[flashback]Destiny or bad luck ?

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     Mer 21 Juin - 19:26
Destiny or bad luck ?
Hiromu & Airi

Lorsque le réveil sonna, la japonaise n'étira pas son bras hors du lit pour taper frénétiquement dessus comme bien des personnes pressées de ne plus entendre ce bruit assourdissant le faisaient chaque matin. Au contraire, ses deux oreilles de musicienne se concentrèrent sur la mélodie. Frühlingssymphonie ou dans notre langue, la première symphonie de Schumann, surnommée le printemps. Emportée par la musique, les gestes de Airi se faisaient en accord avec elle, à présent qu'elle était sortie de son lit. Parfois, elle s'arrêtait pour mimer les parties de piano qu'elle connaissait par cœur et affectionnait. Ce petit rituel permettait également qu'elle soit prête plutôt vite, trente minutes, c'était rapide pour une femme. Son chat avait l'habitude de tout son bazar, il la regardait avec des yeux appréciateurs, s'autorisait parfois à passer non loin de ses jambes comme s'ils dansaient. Au plus grand plaisir de sa propriétaire complètement dingue de son félin. Lorsque la musique cessa, elle jeta un dernier regard dans son miroir, déposa un baiser sur la tête du bien nommé Pavarotti et rejoignit les autres membres pour une nouvelle journée de travail.

Journée qui ne manquait pas d'activités, comme toujours. Le succès ne tombait pas du ciel après tout. Heureusement, elle avait amené des réserves de nourriture à grignoter durant les rares pauses qu'elles avaient. La blonde n'était pas prête de se laisser abattre, surtout qu'elle ne voulait pas entendre parler de régime. Elle était toute fine, pas de risque pour qu'elle devienne obèse du jour au lendemain. De retour dans la capitale, elle était installée tout à l'arrière du véhicule de l'agence conduit par leur manager. Ses yeux fixaient à travers la vitre les passants, en se demandant  quelle genre de vie ils pouvaient bien avoir, s'ils étaient heureux, etc.. Bien qu'elle finit par s'assoupir au bout d'un moment. A moitié cassée à cause de sa position, elle ne fut pas mécontente de sortir de l'habitacle et s'étira pendant de longues secondes dans tous les sens. Au moins, durant ses journées chargées, son cerveau n'avait pas trop l'occasion de ressasser le passé. Il le faisait bien assez tout seul d'habitude. Elle entendit les membres annoncer qu'elles partaient faire quelque chose dont elle ne comprit pas le contenu, elle se contenta donc de leur faire bye-bye et de retourner dans sa chambre.

Une fois dans le dortoir, Airi remarqua tout de suite que la porte de sa chambre était ouverte. Ne me  dites pas que… Commença-t-elle à penser très fort. Abandonnant son sac dans l'entrée, elle se précipita dans la pièce et constata que si, son chat s'était bien enfui. Maudit Pavarotti à faire des caprices de diva et à être un peu trop doué pour ouvrir les portes. Paniquée, elle chercha d'abord dans tout le dortoir, pas de traces, rien qu'une fenêtre laissée ouverte. Elle leur avait pourtant dit qu'il fallait tout fermer quand elles n'étaient pas présentes. Un peu agacée, elle se précipita dans les couloirs à la recherche du maudit félin qui ne perdait rien pour attendre quand elle mettrait la main dessus. Enfin, elle disait ça, mais, en réalité, elle serait surtout soulagée de le retrouver. Pauvre Pavarotti tout seul, perdu. C'était la seconde fois qu'il réussissait son coup, elle alla en premier là où elle l'avait retrouvé. Hélas, pas de boule de poils en vue. Lorsqu'il n'y avait personne autour, elle tentait de l'appeler. Sans succès. Cela ne faisait que renforcer son inquiétude…

Plus les minutes passaient et plus elle avait chaud à chercher dans les moindres recoins. La blonde finit par apercevoir un homme, qui devait être dans ses âges, un géant pour ne pas changer dans cette agence. Elle s'était faite une raison d'être la naine du coin, mais ça ne l'empêchait de grogner parfois pour la forme. Comme elle devait aller dans le sens contraire, elle se préparait à le saluer rapidement comme le veut la politesse. Elle n'avait jamais jamais vu son visage, même si, plus elle approchait, moins elle pouvait nier qu'il était beau. Peut-être un peu trop. Ce n'était pas fréquent le hâlé sur la peau d'un japonais, mais ça lui donnait encore plus de charme. Enfin, elle se reprit dans sa tête, ce n'était pas le moment de baver sur un homme, plutôt celui de retrouver son chat. Quand il fut non loin d'elle, elle s'inclina puis commença à reprendre sa route. Mais ses pieds, ses pantoufles, le plancher, ou bien les trois, s'étaient liés contre elle  la faisant tomber de tout son long sur le sol. Au vent sur ses fesses, elle pouvait deviner sans avoir besoin de regarder que sa robe était remontée bien trop haut et dévoilait à présent son tanga noir.  Heureusement qu'elle n'était pas du genre pudique ou bien trop fière, sinon elle l'aurait très mal vécue. « Je crois que je peux dire, sans me lancer des fleurs, que dans le domaine des entrées remarquables, j'excelle. » Finit-elle par dire. S'appuyant sur ses bras, elle commença par remettre sa robe à un endroit décent. Mais elle finit par ne pas pouvoir se retenir de pouffer de rire, pour ensuite enchaîner dans un début de fou-rire qu'elle ne cherchait pas réellement à contrôler, ce qui ne l'aidait pas à se relever...
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     Mar 27 Juin - 0:07
Destiny or bad luck ?
Airi & Hiromu

Il allait devenir une superstar. Du moins, ça, c'était ce qu'il se disait officieusement. Officiellement, on le collait à l'essai dans une nouvelle émission de dating, et il avait clairement compris que si c'était un flop, la faute lui incomberait. A lui, mais aussi à Ana. Tous les deux devaient tout faire pour que ce soit un succès. Les têtes planchaient encore pour un titre accrocheur. Secret of love, So I married an antifan (non une minute, ce n'était pas le titre d'un bouquin ou il ne savait pas quoi ?) ou encore Mariages ! voilà des titres qui circulaient. Hiromu les trouvait tous un peu ridicules. Bon, de toute manière, ce serait quelque chose du genre, qui sonnait bien pour plaire à une audience ciblée. Les femmes, surtout. Les mères aux foyers qui avaient épousé un salaryman lambda et qui rêvait de se retrouver à la place des protagonistes. Hiromu avait envie de leur expliquer que presque tout serait scrupuleusement encadré, voire scénarisé. C'était un peu triste, mais pour vendre du rêve, il fallait tout de même le manufacturer.

Hiromu commençait à connaître les couloirs de l'agence. Et certains employés le reconnaissaient lui. Le coach Sakuta, repéré dans la rue ! Bon, pas tout à fait. Sa petite notoriété de love coach l'avait précédé. L'été dernier, il avait assisté au mariage d'un ancien client à lui. Et ce n'était que le premier d'une longue série, deux filles qu'il avait aidé l'avaient appelé pour leur annoncer leurs fiançailles, et un quinquagénaire comptait se marier une seconde fois, alors qu'il avait perdu tout espoir de retrouver l'amour après le décès de sa première épouse, quinze ans plus tôt. Si ce n'était pas beau ! Non, franchement, il était doué. Et beau, par-dessus le marché. Hiromu se demandait sincèrement pourquoi on ne l'avait pas approché plus tôt.

Son ventre gargouilla, il était encore tôt. En avance sur l'heure du rendez-vous qui l'avait fait se déplacer jusqu'aux locaux de E. Ent, le love coach décida de se rendre à la cafétéria, à la recherche d'un distributeur de café. Il achèterait quelque chose à grignoter au passage. Quelque chose lui effleura le mollet, et il poussa un cri que personne n'entendit, heureusement. Un chat ? Qui laissait courir un matou dans les couloirs d'une agence au label grandissant ? Ce n'était pas sérieux. Hiromu se demanda s'il allait en parler. Non. Allez. De toute façon, il avait trop faim pour chercher un responsable ou il ne savait trop quoi. Mais si c'était le minou adoré de sa majesté Mariko ? Le gentil Sakuta deviendrait le chouchou de la dame et obtiendrait peut-être une augmentation de salaire ! Cependant, le chat ne lui laissa pas l'occasion d'y réfléchir, disparaissant à l'angle du couloir. Haussant les épaules, Hiromu continua son chemin, trop affamé pour poursuivre le félin.

Les mains dans les poches de son blouson, il avançait vers la cafétéria, quand une sublime créature apparut. Sa beauté était dérangeante, semblait presque irréelle. Comme sortie d'un conte, et le coach en fut presque effrayé. Même les fées pouvaient se montrer redoutables. Pourtant, de son trouble, il n'en montra rien, adressant son sourire le plus charmeur à la demoiselle qui passait à ses côtés... Avant de se vautrer lamentablement. Avait-on déjà mentionner une enchanteresse maladroite, dans un conte quelconque ? Pas trop calé en mythologie, Hiromu ne put s'empêcher de rire. Et ses yeux ne montrèrent aucune pudeur et ne se génèrent pas pour détailler la dentelle que dévoilait la jeune femme malgré elle. S'il apprécia la jolie vue, il se garda bien de le dire, souriant aux propos de la belle maladroite. « Je vais sûrement pas m'en plaindre ! » Riant avec elle, Hiromu lui tendit la main, gentleman. « Pas que ça me gêne d'avoir une jolie femme à mes genoux, mais quand je fais rien pour, c'est vexant. Ou alors, c'est un nouveau record ? » Comme s'il ne pouvait s'en empêcher, ses instincts de séducteurs s'étaient éveillés. Sa main garda la sienne un peu plus longtemps que nécessaire, avant de lentement la lâcher, sans quitter son regard du sien, un vague sourire au coin des lèvres. « Je vous ai pas déjà vu quelque part ? » Si la question pouvait sonner gros cliché de lourdeau de fin de soirée, Hiromu se le demandait très sérieusement. « Hiromu. » Parce qu'elle avait envie de savoir, le love coach en était persuadé.
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     Mer 28 Juin - 20:18
Destiny or bad luck ?
Hiromu & Airi

Il était certain qu'avec sa chute, toute l'inquiétude et le stress liés à la disparition de son chat s'étaient temporairement envolés. Elle ne s'offusqua pas du tout de l'entendre rire. La voix grave de cet homme la faisait vibrer, encore pire lorsqu'il se mit à parler, elle qui avait toujours sensible aux sons et autres timbres. Pour se moquer un peu tout en faisant dans la surenchère, ce qui lui plut assez. Voyant cette main tendue, elle posa la sienne un peu plus dure que la normale à cause de ses nombreuses heures intensives de piano et autres instruments en son sein chaud afin de s'aider à remonter. Son regard se releva en même temps qu'elle pour se plonger dans ces yeux rieurs. « Un record, pas vraiment. J'essaie de lancer une mode plutôt. » Commença-t-elle par répliquer. « Tes genoux, tes genoux... Tu es bien optimiste, j'étais plutôt au niveau de tes chevilles. Tu fais toujours ce genre d'effet aux femmes ? » Renchérit-elle à son tour. Tout en lui respirait le séducteur confirmé, du moindre sourire au moindre mot jusqu'au geste, il était évident qu'il savait quoi faire et quand. Avec un visage pareil, nulle doute qu'il ne manquait pas de femmes dans son lit. Mais, bien qu'elle s'en doutait, cela faisait si longtemps qu'on ne lui avait pas montré le moindre intérêt qu'elle décida de jouer le jeu et d'en profiter.

Cette main prolongea le contact. Un des points clés dans l'art de la séduction, le premier à toucher l'autre prenait l'ascendant et gagnait toute l'attention de l'autre. Ce fut aussi ce qui se passa chez Airi, bien que vers la fin du mouvement qui les séparait, la pulpe de ses dernières phalanges effleurèrent très brièvement cette paume. « Merci. » Dit-elle une fois sur ses deux jambes. Remettant de l'ordre dans sa tenue, elle leva la tête à la nouvelle question. « Je travaille dans un groupe. Il y a nos visages dans le hall de l'agence, peut-être est-ce là que tu m'as vu ? » La japonaise n'avait jamais aimé présenter les choses autrement. Pour elle, elle ne faisait pas partie de Hanabi dans le but d'être idolâtrer. Elle voyait ça comme un emploi, tout comme elle le faisait déjà quand elle était soliste de piano il y a quelques années. La différence de taille était flagrante maintenant, heureusement que sa nuque avait pris l'habitude de ne plus fatiguer à avoir le visage vers le haut. Lorsqu'il se présenta, elle trouva le prénom en adéquation avec le personnage. Enfin, de ce qu'elle en avait vu. « Airi. Enchantée. » C'était simple et assez courant de s'appeler ainsi. Bien qu'elle n'aimait plus désormais savoir que le kanji de l'amour se trouvait dans l'une des syllabes qui le composait. Elle ne se sentait plus du tout chérie, bénie ou bien aimée depuis... Ses pensées furent coupées nettes, ce n'était pas le moment de se laisser aller à la mélancolie.

Remettant une partie de ses cheveux sur son épaule, elle se sentit plus équilibrée, comme d'ordinaire. La jeune femme ne portait pas de maquillage en dehors des plateaux télévision ou des shootings. À ses yeux, il fallait commencer par s'aimer et s'accepter soi-même avant de vouloir l'obtenir des autres. Le maquillage aidait beaucoup, mais ce n'était pas bon si quelqu'un en devenait à ne plus se supporter sans ou à ne plus oser sortir sans. « Je ne t'avais jamais vu avant. Tu as été engagé ici il y a peu peut-être ? » demanda-t-elle, un sourire sur les lèvres, afin de déterminer quel pouvait bien être son travail ou la raison de sa présence entre ses murs. Alors que le calme régnait, un bruit de clochette se fit entendre. La jeune femme tourna la tête dans la direction. « Pavarotti ?! » Prononça-t-elle dans un parfait italien. Enfin une piste, elle ne pouvait pas le laisser filer. Son regard rencontra à nouveau celui du bellâtre. « C'est mon chat, il s'est sauvé. Je dois filer !! » Elle commença à vouloir se mettre à courir, mais elle entendit le gargouillis dans le ventre de l'autre japonais. Ses pieds reculèrent, elle attrapa une des mains de Hiromu le temps qu'elle fouille de l'autre dans la poche de sa robe, déposant dans celle masculine ses provisions qu'elle emportait toujours avec elle. Se remettant à vouloir partir, ce fut un bruissement caractéristique qui la fit encore reculer de la même manière. Elle en avait oublié une... Ses yeux se rivèrent aux siens à nouveau. « Ce serait dommage que tu tombes d’inanition. Quoique ce serait sûrement très agréable de devoir te faire du  bouche-à-bouche. » Petit clin d’œil et sourire mutin terminèrent sa phrase. Abandonnant une quantité honorable de nourriture, au point de se demander où elle avait bien pu cacher tout ça, elle se baissa pour attraper les pantoufles, les retirer et partir en courant au bout du couloir. Sans avoir remarqué qu'elle avait laissé  son pass avec ses en-cas...

Au bout du couloir, elle aperçut une queue blanche. Ce vilain chat était définitivement tout près, il ne fallait pas qu'elle le laisse s'échapper. Connaissant bien les lieux, la blonde savait que c'était une impasse dans laquelle se dirigeait le poilu, raison de plus de se montrer prudente. Elle tourna encore une fois, pour finalement trouver le greffier perché en haut d'un distributeur. Il ne pouvait pas choisir un autre endroit celui-là ? Grogna-t-elle dans sa tête. Son regard se porta tout autour, pas de quoi grimper nulle part bien entendu. « Comment tu oses faire ta diva Pavarotti ? Tu es un ténor, pas une soprano ! » Lança-t-elle à l'intéressé. Elle s'approcha de l'appareil, mais, même sur la pointe des pieds et brans tendus, elle ne parvint pas à atteindre l'animal qui se terra encore plus. Airi tenta de l'appeler d'une voix plus douce en utilisant de l'italien à nouveau, espérant le faire bouger ne serait-ce qu'un peu.
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     Ven 14 Juil - 15:42
Destiny or bad luck ?
Airi & Hiromu

Ce genre de mode, Hiromu était totalement pour. Mais au risque de passer pour un misogyne, il préféra adresser un sourire au coin à la jeune femme plutôt que de siffler grassement sur l'idée. Mais un rire lui échappa clairement quand elle osa le flatter. Peut-être devrait-il la mettre au courant que c'était là un pari dangereux ? Ça risquait d'un peu trop lui plaire. « Seulement aux plus jolies. » Bon là, il risquait de passer pour le pire des gros lourds, mais le love coach assumait. Du moins, il avait assez confiance en son clin d’œil pour charmer la belle. Des années d'entraînement lui donnaient cette assurance propre aux gens un peu trop beaux pour leur bien, et qui en avaient pleinement conscience.

Tout était dans les gestes. Skinship, clameraient les connaisseurs. Ça faisait assez rencontre de série télé, mais Hiromu n'était pas contre. Sa partenaire de scène était assez jolie pour qu'il accepte de passer pour un dragueur invétéré ou même un idiot trop confiant. Heureusement, la blonde semblait réceptive à son charme, et c'était suffisant pour l'encourager à poursuivre son petit jeu de séduction – comme si c'était plus fort que lui ! Maintenant, restait à connaître son nom. Là encore, Hiromu joua la carte de celui qui menait habilement la danse. Il n'avait pas froid aux yeux et le montrait clairement. Elle ne devait jamais oublier son prénom. Et lui ferait en sorte d'enregistrer le sien. Airi ? Soudain, le Japonais se sentit bien bête. « Bien sûr ! » Affichant un sourire plein de charme, il planta adroitement son regard dans le sien. La différence de taille l'amusait un peu trop. « T'es plus petite en vrai. Et bien plus belle. » La chanteuse possédait un certain magnétisme, un charisme présent malgré son apparence fragile. Bien que ce fut leur première rencontre, Hiromu avait bien envie de percer la couche polie, vernie, qui recouvrait l'idole.

« C'est exactement ça. » Il laissa malicieusement traîner sur ses lèvres un sourire mystérieux. Avait-il le droit de parler du projet avec Airi ? Elle faisait partie du premier groupe de l'agence, devait être une personne de confiance. Néanmoins, Hiromu ne souhaitait pas voir ses chances de briller partir en fumée juste parce qu'il avait ouvert la bouche pour continuer sa conversation avec elle ! « Je suis pas vraiment du métier, du coup y a encore deux, trois trucs à peaufiner ! » Comme sa manière de s'exprimer, par exemple. « En gros, je suis en rodage. » Un rire bref mais sonore lui échappa. Il espérait que cette explication lui suffirait, il ne manquerait plus qu'elle le prenne pour un fan pervers ayant réussi à pénétrer dans l'immeuble ! Mais non, le badge qui pendait à son cou prouvait son innocence. A ce niveau-là, en tout cas.

« Paba... ? » Quoi ? Etait-ce une insulte ? Avant qu'il ne puisse poser la moindre question, Airi expliqua la situation, la rendant nettement plus claire – quoique encore un peu bizarre. « Ton chat... Mais, euh... » Pourquoi l'avait-elle appelé comme un plat de pâtes ? Non, ça ne devait pas être sa principale préoccupation. Son ventre se manifesta, et visiblement, Airi l'entendit très nettement. Surpris, le love coach ne trouva pas quoi dire, même pas pour la remercier de lui filer quelques friandises à se mettre sous la dent. Il sourit à sa remarque, mais n'eut pas le temps de rebondir dessus, déjà la belle fuyait récupérer son chat fuyard. Planté là au milieu du couloir, Hiromu laissa un sourire tordre le coin de ses lèvres. Quelle fille surprenante ! Elle n'avait pas froid aux yeux, ni aux pieds visiblement. Un rire secoua ses épaules, alors qu'il baissa la tête vers sa main pour voir ce qu'elle avait bien pu lui laisser. Franchement, où avait-elle bien pu cacher tout ça ? « Tiens ? » Sourcil relevé, il s'accroupit, ramassant une carte qui traînait par terre. « Shirota Airi. Surprenante, oui. »

Se hissant à nouveau sur ses longues jambes, Hiromu glissa les provisions gracieusement donnée par la jeune femme dans les poches encore accessibles. Décidant de se perdre un peu plus, il s'imagina la jolie blonde paniquer en se rendant compte de la perte de son précieux pass. Oh oui, il la voyait bien courir partout en criant son nom d'une voix désespérée. Hiromu, Hiromu ! Et quand elle tomberait sur lui, par hasard, elle se jetterait sur lui et le supplierait. Tu l'as retrouvé ? Oh merci ! Et forcément, elle lui en serait redevable. Son sourire se fit plus malicieux. Mais finalement, le destin se fit pressant et modifia le scénario imaginé par le Japonais. La voix mélodieuse de la chanteuse lui parvint, et Hiromu recula de deux pas, jusqu'à ce renforcement, une sorte de petite impasse dont le mur du fond était caché de deux distributeurs. Et sur l'un d'eux, un chat qui narguait sa petite maîtresse. Sans trop savoir pourquoi, Hiromu se saisit de son téléphone, et prit sans honte une photo de la scène franchement comique qui se déroulait devant ses yeux. Bon, honnêtement, il ne comprenait pas trop son charabia. Ténor ou soprano, lui s'en fichait. Il ne s'y connaissait pas vraiment en race de chats. « Besoin d'aide ? » Se postant aux côtés de la jeune femme, il mordit dans une barre chocolatée, l'autre main sur la hanche, comme le visiteur d'un musée observant une œuvre intéressante.

Pouffant bêtement, Hiromu termina sa barre chocolatée, jetant le papier dans la corbeille entre les deux distributeurs. N'ayant même pas fini de mâcher, il tapota l'épaule de la chanteuse, il lui fit signe de se pousser un peu. « C'est pas avec tes invocations bizarres que tu vas réussir à le charmer. » Hiromu ne s'y connaissait pas non plus en langue étrangère. Levant les bras, il se saisit délicatement du félin qui feula, avant de miauler de façon quasi désespérée. Ah oui, il faisait moins son malin là ! Caressant doucement le plat de pâtes, le love coach le garda un instant contre lui avant de le rendre finalement à sa maîtresse. « Sans vouloir t'offenser, t'es pas crédible en nana autoritaire. » L'une de ses mains se posa sur le crâne de l'idole, avant qu'il n'éclate de rire. « Au fait, t'as perdu ça. » La carte coincée entre son majeur et son index, Hiromu lui offrit un sourire charmeur. « Tu sais, y avait d'autres solutions pour me revoir. Genre me demander mon numéro... Ou prendre ton petit déjeune avec moi. » Ses yeux ne lâchaient pas les siens, alors qu'il ne perdait rien de son attitude de séducteur. « Spaghetti peut venir avec nous, si tu veux. » On ne le referait pas.
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     Ven 14 Juil - 21:59
Destiny or bad luck ?
Hiromu & Airi

Constater que cet homme avait autant de répartie que d'assurance n'était pas pour lui déplaire. Un nouveau compliment lui fut adressé qui lui fait plaisir, bien qu'il n'avait pas besoin qu'elle le dise pour être au courant. Il le savait d'avance avant-même d'avoir prononcé ses mots. « Hm je comprends mieux. » Légère pause. « Fais attention à ce que ça ne se retourne pas contre toi un jour... » La japonaise n'allait pas se comporter comme si elle ne savait pas qu'elle faisait partie des femmes qu'une grande majorité trouvaient à leur goût. Puis bon, si il n'était pas dans cette catégorie, il ne serait pas en train de lui faire du charme n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, elle laissa planer la signification de cette phrase, s'il comprenait, tant mieux, sinon tant pis pour lui.

Avec de l'aide, elle put se relever et remettre un peu d'ordre dans sa tenue. L'usage voulait que les présentations se fassent. Après tout, il avait déjà vu sa culotte alors c'était comme s'ils étaient déjà des proches. Lorsqu'il demanda de cette voix toujours troublante sur son visage familier, il avait fini par faire le rapprochement. La jeune femme avait l'impression qu'il s'amusait de leur différence de taille, ses propos le confirmèrent. « Que veux-tu, le concierge n'est pas très chaud pour que les femmes puissent se balader en talons de 15 cm et fasse des trous dans sa belle moquette... » dit-elle sans le lâcher des yeux non plus. Elle donna un petit coup sur le haut de son bras. « Puis c'est toi qui es trop grand. Comme si tu avais besoin de ça pour être remarquable. » Conclut-elle en lui tirant le bout de sa langue en faisant une petite moue faussement boudeuse l'espace de deux secondes. Elle n'était pas le genre à vouloir se faire plaindre ou se vexer, par contre, s'il continuait à la charrier là-dessus, elle grognerait plus franchement. Étrange paradoxe pour une chatte. La personnalité de Hiromu irradiait autant que ses sourires ou bien sa peau. C'était un peu perturbant pour quelqu'un d'aussi intérieurement sombre que Airi, mais loin d'être désagréable. Un peu comme le soleil auquel on cherche à se réchauffer un peu les soirs d'hiver.

Souhaitant continuer la découverte de l'autre, ce fut à son tour de poser des questions. Le japonais resta assez évasif. La blonde n'en fut pas surprise, après tout, les secrets étaient légions dans cet endroit. La surprise était importante dans pas mal de lancements. Dans sa tête, elle chercha ce qu'il pouvait bien faire. Idole, acteur, ou mannequin, il aurait très bien pu l'être. Il avait autant la taille que le charisme, savait quand et comment bouger., connaissait ce que les femmes aimaient entendre. Mais il n'y avait rien à première vue qui puisse en trahir davantage. « Je suis certaine que tu t'en sortiras très bien. Tu as déjà plein de qualités. Puis si tu comptes devenir célèbre, je serais ta première fan. » Sourire. Le moment agréable fut néanmoins de courte durée lorsqu'elle se retrouva à devoir courir après son chat fugueur. Enfin Airi revint plusieurs fois sur ses pas afin de donner ses sucreries. Elle s'en serait voulue qu'il meurt de faim dans le couloir. Sans percuter qu'elle avait laissé un objet qu'elle aurait bien été embêtée de ne pas retrouver.

Pavarotti se tenait là, sur le distributeur. En hauteur, histoire de narguer sa maîtresse, au grand désespoir de cette dernière. Et peu importait ce qu'elle pouvait bien dire, il ne semblait pas disposé à descendre de son perchoir. Son regard avait eu beau chercher autour, rien ne pouvait l'aider à grimper. Elle ne pouvait pas se permettre de risquer qu'il s'enfuit encore si elle allait chercher une des chaises dans une des pièces voisines. Les mains sur sa taille, elle allait se remettre à le menacer de le priver de croquettes lorsqu'elle entendit une voix qui la fit sursauter. Pas n'importe laquelle d'ailleurs. Sa tête se tourna en direction de l'intéressé qui, de toute évidence, continuait dans la moquerie. « Tu vois bien que oui... » Répondit-elle d'une voix blasée sur les bords.

Sous l'invitation du grand échalas, elle se décala un peu plus loin alors qu'elle voyait très bien qu'il jubilait de jouer le sauveur autant que de se moquer d'elle. Au moins, le chat allait finir par descendre.  « Ce ne sont pas des invocations, mais de l'italien. » L'informa-t-il pour faire sa culture. « C'est le seul langage qu'il comprenne. » Oui, elle avait éduqué son chat en parlant en italien. C'était sans doute perché si on ne savait pas qu'elle était une mordue de musique classique. Le fuyard, d''abord dans les bras de son sauveur lui fut rendu. Ses bras se resserrent au cas où l'animal voudrait encore se faire la malle. « Merci. » Répondit-il d'abord avant d’enchaîner sur le reste. « Fais attention. En vrai, je mords et je griffe. » Déclara-t-elle alors qu'une large main se perdait sur sa tête blond cendré. En voyant la carte, elle écarquilla un peu les yeux. Pour sûr que le manager lui aurait passé un savon si elle l'avait perdu. Prise au piège dans son regard sombre, elle voyait parfaitement où il voulait en venir, ce qui éveilla des petits fourmillements dans le bas de son ventre. Une de ses mains se libéra afin de saisir l'autre bord de sa carte. « Il s'appelle Pavarotti, pas Spaghetti. Tu ne penses vraiment qu'à manger. » Le charria-t-elle un peu tout en riant légèrement, soulagé de l'avoir retrouvé. Enfin, même si c'était l'hôpital qui se moquait de la charité vu tout ce qu'elle-même mangeait à longueur de journée. Ensuite ce fut un petit sourire plus mutin qui s'incrusta sur ses lèvres. « Je préfère choisir le hasard et voir si nos routes se recroiseront. » Légère pause. « Personne ne saura ni où, ni quand, ni comment. Peut-être même que ça n'arrivera jamais. » Ce qui était en soit exaltant tout en laissant l'opportunité à l'autre de tenter de vouloir forcer le destin ou pas. Même si l'homme séduisant en face d'elle savait déjà où la trouver. « Es-tu joueur, Hiromu ? » Demanda-t-elle sur un ton plus suave. C'était à se demander de quoi elle parlait au juste depuis un moment avec ses mots un peu ambiguës.
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