Bienvenue sur TTK ! Le groupe Tokyoïte est fermé jusqu'à nouvel ordre, favorisez les autres groupes heart heart

 

 the two of us, just me and you + ♡ HAROON ♡

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Ven 9 Juin - 23:40


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Kimyaki jappa joyeusement, tournant dans le grand salon où traînaient encore quelques cartons pas encore déballés. Haruto posa le dernier sur la grande table, un sourire satisfait aux lèvres. Frottant ses mains l'une contre l'autre, il poussa un soupir de bienheureux, avant de lever la tête pour jeter un coup d’œil tout autour de lui. Dans leur nouveau chez-eux. L'emménagement tant attendu s'était finalement fait plus vite que prévu. Situé à Shinjuku, cet appartement leur avait immédiatement tapé dans l'oeil, à peine y avaient-ils mis les pieds. Le séjour était plus que spacieux, donnant sur une magnifique cuisine ouverte, au style purement américain, et Haruto s'y était déjà vu entouré de son homme, sa famille et la sienne. Même Kimyaki n'avait pas eu peur d'y gambader joyeusement. Une partie avait été aménagé en coin salon cosy, avec tout le matériel électronique dernier cri. De marques coréennes – ce qui avait fait sourire le Japonais. Les toilettes à la technologie nipponne les avaient beaucoup amusés, et le plus fut qu'elles étaient séparées de la salle de bain, qui faisait facilement deux fois la surface de celle de son ancien appartement d'étudiant. Il y avait une baignoire en coin et une douche à l'italienne, toutes les deux assez grandes pour accueillir deux personnes – Haruto ne nierait pas avoir déjà eu quelques idées coquines. Le plus avait été le coin buanderie, avec lave-linge et sèche linge.

« C'était le dernier carton, je crois ? » Son sourire s'élargit alors qu'il tendit les bras vers Ji Hoon pour l'embrasser tendrement. Se serrant contre lui, il pouffa dans leur baiser. Laissant paresseusement pendre ses bras sur les hanches de son amant, il noua ses mains dans le dos de ce dernier. « On est chez nous. ~ ♥ » Chez eux, enfin. De nombreuses annonces y étaient passées, Haruto avait même commencé par perdre espoir. Si son petit ami avait des goût de luxe, il avait découvert que lui-même restait quelqu'un d'exigeant. Il avait – même sans compter ses deux années de mémoire manquantes – assez vécu dans son petit appartement d'étudiant. Il voulait un vrai chez-soi, spacieux, clair, bien situé. Sans travaux mais avec dressing. Et un endroit où Kimyaki se sentirait bien. Et finalement, c'était suite à une visite à l'hôpital qu'il avait eu cette opportunité. En parlant à l'un de ses éminents aînés, celui-ci lui indiqua que sa sœur et son époux déménageaient à Osaka et souhaitaient louer leur appartement, puisqu'ils n'avaient pas d'enfants. Haruto ne sut pas s'ils avaient pu signer ce bail parce qu'il était un élève apprécié de ce respectable médecin, ni si les propriétaires avaient fait semblant de croire que ces deux hommes n'étaient que des amis – après tout, il y avait deux chambres ! (l'une deviendrait le dressing de Ji Hoon) –  mais ils apposèrent leurs signatures le soir-même qui suivit la visite. Un véritable coup de cœur pour le couple, et beaucoup d'émotion chez le docteur Kamiya de voir son nom associé à celui de Ji Hoon sur un premier papier officiel.

Ses lèvres l'embrassèrent encore, avant de finalement le lâcher. « Il y en a encore à déballer ! » Haruto mentirait s'il disait ne pas avoir eu de pincement au cœur en quittant l'appartement qu'il avait occupé plusieurs années, dans lequel il avait passé tellement de temps à écrire sa thèse, là où son histoire d'amour avec Ji Hoon avait vu le jour. Tant de bons souvenirs y étaient lié. Mais c'était une page nécessaire à tourner, pour aller de l'avant de cette merveilleuse relation qu'ils partageaient. Ils désiraient tous deux vivre ensemble, avoir un endroit qu'ils pourraient nommer chez-eux. Les parents du Japonais n'avaient pas très bien compris – Haruto n'avait finalement pas pu leur avouer la nature exacte de sa relation avec son meilleur ami, même s'il se disait qu'à ce niveau-là, c'était à se demander s'ils n'étaient pas un peu trop aveugles. Sa mère semblait ne pas avoir compris que Ji Hoon y emménageait aussi, ou elle s'imaginait une réelle colocation. Mais son père ? N'avait-il pas eu ce drôle de petit sourire énigmatique qu'il affichait parfois quand il pensait que personne ne le regardait ? Avait-il compris ou n'était-ce qu'une impression que le fils avait eu ? Quoiqu'il en était, tous deux avaient plus ou moins réussi à convaincre leurs proches de leur démarche, à degré différents.

Rapidement, ils s'étaient mis au déménagement. Emballer tant de souvenirs lui rappelait aussi ceux qu'il n'avait toujours pas retrouvés. Comme une pendule bloquée à la même heure, sa mémoire ne bougeait pas depuis plusieurs semaines. Bien évidemment, Ji Hoon l'aidait toujours, et parfois, quelques traces paraissaient lui revenir. Mais le Japonais avouait volontiers que ces derniers jours, il s'était beaucoup plus focaliser sur leur avenir. Sur cet appartement qui étaient à eux. Ça le rendait d'humeur réellement joyeuse, et un large sourire heureux éclairait constamment ses traits. Faire les cartons et les transporter jusqu'ici ne lui avait pas vraiment posé de problèmes, et il avait souvent encourager son homme d'un tendre bisou. Kimyaki semblait lui aussi avoir compris – forcément, ce bichon était si intelligent ! – et semblait presser ses papas de vite, vite rassembler leurs affaires ! Cet appartement plaisait à toute la petite famille, et cela suffisait à mettre du baume au cœur. Enfin, ce soir, ils terminaient de s'installer. Le petit chien reniflait partout, sûrement à la recherche du meilleur endroit pour son panier. Haruto se promit d'être vigilant afin de noter correctement l'emplacement choisi par leur bébé. « Kimyaki s'y est vite fait, tu ne trouves pas ? » Venant de déplacer un carton, Haruto se redressa, essuyant d'un geste distrait la sueur de son front du revers de la main. Il savait qu'ils avaient bien travaillé, qu'ils méritaient un peu de repos et qu'il ne devait pas se montrer trop impatient de tout déballer, mais c'était plus fort que lui. « J'ai l'impression d'avoir attendu ça depuis des mois. » Des années. Il adressa à Ji Hoon un regard amoureux, avant de finalement glisser sensuellement vers lui.

Sa main effleura les fesses si parfaites de son homme, avant qu'il ne vienne se blottir contre lui. Assez de rangement pour aujourd'hui. Haruto voulait sentir Ji Hoon contre lui, son amour avec qui il commençait une nouvelle vie. De nouveaux souvenirs. Qu'ils créeront ensemble. Et naturellement, sans même qu'il ne cherche à le provoquer, les anciens lui reviendront. Il y croyait, avait déjà exposé cette théorie à Ji Hoon. Ses bras affirmèrent leur étreinte autour des hanches de ce dernier. Haruto l'embrassa encore, un peu plus longuement, ses lèvres jouant malicieusement avec les siennes, sa langue se faisant finalement intrusive. Sur le parquet, autour d'eux, tournait Kimyaki. Haruto se sépara finalement de son petit ami pour se pencher et attraper leur bébé qui se retrouva entre eux, à les lécher au menton l'un après l'autre. « Je crois qu'il est heureux ! » Comme lui, comme eux. Un bonheur parfait leur tendait les bras, et Haruto avait hâte de s'y loger avec Ji Hoon et Kimyaki. Il voyait un futur radieux, s'imaginait déjà vivre de merveilleux moments avec son homme. Son cœur battait joyeusement dans sa poitrine, et rien ne semblait pouvoir gâcher ces instants précieux. Tout paraissait enfin rentrer dans l'ordre, tout reprenait sa place. Et la sienne, Haruto la savait près de Ji Hoon. Comment pouvait-il seulement en être autrement ?  

Code by Fremione.


_________________

Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Sam 10 Juin - 23:51


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Son regard balayait encore l’appartement avec cet air émerveillé. C’était chez lui, chez eux. Il ressentait un léger pincement au cœur en ayant cette impression d’abandonner ses frères. C’était la toute première fois qu’il allait vivre sans Liang. C’était bête, il vivait quasiment totalement avec Haruto depuis bien des mois déjà, c’était sans doute pour cela que la nouvelle n’avait pas vraiment affecté son frère – ce qui l’avait un peu vexé, oui. Son frère aurait dû être beaucoup plus triste que ça, peu importe s’il passait déjà la majeure partie de ses journées et de ses nuits chez son petit-ami. C’était une étape importante, ils se quittaient vraiment après plus de vingt-quatre ans ! Bon, Liang savait qu’ils se verraient encore tous les jours, mais quand même, il aurait pu faire l’effort d’avoir ne serait-ce que l’air peiné. Néanmoins, même son jumeau adoré ne pourrait gâcher sa joie et son excitation en montant les cartons. Il avait un peu chouiné, c’était lourd, il allait transpirer et il n’aimait pas transpirer dans ses jolies chemises hors de prix. Il avait dû faire une pause pour aller prendre un tee-shirt à Jin Seok. De toute façon, pour ce que son frère en faisant, il pouvait bien le lui laisser.

L’appartement était sublime. Ils avaient eu un véritable coup de cœur en le voyant. Il était tout simplement parfait, avec un loyer raisonnable pour ce que c’était. Ji Hoon n’aurait jamais imaginé vivre dans un appartement comme celui-ci. Il était certes, moins, luxueux que celui que lui prêtait Hanae quand ils se côtoyaient, mais ce n’était pas pareil et Ji Hoon préférait celui-ci. Il était à taille plus humaine et ne le mettait pas mal à l’aise. Il se voyait parfaitement vivre ici. Il ne manquait plus qu’à vider les quelques cartons restants et à décorer un peu plus selon leurs goûts. Il souffla en réalisant que le dernier carton était monté, souriant doucement. « Oui, je crois aussi. » Donc tout y était. Ses bras s’écartèrent pour le laisser s’y blottir et ses lèvres s’emparèrent des siennes tendrement. « Enfin chez nous… » Depuis le temps qu’ils en parlaient. Presque un an ? Haruto avait soufflé l’idée pour la première fois quand ils étaient à Séoul, et finalement, ils y étaient enfin. Ils pouvaient officiellement dire qu’ils vivaient ensemble. Son cœur s’était réchauffé de bonheur en signant le bail, sa signature à côté de celle de Haruto. C’était beau, presque inespéré, à force.

Rien n’était assez beau, rien n’était assez bien. Ji Hoon avait cette fierté un peu mal placé, il voulait ce qu’il y avait de mieux, comme une sorte de vengeance sur cette maison un peu miteuse dans laquelle il avait grandi. Il s’était toujours promis qu’un jour, il vivrait dans une maison moderne, classe, grande. Il n’avait pas forcément imaginé un appartement à Tokyo, mais la vie réservait toujours des surprises, c’était bien pour ça qu’elle était intéressante. Cet appartement le rendait fier, il n’aurait pas pensé en arrivé là un jour. Sa vie actuelle était à mille lieux de ce qu’il avait pu imaginer plus jeune. En couple, fou amoureux d’un homme, papa d’un adorable petit bichon. Une merveilleuse famille, et Ji Hoon en était fier. Ça n’avait rien à voir avec ce qu’il imaginait plus jeune, ce n’était pas dans sa définition de l’époque quand il visualisait sa vie « de rêve », mais Ji Hoon savait que c’était beaucoup mieux. Qu’il n’aurait jamais été aussi heureux, que ça n’aurait jamais été aussi bien. Quand son regard se posait sur Haruto, il comprenait combien il était heureux de l’avoir, combien ce bonheur était parfait.

Retournant déballer quelques cartons, il réfléchissait déjà où iraient certains objets. Ça avait fait bizarre de rendre l’appartement il y a quelques jours, le jour de fin du bail. Cette jolie cage allait lui manquer. Il y avait tant de souvenirs dedans, tant de choses qu’ils avaient partagé. Tout avait réellement commencé entre ces murs pour eux. C’était là-bas qu’au fil du temps, leur histoire d’amour s’était construite. Il se souvenait presque de la première fois qu’il y avait mis les pieds. Ça sentait vraiment l’étudiant renfermé. Heureusement que le Coréen était venu pour arranger les choses. Il se mit à rire tout seul en y pensant. Oui, ça allait vraiment lui manquer. Cette ambiance un peu particulière. C’était petit, mais comme ils étaient collés en permanence, ça convenait très bien ainsi. C’était comme une page qui se tournait, Ji Hoon se sentait ému en le réalisant, en réalisant qu’ils n’y mettront plus jamais les pieds, que c’était terminé. Maintenant, les choses sérieuses commençaient. Une relation toujours plus officielle.

Un sursaut frôla tout son corps quand la voix de son petit-ami le sorti de ses pensées. Ses yeux se posèrent sur Kimyaki qui semblait chercher son coin favori pour plus tard et le Coréen hocha la tête. Il avait déjà l’air sous le charme de sa nouvelle maison. « Depuis le temps qu’on en parle, il avait hâte aussi ! » Riant un peu, l’idée que Kimyaki pourrait ne pas les comprendre ne lui traversait même pas l’esprit. Leur bébé était vraiment intelligent. Il devait être satisfait de ce nouvel appartement, plus grand, plus beau. Il pourra se dégourdir les pattes entre ses promenades avec plus de facilité que dans l’autre où il faisait rapidement le tour. « Et moi donc… » Depuis fin janvier, au moins. Il était si excité de rentrer sur Tokyo juste pour commencer les recherches, au final bien retardé à cause de cet horrible accident. Il ne voulait pas y penser et que Haruto vienne vers lui l’aida à chasser cela de son esprit. Son regard malicieux se plongea dans le sien quand il toucha ses fesses, mordillant légèrement sa lèvre inférieure. Qu’il était coquin. Intenable. Il venait peut-être de repenser à cette salle de bain qui les avait pas mal émoustillé lors de la visite.

Une ère nouvelle s’ouvrait à eux désormais. Ils allaient partager de nouveaux instants exceptionnels, peu importe si la mémoire de Haruto lui revenait ou non. Ji Hoon lui avait rappelé, avait corrigé ses mots grotesques. Leur relation était tout aussi bien qu’avant son amnésie. Elle devenait sans doute encore mieux. S’il était longtemps focalisé sur sa mémoire perdue, il se savait stupide. Ce qui comptait, c’était tout ce qu’il y avait à venir. C’était leur futur, à tous les deux. Ses bras s’enroulèrent autour de son cou avant de revenir l’embrasser, plus passionnément, ses lèvres caressaient sensuellement les siennes, rejointes par sa langue qui se languissait affreusement de retrouver celle qui lui convenait le mieux. Il se serra encore un peu, déçu quand Haruto les interrompit. Pinçant un peu les lèvres, il sourit à Kimyaki entre eux, riant quand il commença à leur lécher le menton. « Pas plus heureux que moi, Hyung. » Sa langue pointa entre ses lèvres en le regardant avant de rejoindre les siennes à nouveau, pouffant dans leur baiser. Il se sentait si heureux, il avait l’impression de respirer littéralement le bonheur.

« On arrête pour ce soir ? » Ils étaient fatigués, forcer, c’était risqué de bâcler et il ne fallait pas ! C’était beaucoup trop important et ils attendaient cet appartement depuis si longtemps qu’il fallait faire ça bien, dans les règles de l’art. Prenant le panier de Kimyaki, il le posa dans le coin qui lui semblait le plus propice. « Ici, tu en penses quoi ? » Il s’adressait au chien qui avait fait son retour sur le sol mais ignora la question pour se retourner vers son Papa Japonais, réclamant à nouveau ses bras. Il ne voulait pas son panier, sa majesté voulait être portée et câlinée. « Bon, plus tard. » Son rire raisonna dans ce nouvel appartement et il s’approcha de sa famille, glissant ses doigts dans le pelage de Kimyaki alors qu’il venait embrasser Haruto tout d’abord dans le cou, puis sa mâchoire, sa joue, pour finir contre ses lèvres. « On sera vraiment très heureux ici. » Il n’en doutait pas une seule seconde et son cœur se réchauffait rien que d’y penser. Ses lèvres, gourmandes, réclamèrent une dernière fois les siennes et il gratouilla une dernière fois Kimyaki avant de s’éloigner. « Tu as faim ? On pourrait cuisiner. Dans notre nouvelle cuisine. » Bien plus grande et fonctionnelle que la précédente. « On pourrait faire des okonomiyaki… Ou des udon ! » Les deux lui faisaient envie. Avec une bonne bière coréenne pour ne pas briser avec sa patrie. Ils en avaient mis au frais en arrivant. Se glissant dans la cuisine, il passa derrière le comptoir, cherchant le regard de l’amour de sa vie. « Tu viens ? »


Code by Fremione.


_________________



You're my Twenty Four
Nymphadora Tonks ☽ Every day I filled myself with you without room for anything else, My heart already belongs to you All in. You’ve become the center of my day. Hold on hold on. A day passes by like a passing moment or each moment is like a long eternity.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Dim 11 Juin - 23:50


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Chez eux. Ces deux mots collés ensemble faisaient battre son cœur de façon un peu trop vive. C'était un sentiment délicieux que de ce dire qu'enfin ils avançaient dans leur relation. Un pas de plus qu'ils franchissaient ensemble. Une bulle de bonheur les entourait, dans l'air flottait un parfum de joie intense. Jamais Haruto n'aurait pensé qu'emménager dans un nouvel appartement puisse tant le mettre de bonne humeur. Mais ce n'était pas n'importe quel appartement, c'était le leur. Qu'ils avaient choisi ensemble – et Kimyaki. Si le Japonais ne voulait pas trop se presser, ne pas trop penser à l'avenir pour pouvoir profiter du présent au maximum, il avouait tout de même établir quelques projets. Bien évidemment, rien qui ne soit coulé dans le marbre. Mais l'atmosphère de l'appartement se prêtait à l'exercice, et peut-être voyait-il déjà une famille un peu plus grande. Un autre petit chien, par exemple – même s'il n'était pas sûr que leur bichon (et même Ji Hoon) ne soit prêt. Pour le moment, ce qui comptait était qu'ils en profitent tous les trois. Apprivoiser les lieux, même si Haruto se disait que ce ne serait pas trop difficile. Il se sentait déjà comme chez eux.

Petit à petit, chacune de leurs affaires prenaient place, même s'ils n'avaient pas encore réfléchi à tout exactement. L'appartement verraient quelques changements s'opérer dans les jours qui suivraient, mais ça ne l'inquiétait pas. Ils pouvaient changer dix fois les meubles de place ou de décoration qu'il y mettrait le même entrain. Haruto déballait chaque nouveau carton avec un émerveillement non feint. Après avoir passé des jours à les faire, ça ne l'attristait même pas de les voir se faire éventrer et vider de leur contenu. Ses livres prendraient place dans une nouvelle bibliothèque dans laquelle il y avait de la place pour de nouveaux volumes. Ses vêtements seraient soigneusement pliés dans un nouveau dressing. La vaisselle et autres ustensiles de cuisine attendaient déjà d'être utilisés. Petit à petit, chaque objet prenait naturellement sa place dans ce nouvel espace de vie, et pour Haruto, c'était comme si chacun d'eux était fait pour cet appartement. Même Kimyaki se sentait bien ici. Il lui suffisait de trouver un endroit fétiche, et il aurait rempli sa part du déménagement. Embrassant Ji Hoon, le Japonais approuva donc ses dires. Leur famille trouvait enfin un certain équilibre, leur bébé ne serait plus ballotté de Shinjuku à Odaiba. Et puisqu'ils étaient restés dans ce quartier que le petit chien connaissait bien, tout était pour le mieux !

Contre son homme, Haruto réalisa à quel point il avait attendu ce moment. Celui où enfin ils pourraient vivre un peu plus leur histoire. Cela devenait, à force, quasi officiel. Et cette réalité lui donnait des palpitations aussi douces que confuses. Un vertige enivrant. « Il y a même nos deux noms sur la boîte aux lettres ! » Cette idée le faisait sourire bêtement, alors qu'il comblait une nouvelle fois l'espace entre leurs visages pour embrasser Ji Hoon. Il n'y avait pas de mots pour décrire ce qu'il ressentait actuellement. Haruto pouvait simplement essayer de lui faire comprendre en l'embrassant, encore et encore, toujours plus amoureusement. Là, au milieu de leur nouveau salon, entourés de cartons à moitié déballés, Kimyaki dans ses bras, il avait l'impression qu'il n'y avait pas homme plus heureux que lui sur terre. Peut-être Ji Hoon ? Un sourire vrilla le coin de ses lèvres. Même ça, il n'en était pas sûr. Kimyaki gesticula pour que ses deux papas un peu trop amoureux ne le lâchent. Qu'ils étaient pénibles, à se montrer tant d'amour alors que pour lui, aucune affection ! Haruto s'en voulut un peu, se promit de lui donner quelques friandises en cachette pour se faire pardonner.

Acquiesçant à l'idée de son homme, Haruto lui sourit. Ils avaient bien avancé, tout était déjà presque rangé comme il le fallait. Ils pouvaient souffler, de toute manière, c'était chez eux, désormais. Le stress du déménagement resterait derrière eux, enfin. Le dernier détail à régler pour ce soir – et néanmois important – semblait être la place de Kimyaki. Il fallait qu'il se sente complètement à l'aise pour sa première nuit ici ! Même s'il y avait des chances qu'il dorme au pied de leur lit. « Si tu veux mon avis, tu devrais l'installer dans notre chambre ! Qu'en dis-tu, Kimmie ? » Haruto rit un peu en le voyant revenir vers lui. Maintenant qu'ils s'étaient enfin lâchés, le bichon pouvait enfin bénéficié de l'attention qui lui était due. Le prenant dans ses bras, le Japonais le câlina comme il le lui fallait. « Mais tes papas ont besoin d'intimité, tu comprends, hm ? » Haruto sourit d'autant plus en sentant Ji Hoon revenir auprès d'eux, fermant les yeux en appréciant ses baisers. Il pencha le cou pour mieux répondre à son nouveau baiser, son cœur s'échauffant agréablement. « Les plus heureux du monde ! » Et ses lèvres capturèrent encore une fois les siennes, avant d'accepter de le laisser s'éloigner de lui.

« Des udon, c'est trop simple ! » Lâchant Kimyaki pour rejoindre Ji Hoon, Haruto réfléchit à la question. « Après tout, c'est notre premier repas dans notre nouvel appartement ! » Puisqu'ils possédaient le nécessaire pour faire des okonomiyaki, il était plutôt partant. Se dirigeant vers le réfrigérateur, il en sortit deux bières – coréennes – qu'il posa sur le comptoir. Ouvrant la sienne, il se tourna vers son petit ami pour trinquer avec lui. « A notre chez-nous ! A notre vie en amoureux. » Qui ne faisait que commencer et qu'il avait bien hâte de vivre pleinement. Portant directement le goulot à ses lèvres, il ne quitta pas Ji Hoon du regard. Reposant sa bouteille, Haruto étala ses bras devant lui, posant sa tête dans l'une de ses mains avant d'afficher un sourire amusé. « Après la cuisine, une douche et au lit ? » D'accord, peut-être avait-il vraiment hâte d'expérimenter leur douche italienne. Mais ils méritaient sûrement plus de se prélasser dans un bain, non ? Se glissant contre Ji Hoon, Haruto se colla sensuellement à lui. Ses bras entourèrent ses hanches, et il posa sa joue sur son épaule. « Enfin... On doit se faire aimer de nos voisins... » Il pouffa, avant d'embrasser la joue de son petit ami. Sa main tapota doucement une fesse rebondie, et il s'éloigna finalement.

Relevant les manches de sa chemise, le Japonais se lava rapidement les mains avant d'enfiler un tablier, en tendant un autre à son homme. « Je peux t'aider ? » Cuisiner en amoureux lui paraissait être une bonne idée. « Et si je faisais des onigiris pour nos voisins ? » Il rit bêtement, avant de sortir le nécessaire à la préparation de la recette. « Tu crois qu'on va manquer à ceux de l'autre appart ? » Peut-être étaient-ils en fait en train de sabrer le champagne et de revendre leur stock de bouchons d'oreille ? Haruto avait croisé une vieille voisine qui lui avait adressé un sourire affable. Finalement, peut-être avait-il continué d'être bien vu par tous les autres locataires. Posant le nécessaire sur le comptoir, il leva les yeux vers Ji Hoon. « Tu as des nouvelles de tes frères ? » Il savait le sujet délicat. Après tout, les jumeaux avaient littéralement toujours vécu ensemble, et le Japonais savait que rien ne pourrait les séparer. Il avait tout de même la désagréable impression de voler Ji Hoon à Liang, et ça le pesait un peu. Mais Haruto s'en voulait de nourrir de telles pensées, surtout maintenant. Ne venaient-ils pas enfin de franchir un cap dans leur relation ? Ji Hoon et lui continuaient à voguer sur un océan de bonheur, et bien que secouer par quelques remous, rien ne pourrait faire chavirer leur bulle.  

Code by Fremione.


_________________

Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Lun 12 Juin - 18:03


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Un bonheur parfait, voilà ce qui s’offrait à eux grâce à cet appartement ! Ji Hoon le ressentait déjà. Ils baignaient dedans depuis le jour où ils avaient pu le visiter, Kimyaki à leurs pieds qui semblaient tout autant qu’eux charmé par les lieux. C’était très beau. Lumineux, spacieux, confortable. Ils avaient dû acheter quelques meubles, tant qu’á faire, et ceux de l’ancien appartement de Haruto ne leur plaisaient plus. Ji Hoon voulait des choses plus personnels. Qu’ils auraient vraiment choisi ensemble. Vu ce qu’ils déboursaient déjà pour l’appartement, des meubles Ikea semblaient clairement le meilleur compromis. Ils y avaient bien passé trois heures, sans compter le transport et le montage des meubles qui s’étaient montrés plus houleux que prévu. Ils avaient pu se rendre compte avec l’épisode plombiers qu’ils n’étaient pas vraiment manuels, la chose s’était confirmée. Son père lui avait toujours dit d’essayer d’utiliser ses mains pour des choses utiles et pas juste les bouger n’importe comment pour ses trucs bizarres de magie ou les poser sur les jambes des filles. Mais non, il n’avait jamais été intéressé par cela. Il voulait continuer à utiliser ses mains pour de la magie et les poser sur les fesses de Haruto.

Mais finalement, ils y étaient. Et si rien ne jurait que le lit qu’ils avaient assemblé n’allaient pas s’écrouler quand ils se jetteraient dessus, Ji Hoon savait que rien ne pourrait lui retirer sa joie et sa bonne humeur. Il souriait sans pouvoir se contrôler, ses lèvres s’étendaient jusqu’à ses oreilles, trop heureux de se trouver ici. Leurs deux noms figuraient sur la boite au lettre. « Kamiya-Lee. Ça sonne bien, j’avais jamais réalisé que ça sonnait si bien avant. » Mieux que Lee-Kamiya, à son plus grand damne. Mais ce n’était pas grave, il pouvait faire des concessions. Haruto était le plus âgé, il avait le droit d’avoir son nom en premier. Une belle preuve d’amour une fois encore. Il n’aurait pas accepté de placer son nom derrière un autre que celui de son petit-ami. Et ça le faisait fantasmer un peu. Un jour, ils pourront s’appeler peut-etre comme ça ! Kamiya-Lee Ji Hoon. C’était si long ! Mais joli quand même. Kamiya-Lee Haruto. Très beau aussi. Il devrait vraiment arrêter de rêvasser de mariage comme une adolescente en fleur, surtout qu’ils n’étaient pas prêts d’y avoir droit, malheureusement. C’était réellement injuste. Il pensait à ces couples qui pouvaient se marier et divorcer après trois jours parce qu’ils avaient vu au moment des faits et eux qui n’avaient aucun risque de divorcer un jour, on leur interdisait. Une honte.

Mais il se révoltera plus tard sur la cause homosexuelle au Japon. Il n’aurait jamais pensé se révolter pour ça un jour, mais il fallait bien commencer quelque part. il espérait bien qu’un jour, ce soit possible. Ça n’avait jamais eu d’importance pour lui, il ne savait pas pourquoi ça l’était si soudainement. Surement parce qu’il voulait pouvoir toujours rendre leur relation plus officielle. Que le monde sache que ce Japonais parfait était à lui. Qu’il lui appartenait totalement et qu’ils étaient vraiment très heureux tous les deux. Tous les trois. Kimyaki l’était aussi. Le plus heureux de tous les bichons, qui voyait ses désirs toujours exaucé. Il sourit un peu en le voyant totalement l’ignorer pour réclamer l’affection de Haruto. Ses deux Papas devraient arrêter de se câliner entre eux pour pouvoir le câliner un peu plus lui ! C’était pénible de devoir toujours attendre pour qu’on gratouille ses oreilles. « Dans la chambre ? » Il s’approcha doucement de sa petite famille. « De beaucoup d’intimité oui. » Un rire roula dans sa gorge avant qu’il ne vienne déposer plusieurs baisers sur le visage de son petit-ami, ne résistant pas plus longtemps à ses lèvres. « On devrait acheter un autre panier, comme ca on serait pas obligé de bouger l’autre… » C’était compliqué à gérer, un petit chien en mal d’affection et d’attention, mais ils avaient vraiment besoin de leur intimité, sans la présence du petit animal. Il ne voulait surtout pas le traumatiser !

Udon, trop simple. Ji Hoon rit un peu, approuvant d’un geste de la tête. Ils aimaient beaucoup cuisiner ensemble, depuis qu’il avait passé ce mois chez lui, donc avant qu’ils soient en couple. Haruto ne s’en souvenait pas, et c’était bien pour ça que cela faisait aussi plaisir au ses fesses alors qu’il le rejoignait dans la cuisine, il sourit innocemment, prenant le chou chinois pour le laver dans la passoire déjà disposée dans le lavabo. « Va pour l’okomomiyaki alors. » Et il était un peu déçu que Haruto ne le félicite pas de réussir à le dire. Ce n’était pas parce qu’il tranchait chaque syllabe à coup d’accent coréen ou chinois qu’il n’avait pas besoin de reconnaissance. Remerciant quand même son beau Japonais pour la bière, il la leva vers lui, perdant ses yeux dans le beau sourire bienheureux qu’il lui offrit. « A cette nouvelle vie qui commence ! » Il but rapidement une gorgée de sa bière, riant un peu en voyant que son homme le regardait toujours. Son regard se planta dans le sien en l’entendant planifier le reste de la soirée et Ji Hoon admettait volontiers que ça lui allait parfaitement. « Coquinou. ~ » Plissant le nez, il se pencha pour l’embrasser. « On peut aussi prendre un bain, après la douche… » Son nez se frotta doucement contre le sien avant qu’il ne s’éloigne, riant à la remarque de son meilleur ami qui venait de se glisser contre lui, capturé rapidement par les bras du Coréen possessif.

« Pas de sexe alors ? Plus jamais ? » Une fausse moue se dessina sur son visage alors qu’il s’éloignait après l’avoir embrassé sur la joue. « Je pense qu’il faut tout de suite qu’ils sachent. Pour éviter de les habituer à autre chose. » Son regard coquin se glissa dans le sien alors qu’il souriait pour le charmer encore plus. Il avait trop de projet pour ce soir pour que Haruto lui demande de penser aux voisins ! L’appartement était plus grand, avec un peu de chance, ils n’entendront plus aussi bien. Il y pensera néanmoins plus tard, sinon, il n’allait pas réussir à se concentrer. Ses mains propres, il commença à laver le chou chinois feuille par feuille, l’égouttant bien ensuite. « Hm, tu pourrais préparer la viande ? Ou le poisson. Tu préfères quoi ? » Le coup des onigiris, il aurait pu le voir venir. On faisait vraiment ça, quand on emménageait quelque part ? « Si tu en fais ce soir, on devra leur apporter encore aujourd’hui… ? » Parce qu’il n’avait pas très envie d’aller faire du porte à porte comme un témoin de Jehova alors qu’il venait d’emménager dans un appartement qui avait une douche à l’italienne. Il fallait garder un semblant de logique là-dedans. « Hm… Je sais pas. Toi peut-être. » Lui, il ne savait pas. Haruto ne faisait pas de bruit et était vraiment adorable avec les autres habitants de l’immeuble. Beaucoup moins depuis que son petit-ami avait emménagé avec lui et qu’ils faisaient leurs gayeries.

Ses frères. Un grand sujet. Il ne savait pas trop s’il devait avouer à Haruto ne rien avoir dit à Jin Seok. De toute façon, ça ne changeait rien, il n’était déjà presque plus à l’appartement et son frère ne posait pas de questions. Ça ne l’intéressait pas. Alors inutile de lui dire qu’il déménageait pour vivre avec son « meilleur ami ». Ce serait bête, il perdrait du temps en explications. Ce n’était pas important, d’ici dix ans, peut-être, Ji Hoon pourra éventuellement évoquer la chose avec son petit frère. Pas avant. Il n’était pas prêt. Pour Liang, c’était différent. Il disait tout à son jumeau et il le tenait informé de tout ce qui se passait. Forcément, pour le déménagement aussi. Et le problème, c’était que Liang n’avait pas eu l’air si triste que ça. D’accord, il devait s’y attendre, mais quand même. C’était important ! Ils ne vivaient réellement plus ensemble. Mais non, rien, pas d’au revoir déchirant ce matin quand il était parti de l’appartement, pas d’accolade dramatique. Rien de tout ça ! Ji Hoon était encore un peu vexé. « Comme toujours, j’ai un peu parlé à Liang dans la journée. » Ils s’envoyaient toujours plusieurs messages par jour.

« J’ai l’impression que ça lui fait rien, que je vienne définitivement vivre avec toi. » Ses lèvres roulèrent l’une contre l’autre avant qu’il ne s’appuie contre le plan de travail. « Je veux dire, tant mieux, mais quand même ! » Il ne pouvait pas s’enficher totalement de voir son jumeau adoré quitter le nid pour venir se loger dans un nouveau qu’il partagerait avec son petit-ami. Un soupir quitta ses lèvres alors qu’il tendait le bras pour saisir un saladier et y mélanger farine et levure chimique. Il ne comprenait pas vraiment Liang, qui pouvait parfois se montrer sur froid et distant, même avec lui. C’était fatiguant. Relâchant ce qu’il faisait, il s’approcha de Haruto, nouant ses bras sur son ventre alors qu’il se collait à son dos. Son menton reposa sur son épaule alors qu’il l’enlaçait tendrement. « Et Jin Seok, j’ai pas de nouvelles, comme d’hab. » Ca l’énervait un peu de ne jamais en avoir ou qu’il l’ignore parfois quand il lui envoyait un message ou lui posait une question. Ce que son frère pouvait être mal élevé. « T’as donné la nouvelle adresse à tes parents ? Ils ont dit quoi ? » Le serrant un peu plus fort, il laissa ses lèvres se perdre dans son cou, finissant par mordiller son épaule. « Je sais pas ce qu’il faudrait de plus pour qu’ils comprennent… » Qu’ils s’embrassent à pleine bouche devant eux ? S’éloignant doucement de son Japonais, il se glissa devant lui pour s’entrainer à ce cas échéant, ses lèvres mangeant amoureusement les siennes. « Ce qui est rassurant, c’est qu’on peut dire que ton déni était… Tu sais quand ça vient de tes parents ? Qu’ils l’ont et te le donnent et voilà. » Héréditaire. Un bien vilain mot que le Coréen avait du mal à retenir. Il n’était même pas sûr de l’avoir appris un jour en vérité. Se collant un peu plus à lui, ses lèvres retrouvèrent sa joue avant d’accepter de libérer Haruto. « Et si on mettait des crevettes dedans ? » Il avait envie de crevettes, même si de la viande, ça lui irait tout aussi bien. Terminant sa pâte, il attendit l’avis de son Japonais. Leur première soirée en amoureux dans leur nouvel appartement serait parfaite, peut-être même magique. Et plus que jamais, Ji Hoon avait l’impression de sombrer dans un bonheur parfait.



Code by Fremione.


_________________



You're my Twenty Four
Nymphadora Tonks ☽ Every day I filled myself with you without room for anything else, My heart already belongs to you All in. You’ve become the center of my day. Hold on hold on. A day passes by like a passing moment or each moment is like a long eternity.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Lun 12 Juin - 23:52


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Kamiya-Lee. Ça sonnait si naturellement beau dans ses oreilles, que ça l'émouvait réellement. Leurs deux noms accolés semblaient encore plus parfaits, comme ça. Et peut-être bien que ça lui donnait quelques idées qu'il n'oserait avouer tout haut. Un jour, peut-être, trouveraient-ils leurs deux noms liés de façon encore plus officielle. Haruto savait que cela tenait plus du doux rêve qu'autre chose, que les chances étaient minces, pour qu'ils aient le droit de se marier, un jour prochain. Oh, ils le pouvaient ! Mais jamais ce ne serait reconnu d'une quelconque manière. Pour lui, c'était déjà tout officiel. Il n'admettait qu'un seul amour, celui qu'il portait à Ji Hoon. Mais quelque part, même s'il se disait n'avoir besoin de rien de plus, le Japonais se mettait à penser que réunir leurs proches pour fêter leur union lui plaisait assez. Bien entendu, la réalité était toujours lui de rejoindre le rêve. Chacun restait dans le flou, concernant la réaction de leur famille et amis. On pouvait les renier, couper les ponts. Et l'un comme l'autre, malgré tout l'amour qu'ils se portaient, en souffrirait. C'était quelque chose que Haruto craignait, mais dont il préférait taire les peurs. Ce soir, il s'était promis que rien ne gâcherait son bonheur.

Celui qu'il vivait actuellement, Kimyaki dans ses bras, Ji Hoon l'embrassant amoureusement. Ce n'était pas la vision de la famille qu'il avait pu avoir, c'était le moins qu'il pouvait dire. Néanmoins, il n'échangerait tout ça pour rien au monde. Même dans ses rêves les plus fous, Haruto ne s'était jamais senti à ce point heureux. Sur bien des points, leur histoire était extraordinaire. Cet amour, il le savait pur et sincère, malgré les nuages noirs qui flottaient encore autour d'eux. Ils trouveraient une solution pour tirer les jumeaux des griffes de ces malfrats qui les menaçaient. Haruto retrouverait la mémoire. Et quand tout serait réglé, ils pourraient enfin profiter pleinement de cette bulle de bonheur que plus rien ne mettrait alors à mal. Emménager ici représentait déjà un grand pas dans leur relation. Comme un pied-de-nez à toutes ces difficultés qui croisaient leur route, à tous ces obstacles qui s'élevaient devant eux, mais qu'ils surmontaient toujours. Haruto trouvait qu'ils méritaient leur bonheur. Ils ne l'avaient pas volé. Ils avaient le droit de vivre pleinement et amoureusement leur histoire. Comme un couple normal – même s'ils étaient clairement supérieurs. Un couple normal avec enfant. Un bichon qui lui méritait toute l'attention du monde, et qui le faisait savoir. « On ne doit pas le traumatiser... » Kimyaki était encore un enfant. Leur petit bébé sensible, hors de question de le brusquer ! « Tu sais bien que si l'on installe son panier dans la chambre, il finira par se glisser entre nous dans la nuit. » Ce petit chien semblait toujours manquer d'affection. Pourtant, ses papas lui en offraient très souvent ! Dès que possible ! Mais ça ne paraissait jamais suffisant...

Après un déménagement, rien de tel qu'un bon repas. Surtout préparé en amoureux ! Haruto avait appris à aimer cuisiner, surtout si cela se passait avec son homme. Ce dernier n'avait pas son pareil pour sublimer les plats, et le Japonais l'écoutait toujours avec attention, lorsqu'il lui prodiguait certains conseils. « Tu sais que c'est terriblement sexy lorsque tu prononces des plats japonais, avec ton accent ? » Ça l'émoustillait même un peu trop. Haruto lui adressa un clin d’œil. Non, s'il continuait, il lui avouerait qu'il voulait manger son okonomiyaki sur lui. Sans couverts. Il lui proposerait l'idée, un jour. Pour le moment, ils devaient trinquer à cette nouvelle vie qui commençait. Ils l'avaient tant attendue ! Buvant une longue gorgée de sa bière coréenne, Haruto gardait son regard posé sur son petit ami. La suite du programme lui vint naturellement en bouche, et il se devait de le partager avec lui. Riant à sa remarque, il répondit à son baiser. Son rire se fit plus clair encore lorsque son nez frotta le sien. « Tu es partant, alors... » Cette baignoire lui donnait bien trop d'idées pour qu'il se retienne ne serait-ce qu'une journée. Le Japonais se souvenait très bien du regard lubrique qu'il avait glissé sur Ji Hoon, lorsque l'agent immobilier leur avait fait découvrir la salle de bain. Que celui-ci l'ait remarqué ou non, il avait bien fait semblant de ne rien voir et avait continué la visite. Loin de lui l'idée de passer pour un pervers, mais Haruto ne pouvait cacher le désir qu'il ressentait à chaque fois qu'il posait les yeux sur son Coréen. Se rapprochant de lui, il lui semblait impossible de résister à cette attraction naturelle qui s'opérait entre eux. De toute manière, il ne voulait pas lutter. « Je n'ai pas dit ça ! » Haruto afficha une moue paniquée, serrant plus fort son homme contre lui. Lui adressant un regard faussement outré, il lui tapota doucement une fesse. « Tu as tout à fait raison. » Acquiesçant en riant, il sourit à Ji Hoon. « On s'en fiche d'eux. On fera l'amour partout. » Et il ne plaisantait pas, c'était clairement dans ses projets.

Mais pour l'instant, c'était une autre faim qu'ils devaient rassasier. « [color=#4682B4]Et si on faisait deux ? » Haruto se portait volontaire pour préparer celui à la viande. « Avant ça, j'ai un cadeau pour toi ! » Filant rapidement dans leur chambre, il revint l'instant d'après, un paquet semblant un peu lourd en main. Le posant devant Ji Hoon, il lui fit signe de l'ouvrir, un large sourire aux lèvres. « Pour notre déménagement ! » Une sorte de cadeau de crémaillère, ou il ne savait pas trop comment on pouvait bien appeler ça. Ce n'était que des couteaux de cuisine – toute une panoplie – d'une marque japonaise reconnue, des couteaux de professionnels. « Pour tous les repas à venir que l'on préparera ensemble. » Sa main lui effleura le cou, alors que ses lèvres embrassèrent tendrement les siennes. Ouvrant ensuite le réfrigérateur, Haruto en sortit du porc qu'il posa sur une planche de travail propre. Enfilant une paire de gants spéciaux, il se permit d'utiliser l'un des couteaux pour tailler des lamelles qu'il jugeait de bonne taille. « Non, j'en ferai peut-être demain ? » Il pouffa. « Tu n'es pas obligé de m'accompagner, honey. » Malicieusement, le Japonais fit rouler un accent anglais sur sa langue. Ça lui plaisait un peu trop, de taquiner son homme de la sorte. « Je suis sûr que tu leur manqueras aussi... » Posant son couteau, Haruto se tourna un peu vers lui. « Enfin, je me demande si celui qui ne leur manquera pas le plus, ce sera Kimyaki. » Tous les voisins tombaient en pâmoison devant ce bichon. Il y avait eu une vraie entente entre tous les locataires pour ne pas dévoiler son existence à la gardienne ou au propriétaire. « Oui, définitivement Kimyaki. » Son rire s'éleva dans la pièce, alors qu'il se remettait à la tâche.

Sujet délicat que de parler de leur famille. Haruto avait annoncé à ses sœurs qu'il déménageait pour s'installer avec Ji Hoon, mais il ne connaissait pas le fond de leurs pensées, si elles approuvaient vraiment. Néanmoins, il restait curieux sur l'avis des frères de son petit ami. Comment avaient-ils réagi, que lui avaient-ils dit ? Avaient-ils essayé de le convaincre de ne pas sauter le pas ? Ça l'inquiétait autant que ça l'intéressait. Sa main continuant son geste méticuleux pour couper la viande, Haruto garda ses yeux baissés vers elle, histoire de ne pas risquer de se couper le pouce. Néanmoins, il releva le regard vers Ji Hoon. Les lèvres pincées, il chercha quoi lui dire pour le rassurer. Ou lui remonter le moral. « Il doit simplement être heureux pour toi. Et il sait très bien que vous vous verrez encore tous les jours. » A nouveau, sa tête s'était baissée, mais il ne faisait plus que mine de continuer à couper le porc. « En soi, ça ne change pas grand chose, si ? » Pour Jin Seok non plus. Il sourit en le sentant se coller à lui, profitant de cet instant tendre. « On pourrait les inviter, un soir, si tu veux ? » Haruto le proposait sans arrière pensée. Il connaissait l'attachement de son homme pour ses frères. Tournant la tête, il embrassa doucement son homme au coin de ses lèvres, alors qu'il lâchait son couteau, sa viande, et ses gants tâchés pour poser ses mains sur les siennes.

Sa bouche se tordit un peu, lorsque Ji Hoon évoqua ses parents. Voilà deux personnes qu'ils ne s'apprêteraient pas encore à inviter pour dîner. « Non, pas encore. » Cela allait finir par devenir une peur irrationnelle, que de voir débarquer sa mère à l'improviste. « Je ne sais pas... Maman trouve ça génial que l'on ait trouvé un grand appartement en colocation. Je cite, ''comme les loyers sont si élevés.'' » Le soupir qu'il lâcha prouvait à quel point ça le désespérait. Mais bien vite, il retrouva le sourire en sentant à nouveau ses lèvres dans son cou. Et s'ils les voyaient maintenant, comprendraient-ils ? Même là, Haruto n'en était pas certain. Alors que Ji Hoon lui faisait face, Haruto glissa ses bras sur ses épaule, nouant ses mains derrière sa nuque, se laissant enivrer par le nouveau baiser amoureux qu'ils échangeaient. « Héréditaire... » Il rouvrit les yeux, affichant une petite moue. « Mais le mien était moins gros, non ? » Il se pencha pour poser son front contre le sien. « J'espère qu'ils l'accepteront comme je l'ai accepté. » Ji Hoon était un être exceptionnel, ses parents l'appréciaient déjà. Aussi, le Japonais espérait que cela continuerait ainsi. « Mais il n'y a pas de raison ! » Voulant se montrer confiant, il embrassa son homme avec entrain et passion. Inutile de se poser maintenant des questions sur une homophobie latente de ses parents. Pour le moment, ils vivaient encore dans un monde où leur histoire ne regardait qu'eux.

« Tu as assez de pâte pour en faire deux ? » Après avoir réussi à se décoller de Ji Hoon, Haruto fouilla le réfrigérateur à la recherche des crevettes achetées plus tôt. Habilement, il les rinça, avant de commencer à les décortiquer. Le porc pourrait toujours servir pour ses onigiris, si jamais. « Je me suis amélioré, tu ne trouves pas ? » Levant la tête, il sourit à son homme, fier de réussir à décortiquer une crevette sans la regarder. « C'est fou, on devrait... » Sa phrase resta en suspend, alors que ses yeux restaient eux accrochés à ceux de Ji Hoon. Lentement, ses mains retombèrent sur le plan de travail. Dans sa tête tournaient des souvenirs encore un peu flous. « ... Ouvrir un restaurant ? » Sa voix ne fut qu'un souffle. Essuyant ses mains à un torchon, il fronça les sourcils. « On a déjà eu cette idée... ? » Petit à petit, un sourire naquit à nouveau sur ses lèvres. Ses yeux brillants, bien qu'incertains, cherchaient l'approbation de son homme. « Toi le chef, et moi ton commis... » Un éclat de rire gratta sa gorge. « Ton découpeur de légumes ! » Pourquoi ce terme le mettait-il dans un tel était d'euphorie ? Sans pouvoir se retenir, il attrapa son homme par les hanches, l'embrassant amoureusement. Il avait envie de tourner sur lui-même. Il le fit. Cet appartement signifiait vraiment que de bonnes choses ! Plus que jamais, Haruto savait qu'il vivait là le bonheur parfait avec Ji Hoon.   

Code by Fremione.


_________________

Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mar 13 Juin - 18:27


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


C’était tellement insolent, d’être si heureux ! Qui leur donnait autant le droit de l’être ? Ji Hoon voulait se donner le droit. Le droit à ce bonheur incroyable, à cet amour fabuleux, que rien ne semblait pouvoir arrêter. Pour toujours, il voulait connaitre ça, sans jamais se lasser, sans jamais laisser la flamme s’éteindre entre eux. Il voulait toujours connaitre cet amour brulant pour toujours, il voulait toujours sentir son cœur rater un battement quand Haruto rentrait dans la pièce, quand il l’embrassait soudainement. Se sentir fondre devant son sourire ou ses déclarations d’amour. Il voulait volontiers toujours tomber un peu plus pour lui et s’autoriser à l’aimer plus fort. Le Coréen s’autorisait à perdre la tête totalement pour lui, rejetant toutes ses convictions, ses craintes et ses doutes pour vivre cette histoire merveilleuse qui prenait forme dans cet appartement, entre ces quatre murs. Chez eux, vraiment chez eux. Leurs deux noms figuraient sur le bail et cette cohabitation avait tout d’un emménagement de couple. Comme si cela pouvait donner encore plus de crédibilité à leur couple. Ji Hoon avait l’impression que ce serait tellement plus compliqué d’être pris sérieusement que s’ils avaient été un couple standard, hétéro et ordinaire.

Mais pour rien au monde il ne voudrait ressembler à un standard. Ils étaient si beaux, comme ça ! Deux hommes, deux meilleurs ami qui se côtoyaient quatre belles années pour finalement réaliser qu’ils étaient tombés amoureux à la seconde même où ils s’étaient rencontrés. Leur histoire était totalement hors du commun et c’était ce qui la rendait aussi forte et unique. Ils n’avaient rien soupçonné, tout s’était fait lentement, tranquillement, petit à petit, les amis étaient devenus des amants et désormais, ils allaient vivre ensemble, dans ce sublime appartement. Rien que tous les deux. Avec leur petit bébé qui ne semblait pas décider à l’aider pour trouver une place pour son panier. Haruto avait raison, dans la chambre, il finira rapidement par grimper sur le lit pour trouver sa place entre ses deux Papas. « On fera comme d’hab. Semblant de le gronder pour finalement le câliner et le laisser. » Ce bichon faisait ce qu’il voulait c’était clairement lui qui commandait sans en avoir l’air. Il faisait semblant de laisser ces humains prendre des directives alors qu’au final, il décidait de ce qu’il voulait faire ou non. C’était terrible, d’être ainsi dirigé par un bichon… Sans même en avoir conscience !

Enfin ! Haruto reconnaissait – plus ou moins – son talent à prononcer des mots japonais. Okonomiyaki. Et il trouvait ca sexy. Il allait devoir apprendre plus de plats japonais encore pour l’aguicher dès qu’ils cuisineront. Son sourire se fit fier, un peu coquin. « Okonomiyaki.~ » Et son regard plongea dans le sien, amusé, ne se retenant pas plus de lui voler un baiser. Il fallait toujours plus lui plaire, l’exciter, même avec un rien. C’était son principal but dans la relation, vraiment. Toujours plaire davantage à son merveilleux compagnon. Compagnon qui semblait également avoir pas mal d’idée coquine qui plaisait beaucoup à Ji Hoon. Quelle torture, que d’avoir dû attendre ces quelques jours après la visite en revoyant tout le potentiel des lieux ! Il était même plus que partant, et voir que Haruto était prêt à vouloir faire plaisir aux voisins lui faisait peur. Non ! Il devait lui faire plaisir à lui. Au moins, il serait en mesure de le lui rendre. Ji Hoon ne pouvait pas supporter une abstention pareille pour des voisins. Non, il préférait se faire ardemment détester. « Partout, partout, partout ! On aurait dû laisser Kimyaki chez mes frères ce soir… » Liang aurait sans doute compris pourquoi, mais son jumeau était assez grand pour comprendre que c’était naturel dans un couple que d’avoir envie de tester les moindre recoin d’un nouveau logement.

« Oui, deux, pourquoi pas ! » Deux gouts différents. Ils pourront se les partager ! Prenant le porc, il commença à chercher de quoi le mariner un peu pour le cuir, posant son regard surprit sur son petit-ami. Un cadeau ? Mais pourquoi ? Il observa la boite face à lui, tentant de réfléchir à ce qu’il avait fait pour mériter un cadeau. Pas que son homme ne lui en faisant jamais spontanément, mais quand même. Avec précaution, il l’ouvrit, riant un peu en voyant qu’il s’agissait de couteau. D’une grande marque reconnue. « Oh ! Mais ça a dû couter super cher ! » La fin du mois allait être douloureuse pour son petit-ami, mais il n’avait pas vraiment le droit de lui dire quoique ce soit sur ça. « Merci beaucoup, mon chéri ! » Ses lèvres se posèrent amoureusement sur les siennes avant de les mordiller. « J’avais toujours voulu en avoir des vrais. » Ils pourront cuisiner encore plus souvent ensemble ! Doucement, il se serra un peu contre lui, ayant déjà hâte de cuisiner tous ces repas avec lui. Chaque jour, chaque soir. Sauf quand ils auront la flemme et dans ce cas, ils commanderont ou iront au restaurant.

Ses sourcils se froncèrent, soulignant sa désapprobation. « Non, j’irai avec toi. » Hors de question de le laisser seul, il voulait que leurs voisins sachent tout de suite qu’il était chasse gardée et que personne n’avoir le droit de songer à lui piquer. Il était à lui. Juste à lui ! Et il devait surveiller Kimyaki aussi. Tout le monde fondait devant ce petit bichon tout mignon, au poil tout doux. Normal. Il était adorable ! Et quelque part, oui, évidemment. Plus qu’eux, c’était leur bichon qui allait manquer aux voisinages qui venaient toujours saluer le petit chien quand ils sortaient avec. Kimyaki profitait de ses bains de foules avec plaisir, bien qu’il restait toujours collé à la jambe de son père le plus proche, pour bien montrer qu’on ne devait pas le kidnapper. Il aimait beaucoup sa famille. Chez les Kamiya-Lee, on était vraiment très famille. Comme lui avec ses frères. Son jumeau, qu’il aurait quand meme aimé voir un peu plus triste de le voir quitter pour de bon l’appartement qu’ils partageaient. Mettant fin à une collocation qui durait depuis bien avant leur naissance. Pourquoi Liang n’y pensait pas ! Mais oui, il devait relativiser. Liang savait qu’ils continueraient à se voir tous les jours. « Oui, mais quand meme. Il aurait pu faire un effort ! » Se montrer triste pour lui faire plaisir ! Son frère ne pensait définitivement pas assez à lui.

Les inviter un soir. Ses lèvres se pincèrent contre son cou, serrant un peu plus son petit-ami dans ses bras. « C’est-à-dire que… » Il se demandait si cela ferait plaisir à Liang. Il connaissait Haruto, mais ils n’avaient jamais dîner réellement ensemble, jamais pu discuter plus que cela. Il faudrait que cela se fasse. Ji Hoon voulait sincèrement que son jumeau et son petit-ami s’entendent. C’était les deux personnes les plus importantes. « Tu sais… Jin Seok sait pas qu’on est ensemble… » Sa voix c’était fait plus douce, comme s’il sentait qu’il était en tort. C’était un peu le cas, il aurait pu lui en parler depuis longtemps. « Il sait pas non plus que j’ai emménagé avec toi. » Il se sentait stupide, quelque part, il avait peur de le décevoir, encore un peu plus. Ce n’était rien de mauvais, il sortait juste avec un homme. Qu’en penserait son jeune frère ? Leur relation était compliquée, il avait l’air de ne pas en avoir grand-chose à faire, sinon, peut-être l’aurait-il remarqué. « Je vais essayer de lui dire bientôt. » Au moment propice. Avant que Haruno ne lui apprenne elle. Ce serait une bonne idée, oui.

A force, c’était presque affolant de voir combien la mère Kamiya se voilait la face. Ce n’était pas comme s’il n’y avait pas eu beaucoup d’indice de puis la première fois qu’il l’avait rencontré, pendant la thèse de Haruto. Au Japon, la collocation n’était pas si courrante en dehors de sharehouse. Surtout pour un psychiatre de vingt-six ans qui gagnait plutôt bien sa vie. « Oui, vraiment génial… » Il pouffa contre son cou avant d’y déposer quelques baisers. Si elle pouvait les voir, là, sans doute arriverait-elle à comprendre. Revenant face à lui, il l’embrassa, songeant sérieusement qu’ils devraient essayer devant les Kamiya. Et sa propre mère ? Il ne savait pas trop, il imaginait qu’elle aurait déjà compris si elle savait. Ou peut-être pas ? « Héré… » Trop compliqué, il fit mine de ne pas le finir par volonté, trop attiré par ses lèvres une fois encore. « On a quand même mis du temps à le voir… Alors que c’était tellement évident. » Pouvaient-ils la blâmer dans ce cas ? Non, sans doute pas. Mais vraiment, Ji Hoon espérait qu’elle l’accepterait. Que leurs familles respectives l’accepteront. « Tout se passera bien… » Même s’il avait vraiment peur de cela, qu’on n’accepte pas leur amour. Ça leur ferait sans doute beaucoup trop de mal.

Prenant le porc, il alla le cuir à la poêle avec un peu de sauce soja, de sake et de mirin. Haruto avait décidé de s’occuper des crevettes. « Bien sûr que j’ai assez de pates ! » Il plissa un peu le nez, joueur, laissant son porc cuir tranquillement alors qu’il prenait un nouveau récipient, séparant sa pate entre les deux saladiers. Il rit un peu et approuva de la tête. Oui, clairement, son homme était devenu bien meilleur. « Avant que je ne passe ce mois chez toi, tu mangeais presque que des onigiris et tu cuisinais jamais. C’était… Terrible ! » Heureusement, Ji Hoon était venu l’éduquer un peu et le forcer à cuisiner plus sainement. Donc, plus de plats coréens ! Son petit-ami avait bien appris. Pendu à ses lèvres à cause de sa phrase en suspens, il s’était totalement stoppé pour le regarder. Ouvrir un restaurant. Le sourire de Ji Hoon s’élargit un peu, prêt à lui confier qu’ils avaient déjà eu cette idée dans le passé, quand son petit-ami annonça la phrase qu’il avait sur la langue. Pouvait-il lire dans son esprit désormais ? Cependant, les termes qu’il utilisait forma une explosion de joie en lui. « Oui ! C’est ce qu’on disait souvent ! » Un rire heureux lui échappa alors qu’il se jetait dans ses bras. Répondant passionnément à son baiser, il le serra plus fort quand il commença à tourner. « On s’était dit qu’un jour, on ouvrirait notre propre restaurant, avec notre propre cuisine ! » Riant toujours, son bonheur soudain encore plus marqué. « Tu te souviens… On en parlait souvent, d’abord pour rire. Je me demande si on devenait pas un peu sérieux… » Serrant Haruto plus fort, il lui vola un baiser avant de doucement se décoller.

« Un jour, on l’ouvrira. » Ji Hoon y tenait sincèrement. Il voulait avoir ce restaurant avec Haruto, mais pas tout de suite, quand ils seront plus vieux. Ça demandait beaucoup de temps et pour le moment, il voulait profiter de sa jeunesse, il voulait voyager, profiter de cette merveilleuse vie avec Haruto. C’était très important ! Leur avenir ensemble l’était tout autant. Ji Hoon savait que ce serait un avenir vraiment merveilleux, malgré ce qu’ils devront sans doute affronter. « Ah, Liang en a parlé à notre mère. Elle réfléchit, savoir si elle vient au Japon ou pas. » Lui, ne savait pas vraiment quoi en penser. Il restait persuadé que le pays ne plairait pas vraiment à leur mère. Et ca le stressait un peu. « Si elle vient ici, je pense qu’il faudra que je lui annonce. Je sais vraiment pas comment elle le prendra. » Comme la question de l’homosexualité ne s’était jamais posé dans la famille, et que ce n’était pas vraiment dans les mœurs Coréennes à ce moment-là. « Ce sera difficile pour mes sœurs. Elles pourront jamais trouver un mec aussi bien. » Eh oui, le jackpot ne tombait qu’un fois. Et c’était pour lui, rien que pour lui, l’homme le plus chanceux de la terre. Haruto était sa perfection et il était fier d’avoir gagné son cœur. De l’avoir rien que pour lui.

Code by Fremione.


_________________



You're my Twenty Four
Nymphadora Tonks ☽ Every day I filled myself with you without room for anything else, My heart already belongs to you All in. You’ve become the center of my day. Hold on hold on. A day passes by like a passing moment or each moment is like a long eternity.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 14 Juin - 0:35


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


« Tu ne crois pas qu'on le gâte trop ? » Quelle question. Quelle idée ! Bien sûr que Kimyaki était un petit chien pourri gâté. Mais ce n'était pas pour autant que le couple allait arrêter de le choyer comme il le méritait. Ce bichon avait le droit à tout l'amour de ses papas, même si ceux-là semblaient parfois l'oublier et se câlinait un peu trop entre eux. Kimyaki les pardonnait, bien évidemment. Parce qu'il était intelligent et comprenait très bien que ces deux-là avaient besoin de se prodiguer de l'affection. Ou peut-être, surtout, parce que ce n'était qu'un chien ? Non. Plus que ça. Leur bébé, et le Japonais refusait de penser autrement. Il avait adopté ce bichon avec Ji Hoon, et s'en voulait encore beaucoup de ne pas l'avoir reconnu en le revoyant après son accident. Une si mignonne boule de poil qui réchauffait son cœur ! « Je vous aime, tous les deux... » N'était-il pas un peu ridicule, que de le dire de façon si ému ? Haruto était réellement devenu trop fleur bleue, c'était incroyable. Y avait-il pire niais que lui, en ville ? Le plus surprenant, c'était qu'il n'en avait pas honte. Qu'importe qu'on le juge, qu'on le traite de cliché gay. Il n'entendait pas les mauvaises langues, perché sur son nuage arc-en-ciel, entouré de bonheur.

De plus, dans leur nouvel appartement, il pouvait bien avoir l'air gay, ce ne serait pas Ji Hoon – ou Kimyaki – que ça dérangerait. Et justement, puisque c'était vrai, Haruto ne s'en privait d'ailleurs pas. Il aimait lancer, l'air de rien, quelques sous-entendus coquins, appuyant le tout d'un regard lubrique, souligné d'un sourire en coin espiègle. Charmer son homme restait un point important et essentiel, dans leur couple. Haruto ne voulait surtout pas prendre ce qu'ils avaient pour acquis. Séduire Ji Hoon était une mission qu'il prenait plaisir à remplir, chaque jour nouveau. A chaque fois, il faisait preuve d'ingéniosité pour lui faire comprendre qu'il avait toujours envie de lui. Ce n'était pas un sentiment qui s'amenuisait avec le temps, au contraire. Comment était-ce possible ? Le Japonais avait l'impression de tomber chaque fois toujours plus amoureux, et son amour devenait à chaque fois plus fort, plus tenace. S'il se disait la veille aimer son petit ami plus que tout, il se surprenait le lendemain à se dire qu'il l'aimait encore plus fort. C'était plein de petites choses qui tendaient à rendre leur amour plus fort encore. Paradoxalement, le quotidien ne les plongeait pas dans une routine dévastatrice. Haruto appréciait de retrouver son petit ami chaque soir, l'attendant toujours plus fébrilement. Peut-être que les aveux récents y étaient pour quelque chose, il ne savait pas trop, ne voulait pas y réfléchir. Tout ce qui importait, c'était que ses sentiments grandissaient chaque matin.

Et chaque soir, il le lui prouvait. Sauf que Ji Hoon était juste un peu plus fort à ce jeu-là. Mordillant sa lèvre inférieure lorsqu'il répéta le nom de la recette, Haruto secoua la tête. Pas croyable ! Pourquoi est-ce que n'importe quel mot compliqué de la langue nipponne devenait sexy dans la bouche de son petit ami ? Ce n'était pas que cet accent un peu trop excitant. C'était aussi la façon dont sa voix devenait chaude, dont ses yeux le regardaient. Les joues du Japonais rosirent de plaisir, mais il devait se contenir. Se pencher sur la recette, voilà qui était mieux ! Après un bisou bien mérité. Bien que le sujet vers lequel dévia la conversation n'était pas moins tendancieux. Leurs anciens voisins penseraient-ils encore à eux ? Haruto était sûr que oui, qu'avec Ji Hoon, ils les aient marqué à vie. Si ça l'embarrassait, ça le faisait tout autant rire. Qu'en serait-il des nouveaux ? Ji Hoon avait raison, ils s'en fichaient. Hors de question de renoncer au sexe juste pour bien se faire voir d'inconnus. Et puis, de toute façon, les murs semblaient épais. Sûrement seraient-ils fixés demain matin, si le regard de la voisine se faisait bas et son visage rouge. Riant à la remarque de son homme, Haruto laissa son regard glisser vers le bichon qui reniflait des cartons. « Il nous en aurait voulu... » Kimyaki était rancunier. Comme l'avait prouvé ce pipi sur son oreiller. « Et puis, l'appartement est grand... Il pourra fuir dans la pièce opposée.~ » Bizarrement – et heureusement – le bichon ne restait jamais près d'eux lorsque l'atmosphère commençait à se réchauffer entre ses papas. Et c'était tant mieux, d'ailleurs.

Partant pour l'okonomiyaki – que Ji Hoon ne devait plus prononcer – Haruto se souvint du cadeau qu'il voulait lui faire. Il paraissait qu'offrir des couteaux n'était pas un bon présage dans certaines circonstances, mais il ne se rappelait plus lesquelles. De toute manière, même bien japonais, il n'était pas vraiment superstitieux. « Je voulais t'offrir quelque chose pour marquer le coup. Et quand je les ai vu, j'ai eu l'intuition que ça te plairait. » Haussant les épaules à la remarque de Ji Hoon, il lui offrit un sourire amoureux. Ce n'était pas important. Haruto se refusait à regarder le prix des choses qu'il souhaitait offrir à son homme. Et l'argent n'était rien à côté du sourire de son homme et de ses baisers. C'était un peu égoïste, mais Haruto aimait voir Ji Hoon heureux, plus encore lorsqu'il savait qu'il contribuait à son bonheur. Parce que ça le rendait heureux, lui aussi. L'important était qu'ils le soient ensemble ! Que tout le monde le sache. Même les voisins. « Tu veux qu'ils sachent qu'on soit ensemble, n'est-ce pas ? » Et c'était là une très bonne idée. « Mais... Et s'ils connaissent ma mère ? » Prenant un air faussement paniqué, le Japonais pouffa avant de l'embrasser. « Je veux que tout le monde sache que tu es à moi. » Promis, Haruto était un fervent défenseur de la liberté individuelle. Néanmoins, eux s'appartenaient mutuellement. C'était un fait. Rien ne pouvait les séparer, même s'il demeurait des personnes auxquelles ils restaient fortement attachés.

Se blottissant contre Ji Hoon après que ce dernier l'ait enlacé, Haruto se colla à son ventre, laissant sa tête reposer contre son épaule. Liang représentait le mieux ces personnes justement citées. Le Japonais étouffa un soupir, sachant qu'il ne pourrait lutter contre cette relation fusionnelle. « Eh bien, tu n'auras qu'à ne pas être triste lorsqu'il t'annoncera son mariage. » Son ton s'était fait un peu plus sarcastique que prévu. Il n'avait rien contre le jumeau de son petit ami. Sauf peut-être le fait que lui pourrait épouser la personne qu'il aimait. Eux ne pourront pas l'inviter à leur mariage, puisque sûrement n'en auraient-ils jamais le droit. Se montrant plus doux, Haruto essaya tout de même de positiver, se surprenant lui-même en proposant des les inviter. Fronçant les sourcils en sentant le trouble de Ji Hoon, il aurait voulu lui faire face, mais ce dernier le serra plus fort contre lui. « ... Tu ne lui as rien dit ? » Un soupir lui échappa, plus désabusé que fâché. Même Haruno était au courant pour eux deux ! « Mais qu'est-ce qu'il s'imagine quand tu es chez moi ? » Soudain, Haruto crut comprendre, et son cœur se serra un peu. Pinçant les lèvres, il puisa dans son amour débordant pour ne pas s'énerver. « Il est assez grand pour comprendre, non ? » Mais comment pouvait-il en vouloir à Ji Hoon de ne pas oser avouer à son petit frère la véritable nature de la relation qu'ils entretenaient ? « Tu lui as parlé de moi, au moins ? » Affichant une petite moue, le Japonais ne voulait plus penser à ce déni héréditaire. Sa mère exagérait clairement, et ça commençait même à l'énerver, qu'elle ne comprenne pas.

Ecartant les bras, il se colla tout contre son homme, après l'avoir amoureusement embrassé, son agacement finalement dissipé. « On doit rattraper tout ça... » Retrouvant son sourire, Haruto laissa sa langue pointer entre ses lèvres, avant de capturer une nouvelle fois les lèvres de Ji Hoon. Oui, tout se passerait bien. Il voulait y croire. Leurs familles ne pouvaient pas gâcher leur histoire. Finissant par accepter de le lâcher, le Japonais se remit au travail, fier de lui. « Et puis la cuisine coréenne est rentrée dans ma vie ! » Son large sourire, il le dédia à Ji Hoon. Cette anecdote sur les onigiris le faisait toujours rire. Après tout, il s'était presque spécialisé là-dedans ! Ses boulettes de riz étaient à tomber par terre. « Ca fait longtemps que je n'en ai plus fait, d'ailleurs... » Quelques jours à peine. Mais ça lui donnait envie de vraiment faire du porte à porte avec un panier plein d'onigiris. Ses pensées naviguèrent simplement ailleurs, alors qu'il parlait, sa voix s'effilochant... Un souvenir lui revenait ! Son cœur se mit à battre plus rapidement, tout son esprit semblait secoué d'une joie immense. Et peut-être le démontra-t-il un peu trop passionnément, embrassant son petit ami, tournant avec lui, éructant de bonheur. « Je veux qu'on ouvre ce restaurant. » Même s'il se décollait de lui, Haruto garda ses mains dans les siennes, comme pour sceller cette promesse. « Je m'en souviens... Et pour tout t'avouer, j'ai toujours été sérieux.  » ce projet lui faisait agréablement palpiter le cœur. Bien sûr, pas tout de suite. D'abord, ils devaient profiter de leur amour, vivre plein de choses ensemble. Et plus tard, quand ils auraient bien vécu, ils poseraient leurs valises.

« Ta mère... ? » Haruto sentit une vague panique se saisir de lui. Déglutissant le plus discrètement possible, il fixa Ji Hoon, tentant de savoir si c'était quelque chose qu'il souhaitait, que Hua vienne emménager au Japon. « Mais, tu crois que ça lui plairait ? » Loin de lui l'envie de passer pour le petit ami qui ne voulait pas que sa belle-mère vienne s'installer non loin d'eux, mais le Japonais pensait à ce que cela sous-entendait – et que Ji Hoon ne tarda pas de mentionner. « Tu ne disais pas qu'elle ne s'était jamais vraiment faite à sa vie en Corée du Sud ? Un nouveau déracinement... » Tendant la main pour lui caresser le bras, Haruto s'approcha de Ji Hoon. Bien évidemment, il resterait à ses côtés. Peut-être que ça l'obligerait à parler à sa propre mère ? « Ma mère pourrait lui exposer sa théorie de notre belle amitié ? » Sa blague tomba un peu à plat. Ce n'était pas drôle. Lui aussi désirait que leurs familles acceptent leur relation. D'autant plus leurs mères, qui les avaient mis au monde et élever. Une mère est dieu aux yeux de son enfant. Bon, Haruto placerait ses citations de films d'horreur une prochaine fois. « On les aidera à l'accepter. » Ils s'aimaient si fort, comment leurs familles pourrait douter de la sincérité de leurs sentiments ? Comment pourraient-ils seulement vouloir les empêcher de s'aimer ? Les renier alors qu'ils ne faisaient rien de mal ? La blague de Ji Hoon fut plus drôle. Haruto en sourit très largement. « Ta mère n'aura pas meilleur gendre, je te le promets. » Il la charmerait pour qu'elle l'adopte.

« Montre moi comment tu fais l'okonomiyaki ! » Appuyé contre le comptoir, il s'approcha de son homme. « Tu sais, ma mère a toujours voulu nous apprendre à cuisiner. Erena est un vrai cordon bleu, et Haruno se débrouille très bien aussi ! Moi par contre... » Il posa son menton sur l'épaule de Ji Hoon. « Tu devrais essayer de l'amadouer avec ta cuisine ! » Haruka trouvait déjà le meilleur ami de son fils si charmant, si en plus il savait cuisiner ! « Bon non... Elle risque de vouloir te marier avec l'une de mes sœurs. » Et ça, il en était hors de question ! « D'ailleurs, est-ce que les tiennes viendraient aussi ? » Se décollant de son petit ami, Haruto se saisit de sa bouteille de bière coréenne, se contentant désormais d'observer comment Ji Hoon s'y prenait. Même si l'idée que la famille de ce dernier emménage à Tokyo l'angoissait un peu, il se disait que ça pourrait aider les jumeaux à s'en sortir. Ou peut-être était-ce au contraire et justement trop dangereux. « Sinon, on pourra toujours leur rendre visite ! » A nouveau. Officiellement en couple. Parce que plus ils avançaient, et plus Haruto souhaitait l'annoncer à leurs familles. Même s'il craignait encore de le dire à sa mère, il se disait que si les Lee était au courant, plus rien ne l'empêcherait de l'avouer à ses parents. C'était un poids qui lui pesait de plus en plus. « Oh ça sent bon ! » Sa main se perdant sur les hanches de son homme, Haruto embrassa Ji Hoon sur la joue. Il penserait à leur coming out plus tard. La faim commençait à se faire ressentir. De plus, il s'était promis ne pas gâcher leur première soirée dans leur appartement à eux avec des pensées angoissantes ou négatives. Juste profiter de leur bonheur, à eux deux. Celui qu'ils méritaient amplement.    

Code by Fremione.

[/color]

_________________

Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 14 Juin - 19:52


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Si Kimyaki était un enfant, il serait celui qui insupporte tous les autres à la récréation. Le mieux habillé, celui avec le plus de jouet, qui va souvent à Disney avec ses parents… Et un petit prétentieux de première qui faisait tout pour se faire aimer des adultes avec sa bouille adorable et aimait un peu trop se faire détester de ses copains. Oui, s’il était humain, c’était exactement comme ça qu’il serait. Et Ji hoon savait que ce serait exactement comme ça qu’il l’aimerait s’il était son fils. Il était trop gâté mais cela ne faisait rien. Le bichon le leur rendait bien en leur offrant autant d’affection et en étant aussi adorable. Il ne regrettait pas de l’avoir adopté, quand bien même cela avait été fait sur un coup de tête, il savait qu’il avait bien fait. Kimyaki était adorable et contribuait chaque jour à leur bonheur. Il ne serait pas complet sans leur petite boule de poil. Leur couple faisait cliché gay, mais à sa grande surprise, il s’en fichait totalement. Il savait que tout ça relevait de bien plus qu’un cliché, qu’une sexualité.

« Moi plus que lui j’espère. » Chuchoter, dans l’espoir que Kimyaki ne l’entende pas. On pouvait noter qu’ils n’étaient toujours pas prêts à admettre que le bichon restait un chien qui entendait mais ne comprenait pas. Enfin ! Il pourrait quand même admettre que ses Papas s’aimaient si fort ! Pas de la même manière qu’ils l’aimaient lui. C’était différent, un amour plus doux, plus pur. Et encore heureux. L’amour qu’il portait à Haruto, il ne pouvait aller qu’au Japonais, comme existant spécialement pour lui. Il en était fou amoureux, et le mot lui semblait si faible ! Il faudrait en inventer un, qui pourrait nommer cet amour si puissant. Mais à quoi bon ? Ils ne seraient que deux à pouvoir l’utiliser. Ji Hoon savait combien c’était unique, il se disait qu’aucun autre ne devait avoir connu ça avant eux. Ils étaient tellement chanceux de s’etre trouvé, de pouvoir vivre tout ça. Tout semblait s’envoler près de Haruto, tout prenait un sens merveilleux. Il était tellement heureux, dans cet appartement. Le leur, finalement. Il s’y sentait déjà merveilleusement bien. Totalement chez lui, plus chez lui que jamais. Leur nouveau nid d’amour.

Nid d’amour, littéralement. Même pour plaire à ses voisins, il refusait solennellement de résister à son désir et à ses pulsions. Haruto l’attirait beaucoup trop, il en serait parfaitement incapable. C’était bien simple, il n’y arrivait pas. Il avait beaucoup trop envie de lui et il se tenait déjà en permanence pour ne pas lui sauter dessus tout le temps. Le matin, le soir et très souvent entre ces deux-là aussi. Il avait tenu soixante-quatre jours et il ne comptait retenter l’expérience contre rien au monde. C’était beaucoup trop difficile et il était certain d’être encore bien plus accro qu’avant désormais. Il aimait beaucoup trop leurs moments tendres, passionnés, charnels… Tous les moments qu’ils passaient ensemble, en réalité. Même quand ils étaient juste couchés paresseusement devant la télévision à juste se câliner sans aller plus loin. Tout lui allait, tant que c’était avec son petit-ami. Cette drôle de famille qu’ils formaient tous les trois, Ji Hoon l’aimait de tout son cœur et il en était fier. Fier d’avoir un compagnon aussi attentionné, intelligent, drôle et passionnant, fier d’avoir un bichon si malin, intelligent et affectueux. La meilleure famille du monde, c’était définitivement la famille Kamiya-Lee.

Ce cadeau lui faisait réellement plaisir. Haruto avait dû y mettre le prix, ça l’inquiétait un peu. Lui qui avait toujours couru après les cadeaux luxueux, il se voyait réfléchir totalement différemment désormais. Il ne voulait pas que Haruto dépense trop pour lui. Contrairement à ses autres relations, le Coréen était parfaitement comblé avec le Japonais sans que ce dernier n’ait besoin de lui offrir quoi que ce soit. « Tu as eu la bonne intuition. » Ce service de couteau lui plaisait réellement. Le Japonais avait visé juste. Il pourrait avoir l’air d’un vrai professionnel quand il cuisinerait. Il pourra aider Haruto à préparer ses onigirs demain. Et l’accompagner chez les voisins pour éviter toute confusion. Ils n’étaient pas colocataires, et ils étaient bien plus que des amis. Donc inutile d’essayer de draguer Haruto. Ses sourcils se froncèrent face à son air prétendument paniqué. Peu importe, s’ils connaissaient sa mère ou non ! Ou était l’importance ? Au moins peut-être qu’elle accepterait de voir l’évidence si cela venait d’une personne extérieure. Souriant en le voyant redevenir plus sérieux, il s’approcha pour lui dérober un baiser. « Et toi, à moi. » Et cela devait rester ainsi pour toujours.

Parler de Liang était délicat. Il était vraiment vexé de ne pas avoir pu avoir son moment dramatique. Il avait fait ce que sa mère n’aurait jamais pensé possible. Il avait un peu lâché son frère pour faire sa propre vie, pour emménager en couple avec quelqu’un. Alors qu’ils étaient tellement collés l’un à l’autre ! Et pas une seule larme ! Non, ça ne pouvait pas aller comme ça, ce n’était pas ça, l’ordre des choses. Il fronca les sourcils à ce qu’osait dire son petit-ami. Hors de question que Liang se mari si lui n’avait pas le droit. Et il n’arrivait pas à imaginer Liang se marier. C’était vraiment bizarre. « Je fais ce que je veux. » Et s’il pouvait le dire d’une voix un peu moins boudeuse. Ce serait tout aussi bien. C’était égoïste, mais même s’il partait vivre sa vie de couple, il avait encore un peu de mal à accepter qu’un jour, Liang en aurait une aussi et qu’il serait moins disponible pour lui. Pour Jin Seok, c’était différent. Ils avaient une relation de frères plus usuelles et il ne s’en formaliserait pas. Et comme ils étaient moins proches, il ne lui avait pas encore dit qu’il sortait avec Haruto. Depuis quasiment un an. Il ne savait pas comment l’aborder. Son frère et lui avaient une relation bien plus compliqué qu’avant. Ils étaient moins proches, Ji Hoon le sentait, et Jin Seok ne semblait pas vraiment concerné par autre chose que lui-même. Dans le meilleur des cas, il n’en aurait juste rien à faire.

« Oui, il est assez grand mais… » Il ne pouvait pas le dire à Haruto. Il était très fier de leur relation, d’eux deux, mais il ne parvenait pas à l’assumer devant son petit frère. Avant, il était un peu comme son modèle, son héros ! Ji Hoon aimait bien la petite admiration que lui vouait son cadet, et il faisait tout pour en avoir encore plus. Avec le temps, bien sûr, tout cela s’était dissipé, mais une partie de lui craignait de briser quelque chose. C’était stupide, il le savait, mais il ne pouvait s’empêcher d’y penser. « Bien sûr que je lui ai parlé de toi ! Je parle souvent de toi. » Ne pas avouer sa vraie relation avec le Japonais ne signifiait pas qu’il omettait son existence. Ji Hoon l’évoquait souvent et Jin Seok le connaissait à force, le voyait déjà comme son futur beau-frère mais pas tout à fait de la bonne façon. « Si j’arrive à passer un peu de temps avec lui, je lui dirai tout. » Et ça le stressait déjà rien que d’y penser. Il ne pouvait même pas en vouloir à Haruto de ne rien dire clairement à sa mère quand lui-même avait si peur de l’avouer à son petit-frère.

S’il avait toujours aimé cuisiner, c’était devenu une véritable passion avec Haruto. Il aimait lui faire gouter de nouveaux plats, souvent coréen ou chinois, ou même un plat avec un peu des deux. Sa mère inventait sa propre cuisine pour faire plaisir à son mari sans renoncer aux plats de sa culture. Un peu comme lui, qui mélangeait parfois des plats coréens avec des saveurs toutes nippones. Il fallait que cela soit adapté à leur couple, après tout. On faisait difficilement plus multiculturel entre eux. Et leur restaurant pourra être à leur image. Un peu de chinois, un peu de coréen, un peu de japonais, le tout avec beaucoup d’amour. Il sourit en l’entendant affirmer qu’il voulait l’ouvrir. Ils avaient été tous les deux sérieux depuis le début. Ils s’y voyaient déjà, cuisinier, découpeur de légumes. Ils seraient vraiment parfaits. Ils auraient le temps de réfléchir au nom plus tard. Pour l’instant, rien ne pressait. « Je te promets qu’un jour on l’aura, Honey. » et comme follement attiré, ses lèvres se posèrent une fois encore vivement sur les siennes.

Evidemment, l’idée de faire venir leur mère et leurs sœurs venaient de Liang. Ce dernier avait raison. Ils avaient été séparé depuis si longtemps et se retrouver ne pourraient que faire du bien à la famille. Pourtant, Ji Hoon se sentait un peu inquiet à cette idée. Il se demandait si ce serait réellement possible et Haruto ne semblait pas vraiment emballé par l’idée. Il avait raison, ce serait un nouveau déracinement pour elle, mais ce ne serait pas si terrible. « Elle est née à Pékin, elle serait peut-être contente de retrouver une grande ville… » Même si Tokyo et le Pékin qu’elle avait connu n’avait plus rien à voir. « Puis, il y a beaucoup de Chinois ici, elle pourrait se faire des amies. À Seokgyo, elle a que mes sœurs, même si elle dit que ça lui convient, elle doit vraiment se sentir seule. Je sais que la mort de mon père est encore difficile pour elle. » C’était pour lui qu’elle avait tout quitté et il l’avait abandonné dans ce pays qui n’était pas vraiment le sien. Elle le lui avait confié de manière détourné en aout dernier, quand il discutait avec elle. Ji Hoon ne put s’empêcher de rire en l’entendant évoquer sa propre mère et il hocha la tête. « Oui, elles auraient surement beaucoup de choses à se dire sur ça. » La belle amitié entre leurs deux fils adorés. Peut-être que sa mère arriverait à comprendre leur relation. Elle pourra toujours relativiser, elle avait encore quatre autres enfants si elle voulait devenir grand-mère d’autre chose que d’un bichon. « Ils finiront tous par accepter. » Il voulait s’en convaincre. S’ils les aimaient vraiment, ils ne devaient souhaiter que leur bonheur. Et Ji Hoon savait qu’il n’était jamais plus heureux qu’avec Haruto. « Pas besoin de me le promettre, j’en suis déjà persuadé ! » Un doux rire quitta ses lèvres songeant que ce serait vrai de tous les coté de la famille. Si Liang finissait avec cette Asuka, il y avait peu de chance qu’elle lui pique la vedette. Pour Haruno aussi, elle était bien trop timide.

Terminant la préparation de la pâte, il incorpora la viande dans l’une et les crevettes dans l’autre, préparant deux grosses casserole sur les plaques de cuissons. « Tu veux vérifier si je les fais dans les règles de l’art japonais ? » Malicieux, il lui tira la langue avant de déposer la pâte dans chaque poêle, posant des tranches de lard par-dessus. Il avait déjà entendu cette histoire d’apprentissage de la cuisine, mais il aimait bien les entendre à nouveau. « Tu te débrouilles très bien aussi maintenant ! » Peut-être qu’il avait besoin d’un autre professeur que sa mère ? Même si Ji Hoon ne lui avait pas réellement appris, ils avaient juste commencé à cuisiner ensemble. Tournant la tete pour déposer ses lèvres sur sa joue alors qu’il reposait sa tete sur son épaule, il répondit : « Tu sais, à noël, tu m’avais préparé un repas super grand ! Y avait pleins de trucs et tout était vraiment trop bon. » Malheureusement, ils n’avaient pas pris assez le temps de tout manger. Ils avaient eu le malheur de commencer à s’aguicher trop vite dans un jeu de rôle digne d’un porno gay. « Tu crois que ça marcherait ? » Il pouvait lui cuisiner tout ce qu’elle voulait, si cela aidait à obtenir ses bonnes grâces. Il pouffa un peu en l’entendant ajouter qu’elle lui proposerait d’épouser une de ses filles. Non, ça, ça ne l’intéressait pas ! « Je sais pas pour mes sœurs, Sooyoung voudrait peut-être faire une année d’étude au Japon. » Enfin, Liang voudrait. « J’aurais dû dire à ta mère que je suis gay, ça aurait peut-être aidé. » Lui dire qu’il avait un petit-ami, en décembre dernier quand elle proposait qu’il sorte avec Haruno.

« Ça nous ferait de jolies vacances à la mer si elles restent à Seokgyo. » Ils pourraient aller batifoler librement sur la petite ile de Jukdo. Mais ils réfléchiront à leurs prochaines vacances plus tard. Si sa mère restait là-bas, il comptait bien aller la voir avec ses frères et Haruto, si possible. Et il trouverait surement désormais le courage de leur avouer qu’ils étaient ensemble. Faisant tourner les okonomiyaki, il se colla ensuite contre son torse, ravi que l’odeur lui plaise. « Ce sera bon. » Profitant des derniers instants de cuisson, il se retourna pour lui faire face, guidant son visage jusqu’au sien pour capturer ses lèvres. « Peu importe comment nos familles le prendront, ça changera rien pour moi. » Il comptait bien rester avec Haruto et continuer à l’aimer. Ça lui briserait le cœur de perdre sa famille, mais s’ils refusaient d’accepter qui il était et la personne qu’il aimait, le choix serait rapidement fait. Frolant doucement son nez, il l’embrassa sur la joue puis à la commissure de ses lèvres. « Je pense que c’est prêt ! » Attrapant les assiettes, il déposa les pancakes dedans, prenant les tubes pour la décoration. D’abord la sauce, puis la mayonnaise, les pétales de bonita et enfin un peu d’algues. « On peut manger ! »

Prenant les assiettes, il les ramena à table avec les baguettes, posant les plats entre eux pour qu’ils puissent piquer dans l’une ou l’autre selon leurs envie. « Itadakimasu~ ! » Ses baguettes coupèrent un morceau de celle au porc mais dirigèrent le morceau vers les lèvres de son petit-ami. « Fais aaaaah ! » Attendant qu’il s’exécute, il éloigna les baguettes pour l'empêcher de manger le morceau, posant vivement ses lèvres sur les siennes quand il fut assez près. « Oups… Pardon, tiens, mange ! » Sagement, il l’approcha de ses lèvres pour qu’il puisse vraiment le manger. « Alors, c’est comment ? C’est bon ? » Il n’attendait pas vraiment le jugement puisqu’il allait gouter celui à la crevette sans attendre. « Hmm ! Oui, c’est vraiment bon ! » Mais qu’ils étaient talentueux. Riant sans vraiment savoir pourquoi, juste parce qu’il était heureux, il approcha une fois encore ses baguettes pour nourrir son homme, lui souriant toujours plus amoureusement. Cette soirée était parfaite, merveilleuse. Ji Hoon profitait avec insolence de la chance qu’il avait. Cette chance inestimable d’etre tombé sur la bonne personne. Sur l’amour de sa vie.


Code by Fremione.


_________________



You're my Twenty Four
Nymphadora Tonks ☽ Every day I filled myself with you without room for anything else, My heart already belongs to you All in. You’ve become the center of my day. Hold on hold on. A day passes by like a passing moment or each moment is like a long eternity.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Jeu 15 Juin - 23:42


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Peut-être ne devait-il pas le dire trop fort, mais Haruto aimait Ji Hoon plus que quiconque. Un amour si passionnel qu'il avait du mal à le mesurer, à lui donner un nom. Etre amoureux de Ji Hoon, ça lui semblait bien peu. Pour cette histoire exceptionnelle, il fallait user d'un vocabulaire imagé. Les mots ne suffisaient pas à décrire ces sentiments qui l'animaient. Il y en avait tant ! C'était grisant, et ça lui donnait envie de l'aimer plus fort encore. Il n'y avait pas de limite, son amour était une galaxie. Un univers à part entière. Un endroit où seuls eux deux comptaient. Et leur petit chien. Leur enfant. Ils ne représentaient pas franchement l'image de la famille nipponne traditionnelle, mais Haruto n'en avait vraiment rien à faire. A ce stade, ça lui était bien égal que des inconnus les toisent, les jugent. Qui étaient-ils pour ça ? Simplement des jaloux. Des envieux qui les maudissaient le soir, en rentrant chez eux et en retrouvant leurs vies mornes et ennuyeuses, leurs partenaires qui ne les aimaient pas, leurs enfants qui ne les respectaient plus. Ji Hoon et lui respiraient le bonheur d'être ensemble, la joie de s'aimer vraiment. Combien d'âmes à Tokyo pouvaient se targuer d'avoir trouver leur sœur ? Haruto pensait inconcevable l'idée que deux autres personnes puissent s'aimer comme eux s'aimaient.

En si fichant des codes, ils avaient réussi à emménager ensemble. Le colocation avait bon dos, et leurs voisins l'apprendraient bientôt. Si Ji Hoon voulait que tous sachent qu'il était à lui, Haruto souhaitait également mettre les choses au clair. Ce beau Coréen, c'était le sien. Le meilleur d'entre tous. S'il devait plonger la main dans la poche arrière de ses pantalons lorsqu'ils se promèneraient, il le ferait. S'ils devaient l'embrasser à pleine bouche dans l'ascenseur, histoire de dissiper tout malentendu, il le ferait aussi.Tout le monde saurait rapidement que Ji Hoon était à lui. Et que lui-même se destinait pour toujours à ce beau Coréen aussi charmant que charismatique. Haruto était réellement heureux d'enfin emménager avec lui. Lui faire un cadeau lui avait paru naturel. Lorsque l'idée avait furtivement fait son chemin, il n'avait plus pu penser à autre chose, complètement obnubilé. Et la réaction de son homme le ravissait absolument. Ça lui donnait envie de le taquiner. N'avait-il pas eu peur au début, que les Coréens qu'ils croisent pouvaient connaître les membres de sa famille ? Etait-ce là son imagination ou un souvenir qui avait tranquillement repris sa place, comme si de rien n'était ?

Leur famille. Les mettre au courant semblait impératif, mais égoïstement, Haruto aimait ce secret qu'ils partageaient avec seulement quelques membres de leur famille respective. Erena et Haruno pour lui, Liang pour Ji Hoon. Connaissant le lien indéfectible qui les unissaient, le Japonais avait du mal à compatir avec la frustration de son petit ami. Son jumeau était simplement moins expressif que lui, moins démonstratif. Ça n'enlevait rien à l'amour qu'il lui portait, et sûrement avait-il ressenti un vif pincement au cœur de voir son frère vivre ailleurs. Avec un autre. Avec son amant. Celui-ci avança la main pour lui caresser le bras. S'il pouvait comprendre que Ji Hoon soit un peu triste et fâché du manque de réaction de Liang, ça le vexait un peu. Pinçant les lèvres, il le fixa un instant, récupérant finalement sa main. « S'il avait pleuré, tu serais resté avec lui. » Loin de lui l'envie de lui faire sa psychanalyse sur les jumeaux trop fusionnels, mais à force, Haruto en ressentait de plus en plus l'envie. Ravalant pour lui son amertume, il se répéta que rien ne viendrait gâcher leur soirée. Pas même l'aveu de son homme, concernant Jin Seok. S'il avait d'abord été un peu peiné, le Japonais savait qu'il ne pouvait pas lui en vouloir. « Tu me rassures ! » Affichant un sourire en coin, Haruto n'avait pu garder son ton moqueur pour lui. Encore heureux qu'il ait parlé de lui à son petit frère ! Un meilleur ami, c'était important. « Et il ne trouve pas ça louche ? » Bien sûr, tout dépendait de ce que Ji Hoon disait quand il parlait de lui. « Mais... Haruno et lui sont amis, non ? » Une légère panique le secoua soudain. Et si sa petite sœur gaffait ?

Néanmoins, Haruto refusait de se monter la tête. Ce soir, c'était repas en amoureux dans leur nouvel appartement. Le leur. S'ils n'avaient pas encore tout mis en place, la cuisine avait été la première pièce dont ils s'étaient occupés. C'était un coin très important, dans une habitation ! Le cœur de la maison, quelque chose comme ça. Il aimait quand ils préparaient ensemble le repas. C'était un moment à la fois mignon et sexy, sans qu'il ne sache vraiment pourquoi. Parce que c'était Ji Hoon, sûrement. Et lui revenait alors en mémoire, presque de manière fulgurante, cette promesse faite il y avait quelques temps. Ce restaurant qu'ils devaient ouvrir... Un doux rêve auquel il s'accrochait avec bonheur. Quand ce serait le cas, peut-être pourraient-ils y inviter leurs familles ? A ce moment-là, Haruto espérait qu'ils aient tous appris à s'apprécier. Que leur couple était accepté de tous. Il le voulait tellement... Si la mère de son petit ami devait emménager à Tokyo, Haruto ferait tout pour se faire aimer d'elle. « Peut-être quand tout se sera calmé ? » Ji Hoon comprendrait le sous-entendu. Lui souriant amoureusement, il lui offrit un baiser tout doux, comme pour le rassurer. Il osa faire une plaisanterie qu'il ne trouva finalement pas drôle, mais un sourire se laissa peindre sur ses lèvres, en entendant le rire de son homme. Il hocha la tête, tout de même inquiet en s'imaginant un dialogue entre les deux femmes. « Oui, et on fêtera ça ici. Ou dans notre restaurant. » Tout dépendait du temps d'acceptation.

En attendant, son ventre lui rappela à quel point il avait faim. Souriant à Ji Hoon, il acquiesça. Il était très important qu'il fasse tout comme il faut ! De son côté, Haruto faisait de son mieux. « Merci ! J'ai eu un bon professeur... » Son sourire se fit taquin. « Hoonie-sensei. » Le terme coréen lui échappait, pas vraiment sûr de connaître son équivalent chinois. Ce repas de Noël restait flou dans son esprit, mais Ji Hoon le lui avait déjà mentionné. Et ses yeux brillaient toujours d'une lueur émue mais aussi érotique, ce qui émoustillait un peu trop le Japonais. « Je tenterai de me surpasser, la prochaine fois que je te préparerai un repas ! » Haruto voulait revivre ce moment dont il ne se souvenait pas vraiment. « Tu tomberas encore plus amoureux de moi ! » Souriant fièrement, il termina ses préparatifs. Sa mère tomberais sûrement sur le charme de Ji Hoon, s'il lui montrait ses talents culinaires. Haruto éclata de rire à sa remarque. « C'est vrai que ça aurait fait avancer certaines choses ! » Mais Haruka aurait bien été capable de demander à son fils de couper les points avec son meilleur ami. Cependant, Haruto savait qu'il en aurait été incapable, parce qu'il ne le souhaitait pas. Sûrement aurait-il au final rompu tout contact avec sa mère.

Les okonomiyaki visiblement presque prêts, Haruto mit la table, souriant en évoquant des vacances possibles à Seokgyo. Il avait hâte de retrouver cet endroit, même si sa mémoire lui en cachait quelques souvenirs y étant liés. Collé contre Ji Hoon, il rêvassait en l'observant finir les préparations. « Pour moi non plus. S'ils me demandaient d'arrêter de te voir, de rompre... » Ses bras serrèrent leur étreinte, ses sourcils se froncèrent. « C'est toi, l'amour de ma vie. » Et il ne comptait pas y renoncer, voilà ce qu'il disait dans son baiser amoureux. Il sourit niaisement aux baisers papillons que Ji Hoon lui offrit ensuite. Un rire clair lui échappa. « Manger ~ ! » S'installant sur un des hauts tabourets devant le comptoir, il laissa son homme les servir. « Itadakimasu ! » Prenant ses baguettes, il huma d'abord le délicieux fumet des assiettes entre eux. Incertain quant à laquelle il allait entamer la première, ce fut Ji Hoon qui décida pour lui. Et alors qu'il prononçait son fameux « aaahh ~ » demandé, Haruto fut surpris par le bisou inopiné de son homme. Portant la main devant sa bouche, il pouffa bêtement, mâchant lentement. Ses yeux s'illuminèrent de bonheur ! « Ah ! C'est trop bon ! » Sa voix grave lâcha quelques exclamations de joie. Il n'exagérait même pas, cet okonomiyaki était divin. Souriant comme un bienheureux, il pencha la tête en avant pour mieux saisir les bouchées que son petit ami lui tendait. Fermant les yeux, le Japonais laissa échapper quelques gémissements approuvant le goût de ce qu'il mangeait. Délicieux !

Ses baguettes coupèrent un petit bout de celui aux crevettes. Les levant délicatement entre eux, Haruto tenta Ji Hoon. « A toi ! » Avançant lentement les baguettes, il les détourna soudainement pour avaler lui-même la bouchée. Riant bêtement, une main devant la bouche, il se pencha pour l'embrasser amoureusement. « C'est vraiment très bon, bravo mon amour. » Maintenant, il le nourrissait à son tour, comme il le fallait. Leurs baguettes qui se croisaient formaient une belle harmonie, alternant tour à tour. Parfois, Haruto faisait une pause pour boire une gorgée de bière. « C'est quand même bizarre que ça se marie mieux avec de la bière coréenne ! » Il fixa sa bouteille, comme si elle pouvait lui expliquer pourquoi. Ses lèvres agrandirent son sourire. « C'est un peu comme nous. » La comparaison le fit rire, et il se remit à manger avec entrain. Ou plutôt, à tendre ses baguettes en direction des lèvres si tentatrices de Ji Hoon. Mais au bout d'un moment, Haruto se sentit plein et préféra glisser vers son petit ami, se collant presque à lui. Sa main caressa lentement son dos, alors que ses baguettes coupèrent une énième bouchée. « Premier repas réussi. ~ » Qu'il glissa dans son oreille, contre laquelle il rit doucement. « J'ai un peu de mal à réaliser, quand même. » Haruto se redressa un peu, posant finalement ses baguettes sur le comptoir. « On en a fait, du chemin ! » Son coude appuyé sur la table, il laissa sa tête reposer sur son poing fermé, alors que son regard sondait Ji Hoon. « Ce Coréen pénible est devenu l'homme de ma vie. » Haruto sourit. « Non... Tu l'as toujours été. Depuis le moment où nos regards se sont croisés. » Sa main se perdit sur la nuque de son homme, qu'il choya doucement. « C'est le magicien qui m'a ensorcelé. » Avec amour, il captura à nouveau ses lèvres. Voilà cinq ans bientôt que Kamiya Haruto vivait sa plus belle histoire. Et elle se nommait Lee Ji Hoon.    

Code by Fremione.


_________________

Always ♒︎ I'll be loving you always, with a love that's true always, when the things you've planned need a helpin' hand, I will understand always, always. Days may not be fair always, that's when I'll be there always, not for just an hour, not for just a day, not for just a year but always© endlesslove.

— I'M MADE IN KOREA —
— I'M MADE IN KOREA —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Sam 17 Juin - 0:16


Your sweet voice is a pretty melody, it puts me over the moon. I feel like I’ve got everything, nobody knows I fall for you more and more.


Un jour, il en parlera à Jin Seok. Très sérieusement, il lui expliquerait. C’était son petit frère, il pouvait bien lui expliquer. Qu’est-ce que cela changerait réellement pour lui ? Pas grand-chose sans doute. Il s’en ficherait totalement, ou ne comprendrait pas. Ji Hoon avait l’impression de ne plus vraiment connaître son petit frère avec ces années perdues. Il savait bien que six ans, c’était beaucoup, surtout pour un adolescent. La dernière fois qu’il l’avait vu avant de le recevoir à Tokyo, Jin Seok n’avait que douze ou treize ans, il n’était pas sûr. C’était encore un enfant, il était si jeune ! Et voilà qu’il était déjà presque un homme. Ji Hoon s’en voulait vraiment d’avoir manqué ces années importantes et difficiles, même s’il savait qu’il n’avait pas le choix. Cependant, son petit frère restait important pour lui, extrêmement important. De ce fait, c’était important qu’il sache, qu’il lui dise qu’il avait changé, qu’il n’était pas ce même coureur, qu’il avait oublié ces femmes depuis longtemps et qu’il était tombé amoureux. D’un homme, certes. Mais il l’aimait sincèrement, et il savait qu’il voulait faire sa vie avec lui. C’était important qu’il le sache, de lui dire. Peut-être que ça ne représenterait rien pour son frère, mais pour lui, ça comptait beaucoup.

Si Liang avait pleuré, il aurait été fort et serait parti quand même. Bon, pas tout de suite. Quelques jours plus tard. Mais voilà, il serait parti. Il fronça un peu les sourcils, affichant son mécontentement. Haruto ne comprenait pas. Il n’avait pas de jumeau, il ne pouvait pas savoir ce que ça faisait. Ce n’était pas comparable à sa relation avec ses sœurs. Liang n’était vraiment pas assez démonstratif, c’était frustrant. Ou il s’en fichait totalement ? Non, Ji Hoon préférait se dire qu’il n’était pas démonstratif. Pinçant ses lèvres à la question de son petit-ami, il haussa les épaules. Jin Seok ne réagissait pas vraiment. Il devait s’en foutre. Pourquoi ses frères en avaient à ce point rien à faire de lui ? Ça le blessait un peu. « Je pense que pour lui, ça doit pas être possible que je… Puisse sortir avec… Un homme ? » Si même pour lui c’était encore difficile à admettre, il ne pouvait pas vraiment blâmer son frère. Haruno. Son prénom provoqua un léger rire nerveux chez le Coréen qui se rappelait le cheminement par lequel il avait appris la mort de son père. Bien sûr. Haruno. Elle le savait. Et si elle le lui disait ? Il ne pouvait pas l’apprendre par une autre personne ! Ji Hoon voulait pouvoir lui expliquer lui-même, c’était vraiment important.

Mais ce soir, il ne devait pas s’inquiéter pour tout ça. Juste se concentrer sur eux, sur leur petite vie de couple qui prenait forme plus que jamais. Ce soir, ils devaient juste être heureux. Rien de plus, rien de moins, c’était très bien ainsi. Ji Hoon voulait profiter de ce nouvel appartement, de cette nouvelle vie qui commençait. Sa mère avait déjà apprécié le beau Japonais lors de leur visite à Seokgyo, il était certain que si elle emménageait à Tokyo, elle ne l’aimerait que davantage. Le Coréen savait la chance qu’il avait de l’avoir dans sa vie, il savait que ce n’était pas vraiment difficile d’aimer Haruto. Il fera tout pour qu’elle lui laisse sa chance, pour qu’elle apprenne à le connaître malgré la barrière de la langue, malgré les aprioris qu’elle pourrait avoir sur leur relation. Il voulait qu’elle comprenne que c’était cet homme qui le rendait heureux, grâce à lui qu’il était aussi épanoui aujourd’hui. Qu’il était devenu une meilleure personne. Sa mère devait réellement prendre conscience de tout ça. « Peut-être… » Il sourit, pas vraiment convaincu. Il avait l’impression que ça allait juste empirer, mais il devait rester optimiste. Quoiqu’il arrive. « Tu imagines ? Toute notre famille, ici… Faudrait acheter plus de table et de chaise… Mais ce serait vraiment… » Le vocabulaire japonais lui manquait. « Shinkihada ! » Génial, merveilleux, fabuleux. Il se disait que Haruto comprendrait peut-être. « Vraiment super, super… Bien. » Il rit un peu, trop rêveur et optimiste, sans doute.

Le Coréen ne savait pas s’il faisait un bon professeur, mais le compliment lui fit plaisir et il sourit à son élève, un peu émoustillé qu’il l’appelle « Sensei ». Si lui-même commençait à l’appeler à être aguiché par des mots japonais, ils ne s’en sortiraient jamais. Ce repas de noël avait été parfait. La soirée avait eu quelque chose de vraiment magique, sans que Ji Hoon ne puisse mettre de mot dessus. Ça avait juste été terriblement romantique, Haruto avait été incroyable. Le plus mignon et adorable petit-ami qui puisse exister sur terre. Tout avait été parfait, aussi bien le repas, que tout ce qui avait suivi. Ça l’excitait un peu trop d’y penser alors il tentait d’éviter de penser à certains détails. « Encore plus amoureux ? Mais tu veux me tuer… » Et il acceptait volontiers de mourir comme ça. c’était vraiment une jolie mort. « J’ai hâte que tu cuisines à nouveau pour moi, jagiya ♥ »

La rencontre inopinée avec la mère de Haruto lors de leur shopping de noël avait été assez compliqué. Elle voulait tellement qu’il ait une femme, des enfants. Forcément, Ji Hoon s’était senti mal à l’aise. De se dire qu’à cause de lui, elle n’aurait pas tout ça. Et si son Japonais réalisait tout ce qu’il perdait ? Qu’avec Ji Hoon, il n’aurait jamais accès à tout ça. Et si ça lui pesait ? Haruto aimait les enfants, il ferait un père formidable. Le meilleur qui puisse exister. Un espoir infime restait en Ji Hoon. Il savait qu’au Japon, deux hommes avaient pu adopter un enfant. Alors eux aussi, un jour, peut-être. Finalisant les okonomiyaki, toujours collé à son homme, il mordilla légèrement sa lèvre. Doucement, il se retournant, déposant un vif baiser sur ses lèvres. « Mais il y a aucune raison pour qu’ils nous demandent ça, non ? On s’en fait pour rien. » Il lui sourit, l’embrassant encore, un peu plus longuement. Il ne voulait pas penser à tout ça. Parce qu’il savait que ce n’était pas si impossible. Qu’au contraire, l’option n’était pas à négliger. Mais ce soir, Ji Hoon voulait l’illusion d’un monde parfait, où tout allait et irait bien. Où ils étaient heureux, tout simplement.

Manger était une bonne solution. Jouer un peu avec Haruto d’abord avant de le nourrir. Que Haruto joue avec lui. Ce qui était moins drôle surtout quand il ne lui donnait pas ce qu’il méritait. Il n’aimait pas quand il lui faisait ça. « Nourris-moi ! » bougonna-t-il, sourcils froncés, sa main frappant contre sa cuisse. Il avait faim. Il n’avait pas le droit de lui faire ça. Ravi qu’il accède à sa requête, il mangea à son tour. « Et gémis pas comme ça… Tu vas me rendre jaloux de l’okonomiyaki. » Sa langue glissa sur sa lèvre et il sourit en coin. Ça l’excitait clairement de l’entendre faire ces petits bruits. Il n’allait pas le laisser finir s’il continuait. Il ne pourrait pas. Ce serait clairement au-dessus de ses forces. « Pour de vrai ? » Rien ne pourrait lui faire plaisir que les compliments de son homme. Ça lui donnait envie de s’améliorer encore pour que Haruto aime toujours plus. C’était aussi une jolie manière de le charmer. Prenant une gorgée de bière, il rit à ce que son petit-ami relevait. Il avait raison, ça se mariait plutôt bien. « Un peu comme nous ? C’est une demande en mariage détourné ? Je voyais ça de façon plus érotique ! » Ses yeux se plissèrent en fixant Haruto. « Romantique ! » Il avait déjà fait l’erreur, à force, il devrait savoir quand même !

Ses bras s’enroulèrent naturellement autour de lui quand il s’approcha, souriant fièrement quand il annonça que le premier repas était réussi. Son corps fut parcouru d’un frisson en le sentant rire contre son oreille. Tout ce chemin, il en était fier. Ils s’étaient toujours relevés, après chaque coup dur, après chaque mauvais moment. Ils devenaient toujours plus fort, plus soudés. Plus amoureux aussi. Il prit un air mécontent quand il le qualifia de « ce Coréen pénible », frappant un peu son torse. « C’était toi qui étais pénible. Et trop coincé ! » Un Japonais ennuyeux, trop coincé et parfois méchant. Mais ça avait du plaire à Ji Hoon, ça faisait shojo. Décoincer l’autre personne, tout ça. « Même avant notre rencontre. C’était écrit, tu sais. » Ji Hoon y croyait. Il y croyait vraiment, maintenant qu’il le vivait. Et s’il avait ensorcelé, il ne le regrettait absolument pas. « Je ferai tout pour que le charme soit jamais rompu. » Sa langue pointa entre ses lèvres avant qu’il ne se lève, venant se blottir tout contre Haruto. Il répondit amoureusement à son baiser, se collant un peu plus à lui encore.

« On débarrasse ? » Cependant, il ne semblait pas motivé à le lâcher. Il était trop bien contre Haruto et décida même de se serrer un peu plus à lui. Il était bien, là. Très bien, même. Pourquoi s’éloigner ? Ses lèvres papillonnèrent contre son cou, le mordillant légèrement alors que ses mains glissèrent pour venir empoigner ses fesses. « Ou on peut le faire plus tard ? » Il lui sourit, parfaitement innocent alors que ses lèvres prenaient parties d’embrasser les siennes. Même après tout ce temps, il ne se lassait pas de l’embrasser. Il ne se lassait pas de ses mains sur son corps, il ne se lassait pas de son cœur qui s’envolait près de cet homme qui lui faisait perdre la tête. Reculant sans le lâcher, il le fit tomber sur le canapé plus loin, retournant l’embrasser aussitôt. « Il est comment ? » Ils n’avaient pas eu l’occasion de tester le canapé jusque là. Il fallait un début à tout. « Confortable ? » Ses lèvres revinrent capturer les siennes, plus sensuellement, progressivement plus passionnée. Il laissa, l’air de rien, ses mains glisser contre son torse, caressant sa peau nue sous son vêtement. Il était vraiment divin. Sa langue vint tendrement rencontrer les siennes, se faisant rapidement plus dominatrice. « Toi, t’es vraiment confortable. » Il aimait bien être au-dessus de lui, mais on l’avait sans doute compris. Ses lèvres semèrent des baisers sur son nez, sa joue, le long de sa mâchoire jusqu’à son oreille. « Ti amo, amore. » En Espagnole, il ne l’avait encore jamais dit ! Enfin, espagnol, ou portugais, il ne savais pas. Il voulait pouvoir le lui dire dans toutes les langues possibles, de toute les façons possibles, pour que jamais Haruto n’oublie. Pour que jamais il n’oublie qu’il était le grand amour de sa vie, de toute son existence. De toutes ses existences.


Code by Fremione.


_________________



You're my Twenty Four
Nymphadora Tonks ☽ Every day I filled myself with you without room for anything else, My heart already belongs to you All in. You’ve become the center of my day. Hold on hold on. A day passes by like a passing moment or each moment is like a long eternity.
 
the two of us, just me and you + ♡ HAROON ♡
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
E. Entertainment :: Wonderful Tokyo :: Shinjuku-