philip conservait pour lui, secret imprimé dans son esprit de manière indélébile, c’était que son ex n’avait jamais été spécialement fan du veston cravate. Même à l’époque de leurs ‘’session de tourisme’’, elle avait toujours été nettement plus réceptive lorsqu’il enfilait un sarreau plutôt qu’une cravate. Probablement que c’était dû au fait qu’il finissait rarement par porter autre chose que le dit sarreau…Toutes ses fois où il prétendait avoir un intérêt tout à fait éducatif dans ses séances d’osculation… Ciblées.  Bah quoi! Il devait pratiquer le dépistage du cancer du sein… de façon continue. Ok. Il aurait presque sourit à ce souvenir, douce époque où elle aurait été nettement plus participative de sentir ses doigts grimper sur la peau immaculée de sa jambe. Peut-être qu’il devrait lui rafraîchir la mémoire, lui faire constater combien, faute d’avoir réellement fonctionné sur tout autre point, ils étaient compatibles à l’horizontal. Et il avait une âme tellement généreuse qu’il voulait bien raviver ces souvenirs à l’esprit de la demoiselle devant son abruti de rencard. Peut-être qu’après un tutorial en direct, il comprendrait ce qu’il faisait de travers et serait à même de la satisfaire un minimum? Il en doutait. Elle avait quand même eu droit à la crème de la gente masculine!

Pour quelle raison? Lui-même se le demandait, alors qu’elle partageait sa connaissance de la terre du milieu avec lui. « Les hobbits? Sérieux?… Fais une seule remarque sur les orcs pour voir… et je vais sévir. » Il avait froncé les sourcils, laissant un rictus amusé passer sur ses traits, n’osant pas avouer à voix haute qu’il avait saisis l’allusion. La honte! Mais de voir le sourire complice qu’il lui adressait, c’était tout comme une confession. Et il avait puni cet affront – cette tentative d’extraire de lui le gamin un brin geek – par une nouvelle caresse. Il ne s’en laissait pas… Y arriverait-il un jour? Il revoyait toutes ses fois où il lui avait dit que c’était le dernier écart de conduite, qu’Heaven serait furieuse… il n’avait jamais été bien convaincant, une tentative désespéré de mettre un frein à cette relation qu’il concluait toujours en l’emprisonnant contre lui. Parce qu’elle était aussi addictive qu’une drogue. Parce qu’en d’autres circonstances, s’il n’avait pas été aussi irrémédiablement brisé, elle aurait pu être exactement ce dont il avait besoin. Plus maintenant. Six ans s’étaient écoulées, elle avait progressé, elle avait évolué. Il n’allait pas mettre la merde là-dedans non? Bah… si ses bonnes décisions étaient de draguer un tel moche… Ahem. Philip. Calme!

Toutes ses pensées auraient pu le divertir un bon moment, lui faire oublier la voix stridente de la femme à sa droite, en pamoison à peine dissimulée pour cet avocat miteux. Presque. Heureusement pour lui qu’il avait l’habitude maintenant, d’avoir ce sourire de chieur au visage, cet air amusé à tout moment, même lorsqu’il sentait les sentiments poindre et menacer de le faire chuter. Il ne se laissait jamais aller. Au fil des années, il avait eu toutes les séances d’entrainement possibles pour apprendre à contrôler ses humeurs, à ne jamais laisser la fureur ou l’énervement prendre le dessus. Que ça soit par sa profession ou il ne devait jamais crouler sous le pression, ou par ces mois interminables ou il avait appris la valeureuse leçon d’écouter le chèque de paie, de ne poser aucune question, et de considérer tout le monde, y compris une loque mutilée qui pour d’autres aurait été un gamin, comme un objet. Comme ça, on ne ressentait tout bonnement…rien. Et pourtant, aussi zen soit-il, le mec à leur table suffisait à se faufiler sous sa peau, à lui donner envie de taper. De toute sa vie, il n’y avait qu’un amateur d’écureuil gay pour le mettre hors de lui… il semblerait que son vieux Némésis ait un émissaire!

Émissaire qui allait finir sur la table de cuisson s’il tentait une fois de plus de retenir la femme sur laquelle il venait de jeter son dévolu. C’était quoi ça? Cette vague de fureur qui l’avait envahi alors qu’il voyait le mollusque s’approcher de SA Kanna? … Pourquoi la possessivité? Il aurait pu se poser des questions, mais il avait préféré l’entrainer vers la salle de bain en prétendant qu’elle avait besoin d’eau fraiche, ce qu’elle avait surtout besoin, c’était de revoir son cercle d’amis. Qui diable étaient ces personnes pour s’imaginer une seule seconde qu’elle fille aussi bien roulée qu’elle puisse s’intéressé au cafard géant qu’ils lui avaient apparemment dégoté? Parce qu’elle ne se serait pas trouvé un tel abruti toute seule non? À peine eu-il franchit la porte de la salle de bain, qu’il se retourna vers elle, un sourire des plus fier au visage. Et fier il l’était. Il n’avait besoin que d’une main et dix centimètres de peau pour la convaincre de quitter la table aussi rapidement que Frodon sur la route de comté!

N’eut été de la mauvaise foi de sa compagne, qui prétendait soudainement avoir hérité d’un talent d’actrice phénoménal. La belle affaire… comme s’il n’avait pas immortalisé dans son esprit ces réactions depuis le temps. Son sourire s’était élargi alors qu’il faisait un pas vers elle, comme un prédateur en chasse. « Tu simulais… hmm » Grave erreur, tenter de lui tenir tête, en même temps c’était quelque chose qu’il avait longtemps apprécié chez elle. Un nouveau pas avait été fait alors qu’il posait sans gêne une main sur sa hanche, avant de la laisser glisser au creux de ses reins alors qu’il l’attirait un peu plus contre lui, son regard clair accroché au sien. Sa main libre avait chassé une mèche sombre du visage de la demoiselle alors qu’il la scrutait avec un intérêt d’une intensité rare. « … Et ça sonne comment quand t’es vraiment allumée? » Scandaleux, il l’était. Et le pire dans tout ça, c’était certainement de constater que ses mains se souvenaient parfaitement de ce paysage-là. Que quelque part… il lui avait manqué, et qu’il était bêtement heureux de retrouver…

Ses phalanges s’étaient appuyés un peu plus certainement contre ses reins alors qu’il s’inclinait un peu vers elle, pris entre cette détermination à devenir ami avec elle – la bonne blague, il souhaitait tout sauf son amitié – et cette envie irrépressible de tout bousiller et de retomber dans ses vieilles habitudes. Qu’avait-elle donc pour l’attirer aussi certainement qu’un aimant?! Son souffle s’était fait plus court, alors qu’il réfléchissait sérieusement au prochain mouvement. Puis, déterminé à ne jamais la laisser voir qu’il était loin d’être indifférent face à elle, son bras s’était enroulé autour d’elle. Une seconde, on aurait presque pu croire qu’il allait l’étreindre, l’autre? Il venait de la soulever par-dessus son épaule, comme un vulgaire sac, prenant bien soin de la retenir en déposant sa main bien à plat sur son postérieur… et de serrer un peu, juste un peu. Pour l’équilibre, tout ça!  « Pourquoi je demande ton avis bordel. T’as perdu le droit de choisir quand tu as accepté un rencard avec Maître Bozzo. Allez, on se barre. ». Sa prisonnière bien hissée sur son épaule, il s’était approché de la fenêtre, heureusement basse, et avait entamé de l’ouvrir comme si c’était parfaitement normal. Sans la libérer, il avait parlé d’un ton absolument sérieux, impossible de savoir s’il plaisantait. « Tu as deux choix. On prend la fuite, on se trouve une bouteille et on boit à tes 26 ans. » Quel crétin, il s’était souvenu de la date… « … ou on fait l’amour comme des bêtes ici et maintenant dans des toilettes minables. » … et avait démoli le côté cute de la chose en une seconde. En même temps. Les deux options lui allaient. Avec un sourire en coin, signe qu’il se payait royalement sa tête et prenait surtout plaisir à la gêner, il avait conclu, sur un ton amusé ponctué d’un petit rire : « On peut aussi faire les deux. Je ne suis pas difficile. » Pourquoi c’était si facile ? Pourquoi était-il aussi aisément retombé dans cette vieille dynamique ou il se paie sa tête et s’en amuse? La prochaine était c’était quoi? Elle allait le frapper doucement, le traiter d’idiot et tomber dans ses bras? Il ne se plaindrait certainement pas!  

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     Sam 6 Mai - 21:17

Philip & Kanna

You're my kryptonite


« E-evidemment ! » danger, danger, Calaway en approche. Oui, c'était sans aucun doute l'alarme qui s'était déclenchée dans sa tête. Et rapidement, tristement, son regard avait étudié les issues de secours. C'est sûr, elle aurait adoré avoir plus de classe, plus de présence. Ecrire le scénario de cette scène et en ressortir comme une Kanna si cool. Il y avait quantité de répliques qui pourraient lui venir avec un peu de réflexion. Seulement voilà, est-ce qu'elle arriverait elle à les sortir ? Particulièrement quand d'une main sur possessive sur sa hanche, le Calaway avait arrêté la phrase qu'elle s'imaginait achever. Si bien qu'elle en avait même oublié ce qu'elle voulait dire à la base. Du coup, à part faire le poisson trois secondes, elle n'avait pas fait grand chose. « J'suis pas allumée ! » evidemment que non ! Ridicule ça par contre... « T'as fait ce truc de... de... de... » puni par la loi ? Scandaleux ? Bien au-delà des limites de l'indécence ? « ... Calaway ! » ce truc de Calaway, intéressant.
Ce truc de Calaway pas très amical aurait été plus exact. Mais pardonnons-lui pour ce manque de précision quand elle devait gérer avec un trouble trop apparent sur le visage.

Est-ce que Philip avait consommé de la drogue ?
Est-ce qu'elle pouvait se reprendre ? C'était idiot, ils en avaient fait des choses pendant deux ans alors se sentir gênée par cette proximité, c'était stupide.
Kanna ou le moyen de se faire rougir soi-même davantage simplement par ses pensées.
Elle ne devait pas repenser à tout ça. C'était du passé. Elle avait été idiote et ça lui avait bien servi de leçon.
Raison pour laquelle elle lui avait pardonné pour pas grand chose...
... inutile d'en faire une analyse, elle causerait le désespoir de personnes qui chercheraient à lui apprendre la rancoeur.

« Philip.... » "Recule-toi tout de suite" ou "Retire ta main de moi sur le champ" ou plus probablement "T'as déjà vu des abeilles construire une ruche. Y'avait ce reportage à la télé l'autre jour, c'était impressionnant". Mais tandis qu'elle se forçait à ne pas perdre le combat des regards malgré le rythme de son coeur, les mots suivants n'avaient pas été capables de trouver le chemin jusqu'à ses lèvres. Seule une exclamation de protestation l'avait fait quand elle s'était retrouvée hisser sur une épaule. Sa main qui avait glissé dans son dos pour se retenir avait serré le haut du médecin. On pouvait la féliciter, d'autres à sa place mettaient des fessées. Geste auquel elle aurait eu tout à fait le droit étant donné que le Calaway se permettait lui de poser la main sur un territoire auquel il n’avait pas eu accès depuis des années.

Mais le réprimander plus que d’un « Repose-moi. » et d’un plus pathétique qu’autoritaire « Tout de suite ! », elle ne l’avait pas fait. Est-ce qu’il y avait un event ce soir dont elle n’était pas au courant ? Plutôt qu’un parcours au milieu de zombies, on avait proposé un kidnapping de romancières ? Pourquoi personne ne l’avait mis au courant d’un truc pareil ? Elle se serait réfugiée quelque part pour passer la soirée en sécurité. Chez Joon Ha, sa Calaway ou Hana. Elle aurait pu également traverser la rue pour demander asile à son plombier/garde du corps sexy. Mais non, elle était venue, kidnappée par des amis pour se voir présenter un avocat imbu de sa personne, et pour se faire kidnapper au final par un ex aux mots qui l’avaient fait rougir… malgré la sensation de déjà-vu. C’est que… ils l’avaient déjà fait dans des toilettes. Oui. Sexuellement, elle était une très mauvaise fille. Elle se repentirait, elle irait à la messe, si elle réchappait à ses 26 ans.

C’est vrai… 26 ans.
De ce haut qu’elle retenait, sa main s’était un instant desserrée. Et si aucun son n’était sorti de sa bouche, elle avait néanmoins réalisé. Des pensées, elle en avait eu une bonne dizaine en commençant par cet étonnement… il se souvenait…
Et alors ? Elle ne se souvenait pas de sa date de naissance elle ?
Si mais elle, ce n’était pas pareil… parce qu’elle en avait été amoureuse et elle avait un cœur dans sa poitrine qui ne savait pas faire des choses pour développer son instinct de survie. Comme oublier par exemple. Quand elle s’attachait à quelqu’un, elle qui préférait rester bien au chaud dans son petit monde, elle ne savait pas libérer de la place en le rayant de la liste.
« Hum.... » hum quoi ? Elle était ok pour remettre ça ? « Repose-moi, je vais sortir, c’est bon... » et ses amis ? Ils l’avaient kidnappé aussi à la base. Et puis ce n’était pas son Joon Ha, ou sa jolie blonde, ou encore son Hana.

Oui. 26 ans. Alors ce n’était pas si méchant de ne pas les passer avec un avocat à mourir d’ennui en rêvant à sa précieuse Comté, en priant que vienne enfin le moment de rentrer à la maison. Elle aurait sans doute dû lui filer un coup, se plaindre un peu pourtant, une fois ses pieds sur le sol, son regard qui avait croisé le sien un instant avait dérivé vers les fenêtres.
Ça va, il s’était souvenu. Elle n’allait tout de même pas lui filer des cookies ?
Désespoir était un bon deuxième prénom pour elle qui avait fini par se hisser sur la fenêtre avant que Voldy ne vienne la chercher aux toilettes. C’était le sauvetage le plus pervers de toute l’histoire japonaise. Mais au moins, elle s’était retrouvée dehors, à l’air libre, et la hobbit en elle qui rêvait de liberté s’était sentie tout de suite mieux. Même si l’incertitude était passée sur ses traits tandis que son regard était passé à un côté, puis l’autre, de la rue.

AVENGEDINCHAINS
 
You're my kryptonite ft. Kanna
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