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 This is a hold up ! Give me the candy ft. SHIGESAE

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     Dim 18 Juin - 13:51
This is a hold up! Give me the candy!
SHIGESAE


Son retour au japon était plus difficile que prévu, définitivement. Sae avait anticipé faire des petits boulots un certain temps, chercher une agence et, qui sait, replonger dans l’univers du mannequinat graduellement pour gagner sa vie. Le problème, avec ce plan, c’est qu’il ne prenait pas en considération les crises d’angoisses qu’elle faisait dès qu’elle se retrouvait devant l’objectif – elle préférait nettement être celle qui volait les clichés – et la panique sourde qui grondait en elle à l’idée de retourner dans cet univers qui lui avait brûlé les ailes. Ok. Elle ne pouvait pas s’en tenir au plan pour l’instant, rien de grave, après tout, Kiritani n’était pas du genre à se laisser abattre, des plans, elle en avait à l’infinie. C’était probablement sa plus grande qualité, de ne pas se laisser démolir, de ne pas accepter tout bonnement l’échec, non, elle trouvait toujours une ingénieuse solution pour se sortir de la merde et repousser les soucis à plus tard. Sauf cette fois. Cette fois,  elle était réellement au pied du mur. Son boulot de paparazzi était aussi payant qu’instable. Elle pouvait prendre un cliché qui vaudrait trois mois de loyer et ne plus s’en faire, ou elle pouvait, comme dernièrement, attendre qu’une vedette fasse un truc stupide pour pouvoir faire son épicerie…. Depuis de semaines. Franchement, elle avait atteint le bout du rouleau. Le loyer était dû dans trois jours, le frigo était vide, et elle doutait que Joon Ha voit d’un bon œil qu’elle fasse couper l’électricité.

… Et il était hors de question qu’elle supplie Maiko ou Mirai pour des bouts de pains, elle pouvait s’en sortir… Le hic, dans cette histoire, c’est que quand elle contemplait les perspectives de carrière qu’elle pouvait se permettre avec son niveau d’étude, son expérience pratique, et ses nerfs à vif, il ne restait pas grand-chose. En fait, franchement, ce jour-là, elle hésitait entre vendre du sang, mettre un rein aux enchères et devenir mère porteuse. Naoto la tuerait si elle optait pour l’option 3, il ne faisait aucun doute. Elle était vraiment à court de solutions. En prime, avec l’été, tous les petits boulots étaient pris par des étudiants et elle ne pouvait que les maudire de demander moins cher qu’elle! Ok… quoi faire? Un plan D, elle en avait bien un, en toute franchise, elle entendait encore les paroles de son amie Hotaru, prononcées pour une énième fois la veille : « Ne sois pas bête, si tu veux un boulot, demande à Shigeru !! » mais quelque chose la bloquait. Elle dirait de but en blanc, que le journal médiocre à potion pour lequel il se donnait corps et âme était la raison d’une telle réticence, ça lui ferait bonne réputation, mais la vérité était toute autre.

Shigeru, c’était un peu comme le grand frère qu’elle n’avait pas eu, c’était celui qui réussissait dans tout ce qu’il entreprenait, c’était  le type qui bossait comme un déchainé au point où elle se demandait sérieusement s’il n’était pas marié à sa machine d’impression. Et si elle allait ramper à sa porte, supplier pour un boulot… est-ce qu’il serait déçu qu’elle ait tant de soucis? Est-ce qu’il se paierait sa tête ou la prendrait en pitié? Sae n’avait pas spécialement envie de le savoir, elle n’aimait pas se montrer vulnérable, elle voulait être forte, wonderwoman, et ne jamais demander l’aide de personne. Sauf que bon, de ses trois autres plans de carrière, elle pouvait déjà entendre les hurlements de Mirai et les promesses de l’enfermer dans un placard pour ne serait-ce qu’avoir considéré vendre un organe. Elle était au pied du mur et décevoir Shigeru lui semblait préférable à inquiéter Mirai. Surtout par les temps présents, il allait connaître la gloire bientôt, elle le savait, elle y croyait. Elle ne serait pas le boulet à son pied!

Comme quoi, elle avait encore beaucoup à apprendre sur l’art du dialogue. Soupirant, elle avait attrapé son sac et s’était dirigé vers le journal du côté obscure de la force, espérant y trouver le rédacteur en chef et décrocher un boulot sans avoir à retirer ses fringues. Oui, l’univers du mannequinat l’avait profondément secouée. Lorsqu’elle arriva devant les locaux, son cœur battait à tout rompre. Ça y était, le tout pour le tout, la seule issue. Et s’il disait non? Combien elle pourrait avoir pour un rein? Notre demoiselle avait soupiré une nouvelle fois puis, elle avait franchi les portes de l’édifice en réunissant tout son courage. Arrivée dans les locaux du journal, elle s’était plantée devant la réceptionniste et, de son plus beau sourire laissant croire qu’elle était une innocente brebis  - haha – elle avait demandé, d’une voix un brin hésitante. « Bonjour! Je viens voir Shi--------------- Mr. Tanizaki » c’était elle reprit, en tentant de la jouer professionnel, une qualificatif qui lui allait si mal.

Notre peste était demeurée immobile, tout sourire, alors que l’employée la dévisageait de la tête aux pieds en haussant un sourcil. Ça devait être rare qu’une femme venait voir le grand patron? Qui sait. Elle s’en fichait pas mal à l’heure qu’il était, elle n’avait qu’une préoccupation : son estomac qui gronde. Et pourtant, seul un nageur pouvait comprendre le danger de la laisser mourir de faim. Finalement, son ‘’hôte’’ sembla conclure qu’elle était inoffensive lorsqu’elle lui expliqua que Mr. Tanizaki était absent pour le moment mais qu’il devrait revenir d’un instant à l’autre. Elle osa même lui pointer le bureau au bout du couloir, celui avec des chaises juste à l’extérieur, pour les gens en attente, et lui demandé d’aller patienter là-bas. … Attendre? Était-ce un mot que Sae connaissait?

N’écoutant que son courage – et un peu son agacement, elle c’était dirigée vers ledit bureau d’un pas décidé, observant autour d’elle cet endroit qui étrangement, lui plaisait bien. Wow, Sae qui écoute les consignes… La bonne blague!  Arrivée devant la porte, son regard passa de la chaise à la porte puis, aux alentours. Personne ne faisait attention à elle. Et son estomac. D’une main, elle tenta de faire taire la bête alors qu’elle refusait une consigne et pénétrait dans le bureau de Shigeru. L’heure était grave. Ses iris sombres eurent tôt fait de repérer le bureau et, comme si c’était parfaitement normal, elle était allée s’y assoir, ouvrant d’un coup les tiroirs et priant qu’il serait aussi prévenant sur son lieu de travail qu’au domicile familial. BINGO. Un sourire éclaira ses traits alors qu’elle découvrait non seulement des bonbons, mais du chocolat! DU CHOCOLAT. Et… il n’était pas là… non. Raison pour laquelle, tel un écureuil, elle se mit à lui piquer ses friandises vitesse grand V. Il ne serait pas fâché… non? Bah… elle aurait tout l’embarras de le savoir parce qu’alors qu’elle était assise sur sa chaise, une poignée de jujubes dans la bouche, le propriétaire des lieux venait d’apparaître dans le cadre de porte. Super comme première impression Sae. Vraiment super.

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     Dim 18 Juin - 15:44
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Shigeru avait passé une partie de la nuit debout. Il avait trouvé un lien entre une idol et ce que le monde de l’idoling devait considérer comme un simple paysan, et il était hors de question qu’il laisse filer pareille opportunité. Non seulement il n’avait pas eu besoin de pirater quoique ce soit – tout était bien exposé sur les réseaux sociaux, mais l’article s’était pratiquement écrit tout seul. Unique problème : lorsqu’il avait terminé, il avait commencé à voir certains de ses employés se pointer le bout du nez. Oh. Il avait passé TOUTE la nuit debout. Grosse différence…. Pour le commun des mortels. Il pourrait bien crasher un dodo de douze heures une fois sa journée terminée. C’était jour de remise d’articles pour Noise Press et il allait avoir de quoi s’occuper amplement avec toute la lecture qui l’attendait. Rédacteur en chef dans un aussi petit journal signifiait aussi qu’il était le réviseur attitré.

Avant de se taper tout ce boulot, mieux valait aller se chercher un café, peut-être deux. Manger ne serait pas une mauvaise idée non plus mais sa priorité était son café. Quittant son bureau, il avait salué les quelques personnes qu’il avait croisés, fait un signe rapide à la réceptionniste pour lui signifier qu’il sortait – elle n’avait pas à savoir où – et se dirigea vers le Starbucks. Dès qu’il avait mis les pieds à l’intérieur son être chantait les louanges d’un bon café. Optant pour le plus grand format de son mélange préféré, il commanda aussi un frappuccino au caramel qu’il avait l’intention de mettre dans son mini-frigo dans son bureau. Il n’aurait pas à sortir de nouveau. Choisissant finalement un sandwich déjeuner – merveille américaine aux yeux de tout workaholic pressé – il prit son délicieux butin et pris le chemin vers le bureau de nouveau.

Lorsqu’il regagna les lieux, il vit instantanément que la réceptionniste passait proche de mourir du cœur. Bon, que c’était-il passé en son absence? N’ayant même pas eu le temps de poser la question, il eut réponse : Une dame était venu le voir et elle avait été indiquée d’aller prendre place aux chaises d’attente hors de son bureau. Rien d’alarmant, non? Enfin, autre que le fait que la réceptionniste n’avait pas été foutu de demander le nom de la personne qui voulait le voir. Et si c’était une directrice d’agence, hein? Il n’aurait pas l’opportunité d’appeler leur équipe d’avocats. Bon, enfin, Noise Press se tenait quand même tranquille… pour le moment. Son prochain article ferait toute la différence.

Alors qu’il se rendait vers son bureau, il constata bien rapidement qu’il n’y avait personne qui l’attendait. Là, c’était bizarre. Peut-être que la visiteuse avait rencontré une connaissance? Peut-être était-elle allée aux toilettes? Enfin bon, ça lui donnerait le temps de mettre son frappuccino au frigidaire et de manger quelques bouchées du sandwich-déjeuner avant qu’il soit froid. Poussant la porte de son bureau d’un léger coup de pied… il aurait bien aimé dire qu’il n’avait pas sursauté, mais comment faire autrement quand on ne s’attend pas DU TOUT à voir quelqu’un assis à votre place. Heureusement, il connaissait la personne.

« Kiritani Sae, que fais-tu ici? » ‘Ici’ signifiait très exactement ‘Dans ma chaise, en train de te goinfrer dans ma réserve de sucre’ Voulant se libérer les mains, il fila vers son mini-frigo et y plaça son frappuccino bien en sécurité pour s’éviter qu’il tourne en eau. Puis, s’appuyant sur le petit électroménager, il déposa son sac-repas à côté de lui et croisa les bras non sans avoir pris une gorgée de café au préalable, attendant clairement une réponse de celle qui avait temporairement élu domicile à son emplacement à lui. Temporairement.

« Quand Hotaru-chan m’a dit que tu viendrais, je ne pensais pas te trouver dans ma chaise. »


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