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 Russian Roulette ♥ Jierena

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     Lun 29 Mai - 13:35
Russian Roulette
Jierena ♥


Chaque tentative, soldée par un échec. Elle ne savait plus quoi faire, ne comprenait pas. Elle était pour si intelligente, cela devrait être tellement simple, pourtant, d’ôter la vie à quelqu’un. Pourtant, à chaque fois, elle l’arrêtait avant, elle empêchait elle-même cela d’arriver. Par amour ? Non, surement pas ! Erena refusait et détestait cette idée ! Il n’y avait aucun amour, juste un besoin excessif de le posséder tout entier. Et s’il refusait sa condition, s’il émettait le souhait de lui échapper, elle devait tout simplement en finir avec lui. Et la question devenait de plus en plus urgente, elle ne supportait plus cette odeur de friture qu’il avait en rentrant. Cela ne pouvait plus continuer. Plusieurs fois, la belle avait tenté de l’empoisonner, puis qu’il se blesse, d’une façon ou d’une autre, elle avait même songé à engager un tueur à gage. Qui l’aurait soupçonné, de toute façon, elle, son adorable petite-amie, si douce, attentionnée, aimé de tous ? Néanmoins, Erena ne pouvait faire confiance à personne, même pas à ce genre de personnage qui aurait, au final, plus à perdre qu’elle.

Non, elle voulait le faire elle-même, comme une consécration personnelle. Elle avait tout réfléchi, jusqu’à l’agencement de ce petit chalet qu’elle avait loué pour le weekend, afin qu’ils puissent se reposer un peu après ces terribles semaines éprouvantes pour eux deux. Jie avait le droit de prendre un peu de temps pour lui, ce n’était pas facile de travailler dans un fastfood. Heureusement qu’il l’avait elle, sa merveilleuse petite-amie dévouée qui allait le libérer de son mal. Comment pourrait-il seulement lui en vouloir ? Un fin sourire orna ses lèvres en y pensant. Elle était parfaite. Vraiment, qui pourrait dire le contraire ? Elle vint doucement se blottir un peu plus contre lui, encore endormi. Ils étaient arrivés hier, dans l’après-midi. Visités un peu les lieux, hier soir, ils avaient testé un restaurant qui avait bonne réputation.

Une merveilleuse soirée.

« Jie… Dors encore un peu, je vais rapidement nous trouver de quoi petit-déjeuner au village, je suis de retour dans quelques minutes. » Ses lèvres se posèrent sur les siennes et elle quitta le lit, trouvant rapidement de quoi s’habiller. Elle n’était plus si inconnue que ça. Pour une fois, elle espérait qu’on la sollicite un peu, histoire de perdre du temps et de ne pas revenir tout de suite. Quittant la chambre, elle s’approcha des escaliers qui menaient au rez-de-chaussée. Un petit escalier en marbre, qui semblait relativement fragile. Délicatement, elle leva les pieds en arrivant devant, contournant ce fil de pêche invisible qu’elle avait installé dans la nuit, quand son petit-ami dormait encore profondément. C’était sa dernière idée, son dernier espoir. Jie a toujours tendance à y aller rapidement le matin, il ne fera pas attention et se prendra les pieds dedans et tombera sans doute la tete en première. De toute manière, une matière aussi dure ne pardonnait pas. Il ne pouvait pas survivre à cela.

Le plus rapidement possible, elle quitta le chalet, filet en voiture jusqu’à la ville. Elle ne devait pas rester là. Une partie d’elle lui hurlait d’enlever ce fil et si elle restait, elle se savait capable de le faire, bête comme elle était ! Ce petit jeu avait assez duré. Zhang Jie avait assez existé. Il était temps qu’elle y arrive, temps qu’elle se libère.

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     Lun 29 Mai - 20:29
Russian Roulette
Jierena ♥


Jie n’avait jamais aimé la friture. Son odeur restait accrochée aux cheveux et aux vêtements, comme celle de la cigarette dont il n’avait jamais été adepte. Ses parents avaient hélas décidé de lui couper les vivres ; il avait dû travailler. Travailler ? lui, le fils héritier d’une famille comme celle des Zhang ? Impossible, avait-il pensé au début, mes parents ne peuvent se comporter en idiots et priver leur enfant de son seul moyen de subsistance. Il s’était trompé. En consultant son compte, quelques jours plus tard, il n’avait constaté aucune rentrée d’argent. Cette condamnation, le danseur la trouvait injuste, cruelle. Comment ses propres parents avaient-ils osés ?

Durant quelques mois, Jie avait essayé de se passer d’un emploi en résidant en compagnie de sa petite amie, mais les différents besoins qu’ils avaient et la nécessité de rentrer à l’agence, où se trouvaient les dortoirs, s’était rapidement faite trop forte et, bien malgré lui, il avait dû se résigner à chercher. C’est ainsi que celui qui avait espéré en travail de bureau s’était trouvé à prendre les commandes des clients d’une grande chaîne de restauration américaine. Un comble.

Se retrouver à Honshuu en compagnie de sa petite amie était la chose dont il rêvait depuis quelques semaines. Le calme, la tranquillité. Un peu de temps pour la retrouver, elle. Jie détestait leurs différences d’horaires, la difficulté qu’ils avaient à se voir. En tant qu’idole, Erena ne pouvait avoir de relation publique, ce qui compliquait les choses, bien qu’il ne puisse lui en vouloir. Il l’aimait bien trop pour ça. Il avait besoin d’elle et de son soutien, même s’ils ne se voyaient pas souvent et qu’il avait l’impression de perdre le contrôle de la situation ; une idée qui le rendait malade.

Zhang Jie ne pouvait perdre, qu’importe la partie.

Il somnolait encore, allongé sous les draps trop chauds de leur lit. « Tu es sûre d’y aller seule ? » Il s’étira lentement, posa le regard sur le corps de sa petite amie qui s’éloignait, puis retourna à son sommeil pour quelques longues minutes. Le repos était si rare, depuis qu’il travaillait, qu’il n’aurait échangé ce moment pour rien au monde. Mais il ne fallait pas compter sur le réveil qui emportait avec lui les premiers besoins du jour. Il devait se lever, quitter la chambre, rejoindre l’étage inférieur.

Le tout ne dura qu’un instant. Il ne vit pas fil invisible et son poids l’emporta vers l’avant, sans lui laisser une chance de se rattraper. L’escalier n’était pas haut, mais ses coudes et ses genoux le heurtèrent rapidement, à temps pour éviter un impact plus direct avec sa tête, qui à son tour rencontra la surface dure en un bruit sourd. « E… » Incapable de se redresser, il leva les yeux vers le plafond qu’il ne parvenait plus à discerner, avant de tourner de l’œil, l’esprit et le corps engourdis par la douleur, aux pieds de cet escalier de marbre, avec à l’esprit nulle autre que sa belle Erena qu’il ne reverrait peut-être pas.

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     Jeu 1 Juin - 23:31
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Quelle déchéance sociale pour son pauvre Chinois. Elle devrait s’en réjouir, elle avait toujours aimé l’idée de le voir tomber, déchu comme un Prince perdu. Pourtant, elle n’y trouvait aucune satisfaction. Bien au contraire, elle voyait tout ce qu’elle allait perdre s’il osait la quitter pour retourner en Chine. Il était hors de question qu’elle le laisse faire quelque chose d’aussi absurde, hors de question qu’il sorte de sa vie sans qu’elle ne le décide elle, Kamiya Erena qui devait tout contrôler, tout diriger en permanence. La mort de Tamaki, elle en avait été consciente, elle l’avait laissé faire parce qu’au fond, ça l’arrangeait un peu de le voir disparaitre. Dans une dernière trahison. Ils devaient partir ensemble, finalement, il est mort tout seul. Comme Jie. Si elle le rejoindrait, la question se posait encore. Sans doute. Quel intérêt aurait-elle à rester sur terre ? Aucun, elle le savait bien. Personne ne serait jamais aussi passionnant que Zhang Jie.

Non, personne. Le petit déjeuner poser sur le sol du siège passager, elle sentit son cœur battre douloureusement dans sa poitrine. Qu’était-ce donc que cela, encore. Elle la sentait, cette partie grandissante en elle, qui priait tous les dieux pour que Jie soit encore dans leur lit, qu’il n’ait pas bougé. Elle s’en voulait d’espérer ça. Elle ne devait pas. Juste souhaiter sa mort, sa disparation. Elle se concentra sur la route, écoutant à peine le morceau à la radio qui était allumé que pour lui donner un semblant de normalité. Grimpant jusqu’au chalet, elle quitta le véhicule, prenant ses commandes, elle avança doucement jusqu’à l’entrée. Elle devait rester calme. Elle l’avait voulu.

Déverrouillant la porte, elle le vit immédiatement et sentit son cœur s’arrêter une fraction de seconde. Ses mains lâchèrent d’un coup ce qu’elle tenait, renversant un peu son contenu sur le sol. Voilà. Comme ça, on pensera qu’elle était surprise. Calmement, elle avança dans le chalet, évitant le corps sans le regard pour venir reprendre le fil de pêche. Elle l’enroula tranquillement, le remettant dans un tiroir, sous une pile d’affaire inutile. Parfait. Maintenant, elle pouvait appeler les secours. Redescendant doucement, son regard se posa finalement sur Jie et son cœur s’emballa, incontrôlablement, une vague de panique la submergea. Elle réalisait, elle prenait conscience de tout ça. Il était là, devant elle. Gisait, totalement inconscient. Elle l’avait tué. Non, il ne pouvait pas mourir. Elle ne pouvait pas avoir fait ça. Pas à lui. La seule personne qui comptait vraiment. Le seul qui l’aimait exactement comme elle était, depuis des années. Non, impossible. Ce n’était pas possibe.

Sa bouche s’ouvrit, sans qu’aucun son n’arrive à en sortir. Elle n’avait pas ça, non, elle n’avait rien fait. Rien du tout. Ce n’était pas elle. Elle ne l’avait pas tué. Il n’était pas mort, il dormait. Sur le sol, avec du sang qui coulait de sa tête. Il ne pouvait pas la laisser, elle ne pouvait pas avoir fait ça. C’était quelqu’un d’autre. « Jie… » Elle avait l’impression que le ciel lui tombait sur la tête, le monde entier, même. Un hurlement incontrôlable quitta ses lèvres en le regardant, en se disant que c’était elle. A cause d’elle. Juste d’elle. « JIE ! » Mais il ne bougeait pas, il ne bougeait plus. Peut-être ne bougerait-il plus jamais. S’agenouillant à côté de lui, elle sentit quelque chose d’étrange lui réchauffer les yeux, brouillant sa vision. Des larmes. Elle ne comprenait pas, elle ne savait pas, elle ne savait plus. Sa main tremblante composa le numéro des secours, elle peinait à parler. Son petit-ami était tombé dans les escaliers, il était inconscient, elle ne savait pas s’il vivait encore ou non. Donnant l’adresse, elle raccrocha, laissant son téléphone à côté, d’elle, incapable de parler. « Je suis désolée, pardon, je ne voulais pas, s’il te plait, réveille toi… S’il te plait… » Sa main osa se poser sur lui, toujours aussi tremblante. Elle croyait vaguement sentir son cœur battre, mais elle ne pouvait l’affirmer, c’était peut-être elle qui se mentait. Encore. « Je… Je t’aime… S’il te plait… » Il ne pouvait pas la laisser. Il n’avait pas le droit de l’abandonner. Pas comme ça. Pas pour toujours.


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     Jeu 15 Juin - 22:35
Russian Roulette
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C’était comme un écho lointain. La voix d’Erena qui résonnait à ses oreilles. Il était comme enfermé dans une bulle, incapable de répondre, mais conscient de ce qui l’entourait. À peine conscient, cela dit. Tout juste assez pour l’entendre hurler son nom, lui demander pardon. Elle l’aimait. Oui, elle l’aimait. C’était une chose dont il n’avait jamais douté, baigné dans l’assurance qu’il possédait depuis tout petit. Erena ne pouvait que l’aimer, il ne pouvait aimer qu’elle. Un amour dangereux, cruel. Une possessivité dont ils étaient chacun victime, à des niveaux différents. Peut-être aurait-il dû comprendre les signes annonciateurs du drame qui venait de se dérouler, lui, le grand observateur Zhang Jie. Ses talents lui avaient fait défaut et l’abandonnaient à terre. Il était vaincu.

La pièce était pleine. Les signaux sonores rapides qui l’entouraient, provenant des formes floues et clignotantes qui entouraient son lit, paraissaient correspondre au rythme qui sonnait dans sa tête. Régulier. Son cœur ? Une sensation étrange engourdissait sa jambe gauche. Il ne pouvait pas la bouger. Brisée ? De quoi se rappelait-il exactement ? Du noir, de la chute, de la douleur immédiate, mais de courte durée, qu’il avait ressentie avant de perdre conscience et de s’effondrer sur le sol du chalet où ils résidaient avec Erena ? Sa voix. Il se rappelait de sa voix. C’était la dernière chose qu’il avait entendue.

Trop faible pour se redresser, Jie gémit. Il avait soif. Tellement soif. Ses lèvres étaient sèches et goûtaient le sang. Depuis combien de temps était-il étendu ? Où était-il ? « E… » La voix brisée, il interrompit sa phrase, la douleur déformant ses traits alors qu’il reposait la tête contre une masse molle. Un oreiller ? « Wairen ? » Sa langue était pâteuse comme le lendemain d’une soirée trop arrosée. Mais il n’avait pas bu. Il ne s’en rappelait plus. Pourquoi avait-il si soif ?

Une silhouette indistincte entra dans son champ de vision. Son regard s’y accrocha un instant. Ils prononçaient des mots inintelligibles. Du japonais. Il était encore sur l’archipel. L’avait-on emmené à l’hôpital, après sa chute ? Ses yeux le trompaient encore. Le coup qu’il avait pris à la tête n’était pas des plus inoffensifs. Il marmonna des réponses aux questions qu’on lui posait. Zhang Jie. 2017. Honshu. Escaliers. Ses pensées confuses s’éclaircissaient petit à petit, à mesure que se rétablissaient sa vue et sa conscience. Sa chute avait été dure. Il n’avait pas tout compris. Pourtant, si les larmes lui manquaient, il les imaginait sans peine rouler le long de ses joues, des sanglots secs faisant remonter péniblement sa pomme d’Adam, alors qu’on essayait de le rassurer et de prendre ses fonctions vitales. Au fond de lui, il savait pourquoi il se retrouvait là.

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