I HUNT ALONE, DOESN'T MEAN I DON'T KILL ft. TOSHIRINA ♥

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Mer 12 Juil - 23:37
I HUNT ALONE,
DOESN'T MEAN I DON'T KILL
TOSHIRINA  


Samedi soir, dix-huit heures, ou plus précisément le moment de sa semaine réglée au quart de tour où on lui accordait enfin un maigre quatre heures de liberté. Le seul, et unique laps de temps ou elle était apte à faire tout ce qu’elle voulait, absolument tout…À condition de ne pas réduire à néant les efforts des autres moments de son existence, sa liberté lui interdisait donc certains choix, comme manger, boire, ou même fréquenter des gens non triés par l’entité paternelle. Lui donner un libre arbitre, ce n’était jamais un grand succès. Généralement, elle profitait de cette accalmie pour reprendre du sommeil, se faire faire les ongles, bref, entretenir la petite poupée superficielle qu’elle était et meubler ce vide immense dans sa vie contrôlée avec soin. En vingt-ans, elle avait eu si peu de temps pour réfléchir à ce qu’elle voulait, ce qu’elle aimait, qu’elle était bien incapable de choisir devant le fait accompli. À quoi bon, si elle s’accordait trop de latitude, elle allait finir par regretter sa cage dorée, c’était le plus grand danger, et sa mère s’était assurée qu’elle se complaise dans sa soumission, qu’elle se contente de ce qu’on décidait pour elle et qu’elle ne se damne pas en cherchant autre chose. Non. Il fallait respecter les ordres, enfiler le masque choisis par son père, lui obéir au doigt et à l’œil, et aller de l’avant…

Alors pourquoi diable avait-elle pris la vilaine manie de passer ses samedis soirs dans un restaurant à Burger depuis trois mois hein? Était-elle masochiste, de se soumettre à la tentation aussi diaboliquement? Pesée tous les jours comme elle l’était, il y avait fort à parier que la moindre entrave à sa diète serait largement punie. Et pourtant, Yurina n’avait pas dérogé à l’animal prévisible qu’elle était, elle avait commandé ce maudit burger, avait pris place au fond du restaurant et l’avait fixé sans jamais oser en prendre une bouchée. Si elle essayait à nouveau, est-ce qu’il aurait le même goût? Est-ce qu’il serait aussi délicieux que la seule et unique fois ou elle avait essayé? Est-ce que ce plat la comblerait autant, ou est-ce qu’au contraire, elle le haïrait sans la compagnie qui venait avec? En proie à une profonde réflexion, elle avait entamé de fixer l’immonde repas en silence, comme si elle espérait bêtement que sa présence ici, cette offrande, ça allait invoquer l’abruti qui avait semé en elle la graine de rébellion! Ses yeux sombres s’étaient posés sur son téléphone, sur cette conversation qu’elle n’avait pas le cœur de supprimer, sur cet échange avide de messages texte qui avait pris fin il y a exactement trois mois, quand sa proie avait eu une prétendue urgence d’affaire… et n’avait par la suite, jamais plus répondu à ses brèves salutation.

Ça l’énervait, la suite des huit texto – exactement huit - qu’elle lui avait envoyé au fil des semaines, tous restés sans réponse, lui donnaient envie et hurler de rage. Elle se sentait tellement stupide, tellement idiote! Et elle détestait ça! ELLE devait susciter ce genre de réaction, pas l’inverse! C’était elle qui prenait la poudre d’escampette, qui se lassait, qui abandonnait derrière, on ne lui disait pas non, on ne la repoussait pas, c’était l’ordre logique des choses… non? Et pourtant, il y avait huit preuves flagrantes qu’au moins une fois, ça avait été l’inverse. Yurina avait soupiré en jetant un regard de mort au Burger devant elle. Elle aurait dû s’en ficher, elle était fiancée, elle allait avoir à ses côtés l’époux le plus mignon et le plus utile de l’univers. Elle allait devenir une Kamiya, alors pourquoi un débile lui ayant payé un Burger une fois, un an auparavant, suffisait à lui faire perdre patience hein? Elle était d’ordinaire tellement posée, calculatrice, froide, mais cet incident, cet échec-là, il avait le don de se glisser sous sa peau et de l’énerver plus que nécessaire. Pinçant les lèvres, elle avait rangé son téléphone. Il n’y aurait pas de version 9. Hors de question qu’elle s’abaisse à cela. Il devait se marrer, ce crétin d’ancien chanteur, de l’avoir fait tourné en bourrique, de l’avoir troublée ainsi et de la hanter encore, des mois plus tard.

Si cette déception était le résultat de la seule chose qu’elle ait choisit pour elle-même : l’aborder, alors elle était définitivement partante pour se soumettre aux ordres du roi père (accusant une étrange familiarité avec une certaine reine mère… encore heureux qu’il ne lui demandait pas de coudre des coussins!). Elle allait balancer son repas à la poubelle sans y avoir touché lorsqu’une silhouette familière se dessina dans son champ de vision. Était-elle sous-alimentée au point d’halluciner? Ça serait bien possible… et dans ce minable bistro de friture, pas surprenant… Elle avait donc cligné des yeux une fois, deux, avant de devoir se rendre à l’évidence : Hayashi Toshiro avait osé prendre place à moins de quatre mètres d’elle! Et sans la saluer, sans même la remarquer, elle Daimon Yurina, comme si vraiment, elle n’était pas plus jolie que l’ensemble du peuple présent entre ces quatre murs! Elle était radieuse! Son nez à lui seul valait une fortune! C’était un crime impardonnable que de ne pas la noyer de compliments sur-le-champ. Un bien pire que de lui avoir imposé la fuite du bambi sans prévenir!

Elle se sentait utilisée, trahie, et humiliée. Il n’était pas dit qu’elle laisserait un homme l’humilier. Elle se vengerait. Elle se vengeait toujours. Ou avoir le dernier mot. Sans trop réaliser ce que sa stupidité lui faisait faire, elle avait disposé de son plateau, contourné sa table et s’était dirigée vers la banquette ou le coupable pensait pouvoir manger en paix : La bonne blague! Sans lui donner le choix, elle s’était approchée et avait posé son joli postérieur sur le siège à côté de lui, le coinçant très certainement entre le mur et sa ravissante petite personne démonique. L’espace était assez restreint, au point ou ce simple geste avait causé un contact entre sa cuisse et celle de l’ancien chanteur. Munie de son plus beau sourire, elle l’avait abordé dans un : « Je savais que tu étais plus âgé, mais je ne me doutais pas que ta myopie t’empêchait de répondre à un message. » Oh cet air mielleux, ce sourire d’une candeur pure… impossible de ne pas comprendre qu’elle bouillait de rage et qu’elle était prête à le découper en morceau s’il ne trouvait pas une explication plausible.

À son grand damn, elle était forcée d’avouer qu’il était au moins aussi beau que dans ces souvenirs, elle avait presque envie de le manger, ce fichu burger, parce si sa tête n’avait pas amélioré son ainé, force était d’avouer que la nourriture devait être aussi délectable. Un Burger… quelle idiote, c’était minable, et pourtant, c’était la seule et unique fois qu’elle avait choisis quelque chose pour elle-même… aussi mauvais était-ce. Elle avait relevé ses prunelles sombres vers son visage, toujours posée, toujours avec cette froide indifférence, difficile à conserver vu ô combien elle l’avait toujours admiré… il décorait sa chambre en grandeur nature quoi! Lentement, telle une vipère, ou un fauve en chasse, elle avait laissé sa main se poser sur son avant-bras en tout innocence, allant jusqu’à demander, comme si elle s’en fichait, comme si le souvenir de ses lèvres sur son front n’éveillait pas en elle de drôle de sentiments. « Tu sais, d’habitude les connards, ils couchent avant de disparaître. T’as zappé une étape. »  et encore ce pied qui heurtait le sien, décidément, cette banquette n’était pas fait pour deux personne de large. Elle l’avait pris au piège, une véritable lionne.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Hier à 2:17
I HUNT ALONE,
DOESN'T MEAN I DON'T KILL
TOSHIRINA  


Lorsque sa tante l’avait prévenu qu’elle remplacerait un collegue pour un quart de travail supplémentaire à son habitude, Toshiro savait exactement ce qui suivrait : Kiyoshi était débordé par l’écriture de sa pièce et il fallait que quelqu’un surveille les jumelles. Bon, elles avaient 13 ans, elles auraient très bien pu rester seules à la maison quelque temps, mais pour toute la soirée? Peut-être pas l’idée du siècle, elles auraient fini par se morfondre. Il avait donc pris sur lui de sortir ses deux cousines adorées. Bien malgré lui elles avaient décidé d’aller à leur resto préféré… resto que lui-même évitait depuis qu’il avait reçu les profils de ses futures protégées à l’Eita Entertainement. D’ailleurs, il devait trouver comment répondre à ces huit textos. Ça faisait une semaine qu’il essayait mais plus le temps passait pire c’était…

Il était justement assis à une banquette, cellulaire en main, cherchant quoi écrire pendant qu’il attendait que les jumelles arrivent avec leurs propres commandes. Elles étaient grandes, elles pourraient venir le trouver par elles-mêmes… sauf que la personne qui prit place dans la banquette n’était clairement pas les jumelles. Et merde. « Je t’ai prévenue que j’avais une urgence. J’étais justement en train de te répondre. » Un geste rapide et elle avait son cellulaire près du visage, montrant leur conversation. Et ouais, il avait commencé un 'Hey, désolé, mais' et l’appareil attendait qu’il tape la suite.

Est-ce qu’elle venait vraiment de dire ce qu’elle avait dit? Oh bon sang. Alors qu’il se demandait comment il se sortirait de ce coup-là, sa délivrance se présenta sous la forme d’une vision dédoublée, nul autre que Matsuda Sayuri et Matsuda Satsuko avec leurs plateaux dans les mains.

« C’est qui ça? » Aussi délicate que leur frère…

« Satsu-chan, on dit pas ‘ça’ en parlant d’une personne. C’est Yurina. C’es- »

«Oh, une fan?! » s'écria l'autre jumelle sans aucune retenue.

Oh là là, la soirée allait être longue. Très longue. Heureusement, ça aurait pu être pire. Kiyoshi aurait pu être là. Dieu merci ce n’était pas le cas.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
— I'M MADE IN JAPAN —
— I'M MADE IN JAPAN —
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

     Hier à 3:41
I HUNT ALONE,
DOESN'T MEAN I DON'T KILL
TOSHIRINA  


Elle s’était assise à côté de lui, à une distance qui n’avait rien de règlementaire pour un homme et une femme, encore moins pour un manager et son artiste – quoi qu’elle ignore ce dernier point – sans réfléchir au bienfondé de ce mouvement. Sur le coup, elle avait simplement souhaité le piéger, le traquer comme une bête et lui faire payer les nuits d’insomnie qu’elle avait passée par sa faute. C’était déjà bien suffisant de subir les incessantes remarques, critiques et accusations de son entité paternelle, se faire dire chaque jour ce qu’elle ratait, ô combien elle n’était pas à la hauteur, c’était presque devenu endurable tant c’était monnaie courante… Mais et lui? Était-elle un échec à ses yeux aussi? L’avait-elle déçu, ennuyé, écœuré? Est-ce qu’il avait été gentil simplement pas obligation plutôt que par réelle attention? Et ses premiers messages, ces échanges qu’elle avait crus sincère était-ce aussi une illusion? Ses iris sombres s’étaient rivés sur le visage de l’idole – qui ne serait jamais terni à ses yeux – alors qu’elle tentait de garder son calme. Ne pas savoir, ne pas se faire dire clairement ce qui le rebutait… c’était insupportable. Et plutôt que de laisser voir cette blessure-là, elle s’était contentée de sourire avec cet air de parfaite indifférence alors qu’encore maintenant, il semblait embêté de la voir.

Ses iris s’étaient posés sur le téléphone qu’il lui mettait devant le nez et elle avait survolé les mots d’un : « Trois mots? Je n’ai droit qu’à trois mots? ». Yurina avait senti la fureur grimper en elle une fois de plus, elle méritait mieux que ça, il devrait être à genoux à lui demander pardon d’avoir disparu… Mais il ne le ferait jamais, et à son grand damne, elle ne le trouvait que plus attirant pour cela… La peste qu’elle était avait haussé un sourcil, posant impunément une main sur l’avant-bras du chanteur. Elle avait même poussé l’affront jusqu’à s’appuyer un peu plus sur lui, dans l’espace si restreint de la banquette. Comme pour vraiment lui faire entrer dans la cervelle l’explication qu’elle allait lui donner. Ah les hommes, tous les mêmes! Il fallait sans arrêt faire leur éducation… « Une urgence, c’est une journée, une semaine à la limite. » ses iris s’étaient mis en quête des siens, et pour une des rares fois, elle avait laissé passer une étincelle de douleur dans ses yeux d’ordinaire tellement opaque. Avant de se voiler à nouveau. Ses doigts s’étaient serrés sur la manche de son vis-à-vis dans un : « Ça fait trois mois. ... ........ Toshiro. » … trois mois et ce maudit baiser qui hantait encore son front…

Utiliser son prénom était sournois, certes… mais il sonnait tellement bien, et elle ne se lassait pas de le répéter. Il y avait quelque chose chez ce type qui lui retournait l’estomac, elle n’aurait pu dire si elle voulait le posséder parce qu’il la fuyait… ou si vraiment, c’était plus. Toujours est-il que son cœur s’emportait. Sa jambe s’était pressée contre la sienne, en parfaite confirmation de ses paroles plus que directes… quand deux gamines étaient arrivées. Pas moins lorsque l’incarnation du mal – en deux pré-adolescentes – s’incrustèrent à leur table. Si celle de gauche souriait avec un air intrigué alors que Yurina libérait le bras de son manager, celle de droite la fusillait carrément du regard. Devant son interlocutrice assez directe, elle avait pincé les lèvres et relevé ses iris vers Toshiro. « C’est ? » Ignorer les gobelins, elle pouvait le faire. Enfin, un instant…

Parce que l’autre, Sayu-chan avait ouvert la bouche pour affirmer, au grand damne de sa sœur qui semblait prête à assassiner sa ‘’rivale’’ à grand coup de frittes. « Ou alors c’est sa petite amie? Elle est jolie… » … au moins une de cet enfants était mignonne? Yurina allait ouvrir la bouche lorsque l’autre peste ajouta, non sans un regard meurtrier vers l’intrus : « Elle n’est pas trop moche pour une orc... » une orc? Et puis quoi encore ! Comme pour gagner cette joute, elle était demeurée de glace, profitant de la couverture de la table pour poser une main très possessive sur la jambe de l’ancien idole. Qu’il ose corroborer le terme orc et elle le castrait.

✻✻✻
CODES © LITTLE WOLF.
 
I HUNT ALONE, DOESN'T MEAN I DON'T KILL ft. TOSHIRINA ♥
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
+
 Sujets similaires
-
» Neige sur le Hunt-Cam
» Les chevaux du Hunt-Cam
» Elevage du Hunt-Cam
» Gawain du hunt-cam
» Ventes de Jeunes à la Ferme du Hunt-Cam

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
E. Entertainment :: Wonderful Tokyo :: Chiyoda :: Parc Hibiya-